Bas nylons et succès à double face

 

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Il arrive quelquefois que l’on parle d’un disque, au temps du vinyle spécialement, comme ayant un double face A. En général, l’effort de promotion d’une maison de disques se porte sur une face. En Angleterre par exemple, le disque de promotion est marqué d’un grand A sur la face principale. Cela signifie, aux stations de radio notamment, qu’il faut diffuser cette face là et pas le contraire, Mais elles font ce qu’elles veulent. On a vu, assez souvent même, que les faces B fassent d’honnêtes succès. Pour rappel : « Gloria » des Them, « Days Of Pearly Spencer » de David Mc Williams, « Zorro Est Arrivé » Henri Salvador, étaient des faces B. Le phénomène de la double face A est un peu différent, les deux faces sont estimées égales et le choix peut se porter sur l’une ou l’autre face ou les deux en même temps. Dans ce dernier cas, si les radios jouent le jeu, cela permet d’attirer plus d’acheteurs potentiels, chacun l’achetant pour la chanson qui lui plaît. L’avantage pour l’artiste est de se voir mieux classé dans le hit parade des ventes, si ce dernier est basé sur ce principe. Un exemple concret :

Le troisième disque à succès de Yarbirds « Evil Hearted You » / « Still I’m Sad » fut promu selon cette formule. Le premier titre est écrit par Graham Gouldman déjà compositeur de leurs deux succès précédents, le second est une composition co-signée par Paul Samwell-Smith et Jim Mc Carty (il m’a fait un clin d’oeil récemment comme quoi il ne m’oubliait pas, merci !) respectivement bassiste et batteur des Yardbirds. Selon les pays, l’Allemagne par exemple, on mentionna sur la pochette le premier titre en plus grosses lettres que le second. Faisant abstraction de la promotion à la manière anglaise, ils pensaient sans doute que le fait qu’il était composé par Graham Gouldman, devait lui assurer un succès plus certain. Ils avaient tort, car historiquement ce fut le second qui entra d’une manière plus visible dans l’histoire, via notamment les reprises faites par Rainbow, Boney M, ou encore Gregorian, et pourquoi pas la version française par les Compagnons de la Chanson. Il existe aussi des cas où sans promotion particulière les deux faces du disques deviennent des succès, comme « Penny Lane » et « Strawberry Fields Forever », difficiles à départager tant elles sont aussi populaires l’une que l’autre.

Nous allons examiner le cas très précis d’un de ces disques sorti dans une relative obscurité et qui par la suite engendra deux classiques qui eurent des adeptes autant pour un titre que pour l’autre, mais ne fut jamais lancé sous la réputation d’une double face A. Elle concerne un guitariste du nom de Bobby Parker (1937-2013), un bluesman américain.

En 1957, il enregistre un premier disque pour la label Vee-Jay « Blues Get Off My Shoulder » avec en face B « Yoy Got What It Takes », qui devient en 1959 un gros succès pour Marv Johnson, artiste Tamla Motown, et plus tard encore pour Dave Clark Five.  Un litige existera car Parker prétendra toujours qu’il est l’auteur de la chanson alors que la version de Johnson est créditée à des compositeurs de la Motown. Mais le disque qui nous intéresse est publié en 1961 pour le label V-Tone avec deux compositions de Parker « Watch Your Step » et « Steal Your Herat Away ». Sans être un grand succès, il ne passe pas complètement inaperçu.  Le premier titre s’inspire d’un morceau de Dizzy Gillespie « Manteca » et aussi de « What’d I say » de Ray Charles. Le second n’est pas complètement étranger à « I Belive To My Soul » de Ray Charles. Ce sont les artistes anglais qui vont surtout donner une impulsion au disque. Pas mal de d’artistes qui vont jouer un jeu plus ou moins grand dans l’avènement de la Beatlemania et qui attendent le grand jour, vont l’inclure dans leur répertoire. C’est le cas des Beatles qui incluent « Watch Your Step » dans leurs concerts vers 1961-1962. On retrouvera aussi un emprunt aux riffs de la version originale dans « I Feel Fine » ou « Day Tripper ». John Lennon ne cache pas son admiration pour Bobby Parker. Dans un premier temps ce sera surtout ce titre qui sera en lumière. Mais un 1964, quand les Moody Blues reprennent « Steal Your Heart Away », il va rattraper en popularité le précédent et aussi pénétrer dans de nombreux répertoires. C’est encore le cas aujourd’hui.

En deux sections différentes quelques visions musicale

Bobby Parker, version originale 1961

John Barry Seven, le fameux compositeur du thème de James Bond, le reprend en instrumental, 1961

Pour la France, les Fantônes en 1962.

Earl Preston and the TT’S, un groupe enregistrant sur le label Oriole, 1963. Très belle version.

Tony Jackson, ex-Searchers après les avoir quittés, 1964.

