Des cordes sans violons

Quelques instrumentaux années 60, une nouvelle série, matériel presque inépuisable

The Boys / Polaris- Angleterre 1963 – Existe aussi par les Krewkats.

The Blue Jays –  Australie 1962 – Cover de « Sheba » de Johnny & Hurricanes.

Les Tornados / Robot – Angleterre 1963 – Une des rares clips qui existe du groupe, un rien coquin. Il fut tourné en France.

Jimmy & the Rackets / Black (dark) Eyes 1964 – Groupe basé en Allemagne avec une superbe version d’un thème russe très connu.

The Hubbubs / Yellow Cat – Autriche 1965 – Groupe très connu là-bas.

Les Aiglons / Tro!ika – Suisse 1964 – Le meilleur après « Stalactite ».

The Chantays / Wayward Nile – USA 1963 – Assez bizarrement pour un groupe de surf, il y a un piano, mais c’est superbe.

The Terri-Tones / Sinner – Canada 1962 – J’ai découvert ce truc sur une compilation dans les années 80, je l’ai écouté je ne sais pas combien de fois depuis.

Les Fantômes / Je Ne Veux Plus T’aimer – France 1962 pas 64 – Un clip probablement reconstitué

Les Sunlights / Black Rider – France 1963 –  Quel beau son !

Les Cousins / Robot – Belgique 1962 – Différent de celui des Tornados, mais belle ambiance.

Les Schtroumps / Kamarade – France 1963 – Reprise de l’arrangement du traditionnel russe fait par Nero & Gladiators en Angleterre

Le Boss hip et hop, enfin presque…

Voici sans doute mon post le plus déglingué en matière musicale. Peu de choses m’attirent dans ce qui se produit aujourd’hui, mais parfois je me fais piéger par un truc ou l’autre, sans que cela soit forcément rétro. On peut y trouver Indila, elle a quand même une assez belle voix, et en plus elle est assez discrète, elle vient pas nous bassiner tous les jours sur ses amours ou son pauvre toutou qui s’est fait bouffer par un lion. Dans le clip, je trouve le vieillard absolument divin. J’en ai rencontré une ou deux fois des semblables. L’un d’entre eux était un peu comme celui de la vidéo, encore fou amoureux de sa femme décédée. Il m’a dit qu’il attendait la mort, rien d’autre. Trente ans après je pense encore à lui, en espérant qu’il l’a retrouvée ailleurs.
Vous y découvrirez sans doute Karsel Dawa, un gourou tibétain, musicalement c’est intemporel. Et puis certains trucs beaucoup plus actuels qui m’attirent sans complexes, juste parce que j’aime bien. Une Petula Clark qui ne semble pas vouloir sombrer dans le ridicule à plus de 80 balais, tellement son truc est moderne et facile d’accès.  Je commencerai par Zaz, celle qui possède le plus ce petit quelque chose que les autres n’ont pas et que j’aime spécialement quand elle chante dans la rue. Ce sont d’ailleurs ses clips les moins regardés, cela me rassure…

Quelques obscurités et occasions

Pour chaque rubrique musicale que je fais, il faut que je trouve un fil conducteur. Pour celui-ci, il n’est pas très apparent et vous aurez de la peine à le trouver. Alors je vais vous aider. Tous les trucs proposés sont des trouvailles que j’ai faites dans les bacs de soldes, il y a au moins 50 ans. Le plus cher ne m’a pas coûté plus de 5 francs d’alors pour un 33 tours ou 1 ou 2 francs pour un 45 tours.

Cela doit remonter en septembre 1967, lors d’une fête locale. Il y avait un marchand ambulant qui avait quelques disques dont un album italien d’un groupe anglais nommé Doc Thomas Group. Je ne sais pas où il avait déniché ce truc, mais il le vendait pour quelques francs. Alors, hein. J’aimais bien cette reprise « Harlem Shuffle » que l’on trouve sur cet album, que j’ai d’ailleurs toujours et qui vaut pas mal d’argent maintenant.

