En passant

Bas nylons et et garage du coin

*****

Pour changer un peu et en alternance, nous allons explorer une série de garage punk qui s’appelle « Mindrocker ». Elle fut publiée dans les années 1980. C’est en quelque sorte une concurrente des « Pebbles » et autres. C’est le label Line qui édita la série. Elle est un peu moins sélective dans les obscurités, explore aussi d’autres styles voisins. Alors, attendez-vous d’en écouter. On y trouve aussi des noms plus connus. Toutefois, cela reste une appréciation subjective, car pour le simple passant à une ou deux exceptions près, tous les noms, le classement dans un style précis, ne lui diront rien. La qualité sonore est de très haut niveau, on a sans doute recherché les meilleures bandes à disposition. Voici la suite volume 3 et 4

Volume 3

The Charlatans – The Shadows Knows. Un groupe qui a acquis une certaine légende sur la scène de San Francisco. On y trouve notamment Mike Wilhelm qui fera partie des Flamin’ Groovies version Chris Wilson. Comme je le connais, j’avais amené le seul album original qu’il existe d’eux pour que Wilhelm me le signe. Malheureusement il était absent lors du concert où j’ai revu Chris Wilson.

The Shades – Ballot Bachs. Un instrumental assez basé sur « Psychotic Reaction » des Count Five

The Mc Coys – Don’t Worry Mother. Célèbres pour « Hang On Sloopy », le groupe décide d’aller un peu plus à la recherche d’un style un peu moins commercial. Voici un des résultats. C’est une composition du guitariste Rick Derringer, future légende de cet instrument.

The Myddle Class – Ce titre composé par le célèbre duo Gerry Goffin et Carole King est plus connu par la version des Electric Prunes, mais ici c’est l’original.

The Next Five – He Stole My Love

The Everpresent Fullness – Doin’ A Number

The Balloon Farm – A Question Of Temperature. Ce succulent titre qui avait tout pour faire un hit, il existe aussi sur une très rare publication française en single. Repris plus tard par Lords Of The New Church avec Stiv Bators.

The Shags – Hide Away

The Fifth Order – Today (I Got A Letter)

The Gray Things – Charity

Volume 3

The Moving Sidewalks – 99th Floor. Celui-là et les suivants, c’est pour les fans de ZZ Top. En effet, vous trouverez quelques titres de ce groupe dont Bill Gibbons fut le guitariste, on ne devine pas trop le personnage, mais il est bien là et il compose. Il existe un album du groupe enregistré en 1968. Inutile de vous préciser le prix d’une copie originale.

Need Me

Every Night A New Surprise

The Great Believers – Comin’ Up Fast (Part 1)

The Scotty McKay Quintet / The Train Kept A-Rollin’. Selon les bruits qui circulent, Jimmy Page aurait joué par contumace le solo de guitare sur ce titre qui figure aussi dans la discographie des Yardbirds. En fait, ne pouvant être présent, il l’aurait ajouté sur le bande qui lui fut transmise et renvoyé le tout à l’expéditeur. Ce qui est sûr, c’est que le principal intéressé n’a jamais démenti.

A-440 – Torture

Johnny Winter – Birds Can’t Row Boats. Encore un de ces disques que l’on découvre avec émerveillement dans ces compilations. Johnny Winter n’a pas eu un succès immédiat, loin s’en faut. On trouve ce titre connecté à son nom en deux versions avec exactement le même playback. L’une où il chante personnellement avec des paroles différentes, parfois titré « Spiders Of The Mind » dans les compilations, et celui-ci chanté par on ne sait trop qui, avec d’autres paroles. Enregistré en 1966 dans un style très folk-rock, cette rare version est un régal. J’avoue que j’ai écouté  ce titre des centaines de fois et je n’ai pas l’intention d’arrêter.

The Things – I Don’t Believe It

The Stoics – Enough Of What I Need

The Pandas – Walk

The Bad Roads – Blue Girl. Ce titre est devenu un classique incontournable des amateurs de garage punk.