Spencer Davis Group avec Stevie Winwood, 1965.

Manfred Mann, 1965.

Led Zeppelin, repris sous le nom de Moby Dick, 1969.

DR Feelgood avec Wilko Johnson, 1975.

Bobby Parker, version originale autre face, 1961.

Version des Moody Blues, très belle reprise, 1964. Toujours un de mes favoris.

Version Cliff Bennett & Rebel Rousers, 1965.

Doc Thomas Group, pré Mott The Hoople, 1966

Version française par Noël Deschamps, plutôt bien roulée, 1966.

En live encore meilleur, bien que le posteur l’attribue à Ray Charles, certes les deux chansons se ressemblent, mais elle sont DIFFERENTES, 1967.

Joe Bonamassa en live 2010.

Le légendaire et géant Peter Green, live 2010.

Bas nylons et des octets de nostalgie

Les personnes qui ont franchi la cinquantaine sont probablement des nostalgiques pour un domaine précis, celui du jeu vidéo rétro, sans doute encore plus quand il a franchi les portes de la maison familiale via les ordinateurs. La première apparition de ces jeux remonte aux consoles de jeux que l’on trouvait dans les bistrots ou les salles de jeux sous forme de table ou de meuble muni d’un écran. Le premier dont je me souvienne était très simple, une sorte de tennis simplifié. On jouait sur un écran contre un adversaire et le jeu consistait à intercepter une balle qui avait la forme d’un carré avec une barre en ligne droite qui avait 5 ou 6 fois la largeur du carré et qui servait à renvoyer la balle vers le camp adverse. SI on la laissai passer, c’était un point pour le camps d’en face. Au bout d’un moment la vitesse de la balle s’accélérait et la ligne d’interception se rétrécissait. Nous sommes vers le milieu des années 70. Assez rapidement les jeux se perfectionnèrent, on vit apparaître la couleur et les scénarios de développèrent avec de nombreuses animations à l’écran. Dans le début des années 80, l’apparition du fameux Donkey Kong et du petit Mario qui allait sauver sa fiancée fut ce que l’on peut appeler un hit. On se souvient de ce bonhomme qui devait grimper des échelles et éviter des tonneaux qui dévalaient le long de poutrelles métalliques, lancés par un gorille. Le jeux comptait 4 décors différents, parfois 3 selon les éditions. Je me rappelle avoir tenu 1 heure 40 minutes dans un concours de bistrot, et même pas avoir gagné. Ce jeu a été plusieurs fois recyclé dans sa version originale sur des consoles plus modernes.

L’apparition du computer domestique fut une nouvelle révolution. La marché était partagé entre Commodore, Atari, Amiga. A présent on pouvait jouer à l’infini à la maison et c’est aussi à ce moment qu’apparurent de nouveaux jeux, notamment les jeux de rôles. Moi-même je possédais un Amiga 2000, qui ne me servait pratiquement que pour le jeu et un peu pour le traitement de texte. Ce furent les premiers ordinateurs maison qui fonctionnèrent avec un système semblable aux fenêtres Windows actuelles sur lesquelles on clique pour lancer un programme.

Je vais vous présenter quelques jeux, sur lesquels j’ai joué et exclusivement ceux là. Il y en avait des légions et pour tous les goûts.

Un des plus grands et célèbres jeux de cette époque fut un jeu de rôle le Dungeon Master.

Le principe du jeu était assez simple, il fallait conduire quatre guerriers, magiciens, sorciers, ninjas, à travers les couloirs d’un donjon qui comportait une dizaine de niveaux truffés de pièges, de passages secrets, et de créatures malfaisantes qu’il fallait combattre. Au départ les personnages étaient démunis de presque tout, armes, objets usuels, pouvoir, pratique de la magie, éclairage. Mais au fil des combats, des tours de magie pratiqués, ils prenaient de l’assurance et devenaient de plus en plus aptes à combattre et à se défendre contre des créatures de plus en plus redoutables. Il ne fallait pas oublier de les faire dormir, de les alimenter, de soigner les blessures reçues lors des combats. Pour arriver à l’ultime niveau, il était nécessaire d’avoir parcouru tous les autres et déjoué tous les pièges, trouvé toutes les clés des portes, et combattu toutes les créatures. Le combat final, après avoir vaincu un coriace dragon, donnait accès à la cachette de Lord Chaos, la créature maléfique qui régnait sur les lieux et bien évidemment la tuer.

