En passant

Joyeux Noël

 

Voici revenu le temps de Noël, joyeux Noël à tous ! Cette fête qui se veut un jour un peu différent des autres, mais qui depuis longtemps n’est plus qu’essentiellement commerciale. Avec l’âge, on se souvient surtout de ceux de l’enfance, surtout si elle a été heureuse. Ensuite c’est selon, et pour finir cela sombre dans une sorte d’indifférence. J’ai toujours été assez distant de cet esprit qui veut que l’on fasse la paix à Noël, un jour de paix disent-ils. Je n’ai jamais fait la guerre, alors pourquoi je ferais la paix ce jour précis ? La seule chose que j’ai volontiers concédée, c’est envers les enfants, pour eux je cela doit être un jour de rêve. Ils sont marioles, savent bien ce qui risque de leur arriver s’il ne sont pas sages, le père Noël risque de se fâcher. Je me souviens d’une scène d’un excellent film « L’Assassinat du père Noël » de Chistian-Jaque sorti en 1941 avec Harry Baur, Robert Le Vigan, Raymond Rouleau et un encore jeune Bernard Blier. Le barbu fait sa tournée dans un petit village. Il entre dans une famille où il y a des enfants et s’adresse à eux : « Que ceux qui ont été sages cette année viennent chercher leur cadeaux ». Les enfants détalent et vont se cacher sous une table, c’est dire s’ils avaient la conscience tranquille.

Extrait « L’Assassinat du Père Noël » (Robert Le Vigan).

Plus personnel, j’avais fait avaler à mon fils que le père Noël habitait une maison assez distante, mais en face de chez moi. C’était une villa avec un petit atelier où il y avait souvent de la lumière le soir, surtout en hiver quand la nuit tombe vite. Pour lui, c’était l’endroit où le bonhomme préparait ses cadeaux. Les enfants n’ont pas trop la notion du temps, mais il se rendent bien compte aux signes extérieurs que Noël va bientôt arriver. A ce moment-là, mon fils allait bien volontiers observer la fameuse maison et la silhouette lointaine qui se déplaçait dans l’atelier.

Un intéressant document de l’INA sur les enfants et leur relation avec le bonhomme, nous sommes en 1963.

La bouffe de Noël – Archives télévision suisse (1960)

Hélas, Noël c’est aussi malheureusement un jour où tout ne sourit pas à certains. Remontons en 1890 et feuilletons le journal « L’Intransigeant », dans la rubrique des faits divers qui se sont produits le fameux jour où juste avant. Comiques, ironiques, tragiques, c’était il y a 130 ans.

Dervenez père Noël, passez l’audition avec les Inconnus.

Ah l’amour !

Puisque que le 25, c’est la naissance d’un certain personnage, voyons ce que pense du lui un célèbre autre personnage.

Joyeux Noël !

En passant

Bas nylons et garage sympathique

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Le label Eva était un label français qui officia à partir de 1982. Son but principal fut la publication de matériel devenu introuvable sous forme de compilations ou la réédition d’albums et de EP’s en puisant dans les obscurités ou parmi le matériel d’artistes plus connus. Dans certains cas, ce fut pour la première fois qu’un artiste vit la publication en album d’une partie ou de la totalité ses enregistrements. Dans d’autres cas, le label réédita des albums parus sur d’obscurs labels, principalement américains, proposant du garage punk, du psychédélique, du rock progressif. Les artistes firent petit à petit leur chemin dans le coeur des collectionneurs, encore plus après la réédition. En cela, ce n’est pas très différent du principe que nous avons vu dans les rééditions des séries « Pebbles » et autres. Mais chez Eva, le matériel proposé est de haute volée et ne fait pas trop double emploi avec d’autres publications. La matériel original étant souvent complètement indisponible, on sollicita la collaboration d’un collectionneur hollandais, Hans Kesteloo, qui possède une collection de vinyles incroyable. C’est une partie de sa collection qui servit à refaire des masters pour ces rééditions quand le besoin s’en faisait sentir. Sur un plan plus personnel, je dois dire que ce label m’enchanta et me fit encore découvrir des pépites. Si je devais me vanter d’avoir la totalité des productions d’un label qui en compte plus d’une centaine, c’est avec celui-là que je dois être le plus près du sans faute. J’y ai laissé quelques billets de mille, mais je ne regrette absolument pas. Et puis avec le temps, ces publications deviennent gentiment des collectors, cela fait entre 30 et 40 ans qu’ils sont publiés. Au pire, je devrais en tirer au moins le prix que je les ai payés à l’époque.
Dans ce post, nous allons parcourir quelques titres qui furent publiés sur des compilations, cela existe aussi chez Eva. Ensuite des extraits d’un album publié par le label.

Compilation : Texas Punk Groups From The Sixties (1982).

The Undertakers – Unchain My Heart. Le classique de Ray Charles dans une version garage.

The Undertakers. Face B. Un puissant original.

Society – High And Mighty.

Society – Summer Sunset, face B

The Cynics – You’re A Better Man Than I. Reprise des Yardbirds.

The Cynics – Train Kept A-Rollin’, reprise de  Tiny Bradshaw, mis en lumière par Johnny Burnette puis les Yardbirds.

The Blue Things – Twist And Shout. le garnd classique dans une version garage assez réussie.

The Blue Things – Ain’t That Lovin’ You Baby. Même principe.

