Notes de 1969

1969, c’était il y a 50 ans. Pour moi c’est une année particulière, car je finis l’école obligatoire après avoir prolongé d’une année. L’été c’est le départ en vacances avec des copains. Nous allons en Suisse à Lugano, pendant que l’homme pose son pied sur la Lune. Des copains qui m’accompagnaient, nous étions trois, l’un habite loin de moi, nous sous somme complètement perdus de vue. L’autre est toujours dans mon environnement, nous avons fêté ses 70 ans, il n’y a pas très longtemps. Pour moi, c’est aussi un amour d’été, Irene. J’avais fait sa conquête parce que je parlais plutôt bien l’italien, alors qu’elle ne pipait pas trop le « francese ». Les amours d’été finissent à l’automne, nous ne nous sommes jamais revus. Peut-être vit-elle encore et pense parfois à moi, à ce garçon à qui elle avait dit : « tu mi piaci ! ». Allez savoir. Mais pour moi la vie en souvenirs, c’est avant tout ceux que la musique me procure, les tubes de l’été, ceux qui étaient encore diffusés par les jukeboxes, la radio. Un choix parmi cette année 1969, entre ceux qui étaient déjà des tubes, ceux qui commençaient à percer, ceux qui allaient en devenir un peu plus tard dans l’année.

Les Beatles dans l’un de leurs derniers coups d’éclat.

Zager & Evans, sur les images du fabuleux Metropolis de Fritz Lang.

Fifth Dimension, un medley extrait de Hair.

Les Rolling Stones, 50 ans avant et leur dernier single pour Decca.

Tommy James & Shondels, des bons pondeurs de tubes.

Les Doors, des portes bien ouvertes sur l’éternité.

Steam, et sans doute un des disques que j’ai le plus détestés cette année-là. Eh oui ça arrive.

Par contre celui-là j’aimais beaucoup plus, j’étais assez fan des Bee Gees première époque.

Les Hollies, un de leurs grands tubes.

Credence Clearwater Revival, ça c’était plutôt rock.

Rare Bird et ce bien sympathique titre.

Sur un plan plus personnel, comme j’avais un mangeur de disques, je pouvais faire mon petit programme musical, pas forcément d’actualité. Une petite sélection de ce que j’ai beaucoup écouté du côté de Lugano. Les touristes qui nous prenaient en photo pour nos vêtements bigarrés et nos allures excentriques s’en souviennent peut-être encore. J’en rigole toujours en pensant que dans certains albums privés, ma binette doit figurer à côté de la photo du San Salvatore ou des jets lumineux nocturnes du lac de Lugano. Et si j’en trouvais une un jour sur Internet ?

L’endroit n’a pas tellement changé, nous allions souvent dans ce petit square, c’est là que la plupart des gens nous prenaient en photo.

Buffalo Springfield, en boucle !

Spencer Davis Group avant que Allman Brothers Band le reprenne.

Count Five et une réaction toute psychotique.

 

 

Bas nylons et un corniaud

 

*****

Bourvil s’il reste l’un des acteurs français les plus populaires et les plus ancrés dans la mémoire collective du 20ème siècle, ne fut de loin pas une vedette du jour au lendemain. On sait moins qu’il fut boulanger et aussi un peu ouvrier agricole dans la ferme familiale. Mais une chose est certaine, tout en étant un élève plutôt doué et qu’il s’en fiche éperdument  il adore faire le pitre et ne s’en prive pas. Comme il se découvre plusieurs cordes à son arc, musicien, chanteur, comique de cabaret, c’est d’abord comme musicien qu’il débuta sa carrière… dans la musique militaire et le théâtre aux Armées. Le reste viendra. Ce n’est qu’en 1945 qu’il tourne dans son premier film La ferme du pendu de Jean Dreville. Ses débuts à l’écran sont très typés dans les rôles d’idiots, mais la suite de sa carrière le verra dans des registres bien différents, du plus gentil au plus méchant, en passant par assassin et mari exécrable de Michèle Morgan dans Le Miroir à deux faces d’André Cayatte en 1958. Il mènera aussi avec succès plusieurs carrières de front, théâtre, chanson, producteur, doublant lui-même ses films en anglais. En 1948, s’il n’est pas encore une grande vedette, il est assez connu pour que l’on s’intéresse à lui d’un peu plus près. Dans un numéro de la revue Cinévie de 1948, il relate son enfance et son attirance grandissante vers les métiers du spectacle. J’ai retrouvé ce document qui donne un éclairage intéressant sur le personnage. C’est assez rare de voir une vedette de cinéma parler de son enfance d’une manière détaillée. Le plus souvent ils survolent cette étape pourtant si importante pour la suite