Malgré son fil rouge assez simple, le jeu était quand même assez complexe et il fallait constamment être sur ses gardes, assimiler les arcanes du jeu, comme fabriquer de sorts ou des onguents en pratiquant des formules magiques ou en résolvant des énigmes. Ce qui m’époustoufla les plus, c’est que tout le jeu tenait sur une de ces disquettes de 3 pouces 1/4 d’une capacité de 720 ko, alors qu’aujourd’hui la moindre photo faite avec votre téléphone en fait au moins 10 fois plus. Le jeu possédait une ergonomie exceptionnelle et les créatures à combattre offraient de plutôt belles animations, qui même 30 ans après ne sont pas ridicules. Faire le parcours une première fois pouvait se monter à quelques dizaines d’heures, heureusement on avait droit à quelques sauvegardes. Le jeu eut deux suites, la première « Chaos Strike Back » fut assez décevante, elle nécessitait pour jouer, une sauvegarde des héros du premier. En 1995, la même équipe publia « The Legend Of Skullkeep ». Le principe est la même, le jeu se déroule dans un donjon mais aussi à l’extérieur avec de la pluie et des éclairs du plus bel effet. Les décors et les animations sont nettement plus travaillés, les créatures assez différentes et nouveauté, il y a des marchands chez qui on peut acheter un tas de trucs si on a de l’argent bien sûr, mais pas besoin d’hypothéquer sa maison, on trouve des pièces ici et là en parcourant le décor. Il fallait un PC à la puissance de l’époque pour y jouer, un 380 si ma mémoire est bonne.

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Une jeu qui fit sensation à la même époque fut « Le manoir de Mortvielle ou Mortevielle » (1987), une création française et un jeu d’enquête policière dans lequel on pouvait interroger les suspects qui répondaient avec des voix synthétisées, premier essai du genre. Il ne fallait quand même pas espérer avoir une théorie approfondie sur la relativité d’Einstein, mais des dialogues assez élémentaires. Le jeu était très statique et les décors fixes, accompagnés de quelques sons. Il fallait dérouler des menus pour commander les actions, comme ouvrir un tiroir, entrer dans une chambre, interroger un témoin. Il y avait quand même une véritable énigme à élucider et c’était là que vous interveniez comme détective privé et avec un peu de jugeote on pouvait la résoudre. Malgré tout ce fut un jeu assez passionnant qui eut une suite en 1990, « Maupiti Island » du même tabac.

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Les jeux de simulation occupent une part importante dans le jeu vidéo. Enfin on pouvait devenir ce que l’on a toujours rêvé d’être, bien que la vie en aie décidé autrement. S’établir magnat du chemin de fer devenait possible grâce à « Railroad Tycoon » (1990). Sur une carte d’un coin du monde, il fallait relier entre elles les grandes villes par voie ferrée, sans négliger les lieux secondaires comme une mine de charbon, une grande ferme, une fabrique d’armement. Basé sur une économie simplifiée mais réelle, le train sert de point de liaison entre tous les tenants nécessaires à son fonctionnement. Une ville a besoin de nourriture, de pinard pour faire la fête, de charbon pour se chauffer ou alimenter une usine. Si vous avez un fort militaire, les armes seront une de ses principales demande d’achat, avec éventuellement quelques citernes de pinard. Mais pour cela vous avez besoin de fer, d’une aciérie pour le transformer, qui vous demandera du charbon ou du pétrole pour fonctionner. A vous de vous débrouiller pour relier tous ce lieux en bâtissant des gares, en tirant des rails, en y faisant circuler des trains appropriés. Inutile d’envoyer un train de voyageurs vers la petite gare de la mine, les visites sont interdites. Par contre, les voyageurs aiment bien se déplacer d’une ville à l’autre et la poste doit être acheminée de même. Débrouillez-vous ! Le jeu d’origine est assez simple, on voit juste se déplacer les trains sur la carte, tout en repérant l’endroit où il se trouve ou s’il est arrêté dans une gare. Des menus déroulants ou en cliquant sur un endroit précis de la carte vous permettent de vous renseigner sur ce que vous devez savoir. Malgré un apparence assez simpliste et peu d’animations, c’est un jeu très prenant encore plus si vous vous intéressez aux affaires qui peuvent virtuellement vous faire gagner de l’argent. Il connut bien des versions ultérieures et des imitations. Les décors deviennent de plus en plus détaillés et sophistiqués. On frise le réel.

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Avec de nombreuses évolutions, « Sim City » est un des jeux qui a eu une longue vie, trente ans après il a toujours ses adeptes. Le principe est un peu le même que le précédent, mais cette fois, il faut faire fonctionner une ville dont vous êtes le maire. Pour attirer les futurs citoyens, votre ville doit friser la perfection et offrir toute l’infrastructure nécessaire. Il faut au moins trois des principes de base nécessaires à tout citoyen, une maison, du travail et des magasins. Après, il faut affiner, des écoles, des hôpitaux, des policiers, de belles routes, une circulation fluide, des métros, l’électricité, les égouts, un aéroport, etc… C’est votre ville, vous êtes le maire, et vous devez la faire prospérer. Vous encaissez le impôts et vous décidez de son taux, mais construire cela coûte et quand les caisses sont vides, le recours à l’augmentation des impôts peut faire fuir les citoyens ailleurs et vous encaisserez moins d’argent. Il faut tenir compte de tous les critères, c’est un équilibre subtil et passionnant. Le jeu d’origine (1989) était déjà assez réussi sur le plan des animations et du reste, mais la dernière version (2013) montre des décors qui peuvent donner l’illusion que l’on est dans une vraie ville.