Sur un EP Decca paru en France en 1963 partagé en the Chucks et Jimmy Powell, il y avait cette charmante ballade, assez intéressante pour être reprise en français pas Cathie Arel (Allongés Sur La Plage).

Sur un album compilation dédié au label Star-Club, il y avait cette jolie reprise de « Remenber » des Shangri-Las, jouée par les German Bonds. Je ne m’imaginais pas alors que j’allais passer quelques 35 ans plus tard un superbe soirée avec le batteur de ce groupe. Tout arrive.

Pour 50 centimes, je m’en souvien très bien, j’avais trouvé ce 45 tours des Lords avec « Shakin’ All Over » sur l’autre face. Reprise du folk américain et d’un histoire de sept jonquilles.

Cet EP Vogue des Motions, groupe hollandais, futur Shocking Blue.

Cet EP assez rare de Mike Shannon après son départ des Chats Sauvages.

Ca c’est suisse et c’est bon, et j’écoute encore, il doit être bien amorti.

De même pour celui-ci, une reprise d’une obscurité des Everly Brothers.

En vacances, j’avais mis la main sur cet EP des Spotnicks publié chez Président, un titre vocal que j’aimais bien. Il existe en deux versions, celle-ci est la meilleure.

Evidemment les Chaussettes Noires sans Eddy Mitchell, cela se vendait moins bien, mais dans les occasions j’ai trouvé cette version assez bizarre et pas mal du tout de « Misirlou » de Dick Dale.

La chose instrumentale m’a toujours intéressée, alors je ne me privais pas de mettre la main sur tout ce je trouvais dans le style. Comme ce superbe titre des Fingers.

Le même jour où j’ai trouvé le premier de la liste, j’ai trouvé aussi celui-ci. Le fameux Hector, un ancêtre de la musique bien bien déconnante en France, sur une adaptation d’Otis Redding, chante pour ses godasses. Aussi une belle pièce de collection.

Ils étaient jeunes et presque tous beaux

C’est toujours assez étonnant ce que l’on peut trouver sur Youtube. A ce point de vue c’est une sacrée démocratisation de la musique. Des trucs que l’on aurait jamais vus autrement, enfouis dans des greniers inaccessibles. J’en ai sélectionnées quelques uns dont je ne peux pas trop dire que je les connaissais déjà en vidéo. Bon amusement!

Les Zephyrs, un rare mais très court footage du groupe interprétant une version assez intéressante de « I Can Tell » de Bo Diddley en 1964. Le guitariste soliste du groupe n’est autre que Jerry Donahue, qui plus tard joua avec Fairport Convention, et surtout au tournant des années 70, il fut le guitariste d’Hallyday. Il remplacera pour un temps Gypie Mayo au sein des Yardbirds vers 2006.

Assez rare, un clip des Shadows qui vocalisent, 1966.

Un document assez exceptionnel. Un instrumental joué par les Outlaws en 1963. Ce groupe accompagnait notamment Mike Berry, mais c’est aussi les débuts de Ritchie Blackmore, tout à  gauche sur le clip.

Les Swinging Blue Jeans et un commentateur un peu trop bavard sur un playback de « Long Tall Sally », 1964.

Les Moody Blues et un de leurs titres parmi les pas trop connus, 1966.

Les Searchers en 1965 et un des rares titres qui est une composition maison.

Gerry and the Pacemakers, en 1966 et en nette perte de vitesse, eux qui faisaient presque la pige aux Beatles deux avant, dans un titre popularisé par les Happenings aux USA.

Les Hollies en 1968, frisent un peu le psychédélique à l’anglaise.

La petite Lulu, dommage elle avait l’étoffe d’une grande chanteuse, mais on lui a sans doute imposé un répertoire plutôt bête. Une exception de 1966 avec un standard connu.