Amos Boynton & The ABCs – The Ballad Of Bertha Glutz

Satori – Time Machine. Un titre précurseur qui est la face B de « 1000 Micrograms Of Love », un 45 tours d’une rareté qui frise le surnaturel.

*****

En passant

Bas nylons et une vidéo qui parle sans le vouloir

*****

Dans cet article nous allons décortiquer une vidéo et constater qu’elle peut parler sans mots.
Elle est la preuve que dans certains cas la discrétion n’est pas de trop et peut s’avérer une sorte d’assurance tranquillité. Si vous publiez une vidéo de votre femme ou de votre mari faisant du ski dans une station de sport d’hiver, aucun problème, seules les personnes qui vous connaissent vous identifieront. Même si on devine Megève en arrière plan, c’est un indice que vous y êtes allés rien de plus, ce n’est pas marqué sur votre visage que vous habitez Marseille. Quand vous publiez du contenu à caractère sexuel autrement que passif, cela devient un peu plus risqué, surtout si c’est de la vidéo. Par passif, j’entends des photos ou de petites vidéos dans un endroit quelconque qui pourrait être n’importe où. Nous allons étudier un cas un peu plus parlant, qui concerne une personne exhibitionniste genre plutôt soft, parfois en public, mais quand même un peu allumeuse. En me transformant en Sherlock Boss Holmes, rien qu’en analysant des vidéos, j’ai réussi à trouver avec une quasi certitude le domicile de cette personne, du moins un lieu où elle séjourne régulièrement. Elle ne se cache pas particulièrement, montre son visage, mais ne va pas jusqu’à donner son adresse et son numéro de téléphone. On peut la contacter via un mail, mais cela s’arrête là. Il est probable que quelques personnes savent qui elle est, pour autant qu’ils aient vu les vidéos. Pour information, quand vous en saurez un peu plus, inutile de chercher les vidéos car elles ont été « supprimées pour avoir enfreint les règles » etc, etc. Il reste quand même un point délicat, une personne mal intentionnée pourrait harceler ou importuner cette personne, allez savoir. Je m’imagine bien que parmi les visiteurs de certains sites, il n’y a pas que des anges, même quelques personnages très peu recommandables. Pour ma démonstration et par respect pour cette personne, je vais rester très discret. Vous ne verrez pas son visage, je ne mentionnerai aucun lieu, rien de plus banal qu’une rue ou une maison perdus dans un coin, mais il peuvent parler. Peut-être reconnaîtrez-vous certains endroits, mais vous auriez aussi pu le faire en visionnant les vidéos.
Pour analyser une vidéo, il faut la parcourir et repérer ce qui pourrait servir d’indice. Le premier pas est de situer dans quel endroit la prise de vue a été faite. Il faut trouver le ou les indices qui serviront de détonateur. Certaines vues peuvent montrer, sans que cela soit intentionnel, quelque chose de significatif, une particularité propre à un endroit. Par exemple, si le paysage est montagneux, il y a peu de chances que ce soit en Belgique ou au Sahara. Repérer la topologie d’un endroit, le style des maisons, les magasins style grandes enseignes, le genre de signalisation routière, sont autant d’indices qui peuvent vous diriger vers un lieu, un pays plus ou moins précis. Souvent la vidéo vous aidera en faisant apparaître des indices qui font partie du décor. vous devrez les exploiter par recoupement. Il est bien rare qu’après en avoir récoltés plusieurs, surtout s’ils sont répétitifs, vous n’arriverez pas à situer un lieu approximatif. Ensuite, c’est sans doute le plus difficile, localiser dans ce fouillis un endroit précis. On peut procéder en appliquant un succédané de la triangulation que les géomètres connaissent bien. Vous avez repéré une église, un marché Carrefour, un pont routier typique, un passage à niveau, une gare. Tous ces indices reportés sur une carte vous donneront avec une certaine précision un regroupement de quelques kilomètres carrés. On peut imaginer, dans le cadre d’une grande surface que la personne ne va pas faire 50 kilomètres en voiture pour aller faire ses commissions, c’est un très bon indice. Mais vous verrez dans la démonstration que la personne m’a pas mal aidé en laissant traîner des indices sur ses nombreuses vidéos, je n’ai eu « qu’à me servir ». C’est sans doute involontaire de sa part, mais vu qu’elle a le plus souvent fait ses petits films dans le même coin, ce fut d’autant plus facile. Pour les recherches de lieux, j’ai utilisé Street View, qui est très bavard, sinon très indiscret.