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Pour ceux qui rêvaient à des pêches miraculeuses, il y avait « Gone Fish’n » (1988), une simulation sportive pour les mordus de ceux qui adorent voir le bouchon de la canne à pêche frétiller. C’est un jeu typiquement américain, conçu par un vrai pêcheur et aussi programmateur. On choisit un jour de la semaine, un lac, les conditions météo, tous les pêcheurs savent qu’un temps orageux est propice pour attraper du poisson. On embarque sur son petit bateau, on s’arrête dans un endroit, et en avant l’aventure. On lance le bouchon muni d’un appât au choix. On surveille son bouchon et quand il y a une touche, on ferre et on enroule fil. Un magnifique poisson sort avec l’indication du poids, juste s’il n’y a pas le prix au kilo. On peut aussi s’inscrire pour des concours. La durée du jeu peut s’étaler sur toute une saison, ce qui lui donne de la longévité. Assurément un bon jeu, des décors plaisants mais assez peu nombreux et quelques animations sympathiques. il eut quelques successeurs par d’autres programmateurs.

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D’abord jeu d’arcade (1984) puis repris sur ordinateur « Marble Madness » est un pur jeu d’action, mais bien imaginé. Il faut piloter dans un décor surréaliste, parfois en trompe l’oeil,  une bille sur des toboggans munis de pièges, aspirations, mangeurs de billes, terrains glissants etc… Il y avait une dizaine de niveaux avec un temps imparti pour les réussir, chaque mauvaise manipulation vous ramenait au niveau de départ. Fait sans erreur, il ne fallait que cinq minutes pour parcourir le tout, mais pour y arriver, il fallait une bonne dose d’habilité et de jurons !

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En 1989, apparaît aussi un jeu que l’on peut ranger dans la stratégie/action « Archipelagos ».  A chaque niveau vous êtes projeté sur une île de forme irrégulière (de temps en temps elle représente un dessin comme une tête de mort par ex), dont le sol ressemble à un échiquier avec des cases jaunes et vertes et ici et là des palmiers avec un fruit au sommet qui ressemble à une mûre. A quelque part sur  l’île, il y a un obélisque et n’importe où ailleurs, des sortes de menhirs qu’il faut détruire. Le but sur chaque niveau est de détruire tous ces menhirs, de plus en plus nombreux à mesure que l’on monte dans les niveaux et il y en a 999 ! Pour réussir à les détruire, il faut qu’ils soient reliés avec l’obélisque par une bande de terre « saine », c’est à dire jaune ou verte. Mais au bout d’un moment, les palmiers « pourrissent » le terrain alentour qui devient rouge et la terre devient « malsaine », c’est à dire que le contact est coupé entre obélisque et menhir, impossible de les faire éclater. Il y a en plus des yeux qui mangent la terre et la fait disparaître, des sortes de petites tornades qui peuvent vous anéantir. Pour rétablir le contact entre obélisque et menhir, il vous faut rebâtir une terre « saine ». Pour cela, il faut vous nourrir avec ces espèces de plantes que l’on trouve un peu partout, plus il vous faut rebâtir, plus il faut en manger. Quand vous détruisez le dernier menhir, une musique vous le signale et vous avez 30 secondes pour aller toucher l’obélisque qui s’enfonce dans le sol et vous passez au niveau supérieur. Encore faut-il avoir le sens de l’orientation, car les îles sont parfois très vastes, et à force de tourner on peut ne plus savoir où il est, 30 secondes, pas une de plus. Les niveaux réussis vous sont crédités et vous pouvez reprendre le jeu là où vous l’avez laissé. C’est le jeu idéal et bien imaginé pour vous tenir éveillé quand vous avez sommeil. Il a eu des suites que je ne connais pas.

Voilà pour quelques jeux qui m’ont fait passer de nombreux moments délicieux. Vous trouverez sur Youtube plein de clips se rapportant à ces jeux. La plupart sont aussi disponibles dans ce qu’on appelle des « abandowares ». Il arrive que les ayant droits accordent une licence publique pour ces anciens jeux et considèrent qu’ils ont fait leur temps, remarquez que tous ne le font pas. Il est toutefois interdit d’en faire une revente payante, mais vous pouvez les télécharger pour y jouer. Pour y jouer, il existe des émulateurs qui permettent de les rendre jouable sur un ordinateur moderne. Cela ne fonctionne pas toujours, mais avec un peu de chance, il n’y aura aucun problème. Il y a quelques années, j’ai refait un tour complet du « Dongeon Master » sans aucun accroc. Même mon fils, pourtant habitué à des trucs bien plus sophistiqué a trouvé que c’était génial.

