En passant

Bas nylons et blue jeans

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Les Swinging Blue Jeans sont un pur produit de LIverpool. Lancés sur les traces de Beatles, ils purent très brièvement prétendre les concurrencer. Au sommet de leur popularité, ils réussirent à classer deux titres dans le top ten.  Le succès a vite décliné sans pour autant entamer leur popularité puisqu’il existent et tournent encore aujourd’hui, sans toutefois avoir un membre original dans la formation. L’un des points faibles du groupe fut de ne pas avoir des membres compositeurs qui pouvaient proposer du matériel maison, bien qu’ils composèrent quelques rares titres assez plaisants. A l’opposé, dans la première formation, ils pouvaient se targuer d’avoir un excellent guitariste soliste, Ralph Ellis. Il avait souvent le chic pour ajouter un petit truc de plus dans ses démonstrations, c’est assez visible à l’écoute dans les reprises. Le guitare rythmique, Ray Ennis, a apporté passablement au groupe dans son rôle de chanteur principal. Il est à l’aise dans tous les styles, passablement de titres sont intéressants par ses vocalises. Il est aussi le membre le plus fidèle, il ne quitta le groupe qu’en 2010. Les Braid fut le bassiste des débuts jusqu’à son décès en 2005. Le batteur, Norman Kuhlke quitta le groupe comme Ralp Ellis en 1966. Ellis fut remplacé par Terry Sylvester qui quitta aussi pour aller rejoindre les Hollies en remplacement de Graham Nash.
Revisitons un peu cette discographie en y incluant les hits à côté des titres secondaires. Tout ces enregistrements concernent la période EMI depuis 1963 jusqu’en 1967. J’indique les versions françaises quand je sais qu’elles existent. Dans une première partie, je me m’occupe que des titres classés dans les charts.

Les hits

1963 – Première apparition dans les charts, un titre composé par Ray Ennis (30 ème). Repris par Michèle Torr (Maintenant C’est Trop Tard).

1963 – Premier gros hit, un reprise d’un titre de Chan Romero (3 ème). Repris par les Lionceaux et Gérard Brent (La Fille Qui Me Plait).

1964 – Un hit un peu plus modeste (11 ème), reprise de Little Richard, enregistré à l’époque en France par Eddy Mitchell (Jolie Miss Molly).

1964 – Le second gros hit, reprise de Betty Everett (3 ème), un de leurs plus beaux titres. Repris par Pussy Cat (Mais Pourquoi).

1966 – Dernier modeste hit (31 ème), reprise de Dionne Warwick. adapté par Nancy Holloway en 1963 (T’en Vas Pas Comme Ca)

Reste de la discographie, à peu près dans l’ordre chronologique. 

Premier single en 1963. Une chanson écrite par Tom Springfield, le frère de Dusty. 

Sur le premier album, un adaptation d’un gospel, un très bon titre.

Un original du groupe. Repris par les Chats Sauvages, période Mike Shannon. (Malgré Tout Ca)

Le fameux classique de Johnny Kidd, bonne reprise.

Le classique de Little Richard revisité.

Autre bonne reprise depuis Big Joe Turner via Bill Haley.

Sur le fameux et très rare album de 1965, enregistré en live à Cologne

Le reprise de Kansas City / Hey Hey Hey à la manière de Little Richard.

Depuis Chuck Berry, « Johnny Be Good » on dirait que Jimi Hendrix s’est inspiré de cette version pour sa fameuse reprise.

Single de 1965, cover d’un titre de Conway Twitty, pour moi le meilleur titre qu’ils aient enregistré. La plus belle démonstration de ce que l’on peu faire avec trois guitares et une batterie, assorties d’un grand vocal. Il doit figurer dans les dix titres que j’ai le plus écoutés.

Créé par les Knickerbockers, cette reprise aurait mérité mieux.

Sur le très rare album publié seulement au Canada qui contient des titres qui ne figurent pas ailleurs.

Une bonne reprise depuis les Beatles. Ray Ennis était un grand admirateur des Beatles., leurs titres figurent dans tous les concerts.

Un titre assez inattendu dans leur discographie, le classique de Willie Cobbs.

Dernier single de la première époque, créé par les Seagulls et aussi repris  par Herman’s Hermits et David Garrick.

Documents

Les SBJ ont aussi enregistré en allemand notamment cette version de « Good Golly Miss Molly ».

Lors du concert annuel du Melody Maker en 1964, dans la pagaille ambiante, les SBJ se battent contre un micro baladeur et une sono pas au top. Vous remarquerez que Ralpf Ellis cultive une certaine ressemblance avec John Lennon.