The Chessmen – I Need You There. Du garage au son bien caverneux.

The Chessmen – Sad

Them – Dirty Old Man. Ce sont bien les Them qui enregistrèrent le célèbre « Gloria ». Comme vous le savez peut-être, en 1967 le groupe se scinda en deux, une partie officiant en tant que Belfast Gypsies, l’autre se relocalisant au Texas. C’est cette seconde mouture qui figure ici.

Them – But It’s Allright. Face A d’un autre single.

The Outcasts – 1523 Blair. Un classique du style.

The Outcasts – Smokestack Lightning. Face B, le classqiue d’Howlin Wolf.

Mouse And The Traps – I Satisfy. Groupe qui figura aussi dans la fameuse compilation « Nuggets » avec son « A Public Execution ».

Mouse And The Traps – Good Times. Face B, rien à voir avec le même titre du groupe Love.

Prolongement

Extraits d’un album Eva consacré aux Bad Seeds et à la carrière solo son chanteur Mike Taylor. Un groupe du Texas.

A Taste Of The Same. Clip télévision 1966 (commence vers 0,17 »).

I’m A King Bee. Le classique de Slim Harpo. On retrouvera le guitariste soliste (le barbu) dans le fameux Bupple Puppy, un groupe assez décadent.

Sick And Tired. Un original bien garage.

Gotta Make My Heart Turn Away. Solo de Mick Taylor. Jolie ballade folk.

Michael – il est accompagné ici par un autre groupe légendaire Zakary Thaks. Cwe groupe officiait sur le même label que les Bad Sedds. J-Beck records.

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En passant

Bas nylons et l’affiche bien

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Plus que la peinture, j’ai toujours été un fan de l’affiche. La création n’est pas très différente, elle revient à la vision de l’artiste. Sauf que l’affiche n’est pas à destination unique, elle est créée pour être diffusée avec diverses intentions, dont la première est d’attirer le regard du passant afin de l’informer de quelque chose. En général, la publicité à but commercial se taille la part du lion, mais elle peut aussi être placardée dans un seul but d’information, par exemple des consignes à respecter. Attirer l’oeil est une chose, mais une fois celui-ci posé sur l’affiche, il faut encore l’inciter à ce qu’il adhère à ce que propose l’affiche, surtout si cela concerne l’achat d’un produit ou l’inviter à se rendre à tel ou tel endroit. On peut y arriver par les mots, mais en petite quantité, ou susciter une sorte de rêverie ou de bien être en analysant ce qui lui est proposé. Il y a un tas de techniques qui sont possibles, la meilleure reste celle qui vous fera diriger votre regard spécialement vers l’une d’entre elles quand elle est un peu perdue au milieu d’un étalage d’affiches. J’ai constaté dans un journal local, une entreprise qui proposait ses services avec une publicité un peu perdue parmi d’autres publicités dans le pages pubs du journal. La technique volontaire ou non était très efficace. Regardez le dessin ci-dessous.

Vous aurez sans doute posé en premier votre regard sur le carré posé sur un angle. C’est la présentation adoptée par l’entreprise. Perdue dans une page où les autres publicités sont présentées dans des carrés ou rectangles alignés normalement, celle-là attirera plus que probablement votre attention quand vous tournez la page. C’et simple efficace et sans l’usage d’aucune couleur.

Voilà une affiche que j’avais réalisée pour les livres du Boss. On y retrouve l’idée du carré qui est mise en valeur par le « 50 Nuances ». Vous passez à côté de l’affiche et ce blanc attirera votre regard, même si vous n’y prêtez pas particulièrement attention. La dame qui est en gros plan vous suggère que ce n’est pas de la pub pour le bulletin paroissial, on devine de quoi cela parle, La dame à droite en ombres et lumières rappelle ce côté un peu mystérieux de la femme qui porte des bas nylons. Pour la dame de gauche, c’est un peu la même chose, elle vous regarde, mais une partie de son visage est caché par sa chevelure. Par contre, on voit très bien qu’elle porte des bas, elle vous tend un piège, a vous de découvrir lequel. Le reste est purement une présentation pour attirer le lecteur. Deux textes brefs destinés en haut à la femme pour l’inciter à porter des bas, et celui du bas destinés à l’homme pour lui rappeler une vérité qu’il doit connaître ou vouloir découvrir. Les titres sont la balance nécessaire à rendre le texte visible. Vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir, mais je vous signale que la photo est en basse résolution sur le blog, un petit flou peut apparaître. Initialement elle est d’un format 42 X 29,7 cm.

Mais trêve de blabla, allons regarder une série d’affiches qui concernent une idée précise, celle de la fête. Jadis, elle avait une grande importance, les distractions étaient beaucoup plus rares. Maintenant, on fait la fête pour un oui ou un nom. Aujourd’hui, il est plus rare de faire appel à un artiste pour concevoir une affiche illustrée par un dessin. On ne réalise plus que des affiches pour de grands événements, un carnaval de grande importance, un festival, une grande exposition, un film, par exemple. Pour le autres, on aura recours à de la simple affiche créée par PAO.  Ces affiches datent de la fin du 19éme siècle jusque vers 1930. Tout y est, certaines font même appel à un érotisme discret, chose qui n’était concevable que sur une peinture ou une affiche. On peut cliquer chaque image pour la rendre plus lisible.