En passant

Bas nylons et ivresses

Le vin, quand il s’agit d’un grand cru ou d’un cépage renommé, n’a pas vraiment besoin de publicité. Les étiquettes qui présentent une bouteille d’un grand cru sont plutôt sobres, le nom suffit. Par contre, il est plus courant de voir une publicité qui vante les mérites d’un région viticole comme la Bourgogne ou le Bordelais. Charge à vous de trouver les bonnes bouteilles ou les bonnes caves dans la région qui vous intéresse, c’est d’ailleurs assez inégal en qualité. Je n’entrerai pas dans le détail de toutes les appellation contrôlées ou non, c’est un vaste domaine. De même les classements à l’intérieur d’un terroir peuvent varier d’un région à l’autre. Par exemple les vins sous appellation de Bordeaux, et uniquement ceux de la rive gauche, sont présentés selon un classement établi en 1855 dans lequel on trouve cinq catégories de crus allant de premier cru classé à cinquième cru classé. Cette liste fait encore référence aujourd’hui avec quelques petits changements intervenus au fil des ans. La Bourgogne fait plus simple, il y a les grands crus, la plus prestigieuse, et le premiers crus, tout de suite après. Il faut bien reconnaître qu’il y a un certain snobisme à consommer ces vins, mais le vin d’une bouteille à 500 euros n’est pas forcément dix fois meilleur que celui d’une bouteille à 50 euros. Pour ma part, il m’arrive de temps en temps de m’offrir une bonne bouteille, mais depuis longtemps j’ai passé au vin bio que je bois selon trois provenances, France, Italie, Espagne. Je me suis attelé à ces vins car dans des analyses de  consommateurs, ils les ont trouvés exempts de toutes traces de pesticides. Encore plus marrant, dans une des analyses. c’était le seul bio et le moins cher. Un autre qui coûtait presque trois fois plus cher, rattaché au nom d’une prestigieuse famille, ne contenait pas moins d’une douzaine de traces de pesticides. J’ai servi une de ces vins bio lors de mon repas d’adieu à mes collègues de travail quand j’ai pris ma retraire, plusieurs m’ont dit, sans que je leur demande, qu’il était vraiment bon. Alors…

Bien tout ceci pour introduire mon sujet et vous parler de vin dans un contexte particulier. Le simple citoyen qui ne roule pas sur l’or, mais qui aime bien boire un coup de temps en temps, peut se rincer la dalle avec un gros rouge de derrière les fagots, sans artifices. Mais le marchand de pinard vient à son secours en lui proposant des variantes. En général, ce sont des vins médiocres ou passables qui ont besoin d’un coup de main pour devenir parfois simplement buvables. Il existe un tas de recettes, chacun la sienne, pour lui donner une saveur particulière. La plus courante et qui ne demande pas de préparation spéciale est le kir fait de vin blanc et cassis, c’est un exemple de transformation qui peut rendre un vin détestable nettement plus buvable. Nombre d’autres produits proposés sont à base de vin, mais on y ajoute des plantes comme le quinquina, aux vertus médicales reconnues, tout en donnant l’impression au buveur que cela peut être bon pour sa santé. On dit aussi pour d’autres que c’est à base de vin sans spécifier ce qu’il contient en plus, tout en y ajoutant un nom ronflant. Le vin mousseux est aussi proposé, bien que là il s’agisse plus d’une méthode de vinification particulière qu’un ajout d’additif. C’est du champagne qui n’en a pas le nom, car c’est une appellation de terroir réservée.