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En passant

Bas nylons et des jeux

 

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Comme beaucoup de gens s’ennuient, alors pourquoi pas quelques jeux et visionner quelques films ?

Les solutions de jeux se trouvent tout en bas du post.

1 – Il y a 7 différences entre les deux photos, une est exprès à l’envers. Vous pouvez cliquer pour agrandir.

2 – Ce sont les parents d’un très célèbre personnage politique. Indice : il ne fut marié que quelques heures. Qui est-il ?

3 – Qui est cette personne dans une chaise roulante ?

4 – En astronomie que désigne-t-on par le nom de fourneau ?

5 – Dans la série les Cinq Détectives imaginée par Enid Blyton, aventures se déroulant dans une village anglais, un des héros s’appelle Fatty. L’auteur fait référence à un personnage très connu dans les années 1920. Qui est-il ?

6 – Un blindtest avec 5 extraits de 15 secondes d’instrumentaux très célèbres, tous année 60. Trouver le titre et l’interprète de la version proposée.

6 – Même exercice avec une denrée somme toute assez rare dans le yéyé français des années 60, les solos de guitare ou autre. En voici 5 dont 4 me paraissent relativement faciles, un étant assez difficile. Evidememnt, il fallait écouter ce genre de musique à l’époque ou la réécouter maintenant.

 7 – Retrouver le titre de ces 5 films, tous français, tous connus.

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En ces jours de confinement, pourquoi pas un peu de cinéma? Sur Youtube, il existe nombre de films qui sont visibles en toute liberté. Mon but est de vous en proposer quelques uns et d’attirer votre attention sur certains films qui valent le détour. Sans en avoir trop l’air, je suis assez cinéphile et plutôt bon connaisseur sur le cinéma depuis ses débuts jusqu’aux années 1960. C’est un choix personnel, mais avec le recul, on peut vraiment définir ce qu’est un film culte, celui qui l’est devenu. Aujourd’hui beaucoup de nouveautés nous sont annoncés comme de futurs film cultes, mais je demande à voir, bien que je ne pourrai pas le faire, ce qu’il en restera d’ici quelques dizaines d’années. De plus, le cinéma d’alors me semble moins empreint de considérations financières, bien entendu il faut de l’argent pour faire un film, mais cela me semblait plus secondaire.
Alors procédons ainsi, je vous présente brièvement un film via une affiche avec les précisions nécessaires. Si vous êtes intéressé, il vous suffira de cliquer sur l’affiche qui vous renverra sur Youtube où vous pourrez le visionner en toute tranquilité. Dans la mesure du possible, je sélectionne des films accessibles aux francophones, bénéficiant au moins d’un sous-titrage en français. Je commence par une série de trois films.

M, le maudit. Fritz Lang, 1931. Version originale sous-titrée français.

L’histoire se déroule dans une grande ville allemande, en grande partie dans des quartiers ouvriers, où sévit un tueur en série, qui s’attaque à de jeunes enfants et qui est activement recherché par la police. En raison de leur enquête minutieuse qui contraint les policiers à surveiller les quartiers populaires, celle-ci finit par inquiéter les criminels de la ville. Les principaux membres de la pègre locale vont alors se mettre à rechercher le tueur, à leur tour et le démasquer.
Avis personnel. L’un des plus grands films que j’ai vus. Il nous replonge dans l’Allemagne des années 1920, alors que le nazisme tisse gentiment sa toile. Par certains côtés le film est presque un documentaire. La misère, le chômage, la débrouille, défilent sous nos yeux. Dans sa période allemande, Fritz Lang nous a habitué à de grandes choses, Metropolis est un parfait exemple, la photographie de son film ne fait pas exception. Pour ce premier film parlant qu’il réalise, il exploite la parole et le son pour souligner l’action. Il nous restitue le parler allemand de l’époque et nul n’oubliera l’extrait de Peer Gynt siffloté par l’assassin quand il rôde. C’est habile, car chaque spectateur qui a vu le film s’en rappellera chaque fois qu’il l’entendra. Et puis, c’est aussi une fantastique interprétation de l’acteur principal Peter Lorre, son jeu devant le tribunal de la pègre est hallucinant. D’origine juive, il quittera l’Allemagne et finira par arriver à Hollywood où il poursuivra une carrière sans rôles aussi marquants, mais qui lui permettront de bons seconds rôles dans des films très connus comme « Le Faucon maltais » de John Houston. Le souvenir de son interprétation dans le film de Lang n’y est pas étranger. Rappelons aussi que Fritz Lang s’est inspiré de l’histoire de Peter Kurten, le tristement célèbre vampire de Dusseldorf. Lang assista à son procès. En fait c’est le premier film de l’histoire du cinéma traitant d’un serial killer.

