En passant

Bas nylons et presse à clous

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Un petit voyage dans l’humour. Le Clou, sorte d’ancêtre de Franc-Rire ou Blagues proposait de faire rire à la Belle Epoque. IL faut bien se figurer que le rire n’était pas tout à fait le même qu’aujourd’hui, ou du moins les faits qui pouvaient faire rire. Mais on peut remarquer que certaines blagues pourraient très bien être racontées aujourd’hui, l’histoire du poisson pas frais est un exemple facilement transposable en 2019, il y a toujours du poisson pas frais au menu des restaurants. Les petites mésententes dans le couple ont un passé, un présent, et l’avenir ne nous en fera pas grâce, d’autant plus qu’il est maintenant encore moins nécessaire de se marier pour le faire. Le dessin sur les artistes serait bien plus obsolète, il y a longtemps que l’on ne se moque plus de l’excentricité des leur comportement ou de leur allure, c’est même le contraire. Je vous laisse les découvrir en vous rappelant que vous pouvez cliquer les images pour une meilleure vue.

Sources, Gallica, BNP, DP

En passant

Bas nylons et une petite écolière

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Encore une chanson de blues bien noir qui fut enregistrée dans les années 1930 et qui devint un standard presque trente années plus tard, grâce à l’intérêt qu’elle suscita parmi les amateurs blancs  qui se convertirent à la cause du blues. Ces années d’avant guerre sont une véritable pépinière de talents dans le ghetto noir, tout le monde connaît un peu tout le monde et les collaborations entre musiciens sont nombreuses. On ne devient pas une vedette en quelques jours, encore moins quand on est noir et que l’on pratique le blues. Souvent le matériel est rudimentaire, mais on fait preuve d’imagination comme les jug bands qui fabriquent leurs instruments avec des boîtes à biscuits et tout ce qui peut servir de caisse de résonance. A part les grands noms du jazz qui commencent à s’imposer comme Louis Armstrong, peu de bluesmen arrivent au rang de vedette. Le plus légendaire de cette époque reste sans doute Robert Johnson, mort en 1938, un des rares qui a pu se considérer comme une sorte de vedette du temps de son vivant. Pour les autres, la plupart devront patienter et attendre leur heure de gloire avec l’aide du public blanc. En revanche, ils se hisseront au statuts de stars.

Un de ceux qui ne réussit pas trop mal fut Sonny Boy Williamson I, nom qui prêta souvent à confusion car il n’est pas le très connu bluesman qui enregistre chez Chess à partir des années 50, de dernier est réalité Sonny Boy Williamson II. Il a toujours existé un controverse à propos de ces deux noms identiques. qui de l’oeuf ou de la poule fut le premier, on ne saura jamais. Ce qui est certain c’est que Sonny Boy Williamson I enregistra la chanson qui nous intéresse près de quinze ans avant le premier enregistrement de SBW II. Cette chanson, « Good Morning Little Schoolgirl », son premier disque, restera dans un relative obscurité jusqu’à ce que les Yardbirds la mettent en évidence sur leur second single et sur leur premier album live en 1964. Elle est typique du blues à l’harmonica, instrument prisé car très accessible financièrement, Dans certaines reprises, l’instrument disparaît totalement. Elle a une charme supplémentaire, elle peut s’adapter assez facilement à la fantaisie des interprètes. Son créateur lui doit beaucoup, même s’il fut assez connu de son vivant et reste un influence, son nom reste à jamais connecté à cette chanson. Il mourut assassiné en 1948.

Version originale, 1937.

Smokey Hogg, 1949.

Les Yardbirds, avec Eric Clapton, 1964.

Rod Stewart, premier d’une longue suite, très belle version, 1964.

Muddy Waters, avec Buddy Guy et Willie Dixon, 1964.

Paul Butterfly Blues Band, 1966.

Grateful Dead, 1967.

Chuck Berry & Steve Miller Band, 1967.

Johnny Winter, 1969.

Ten Years After, elle a toujours fait partie des concerts par la suite, 1969.

Van Morrison, 1993.

Rod Piazza, ancien membre du légendaire Dirty Blues Band, 2004.

Une version en live à Paris par Jonny Lang, bien baveuse, manque un bout vers la fin, 1997.