Bas nylon et du miel sans abeilles

Le destin d’une chanson est parfois bien mystérieux, c’est un peu une rivière qui commence par un mince filet d’eau et qui se transforme en torrent. En 1960, Bobby Scott compose des thèmes musicaux qui vont servir de toile de fond à une pièce de théâtre dont « A Taste Of Honey » est une des composantes et aussi le titre de la pièce. Elle est d’origine américaine, mais l’ajout musical est propre à son adaptation anglaise. Tony Richardson en fera un film l’année suivante avec une musique de générique différente. Ces thèmes, un mélange de musique classique et de jazz, se font remarquer et plus spécialement la mélodie qui donne le nom à l’ensemble. Elle est reprise rapidement par d’autres artistes en version également instrumentale. Elles sont enregistrés aussi bien du côté anglais qu’américain et sans être de gros succès vont contribuer à donner une certaine réputation au titre. Une version vocale vient aussi s’ajouter, avec des paroles de Ric Marlow. C’est cette version qui sera reprise sur le premier album des Beatles et figurera aussi sur des éditions en 45 tours. Elle figurait déjà dans les shows au Star-Club de Hambourg. C’est le coupe de pouce qui l’envoie au firmament, si les crooners ne se précipitent encore par pour reprendre les compositions des Beatles, celle-là leur convient très bien, il s’y colleront pour plusieurs d’entre eux. Mais c’est en 1965 que le titre deviendra un vrai succès international, via la reprise instrumentale du trompettiste Herb Alpert. Elle a l’avantage de cibler un public tous azimuts, elle plaît autant aux jeunes qu’aux plus anciens. Je me souviens de l’avoir entendu de nombreuses fois à « Salut les Copains », une émission pas spécialement destinées aux croulants.

Depuis, elle suit son bonhomme de chemin, c’est le genre de mélodie que tout le monde connaît sans toujours pouvoir l’identifier autrement que mélodiquement. Mais c’est aussi ce genre de truc qui en fait un standard. Sur mon plan personnel, la version des Beatles est celle que j’ai le plus écoutée, je lui trouve un charme fou. Pour les spécialistes, on peut y trouver un petit air de famille avec une autre musique qui date de 1960, le thème du film « Exodus ».

Les thèmes musicaux de la pièce par le compositeur.

Première version vocale par le Noir Billy Dee Williams, 1961. Comme acteur, on le retrouvera dans « Star Wars ».

Le version Martin Denny, qui obtient quelques succès aux USA, assez pour être édité en France, 1962.

L’Anglais Acker Bilk en 1963,, un hit modéré pour lui, après son immense succès « Stranger On The Shore », meilleure vente en 1962, 1 an des les charts et premier artiste soliste anglais années 60 à être no 1 aux USA.

Quincy Jones, 1963.

La version des Beatles, 1963.

Toujours les Beatles, un prise rescapée des passages à Hambourg.

Version française par Nana Mouskouri, 1963.

Paul Desmond, le saxophoniste de Dave Brubeck, 1964.

La version de Herb Alpert, 1965.

Les Artwoods en 1965, pour le EP « Jazz In Jeans ». Art Wood n’est autre que le frère de Ronnie Wood des Rolling Stones.

Le grand Chet Baker, 1965.

Morgana King, 1965.

Peter and Gordon, 1967.

Les Hollies en live, 1968.

Lionel Hampton, 1972.

Nookie Edwards, des Ventures, 2011.

Bas nylons et un aventurier à croix blanche

 

On retrouve dans les actuels USA, de nombreuses traces d’immigrés venus de plusieurs pays européens. Les pays anglophones se taillent la part du lion. Les pays francophones sont plus modestement représentés, la France restant la mieux positionnée dans ce contexte. On retrouve spécialement cette influence en Louisiane, nombre d’endroits portent des noms à consonance française et il reste le cajun, une base de vieux français mélangée à l’anglais. A partir du 19 siècle, les moyens de transport se démocratisant, l’Amérique comme on l’appelle alors devient une possible terre promise, l’aventure en tente plus d’un, la fortune est peut-être au bout de la route. Moi-même, j’ai retrouvé la trace d’un probable ancêtre, un oncle à mon grand-père, décédé à Fort Wayne dans l’Indiana en 1859, à l’âge de 29 ans. Le lieu d’origine est le même que le mien. De même, j’ai mis la main sur les traces de mon père, parti tenter la grande aventure là-bas. Son nom est mentionné dans le registre d’immigration en date du 2 octobre 1929, un peu avant le krach boursier de 1929. C’est toujours assez marrant de penser, que je suis un enfant du krach, s’il n’avait pas eu lieu, c’est plus que très probable, je ne serais pas là.