The Migil Five n’a eu qu’un tube repris en France par Claude François (La Ferme Du Bonheur). Ici en 1964 dans un morceau ska avant l’heure.

Un clip avec le Spencer Davis Group et un de leurs trucs dont ils avaient l’habitude ne nous abreuver, pour notre plus grand plaisir.

Ah j’ai un souvenir sympa avec lui

Cela ressemble à ce qu’on pourrait appeler un supergroupe, Gene Pitney, Johnny O’Keefe, Brain Poole, Gerry Marsden et Dusty Springfield dans une chanson bien connue, 1964.

Billy J Kramer & Dakotas dans un titre qui échappe un peu à la routine et surtout accompagné à la guitare par le fameux Mick Green, 1965.

Un musicien au répertoire assez intéressant, Georgie Fame, 1966.

Marty Wilde, le père de Kim, oui oui, cherche de l’argent en 1964.

 

Aujourd’hui on déménage

Entre 1963 et 1966, quelques trucs aux tempos rapides ou qui font du bruit. De quoi se mettre un forme au réveil. Dans certains titres on distingue déjà ce qui va être la règle plus tard.

Les Yardbirds en live au Marquee Club, 1964

Les Kinks comme le morceau précédent est extrait du répertoire de Chuck Berry, 1964

Les Pretty Things, musicalemet rivaux des Rolling Stones, 1965

Beatles en studio ou en live, c’est Lennon aux claviers, 1964

Them revisitent Slim Harpo à toute vitesse, 1965

Les Rolling Stones et un fameux dépoussiérage d’une oldie de Larry Williams. 1965

John Mayall exploite un thème de Mose Allison, 1966

Ted Nudgent, alors avec Amboy Dukes, tricotent le titre de Big Joe Williams en s’inspirant de la version de Then, 1966

Les Who en 1965, et c’est quand même assez culotté et déglingué pour l’époque

Bien sûr, les Who c’est aussi et surtout »My Generation ». Eh bien la voici, mais dans une reprise très jazzy de Manfed Mann

The Wheels, une pépite en forme d’embouteillage avec un rien d’inspiration basé sur « Mystic Eyes » de Them.

Cream dans cette version live de « Steppin’ Out » doivent avoir enchanté le créateur Memphis Slim, 1966

Du précédent, vous enlevez le guitariste Eric Clapton, mais vous conservez le bassiste et le batteur, vous ajoutez un certain guitariste John Mc Laughlin, un saxophoniste Dick Heckstall-Smith,  toujours en live à la même place, et vous laissez cuire à grand feu pendant une dizaine de minutes. Enregistré en 1963, on se demande pourquoi il a fallu attendre 7 ans avant qu’une maison de disque trouve la bonne idée de publier cela. Très bonne initiation au free jazz.

Des winners d’un express musical

Le New Musical Express est un hebdomadaire musical anglais qui existe depuis 1952. Il a une belle influence sur le marché et dans les années 1960, il faisait un peu la pluie et le beau temps. Avec la popularisation de la télévision, une grande cérémonie avait lieu chaque année pour récompenser les artistes les plus populaires dans un domaine ou l’autre. Chaque nominé venait sur scène et interprétait une ou deux chansons devant un public nombreux et en vrai live. Un des présentateurs de ces récompenses fut le très populaire Jimmy Saville, que l’on désigna à la vindicte populaire dans les années 2000 comme étant un prédateur sexuel de la pire espèce. Mais bon, ce n’est le but de mon article de parler de cela ici, mais plutôt de vous monter quelques extraits de cette fête populaire. Certaines des prestations sont assez inhabituelles, parfois drôles, parfois permettant de voir un artiste se défouler sur scène.