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En passant

Bas nylons et une manière de s’afficher

 

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La fin de 18ème siècle vit l’invention de la lithographie par un Allemand, Aloys Fenefelder. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, ce n’est pas un savant fou ou un chercheur scientifique, il est auteur dramatique et acteur. Confronté au phénomène de promotion de son travail, il cherche une solution pour toucher le plus de monde possible. L’imprimerie existe bel et bien, mais les moyens employés sont encore primitifs et limités, on ne dépasse pas un certain format, c’est en noir et blanc, et surtout fastidieux. Son idée est de pouvoir faire des affiches individuelles, de les imprimer et les diffuser à moindres frais, il s’y attelle. La base de l’invention est posée et en quelques dizaines d’années elle va connaître un essor considérable, on en vient gentiment aux belles affiches en couleurs qui étaleront leur charme dans les endroits publics.
Il fallait bien évidemment une utilité pour les diffuser, c’est là que la publicité fait son apparition. Elle peut couvrir n’importe quel domaine, mais le but le plus recherché est ce qui couvre les biens destinés à être vendus. Il faut également envisager de cibler la clientèle, tout ne peut pas être affiché n’importe où et n’importe comment. Une publicité pour le Moulin Rouge sera très bien sur les murs de Paris et des environs, mais n’aurait aucuns sens dans un bled perdu des Cévennes. Par contre, une affiche ventant une marque de chocolat peut couvrir la France entière s’il est disponible localement. La création de ces affiches reste un monument du dessin artistique diffusé à grande échelle. Ce sont en quelque sorte les premières bandes dessinées, qui d’ailleurs ne tarderont pas à devenir un autre phénomène, Bécassine sera une des première héroïnes de la Belle Epoque. Elle est encore passablement éditée et rééditée aujourd’hui, elle a toujours ses adeptes. Chose également intéressante, les affiches parlent, elles sont faites pour charmer la clientèle d’une époque donnée, la femme est très souvent mise en scène, mais elle peut sensiblement différer selon les canons de la beauté propres à une époque. Nous allons en admirer une quinzaine qui concernent plus particulièrement les lieux de plaisirs dans le Paris de la seconde moitié du 19ème siècle.

Vous pouvez cliquer sur les affiches pour les agrandir

1859

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1877

Source Gallica, B.N.F. DP

En passant

Bas nylons, un homme et un tambourin

 

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Bob Dylan est unanimement reconnu aujourd’hui comme une pièce maîtresse de la musique américaine, à ses débuts moins pour ses interprétations que comme compositeur et influence. Officiellement, il sort son premier album en 1962, la tendance est très folk et la musique acoustique. Il se recommande par ailleurs de Woody Guthrie, certainement la figure la plus légendaire du folk américain, chanteur et icône des mouvements contestataires nés dans les années 1930. Les chansons de Dylan du début sont ancrées dans cette tradition, Guthrie a souvent enregistré des chansons contenant un message, mais de  manière simple, vocal et guitare. La première chanson de Dylan à connaître un succès international fut « Blowin’ In The Wind » en 1963. Mais c’est grâce à la version de Peter Paul & Mary, et non celle du créateur. Leur version a incontestablement du charme tant musicalement qu’au niveau du texte. De plus, les harmonies vocales du trio peuvent plaire d’avantage que la voix nasillarde de Dylan. Ce succès va quand même attirer un peu plus l’attention sur le nom du créateur. On reste quand même dans le folk assez traditionnel.
Le missile qui va envoyer Dylan dans les étoiles et aussi changer son orientation musicale, viendra d’une autre des ses chansons remaniée à la sauce électrique « Mr Tambourine Man ». Au début 1965, d’une certaine manière l’Amérique succombe sous la vague anglaise, les Beatles, Herman’s Hermits, Dave Clark Five, font une concurrence d’enfer aux artistes locaux, même parfois avec des chansons 100% américaines. Un certain Jim McGuinn regarde cela d’un oeil sceptique. C’est un musicien folk accompli, il joue de la guitare, du banjo et a déjà joué avec le Chad Mitchell Trio, Hoyt Axton, mais il a sa petite idée sur la suite de sa carrière. Il monte à Los Angeles un groupe avec d’autres musiciens venus du folk, mais le but ce n’est pas de faire du folk pur et dur, mais de le mélanger avec le rock and roll. Le folk-rock était né et les Byrds également. Ils vont devenir l’un des groupes les plus influents des années 60 et susciter un tas d’imitateurs, les Turtles ne seront pas les derniers. Après quelques essais de réglages, par ailleurs très intéressants, pour le label World Pacific, dont une première mouture de « Mr Tambourine Man » tiré d’un album que Dylan vient de publier, ils sont signés peu après par Columbia. Ils remettent la fameuse chanson sur la tapis, c’est fois c’est complètement électrifié avec le célèbre petit intro à la guitare que l’on reconnaît tout de suite. Résultat des courses et succès mondial : si le disque est bien no 1 aux USA, il l’est aussi en Angleterre. Première contre-attaque américaine en terre anglaise. Même Bob Dylan remarqua la chose, ses chansons avaient l’air de plaire encore plus si on branchait la prise, ce qu’il fit. Rien que pour l’année 1965, suite au succès des Byrds, on compte au moins 20 reprises par des artistes connus.

L’original, 1965.

La version des Byrds, clip en playback, 1965.

Johnny Rivers, 1965.