En comparaison d’autres pays, La Suisse est très modestement représentée, sans doute les citoyens sont un peu moins aventuriers, mais c’est aussi un pays à la population peu nombreuse en comparaisons d’autres nations, donc mathématiquement il y en a moins. Il n’y a pas eu un La Fayette. Il y en a quand même un qui sort du lot et qui reste connu dans l’histoire des USA, une rue de San Francisco, un comté, une réserve naturelle, portent son nom. Un de ses fils est le fondateur de Sacramento en 1848, capitale de la Californie actuelle. Son nom est Johann August Suter, connu sous le nom de John Sutter.


John Sutter

Il naît en 1803 en Allemagne d’un père de nationalité suisse, mais plus tard la famille retourne dans son pays d’origine. Il commence comme simple apprenti à Berthoud, près de Berne. Il se marie en 1826 et aura 5 enfants. Devenu commerçant, ses affaires vont mal, il risque la prison pour faillite. Laissant sa famille, il s’embarque au Havre pour l’Amérique et y arrive en juillet 1934. A cette époque, le pays est encore relativement embryonnaire, il est spécialement habité dans sa partie est. Ce n’est encore tout à fait la conquête de l’ouest dans la pratique, mais on y pense sérieusement. Il y a encore beaucoup de choses à découvrir, à créer, à mettre en place pour le développement. Il  décide alors de partir vers l’ouest, et du genre fanfaron, s’invente un passé militaire d’officier, cela fait toujours bien dans le paysage. Sa pierre tombale portera d’ailleurs la mention de général, titre purement fantaisiste. Il s’arrête dans un premier temps à Saint Louis, ville ayant une position assez centrale sur la carte. De nombreuses pistes tendent vers la côte ouest, il en profite pour développer des commerces de marchandises qui profitent de cette opportunité. Il va aller en Alaska, puis en 1839, il se dirige vers la Californie, alors en partie appartenant au Mexique et très peu peuplée. Le pays cherche à se développer et offre des concessions de terrain à qui veut les exploiter. Il obtient 20 000 hectares de terrain, c’est à dire deux fois la surface de Paris, et en bon Suisse décide d’y installer un commerce agricole, qu’il nomme Nouvelle Helvétie ou Fort Sutter. En 1847, quand la Californie devient américaine, les affaires sont florissantes, il possède en 1850 12 000 têtes de bétail, 1000 porcs, 2000 chevaux, 10000 moutons et occupe 150 personnes, principalement des mormons. Il possède encore des ateliers de tissage, une distillerie, un moulin, une tannerie. Il est l’un des hommes les plus riches de Californie.

Fort Sutter ou la Nouvelle Helvétie

Mais un petit diable est sorti de sa boîte en 1848. Un année avant, Sutter a décidé de construire une scierie sur les rives de l’American River. Personne n’y trouve rien à redire, sauf peut-être que ce territoire est hors de ses concessions, mais à ce moment là ça passe comme une lettre à la poste, d’autant plus que le territoire et fraîchement américain. Vous imaginez comme peut fonctionner une scierie en 1848, c’est le courant de la rivière qui fait fonctionner la scierie. Un des employés de la scierie trouve sous quelques centimètres d’eau… de l’or ! Mis au courant Sutter ordonne à son employé de fermer son caquet, sans doute le temps d’acheter le terrain. mais l’employé parle et bien tôt le monde entier est au courant, il y a de l’or en Californie, et ce n’est pas quelques paillettes, il y a de quoi en faire de beaux lingots. Le pays est pris soudain d’une forte fièvre qui ne se guérit pas avec de pilules. Pour Sutter, c’est en une particulièrement difficile à avaler, il faut faire face à l’invasion venue de partout.

La scierie aurifère

James Wilson Marshall, l’employé qui découvrit l’or

Au moment des faits, un de ses fils est venu le rejoindre, plus ou moins dans l’optique de futur héritier, il pose la première pierre de Sacramento. Mais il découvre un pays sans foi ni loi, un pays d’aventuriers où l’on joue du revolver comme de la guitare, à mille lieues de sa paisible Suisse. Sutter père ne sait pas trop quelle attitude adopter, vendre ses équipements aux chercheurs d’or ou chercher aussi de l’or. Il tente de se faire élire au gouvernement de l’Etat Californien, mais il n’est pas élu. Rejoint par sa famille, il s’établit plus au nord et semble ne pas pouvoir s’adapter au monde en train de changer. Il s’imagine toujours un peu en seigneur sur ses terres, il vend Ford Sutter et vit de ses rentes, il n’est certes pas pauvre. Mais nouveau coup du sort en 1864, le Cour Suprême des Etats-Unis décide qu’il n’était pas légalement propriétaire d’une partie des terrains qu’il a acquis en 1845, et qu’il a déjà vendus, il est en quelque sorte ruiné et un incendiaire met le feu à sa maison, ajoutant encore au désastre. Avec le recul, on peut se demander quelle était la valeur de ce jugement, si opportuniste, mais c’est l’Amérique d’alors, pas encore au sommet de la civilisation. Il part en Pennsylvanie et tente plusieurs fois de rentrer dans  ses droits. Il meurt en 1880 à 77 ans, sans avoir obtenu gain de cause.