Tous ces produits qui ne bénéficient pas d’une aura particulière et qui doivent se faire une renommée, ont très souvent fait appel à la publicité à travers des affiches destinées à attirer l’oeil du consommateur. Nous sommes évidemment à une époque où les arts visuels comme le cinéma sont peu présents ou n’existent pas du tout, l’affiche placardée sur les murs a toute son importance. Il faut vendre une part de rêve en couleurs et plus prosaïquement dans ce cas précis, une envie d’ivresse qui sera plus réelle qu’imaginaire. Quoiqu’il en soit, ces témoins du passé sont parfois d’un beauté réelle. J’en ai sélectionné une série qui peuvent couvrir une marque, une région, ou encore un endroit comme un débit d’alcool. C’est juste de la publicité, mais c’est aussi de l’art.

Source Gallica, BNP, DP

Peter Pan fait son cinéma (4)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan. Merci à lui.

Trailer

Scène du film

Ce film est classé avec une note de 6,8 / 10 dans Internet Movie Database. Oacar de la meilleure actrice internationale 1957 pour Gina Lollobrigida.

Acteurs

  • Gina Lollobrigida : Esméralda
  • Anthony Quinn : Quasimodo
  • Alain Cuny : Claude Frollo
  • Robert Hirsch : Pierre Gringoire
  • Jean Danet : le capitaine Phœbus de Châteaupers
  • Philippe Clay : Clopin Trouillefou
  • Jean Tissier : Louis XI
  • Maurice Sarfati : Jehan Frollo
  • Valentine Tessier : Aloyse de Gondelaurier
  • Marianne Oswald : La Falourdel
  • Piéral : le nabot
  • Danielle Dumont : Fleur de Lys
  • Jacques Hilling : Charmolue
  • Jacques Dufilho : Guillaume Rousseau
  • Roger Blin : Mathias Hungadi et le duc de Bohême
  • Robert Lombard : Jacques Coppenole
  • Dominique Davray : Colette La Charonne
  • Hubert de Lapparent : Guillaume d’Harancourt
  • Paul Bonifas : Gilles Le Cornu
  • Georges Douking : François Chanteprune, un truand
  • Madeleine Barbulée : Madame Le Cornu
  • Camille Guérini : le président du tribunal
  • Albert Rémy : Jupiter
  • Roland Bailly : Pierrot Torterue
  • Daniel Emilfork : Andry Le Roux
  • Michel Etcheverry : un archidiacre
  • Damia : la chanteuse mendiante
  • Boris Vian : le cardinal de Paris
  • Albert Michel : le veilleur de nuit
  • Yette Lucas : Claude Rongeoreille
  • Denise Carvenne : la tapissière
  • Jacques Bertrand : Bellevigne de l’Etoile
  • Pierre Fresnay (non crédité) : voix off narration
  • Paul Bisciglia : un homme à la fête des fous
  • Germaine Delbat : une paroissienne
  • Virginie Vitry : une brodeuse
  • Nadine Tallier : une fille de la Cour des Miracles
  • Dominique Marcas : une femme de la Cour des Miracles
  • Franck Maurice : le deuxième bourreau
  • Doudou Babet : un mendiant
  • Van Doude : un mendiant
  • Jean Martin : un mendiant
  • Jean Tielment : un mendiant
  • Les Chevaliers de l’Arc de l’Île-de-France : les archers

 

 

Musique devant la télé

Très souvent, ce que j’aimais bien dans les séries tv, c’est la musique. C’est plutôt quelque chose que je regardais quand j’étais adolescent, bien que des séries plus récentes ne me déplaisaient pas non plus.  Comme je ne regarde quasiment plus la télé, je les achète en dvd. Le truc c’est de ne pas se précipiter, en général elles sont assez vite soldées à des prix ridules. Exemple récent, un coffret de Secrets d’Histoire » pour une thune !   J’en ai sélectionné quelques unes, uniquement sous l’aspect musical du générique plaisant à mes oreilles. D’autres séries que j’ai adorées n’y figurent pas, car je n’ai pas vraiment flashé sur le générique, ou il était plus parlé que musical, c’est le cas par exemple de « La Quatrième Dimensoin » ou « Le Prisonnier ».

 

Peter Pan fait son cinéma (3)

Suite des chroniques de notre ami Peter Pan

Clips publicitaires du film.

Un extrait.

Ce film est classé avec une note de 7,9 / 10 dans Internet Movie Database. Il a remporté plusieurs oscars dans différentes compétitions : meilleur second rôle Peter Ustinof ; meilleurs décors ; meilleurs costumes ;  meilleur film dramatique.