Version française, Hugues Aufray, 1965.

Judy Collins, 1965.

Odetta, un peu blues, 1965.

Billy Strange, instrumental, 1965.

Beau Brummels, 1966.

Stevie Wonder, 1966.

Melanie, 1968

Le groupe Mountain avec Leslie West, superbe version, 2002.

Bob Dylan au Newport Folk Festival en 1964, alors qu’il ne l’avait pas encore publiée. Il est présenté par Pete Seeger.

Jim, devenu Roger, McGuinn en live dans les années 1990.

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En passant

Bas nylons et une traversée d’océan

Avant l’avènement de l’aviation, New York était presque un lieu incontournable pour les émigrants. Il existe bien entendu d’autres ports, mais les bateaux de passagers qui venaient d’ailleurs avaient comme principal lieu d’accostage cette célèbre ville. Les endroits réservés aux immigrants qui désiraient faire du pays leur nouvelle patrie devaient passer par un officie d’immigration, qui pouvait les accepter ou les refouler. Les arrivants étaient pour la plupart des gens à la recherche de travail, quelquefois avec un contrat de travail en poche, ce qui facilitait les démarches. A partir de 1892, on déposait les passagers à Ellis Island qui devint pendant plus de 60 ans, le premier lieu du contact avec le sol américain. Avant d’accoster, ils pouvaient admirer la fameuse statue symbole de la liberté. Dans les années 20, New York était déjà une ville tentaculaire, bâtie surtout en hauteur, mais aussi très étendue. On pouvait marcher dans une rue droite pendant des heures, sans en voir la fin. C’était sans doute un des premiers sujets d’étonnement pour les arrivants. A défaut d’y aller, la photographie permettait déjà d’en avoir une idée. C’est ce que nous allons faire avec une série d’images datant des années entre 1912 et 1936, le New York d’il y a pas mal de temps

1920 –  Rapatriement de 130 corps de soldats américains, décédés en France pendant la guerre 14-18

1920 – Woolworth building

1936 – Délassement sur un toit

1932 – En remontant l’Hudson

1923 – Match de boxe Criqui – Kilbane

1920 – La bourse et la banque Morgan

1926 – Equitable Building

1920 – Taxi side car

1919 – Le roi des Belges Albert Ier acclamé par les écoliers à Central Park

1913 – Terminus à New York

1912 – Incendie de l’Equitable, maison d’assurances

1927 – Voiture Peugeot

Sources Gallica, BNP, DP

 

En passant

Bas nylons et jouons au pendu

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Beaucoup de vieilles chansons qui sont arrivées jusqu’à nous, ont souvent parcouru des chemins très longs. Les troubadours en sont une des raisons, ils traversèrent de nombreux pays chantant ici et là, souvent s’échangèrent des mélodies, qui parfois sont transposées dans une autre langue. Le phénomène de l’adaptation dans une autre langue n’est en soi pas nouveau, la mélodie peut continuer son chemin. L’Amérique du Nord avec l’immigration servit d’entonnoir pour récolter toutes ces musiques, les adaptant pour un contexte plus local englobant toutes les légendes, vraies ou fausses, qui façonnèrent l’histoire du pays. Elle n’est pas vraiment très ancienne, mais par contre elle est très remuante. On ne peut par parler comme chez nous d’une guerre de trente ou de cent ans, de moyen âge, ou de renaissance, tout va très vite, c’est presque minuté. L’évolution du folklore américain a suivi le mouvement, il s’est très vite converti à représenter en musique les grands faits de l’histoire, ne conservant guère que la mélodie et quelques rares fois les paroles originales au mot à mot. L’exemple le plus connu est le fameux « House Of The Rising Sun », vieille chanson anglaise qui plante un nouveau décor à La Nouvelle Orléans dans une maison peu recommandable. Elle n’est de loin pas la seule à subir ce genre de traitement. Dans le cas de celle que nous allons voir, si l’esprit d’origine est respecté, le décor est amplifié par la propre histoire américaine qui en fait une chose presque banale au 19ème siècle, les histoires de pendus.

La chanson est avec certitude venue  d’Europe, elle existe même dans plusieurs langues. Dans la tradition chantée anglaise, elle concerne une jeune fille condamnée à être pendue et qui demande à tous ceux qu’elle connaît et qui viennent assister au spectacle, s’ils on amené de l’argent ou de l’or pour la sauver. Dans la version américaine, il s’agit plutôt d’un homme, car pour autant que la légende soit véridique, ce sont plutôt les vauriens, la bandits, les hors-la-loi, qui ont ce privilège.  La chanson existe sous deux titres : « Hangman » (le pendu), et plus couramment « Gallows Pole » (le gibet) ou encore « Gallow Tree ». C’est un classique du folklore dont il existe de nombreuses versions, mais elle deviendra vraiment très célèbre grâce à la version pop de Led Zeppelin en 1970 sous le titre « Gallows Pole ».