John Sutter, âgé

Quoiqu’il en soit, il est un de ces hommes qui ont fait l’Amérique, le premier fermier industriel le plus à l’ouest du Pecos, l’instigateur involontaire de la première grande ruée vers l’or. Blaise Cendrars l’a romancé en 1922 dans « L’or », le cinéma l’a mis en images en 1936 « Sutter’s Gold », la télévision aussi avec la série en 13 épisodes « Fortune ». Ironiquement il est plus célèbre pour avoir découvert par hasard de l’or dont il n’a jamais tiré un centime, que par la fortune qu’il a amassée en bâtissant un petit empire en partant de rien.

Sutter Street à San Francisco

 

Bas nylons et une histoire d’eau bénie

 

Le visage sonore de la musique actuelle serait certainement autre si les Noirs n’y avaient mis leur grain de sel. L’Amérique est la plaque tournante de cette transformation musicale, principalement par la création d’une musique religieuse qui leur est propre, le gospel. En effet, la musique liturgique chrétienne, dite musique sacrée, est peu prisée par les Noirs, musicalement il n’y trouvent pas leur compte, d’autant plus si ils ont adopté une religion d’obédience chrétienne, à travers une religion « officielle » ou une de ces sectes qui pullulent aux Etats-Unis. Une différence notable entre les pratiques réside dans le fait que les Blancs adoptent une attitude respectueuse envers Dieu, tandis que les Noirs expriment de la joie dans une attitude beaucoup moins rigide, c’est un peu la fête. On retrouve aussi cela dans les funérailles, pleurnichardes d’un côté, souvent festives de l’autre, tout le monde chante et joue de la musique. Dans la Bible, il y a de nombreuses histoires qui sont contées et qui méritent une mise en lumière si l’on est croyant. C’est ce que le gospel fera au fil des ans avec des origines qui remontent aux siècles passés, mettre en musique et en paroles certains de ces passages, qui serviront d’abord dans le cadre religieux, mais qui déborderont largement les frontières des portes de l’église. Elles seront reprises et apprêtées à toutes les sauces, folk, jazz, rock and roll. Elvis Presley en fera lui-même un album « His Hand In Mine », qui est sans doute un des sommets de son art vocal. Elle reste une musique essentiellement noire, mais de loin pas dédaignée par les Blancs, surtout depuis l’invention du phonographe..

Toutes les musiques qui viennent ensuite sont des dérivés de ces origines, le blues, les R&B, le rock and roll et toute la suite. Nous allons en visiter une parmi les plus célèbres, Wade In The water », et vous verrez que bien du monde l’a visionnée musicalement à sa manière. Historiquement, elle relate la fuite en Egypte.

La plus vieille version connue enregistrée, 1924 par Sunset Four.

Les Charioters, 1929

Le Golden Gate Quartet, 1946, une des versions qui aida à sa popularité.

Une version jazz, 1960, Johnny Griffin.

Bob Dylan, 1961, en live dans un style folk blues.

La fameuse Graham Bond Organisation à l’aube la pop, 1965.

Version beat par les Rivets, un groupe allemand qui tournait dans les environs du Star-Club, 1965.

Version soul par Ramsey Lewis Trio, 1966.

A la mode brésilienne, Herb Alpert, 1967

Brother Jack McDuff, soul, 1967.

Très belle version assez pop de Big Mama Thornton, la fameuse créatrice de « Hound Dog », 1968.

Alexis Korner avec Brian Auger en live 1974.

Version de Five Young Cannibals, 1985.

Version bluesy Tedeschi Trucks, 2012.

Un band de jazz américain qui « glisse » par moments sur un morceau des Beatles, 2016

Bas nylons et toujours cette dame.

 

 

Suite des photographies d’Annemarie Schwarzenbach, icône lesbienne, reporter et photographe suisse.

Biographie dans premier article

Deuxième article

Toutes les photos datent des années 1930, la date précise est inconnue.