Ce genre de rencontres c’est comme un gare sans train, s’il n’y a pas les Beatles

Le second est d’une drôlerie qui frise la censure. Le groupe Freddie et les Dreamers était très populaire, ils cartonnèrent même aux USA où ils eurent un numéro 1. Le leader Freddie Garrity était un parfait entraîneur plein de bonne humeur. Si le groupe n’était pas le plus renommé musicalement, les prestations publiques se déroulaient dans la bonne humeur. Voici ce qu’ils firent sur la scène.

Twinkle qui un succès avec « Terry » que les fans de Claude François connaissent, contrairement à son répertoire habituel se lance ici dans le rock and roll

Manfred Mann, un groupe incontournable des cérémonies ne fait pas dans la dentelle. Une version survolté de « Sticks And Stones ».

Dusty Springfiels, la chanteuse no 1 en Angleterre pendant longtemps, était aussi très à l’aise, excellait même, dans la soul music, Dommage que l’on se rappelle plutôt du reste.

Cliff Richard est in rocker avec les Shadows bien sûr. A la fin du clip vous verrez les Beatles récompensés par un certain Roger Moore

A propos des Shadows, en voici un ancien, qui étale ses diamants

Billy J Kramer, un protégé des Beatles à qui ils filent des chansons

Les Searchers, d’habitude plutôt calmes, mais là…

Les Kinks, bien sûr

Incontournable Moody Blues, ils la chantent encore 53 ans après

Les Rolling Stones dans un truc que j’adore et pas compliqué

Les Hollies, le début de leur long parcours

Wayne Fontana au sommet de sa courte notoriété

Them et Van Morrison assurément un grand chanteur

Une prise de sons

Un petit tour dans un style que j’adore, les instrumentaux sixties…

The Hurricane Strings, Hollande, 1962. The Mexican, originalement créé par les Fentones en Angleterre, c’est ma version préférée.

The Sounds, Finlande, 1963. Très populaires dans leur pays, existent encore aujourd’hui, ce titre est un arrangement sur un air traditionnel russe et fut repris par les Ventures.

Les Sunlights, France, enregistrement inédit réalisé en 1963/64. Ce sont les mêmes qui connaîtront le succès avec « le Déserteur » en 1966.

The Motivations, USA, 1964, obscur groupe américain qui s’inspira pour le titre des « oiseaux » de Hitchcock.

The Jokers, Belgique, 1964. très connus en Belgique, j’aime bien

The Four Shakers, Suisse, 1964. Dans la partie francophone, le groupe instrumental le plus connu avec les Aiglons. Ce titre date de 1964 et non 1963 comme annoncé.

Les Four Dreamers, France, 1962. Leur titre le plus connu et, je crois, leur seul original.

Nero et les Gladiators, Angleterre, 1961. Excellent titre, une face B. Dans ce groupe officia brièvement, un certain Bobbie Clarke, futur et grand batteur de Vince Taylor et Johnny Hallyday.

The Gladiators, les mêmes mais sans Nero et sans bobbie Clarke, Angleterre 1962. Le groupe viendra en France et accompagnera Dick Rivers vers 1963-64.

Les Spotnicks, Suède, 1963. Un des groupes du style ayant acquis une réputation internationale. Superbe version de Johnny Guitar, la chanson du film Rio Bravo.

The Falcons, Malaisie, 1965. Eh oui, il y a même des groupes instrumentaux vers le soleil levant.

The Ryth’men, Suisse, 1965. La seule tentative de ce groupe, un disque assez difficile à dénicher, il n’a été publié qu’en Suisse.

The Somebodies, Allemagne 1965, Titre à ma connaissance seulement publié sur une compilation allemande avec quelques groupes et chanteurs locaux, dont Tony Sheridan, bien qu’il soit anglais. Le célèbre « Tico Tico », dans une version avec un plutôt bon guitariste.

Les Jumping Jewels, Hollande, 1964. Groupe qui a assez bien franchi les frontières de son pays, existent encore. une reprise des Outlaws anglais.

Les Sauterelles, les Swiss Beatles, dons un bel instrumental, 1965. Le groupe existe toujours.