Le voleur de bicyclette. Vittorio De Sica, 1948. Film en version française.

Antonio Ricci, quarante ans, vit dans une banlieue populaire de Rome, à Val Melaina, avec sa femme et ses deux enfants. Au chômage depuis deux ans, il a finalement la chance de trouver un emploi de colleur d’affiches, à condition qu’il ait une bicyclette. La sienne étant gagée au mont-de-piété, Maria, sa femme, y porte trois paires de draps afin de récupérer l’indispensable vélo. Le lendemain matin, il se rend à son travail, accompagné de Bruno, son fils de 7 ans, qui travaille dans une station-service. Ce même matin, alors qu’il a commencé sa tournée, sa bicyclette lui est volée, anéantissant d’un coup tous ses espoirs. Vainement, il se lance à la poursuite du voleur dans les rues de Rome, il doit se résoudre à porter plainte auprès de la police, qui lui laisse peu d’espoir.
Avis personnel. La première fois que j’ai vu ce film, c’était en 1966. L’école nous l’avait offert dans un cinéma de quartier comme cadeau de Noël en séance spéciale. Comme j’ai du sang italien dans les veines grâce à ma mère, j’étais un peu prédisposé à aimer le cinéma italien. Très souvent considéré comme un des meilleurs films de l’histoire du cinéma, une belle preuve que les grands films n’ont pas besoin d’une histoire compliquée pour charmer. Entièrement tourné en décors naturels avec des acteurs complètement amateurs, le résultat est là. Une banale histoire de vol qui nous entraîne dans la vie et les moeurs à l’italienne. Vittorio De Sica, dont ce n’est pas le seul film qui mérite le détour, réussit à nous montrer qu’il n’y a pas besoin de caprices de vedettes et de cachets fous pour faire un coup de maître avec une caméra et l’art de la diriger. Le cinéma d’après guerre en Italie est une étoile qui brille très fort dans les salles obscures.

La Nuit de morts vivants – George A. Romero, 1968. Film en version française.

Barbra Blair et son frère Johnny se rendent en Pennsylvanie pour venir se recueillir sur la tombe de leur père. Ce rite annuel irrite Johnny, qui cherche à effrayer Barbra, en lui affirmant que les morts vont venir la chercher. Barbra, énervée, s’isole, et se fait agresser par une personne à la démarche mécanique et au visage ravagé. Son frère la défend, mais meurt dans la lutte, la tête fracassée contre une pierre tombale. Barbra s’enfuit et se réfugie dans une ferme isolée, où elle découvre le corps mutilé d’une femme. Voulant quitter la maison, elle est confrontée à l’homme du cimetière et d’autres étranges personnages menaçants. Un routier afro-américain, Ben, la rejoint, et barricade portes et fenêtres avec des planches. Il trouve aussi une radio et un fusil de chasse. Barbra s’évanouit, et reste en état de choc à son réveil.
Avis personnel. Oublions tous les films de zombies et n’en gardons qu’un, celui-là! Contrairement aux deux films précédents que l’on peut considérer comme des chefs d’oeuvre, celui-ci en est aussi un, mais en plus l’appellation de film culte trop souvent employée à tire-larigot lui va comme un gant. Il n’y a pas un centimètre des lieux du tournage qui ne soit pas régulièrement visité par des fans en goguette, pas un des acteurs du film qui n’aie pas signé des centaines d’autographes pour autant qu’il se soit manifesté dans une des conventions qui réunissent des gens venus du monde entier. Tourné avec un tout petit budget, il aurait sans doute coûté une fortune si la tension des scènes devait se louer avant le tournage. Les Zombies du film sont horribles de simplicité, ils dépendent de l’état de leur état de fraîcheur au sortir de la tombe. Mais ils s’avancent, ils viennent vers vous, ils ont le temps, l’éternité c’est la nuit dans laquelle brille une lumière qu’ils veulent éteindre, celle de votre vie. Le seul moyen d’y échapper, c’est de penser que c’est du cinéma, mais tout le monde n’y arrive pas. Ceux qui ont échappé aux créatures retournent sur les lieux pour se rassurer et se convaincre que c’était juste un cauchemar. Cinquante ans après, c’est toujours très fort et toujours en noir et blanc, il paraît que l’on rêve peu en couleurs.

Solutions de jeux

2 – Ce sont les parents de Hitler.

3 – C’est Eric Clapton.

4 – C’est le nom d’une constellation dans l’émisphère sud.

