En passant

Peter Pan fait son cinéma (6)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan. Merci à lui.

 

Distribution

  • Richard Burton (VF : Jean-Claude Michel) : Alexandre le Grand
  • Fredric March (VF : Jean Martinelli) : Philippe II de Macédoine
  • Claire Bloom (VF : Nadine Alari) : Barsine
  • Danielle Darrieux (VF : Danielle Darrieux) : Olympias
  • Barry Jones (VF : Raymond Rognoni) : Aristote
  • Harry Andrews (VF : Jean Marchat) : Darius
  • Stanley Baker (VF : Jean-Henri Chambois) : Attale
  • Peter Cushing (VF : Jean Berton) : Memnon
  • Helmut Dantine (VF : Yves Furet) : Nectanébo
  • Friedrich von Ledebur (crédité Friedrich Ledebur) : Antipater
  • Michael Hordern (VF : Jean Davy) : Démosthène
  • Niall MacGinnis (VF : Pierre Morin) : Parménion
  • Peter Wyngarde (VF : Marc Cassot) : Pausanias
  • William Squire (VF : Gérald Castrix) : Eschine
  • Teresa del Rio (VF : Martine Sarcey) : Roxane, fille de Darius
  • Ruben Rojo (VF : Hubert Noël) : Philotas
  • Virgilio Texeira (VF : Jean-Louis Jemma) : Ptolémée
  • Gustavo Rojo (V.F : Andre Falcon) : Cleitos
  • Marisa de Lesa (V.F : Nelly Benedetti) : Eurydice
  • José Nieto : Spithridatès
  • Et les voix de :
    • Marc Valbel : Cousin de Darius
    • Jean Violette : le messager
    • Georges Chamarat : un prêtre
En passant

Peter Pan fait son cinéma (5)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan. Merci à lui.

Interprètes

  • Peter Cushing (VF : Jacques Beauchey) : Sherlock Holmes
  • André Morell (VF : Jacques Berlioz) : le docteur Watson
  • Christopher Lee (VF : Bernard Dhéran) : Sir Henry Baskerville
  • Marla Landi (VF : Nadine Alari) : Cecile
  • David Oxley : Sir Hugo Baskerville (VF Bernard Dhéran)
  • Francis De Wolff (VF : Paul Bonifas) : le docteur Mortimer
  • Miles Malleson (VF : Camille Guérini) : Bishop
  • Ewen Solon (VF : Stéphane Audel) : Stapleton
  • John Le Mesurier (VF : Pierre Leproux) : Barrymore
  • Helen Goss (VF : Hélène Tossy) : Mme Barrymore
  • Sam Kydd (VF : Jean Daurand) : Perkins
  • Michael Hawkins : Lord Caphill
  • Judi Moyens : la bonne
  • Michael Mulcaster : le prisonnier
  • David Birks : le serviteur

Anecdotes

La firme Hammer est importante pour le renouveau du cinéma dit d’épouvante, elle est devenue une référence du genre. Bien que fondée en 1934 en Angleterre, ce n’est qu’à partir du milieu des années 1950 qu’elle commencera son âge d’or. A cette époque, le film d’épouvante est assez moribond et surtout à prédominance américaine. Au début du parlant, le style conquiert les foules, ce sont les premiers Frankenstein et Dracula et la silhouette de Boris Karloff ou Bela Lugosi devient familière. La Hammer décide de reprendre les personnages et les ficelles du style, tout en explorant d’autres icônes comme les momies qui reviennent à la vie ou les savants fous. Le film qui établit définitivement la réputation de la Hammer fut « Le Cauchemar De Dracula » en 1958. Le prince de la nuit ressort de son tombeau, mais il y gagne une dimension plus sexy. Ce n’est plus tellement le monstre assoiffé de sang qui suce le sang de tout ce qui bouge comme l’incarna Bela Lugosi, mais un vampire qui sait aussi se montrer charmant quand ça l’arrange et surtout séducteur avec les femmes qui se donnent à lui sans appeler leurs mamans. Le tournage en couleurs donne aussi une autre consistance à la couleur du sang. Ce film fit beaucoup pour la notoriété des deux acteurs principaux, Christopher Lee en Dracula et Peter Cushing en chasseur de vampires. Il est presque naturel de les retrouver dans le film qui nous intéresse ici, mais cette fois Christopher Lee n’effraye personne, il est juste un noble (il est réellement de descendance noble) à qui il arrive de drôles d’aventures. Ce n’est pas visible dans le film, mais la silhouette et le rôle de Sherlock Holmes sont indissociables de sa fameuse pipe, alors que Peter Cushing haïssait le tabac. Il a raconté avoir passablement souffert d’avoir souvent une pipe à la bouche.