La version de Leadbelly, très folk traditionnel, 1939.

La version de la grande Odetta, 1957

Kingston Trio, 1961

Steve Comacho, 1962.

Tex Ritter, en country, 1964.

Led Zeppelin, 1970.

Robert Pant Jimmy Page, Glastonbury, 1995.

Babajack, 2011.

After The Revolution, version plutôt hard, 2012.

Neil Young & Crazy Horse, plutôt rock, 2012.

Willy Watson, 2017

Robert Plant, en live, 2017

Plaisante version très folk traditionnel.

 

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Bas nylons et un endroit ailleurs















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Allons nous promener à travers quelques vieilles photos comme j’aime le faire, tout en ayant l’impression de remonter le temps dans ma belle machine sortie d’un film de science-fiction. Une partie de ma famille est marocaine, alors il était presque naturel que je recherche quelque chose de là-bas. J’y suis allé bien sûr, physiquement. J’ai goûté la belle hospitalité de ce peuple jusqu’en m’en repaître tellement elle est généreuse. Je ne suis pas le seul à le penser, dans le cadre de ses reportages « J’irai Dormir Chez Vous », Antoine de Maximy cite le Maroc comme le pays le plus accueillant qu’il a visité. Imaginez une grande terrasse en haut d’une maison, baignant dans la douceur du soir sous le ciel étoilé, 80 personnes qui mangent de 21 heures à 4 heures du matin avec en fond un orchestre qui jouait dans la couleur locale, plaisante perspective n’est ce pas ? Si j’en parle, c’est que j’étais un des convives, un invité, le seul authentiquement francophone sans racines arabes. Cela ne m’a pas coûté un centime,  et j’ai même pas eu besoin d’apporter le dessert ! Je ne vais pas raconter la soirée, mais la chose qui a le plus excité ma curiosité, c’est deux dames mariées au même mari, comme il est permis de le faire dans l’Islam, la limite étant par ailleurs fixée à quatre. Et je vous prie de croire qu’elle ne se crêpaient pas la chignon, mais semblaient partager une réelle complicité avec un sourire éclatant et de belles dents blanches en plus.  Cela me permet de placer une histoire drôle qui le serait beaucoup moins chez nous, celle du sultan qui entre dans son harem et dit : « Je vous quitte, j’aime un autre harem ! ».
C’est sûr qu’en pénétrant au Maroc, on sent une différence de culture, et ce n’est pas forcément pour me déplaire. Je n’aime pas forcément celle qui s’attache aux touristes qui m’intéresse, mais plutôt les vraies racines. Alors j’ai décidé d’aller un peu explorer les régions berbères, en m’enfonçant dans l’Atlas. Au fond d’une vallée entourée de hautes montages, je suis arrivé dans un village aux maisons élémentaires toutes en briques rouges. Ici et là, à flanc de montage, quelques très petits villages où l’on devine un chemin muletier qui y conduit et quelques ânes qui montent ou qui descendent le sentier. Quelle impression de paix, un silence à peine troublé par les quelques bruits qui nous rappellent qu’ici aussi la vie existe, mais c’est un peu comme un film au ralenti avec la bande sonore déformée. Le seul vrai son qui est parvenu distinctement à mes oreilles, c’est celui de l’appel à la prière, alors que je faisais une petite sieste avant le repas du soir. Bien qu’étant parfaitement athée, j’ai ressenti cela comme une sorte de respect que je devais envers les gens qui vivaient là-bas, ne pas attenter à leurs croyances quoiqu’on en pense. Comment être autrement avec des gens qui vous sourient, qui s’inquiètent de savoir si tout va bien, des enfants qui rient, cette petite fille qui vous emmène par la main pour vous monter avec fierté un agneau, ici pas de Playstation ou de Gameboy, et ils n’ont pas l’air d’être plus malheureux ! Et ce paysan, sans doute pauvre comme Job, dans son costume traditionnel duquel émerge son visage buriné, qui vous amène humblement un poulet par peur que vous n’ayez pas assez à manger… J’ai cru Brassens me chanter un couplet ajouté à  « La Chanson Pour l’Auvergnat » en s’excusant de l’avoir omis un couplet. Je crois que sur notre bonne vieille planète, il y a des endroits où l’on se sent mieux qu’ailleurs, celui-là en est un !

Regardez cette vidéo extraite de « J’irai Dormir Chez Vous » au Maroc. Elle parle mieux que mille mots.

Pour se mettre dans l’ambiance et regarder les photos, une célèbre chanson arabe interprétée par Sapho.

Toutes les photos suivantes datent d’une centaine d’années. J’ai choisi des paysages ou des gens représentatifs du pays.

Source Gallica, BNP, DP