Dans les années 30, bien que très proche, le Portugal restait un pays qui pouvait présenter un certain attrait exotique. Il y a sans doute un événement qui a un peu propulsé le pays dans l’actualité et suscité un attrait pour les Chrétiens, les célèbres apparitions supposées de la Vierge Marie dans le petit village de Fatima en 1917. Bien que le prénom soit d’obédience arabe, Fatima est l’une des filles du Prophète, il n’est pas trop étonnant de voir un village porter ce nom, car pendant des siècles les Musulmans ont occupé la péninsule ibérique, du 8ème au 12ème siècle environ. Contrairement à ce que l’on peut penser aujourd’hui, les Arabes enrichirent de manière significative la culture durant leur occupation. Sur bien des points ils étaient en avance, les sciences, la médecine, la philosophie, étaient colportés par les sages arabes et ce savoir mis dans des bibliothèques dont ils furent les fondateurs. On constate aussi qu’ils vivaient plutôt en bonne intelligence avec la population d’origine locale.

Après le renversement de la monarchie en 1910, le pays tente de bâtir une république remise en question par l’armée dès 1926, puis la dictature de Salazar, qui gouvernera le pays d’une main de fer pendant 40 ans. Malgré tout pour Annemarie Schwarzenbach le pays mérite un détour, d’autant plus que c’est relativement près de sa Suisse natale. Elle séjournera principalement à Lisbonne et mettra plutôt son objectif au service de la photographie de personnes, plutôt que celle des paysages. On peut deviner à travers elles, une vie assez rudimentaire, les gens bien vêtus sont évidemment des touristes. La photographie reste une vision fugitive et figée de l’histoire, mais dans bien des cas c’est une entrée dans l’éternité.

 

Source DP

Pipeline et bas nylons

Pour ceux qui pratiquent le surf, il y a une spécialité que les plus hardis recherchent, c’est le tube, en anglais pipeline. Quand une vague de belle hauteur se retourne sur elle-même, il y a momentanément une sorte de tunnel où les surfeurs essayent de s’engouffrer. En plus d’avancer très vite, il y a l’impression d’être complètement entouré d’eau. Quand ce sport devient un mouvement musical typique, à l’initiative notamment de Dick Dale, suivi par les Beach Boys, il y a eu de nombreux titres qui firent référence aux termes employés par les surfeurs. En 1963, un groupe californien du nom de Chantays enregistra l’un des plus célèbres titres instrumentaux faisant la part belle à cette fameuse figure du surf, le pipeline.

Le son du surf en terme de technique est obtenu par un effet que l’on appelle la réverbération, le plus souvent avec par un artifice technique d’amplificateur ou en usant de la répercussion d’un son rebondissant dans un endroit destiné, une église par exemple. Cela donne cet effet de son à la guitare qui parfois peut faire penser à quelque chose en train de frire dans une poêle, on parle aussi de son aquatique. Ce sont presque toujours les guitares Fender qui sont utilisés par les musiciens. La guitare basse est exclusivement électrique, la batterie est aussi sélective, comme Gretsch par exemple.

Les Chantays comme beaucoup de groupes sont avant tout des copains d’école qui décident de former un groupe de rock. Le titre « Pipeline » qui allait faire leur gloire est écrit en 1962, par les deux guitaristes, rythmique et soliste du groupe, Bob Spickard et Brian Carman. En 1963, pour le label Downey distribué par Dot records et alors qu’il sont encore mineurs, il devient un hit mondial et l’un des morceaux de surf instrumental les plus immortels. C’est pratiquement un détour obligé pour tous ceux qui se lancent dans ce style. Pourtant les Chantays ne sont pas un groupe de surf pur et dur, puisque l’un des membres joue du piano, instrument assez présent dans les enregistrements mais totalement absent dans la plupart des autres groupe du genre. Mais cela n’empêche pas que toute leur musique de se center sur le surf instrumental, même si leur second album est en partie vocal. Ils tournent encore aujourd’hui, malgré le décès de Brian Carman en 2015. Leur hit figure dans la liste des 500 chansons qui ont formé le rock. La ville californienne de Santa Ana leur a même dédié le nom d’une rue : Chantays Way. C’est une autre manière d’entrer dans l’immortalité.

Voyons quelques une des multiples versions de cet vague qui n’en finit pas de se retourner sur elle-même.

Climp d’époque sur le playback stéréo.

La reprise par les Astronauts, elle diffère de l’original car il n’y a pas de piano, 1963.

La version des Ventures, 1964.

Version ancêtre du disco par Hot Butter, les créateurs de « Pop Corn », 1973.

Ambiance complètement différente, en funky, Incredible Bongo Band, 1974

Version hard, Johnny Thunder, 1978.

Elton Motello (Plastic Bertrand fut son batteur), 1978.

Dick Dale avec Stevie Ray Vaughan, 1987

The Killer Bananaaz, 2002

En jazz et en live, Bill Frisell, 2014. il fut un musicien qui joua dans le Ginger Baker Trio.

Pour changer une femme à la guitare, Los Yawares & Yolanda Marvel des Twang Marvels, groupe brésilien, 2018.