Parmi les seconds rôles, nous retrouvons Miles Malleson (c’était déjà le cas dans le précédent), dans celui du pasteur. Il fait partie de ces excellents acteurs indispensables à la saveur d’un film. Il a tourné dans plus d’une centaine de films avec de grands réalisateurs. Avec sa première femme, il est un militant de la condition féminine anglaise avant l’heure. Son plus grand rôle reste sans doute celui du sultan dans le fameux « Voleur De Bagdad » avec Conrad Veidt, sorti en 1940, dont il est aussi un des scénaristes. Il est aussi connu pour avoir traduit Molière en anglais. Son travail fait encore référence aujourd’hui. Lors de ses funérailles en 1969, ce fut le fameux  Laurence Olivier, qui fit son éloge funèbre.

Autre second rôle dans celui du serviteur, John Le Mesurier, une silhouette que l’on aperçoit souvent dans divers films. Si vous ne connaissez pas le père, vous connaissez sûrement le fils, Robin Le Mesurier. IL fut pendant près de 25 ans, jusqu’en 2017, le guitariste de Johnny Hallyday et composa aussi quelques titres pour lui.

 

Peter Pan fait son cinéma (4)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan. Merci à lui.

Trailer

Scène du film

Ce film est classé avec une note de 6,8 / 10 dans Internet Movie Database. Oacar de la meilleure actrice internationale 1957 pour Gina Lollobrigida.

Acteurs

  • Gina Lollobrigida : Esméralda
  • Anthony Quinn : Quasimodo
  • Alain Cuny : Claude Frollo
  • Robert Hirsch : Pierre Gringoire
  • Jean Danet : le capitaine Phœbus de Châteaupers
  • Philippe Clay : Clopin Trouillefou
  • Jean Tissier : Louis XI
  • Maurice Sarfati : Jehan Frollo
  • Valentine Tessier : Aloyse de Gondelaurier
  • Marianne Oswald : La Falourdel
  • Piéral : le nabot
  • Danielle Dumont : Fleur de Lys
  • Jacques Hilling : Charmolue
  • Jacques Dufilho : Guillaume Rousseau
  • Roger Blin : Mathias Hungadi et le duc de Bohême
  • Robert Lombard : Jacques Coppenole
  • Dominique Davray : Colette La Charonne
  • Hubert de Lapparent : Guillaume d’Harancourt
  • Paul Bonifas : Gilles Le Cornu
  • Georges Douking : François Chanteprune, un truand
  • Madeleine Barbulée : Madame Le Cornu
  • Camille Guérini : le président du tribunal
  • Albert Rémy : Jupiter
  • Roland Bailly : Pierrot Torterue
  • Daniel Emilfork : Andry Le Roux
  • Michel Etcheverry : un archidiacre
  • Damia : la chanteuse mendiante
  • Boris Vian : le cardinal de Paris
  • Albert Michel : le veilleur de nuit
  • Yette Lucas : Claude Rongeoreille
  • Denise Carvenne : la tapissière
  • Jacques Bertrand : Bellevigne de l’Etoile
  • Pierre Fresnay (non crédité) : voix off narration
  • Paul Bisciglia : un homme à la fête des fous
  • Germaine Delbat : une paroissienne
  • Virginie Vitry : une brodeuse
  • Nadine Tallier : une fille de la Cour des Miracles
  • Dominique Marcas : une femme de la Cour des Miracles
  • Franck Maurice : le deuxième bourreau
  • Doudou Babet : un mendiant
  • Van Doude : un mendiant
  • Jean Martin : un mendiant
  • Jean Tielment : un mendiant
  • Les Chevaliers de l’Arc de l’Île-de-France : les archers

 

 

Peter Pan fait son cinéma (3)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan

Clips publicitaires du film.

Un extrait.

Ce film est classé avec une note de 7,9 / 10 dans Internet Movie Database. Il a remporté plusieurs oscars dans différentes compétitions : meilleur second rôle Peter Ustinof ; meilleurs décors ; meilleurs costumes ;  meilleur film dramatique.