Voilà un premier indice significatif, pas la voiture en somme de grande série, mais je dirais suite à une grosse erreur de la personne, car il s’agit peut-être de la voiture dont elle se sert (je ne le sais pas encore). L’immatriculation est très très brièvement lisible sur un plan de la vidéo. Elle indique tout au plus une région qui fait des milliers de kilomètres carrés, Je sais, je suppose maintenant que c’est plutôt là qu’ailleurs.

Pour cette petite séance d’exhibition, le lieu choisi est une petite gare. Si on regarde le paysage, on remarque que nous sommes dans une plaine assez large entourée de montagnes, seules celles de droite sont visibles.. De plus, il y a une voie ferrée. bon indice car il n’y en a quand même pas partout. A partir de là, il faut rechercher sur la carte un endroit qui peut correspondre à une plaine, avec un train qui circule dans la région que la plage minéralogique me suggère.  Il faut fouiller, cela peut prendre du temps, mais avec un indice comme la ligne de chemin de fer, on cherche les gares et on compare avec le paysage environnant. J’ai fini par trouver, ne pouvant aller dans la gare, je me suis mis juste sur la route à côté. Vous remarquerez que la crête des montagnes à droite, a un profil qui correspond exactement. Il y a une différence de luminosité, les rochers sont moins nets, mais la position du soleil n’est pas la même. Je tiens un lieu précis.

Lors d’une scène filmée dans la voiture, apparaît dans la partie noire de la photo, le logo (que j’ai effacé) d’une banque, géographiquement cette banque se trouve à quelques kilomètres au nord de la gare que nous avons vue précédemment, Cela précise un peu plus la région. Remarquez, la conductrice porte des gants et une blouse blanche, elle fume une cigarette qui vient probablement d’être allumée et que les vitres sont mouillées donc il pleut.

Autre confirmation dans une autre vidéo, on voit le départ en voiture depuis la maison il pleut. Après une interruption du film, scènes mises sur une autre vidéo, très probablement celle d’où j’ai tiré la photo pour la banque, le film reprend. Un peu après, deux indices très clairs apparaissent. Une maison que l’on reconnaît facilement et un garage (nom effacé) que l’on peut identifier spécialement par la voiture dessinée sur le mur. Les photos sont plus que probablement la suite de la scène devant la banque, les vitres sont mouillées, la personne tient toujours une cigarette à la bouche et à la main. gants et blouse blanche. C’est la seules scènes où on trouve ce genre de météo. Ces endroits se trouvent dans le même lieu que la banque, assez près si l’on regarde bien l’avancement de la combustion de la cigarette à peine entamée sur la photo de la banque. On devrait tenir maintenant un lieu assez précis. Reste à fouiller les environs à la recherche de la maison. Une suite de vidéos vont m’aider.

Une ou deux fois, les déplacements et les petites scènes d’exhibitionnisme se font en scooter. Il est typique de la marque Mio, modèle probable 2007 ou 2009, en édition peinture teinte rose.

Sur celle-ci, c’est un départ de la maison. On aperçoit le volant et il nous confirme que c’est bien une Citroën qui est conduite. Plus intéressant, par la vitre on voit une zone avec du matériel hétéroclite déposé, c’est évidemment pas au centre ville que l’on va trouver ce genre de choses.