Peter Pan fait son cinéma (2)

Nouvelle chronique de film de notre ami Peter Pan

Scènes du film

Une critique et présentation du film en français

Casting

  • Kirk Douglas : Ned Land
  • James Mason : le capitaine Nemo
  • Paul Lukas : le professeur Pierre Aronnax
  • Peter Lorre : Conseil
  • Robert J. Wilke : le commandant en second du Nautilus
  • Ted de Corsia : le capitaine Farragut
  • Carleton Young : John Howard
  • J.M. Kerrigan : Billy
  • Percy Helton : plongeur
  • Ted Cooper (en) : matelot du Lincoln
  • Edward Marr : affréteur (non créditée)
  • Fred Graham (en) : Casey Moore (non créditée)
  • Harry Harvey : Agent de consignation (non créditée)
  • Dayton Lummis, Herb Vigran (en) : journalistes (non créditée)
  • Laurie Mitchell : l’une des deux prostituées aux bras de Ned (non créditée)
  • Gloria Pall : l’une des deux prostituées aux bras de Ned (non créditée)

Dans le classement Internet Movie Database IMBd, ce film a obtenu la note la note de 7,1 / 10.

Le film a obtenu le prix de la meilleure direction artistique en 1955, Academy Awards

Vainqueur aux 10 meilleurs films de l’année National Board of Review , USA, 1954

Peter Pan fait son cinéma

J’ai demandé à mon visiteur assidu Peter Pan, féru de cinéma, de nous mettre en lumière quelques films qu’il aime bien. Son choix est personnel sans aucune contrainte de ma part. Je le remercie de sa participation à ce moment culturel.

 

Casting

Kirk Douglas (VF : Roger Rudel) : Einar, le fils de Ragnar

Tony Curtis (VF : Jean-Claude Michel) : Erik, l’esclave, fils illégitime de Ragnar

Janet Leigh (VF : Claire Guibert) : Morgane, la promise du roi anglais Aella, amoureuse d’Erik

Ernest Borgnine (VF : Pierre Morin) : Ragnar, le roi viking

James Donald (VF : Jean Claudio) : Egbert, le traitre anglais, allié des vikings

Alexander Knox (VF : René Arrieu) : le frère Godwin

Maxine Audley (VF : Jacqueline Ferriere) : la reine Enid, mère d’Erik

Eileen Way : Kitala, la sorcière

Frank Thring (VF : Jean-Henri Chambois) : Aella, le roi anglais

Edric Connor : Sandpiper

Orson Welles (VF : Yves Montand) : le narrateur (non crédité)

Dans le classement Internet Movie Database IMBd, ce film a obtenu la note la note de 7,1 / 10.

Il a obtenu le Golden Laurel en 1959 comme meilleur film d’action

Kirk Douglas prix du meilleur acteur au Festival de San Sebastion 1958, ex-aequo avec James Stewart dans « Sueurs Froides ».

En complément une interview en 1989 pour la télévision suisse de Kirk Douglas qui parle très bien le français. Rappelons qu’il vit toujours et vient de fêter ses 102 ans, le dernier géant de la grande époque d’Hollywood encore en vie.

 

Lundi en nylon sans avoir la trouille

Cinéma

La Grande Frousse, plus tard La Cité de l’indicible peur est un film de Jean-Pierre Mocky en noir et blanc, réalisé en 1964. Il est inspiré du roman de Jean Ray,  La Cité de l’indicible peur écrit pendant la guerre. Jean Ray (1887-1964) est le plus important auteur fantastique belge du siècle passé. Connu pour nombres de romans d’obédience noires et d’épouvante, il écrivit aussi la suite des enquêtes d’Harry Dickson.

Mocky raconte qu’on lui avait suggéré de réaliser un film fantastique, ce genre étant peu couru dans le cinéma français, sans toutefois recourir à Dracula ou à Frankenstein. C’est ainsi que le roman de Jean Ray finit par être adopté. Dans l’histoire originale, la trame se situe dans une ville anglaise, Ingersham. C’est une assez belle étude de moeurs sur quelques citoyens résidents, chacun ayant ses petits secrets et mesquineries, mais s’intéressant en premier lieu à ce que fait le voisin. Une ambiance sinistre et la peur semble régner sur la cité, mais personne ne saurait dire au juste pourquoi. On craint sans trop savoir ce qu’il y a à craindre, sinon  un fantôme ou un monstre dont on suppose qu’il existe dans quelque coin caché guettant sa proie. Mythe ou réalité, c’est ce que devra découvrir le personnage central du roman.

Mocky transpose son déroulement en France en Auvergne, à Barges mais en réalité Salers, tout en s’inspirant assez librement de l’histoire originale. Il garde néanmoins les personnages quelquefois savoureux de l’histoire, tout en les francisant tant pour le nom que pour le caractère. Un des grandes forces du film pour les cinéphiles, c’est l’apparition d’une multitude d’acteurs de renom dans des séquences plus ou moins brèves, se caricaturant eux-mêmes avec un certain plaisir. Le rôle principal est tenu par Bourvil, et ma foi on le sent très à l’aise dans ce rôle, c’est même un l’un des se très bons rôles. Le terme de comédie fantastique convient assez bien à la classification du film, on se prête à rire et à sourire tout au long de l’histoire.

Le plot du film

L’inspecteur Triquet (Bourvil), un farfelu pistonné par son oncle chef de la police, réussit bien malgré-lui l’arrestation de Mickey le bénédictin, un redoutable criminel et faux-monnayeur. Sur le point d’être guillotiné, il parvient  à s’enfuir. En se basant sur la théorie que l’assassin revient toujours sur les lieux de son crime, Triquet et son collègue Virgus (Marcel Pérès) se lancent à sa poursuite en se partageant les villes où il a commis ses méfaits. C’est ainsi que Triquet arrive à Barges et commence une enquête qui se voudrait discrète en questionnant les gens sur un chauve frileux qui déteste la cassoulet et qui séjournerait le village, ce qui correspond à la personnalité de Mickey le bénédictin. On le suit dans ses pérégrinations et sa rencontre avec les habitants pittoresques et souvent un peu fêlés de Barges. Bien vite son rôle de flic est découvert, mais la population qui se méprend sur ses capacités d’enquêteur, lui demande d’arrêter la bête maléfique qui hante le village et ses alentours. Il y parvient toujours sans faire vraiment exprès et on découvre qu’il s’agit d’un notable du coin. Il est fêté par la population, mais peu après commence une série de meurtres véritables, et la c’est beaucoup plus difficile pour Triquet et son flair proverbial.

Distribution

  • Bourvil : L’inspecteur Simon Triquet
  • Véronique Nordey : Livina, la secrétaire du maire
  • Francis Blanche : M. Franqui
  • Jean-Louis Barrault : M. Douve, employé de mairie
  • Jacques Dufilho : M. Gosseran, le jardinier
  • Victor Francen : M. Clabert, le docteur alcoolique
  • René-Louis Lafforgue : Le boucher
  • Roger Legris : M. Paul, le pharmacien
  • Jean Poiret : Le brigadier Loupiac
  • Raymond Rouleau : M. Chabriant, le maire
  • Marcel Pérès : L’inspecteur Virgus
  • Joë Davray : Mickey le bénédictin
  • Jenny Orléans : Mme Gosseran
  • Fred Pasquali : Le chef de la police et oncle de Simon
  • Rudy Lenoir : Le patron du café et le coiffeur
  • Jean-Claude Remoleux : L’homme à l’imperméable
  • Pierre Durou : Le chef de gare de Barges
  • Virginie Valois : Dorothée, la sœur de Livina
  • Léonce Corne : Antoine, le brigadier
  • Claude Mansard : Le bourreau décapité
  • Lisette Lebon : Une employée au bordel
  • Michel Duplaix : Le contrôleur bègue
  • Pierre Raffo : Un cavalier noir
  • Gérard Hoffmann : Un cavalier noir
  • Jo Labarrère : Un cavalier noir
  • Dominique Zardi : L’infirmier du commissariat
  • Philippe Castelli : Le photographe
  • Max Desrau : Le petit journaliste
  • Maria-Rosa Rodriguez : Gilda
  • François Cadet : L’adjoint du bourreau
  • Michel Nastorg
  • Luc Andrieux
  • Maritin
  • André Muletin
  • César Torrès
  • Avec le concours de la population locale de Salers.

Je suis arrivé à ce film justement parce que j’avais lu le roman de Jean Ray quand j’étais adolescent, j’ai commencé à lire du fantastique vers l’âge de 13 ans et j’avais Ray en point de mire, j’avais adoré. l’histoire. Je suis pratiquement toujours déçu quand je vois un film tiré d’un roman, la dissonance entre le récit de Ray et le film m’a fait buter sur le même  phénomène. Mais pour une fois, j’ai réussi à faire abstraction et j’ai fini par trouver le film délectable. Sans doute la maestria de Mocky y est pour quelque chose, il se pose quand même comme un cinéaste de premier plan et le choix des acteurs est idéal pour faire tourner le carrousel des acteurs qui passent sous vos yeux.

A propos du film.

René-Louis Lafforgue qui joue le rôle du boucher chante aussi la chanson du générique dont Mocky a écrit les parole.

A sa sortie le film ne connut qu’un succès mitigé dans son titre original imposé par la production, ce qui fâcha Mocky. Mais il connut une seconde vague d’intérêt en 1972 sous le titre original du roman. De manière générale la critique considère ce film comme une oeuvre majeure dans la filmographie de Mocky.