 

Sur l’extrait d’une vidéo, on aperçoit brièvement un coin de paysage au moment où la personne sort de chez elle (en haut). Remarquez les bandes de trois briques rouges et les boîtes aux lettres sur l’image. On peut constater que nous sommes presque à la campagne, à la périphérie d’une agglomération, une zone plutôt industrielle, entraperçue trois images plus haut. Maintenant, il faut en quelque sorte chercher pareil endroit sur Street View en mettant la vue satellite. On peut se repérer sur les montagnes en haut pour les déplacements. A la fin on y arrive, la maison, le réservoir blanc, le tertre. Vous pouvez penser que je me suis trompé, et pourtant si je regarde de l’autre côté, je vois ceci  :

La voiture (même modèle que la première image), les trois boîtes aux lettres et les séries de trois briques rouges et le fameux scooter devant la maison. Nous y sommes ! J’ai volontairement enlevé une partie du décor, ne gardant que l’essentiel. Evidemment, j’ai un peu résumé tous les indices, ne vous présentant que les images les plus significatives. Ce que vous ne voyez pas, c’est tout le reste, les images d’indices probables, toutes celles qui n’en sont pas. Le total des vidéos représente entre deux et trois heures de visionnages. J’ai survolées certaines, notamment les passages filmés en intérieur ne pouvant guère vous donner des indications, la marque du réfrigérateur ou de la chaîne audio sont des indices morts. Un air de musique entendu dans une vidéo ne vous indique pas la marque de la chaîne ou du poste de radio. Voilà, je sais avec une quasi certitude que cette personne réside dans cette maison, à longueur d’année ou occasionnellement. Encore une fois, ne faites pas n’importe quoi sur la Toile. J’ai démontré que l’on pouvait savoir beaucoup de choses rien qu’en regardant des vidéos. Dans le cas présent, cette personne peut dormir tranquille, je suis juste un observateur qui passe son chemin.

En passant

Bas nylons et garage pro

*****

Pour changer un peu et en alternance, nous allons explorer une série de garage punk qui s’appelle « Mindrocker ». Elle fut publiée dans les années 1980. C’est en quelque sorte une concurrente des « Pebbles » et autres. C’est le label Line qui édita la série. Elle est un peu moins sélective dans les obscurités, explore aussi d’autres styles voisins. Alors, attendez-vous d’en écouter. On y trouve aussi des noms plus connus. Toutefois, cela reste une appréciation subjective, car pour le simple passant à une ou deux exceptions près, tous les noms, le classement dans un style précis, ne lui diront rien. La qualité sonore est de très haut niveau, on a sans doute recherché les meilleures bandes à disposition. Voici une sélection volume par volume.

Volume 1

The Brogues – I Ain’t No Miracle Worker

Chosen Few – Nobody But Me

Au Go Go’s – All Over Town

Chris Morgan & The Togas – There She Goes

The Tikis – If I’ve Been Dreaming

Mark & the Escorts – Get Your Baby

The Other Half – Mr. Pharmacist. Ce groupe est bien sûr très connu des spécialistes, ce titre est légendaire. Un très rare EP publié en France.

Jefferson Handkerchief – I’m Allergic To Flowers

Peanut Butter Conspiracy – Time Is After You. Egalement un groupe assez connu.

The Fire Escape – Love Special Delivery. Titre assez légendaire, un EP très collector en France.

The Lyrics – Wait. Un de mes favoris depuis longtemps.

Fenwyck – Mindrocker. Le titre qui donné son nom à la série.

Volume 2

The Del-Vetts – Last Time Around. Grand jeu de fuzz guitar.

The Banshees – Project Blue

Saturday’s Children – Deck Five. Inspiré du célèbre « Take Five » du Dave Brubeck Quartet.

The Knaves-The Girl I Threw Away

Pride and Joy – If You’re Ready

Sounds Unlimited – A Girl As Sweet As You

The Shadows Of Knight – Someone Like Me. Groupe légende du garage.

The Lost Agency – One Girl Man

Shady Daze – I’ll Make You Pay. J’ai toujours considéré ce titre comme géant. Ah si les rappeurs pouvaient nous en proposer des comme ça !

The Family – San Francisco Waits

The Cherry Slush – I Cannot Stop You

The Trolls – Don’t Come Around. Maintenant ce sont des autres trolls !

The Factory – High Blood Blessure

*****