5 – Le personnage auquel fait allusion Enid Blyton est Roscoe Arbuckle dit Fatty célèbre acteur comique obèse du muet. Elle nomma son héros Fatty, car c’est un des rares personnages de Blyton inspiré d’une enfant qu’elle a connu qui était un peu grassouillet et très intelligent et curieux. Contrairement aux autres héros créés par Bylton et traduit en français, l’histoire n’est pas transposée en France, elle se déroule dans un village anglais.

6 – 1 Les Shadows / Gonzales 2 Les Chantays / Pipeline 3 Les Tornados / Telstar 4 Dick Dale / Misirlou 5 Les Ramrods / Ghost Riders In The Sky.

7 – 1 Les Pirates / Oublie Larry 2 Johnny hallyday / Johnny Reviens / 3 Ronnie Bird Fais attention / Les Chaussettes Noires / Dactylo Rock 5 Les Missiles / Boum Boum.

8 Dans l’ordre : La Grande Vadrouille / Les Bidasses En Folie / Le Magnifique / Le Cercle Rouge / Le Dernier Metro

 

En passant

Bas nylons et première période

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Le propre de quelques groupes qui débutèrent dans les sixties fut de changer presque complètement leur donne musicale en cours de route. Il faut distinguer ceux qui eurent un seul parcours durant les sixties et ceux qui traversèrent les époques pour perdurer jusqu’à maintenant. Dans beaucoup de cas, les Beatles par exemple, il existe une nette évolution depuis le style des débuts jusqu’à celui leur séparation, le changement se fit presque en catimini. Parmi les groupes qui ont une très longue existence, les Moody Blues sont un exemple de ceux qui eurent aussi cette évolution, mais chez eux elle se résume en deux époques bien distinctes, deux chapitres. Dans le premier on retrouve l’influence de la musique noire, du blues, du r’n’b, tandis que le second est une vision plus personnelle de la part des musiciens, qui flirte avec des racines musicales presque exclusivement blanches, on retrouve une approche de la musique classique, même symphonique. Bien évidemment, tout cela est déguisé en musique pop, en musique progressive, les mélodies sont riches, les orchestrations parfois grandiloquentes.
Il y a un peu plus d’une année, je vous avais présenté la seconde période, mais nous allons revenir à la première. Elle ne manque pas de charme, c’est juste différent. Les musiciens sont presque les mêmes, le changement important sera le départ de Denny Laine, le guitariste et chanteur principal, qui officiera plus tard avec les Wings de Paul McCartney. Il sera remplacé par Justin Hayward qui sera présent dès la fin de la première période. On peut aussi noter le départ de Clint Warwick à la basse, qui préféra aller s’occuper de sa famille, il sera remplacé par John Lodge. Les immuables sont Mike Pinder, claviers, vocaux, (il quittera en 1978); Graham Edge, batterie, vocaux; Ray Thomas, flûte instruments à vent, tambourin, maracas, vocaux. Cette période sera surtout magnifiée par leur hit no 1 en Angleterre « Go Now », leur seul véritable hit. Il sera toutefois accompagné de succès plus locaux comme « Bye Bye Bird » qui fit un triomphe en France. Alors filons explorer ces titres moins visibles, mais tout aussi intéressants. C’est d’ailleurs par ceux-là que j’ai découvert le groupe. Ordre à peu près chronologique depuis 1964. Les positions dans le hit parade font référence aux charts anglais exclusivement. Toutes les compositions originales sont de Mike Pender et Denny Laine, sauf mention contraire.

 Premier single anglais sans succès notoire, un reprise de Bobby Parker, dans une splendide version.

L’autre face, un original.

Troisième  single  qui devait renouveler le succès de « Go Now », une chanson écrite par Bert Berns, au répertoire de plusieurs groupes dont les Searchers, pas vraiment un succès pour eux. (33ème)

Une cover de James Brown, ils étaient plutôt très bons dans cet exercice.  Ronnie Bird en fit une adaptation française, probablement basé sur cette version « Je Voudrais Dire »

Un autre intéressant original. Repris par Pussy Cat en France.

Une autre belle reprise d’après Gershwin et « Porgy And Bess ».

Quatrième single, un titre intéressant composé le duo, mais qui aurait mérité mieux que sa 22ème place.

La face B, un autre original, le parfait exemple de ce que le groupe pouvait faire d’intéressant. Repris par Pussy Cat en France, il ne fut publié que beaucoup plus tard.

Cinquième single un original un peu moins attirant. Seulement 44ème.

Une certain clin d’oeil du groupe pour le public français qui avait si bien accueilli « Bye Bye Bird », deux très intéressants titres composés par le duo. C’est le premier qui laisse entrevoir la seconde époque

Premier single avec Justin Hayward qui compose le titre, on est de plus en plus dans la seconde époque.

Dernier single pour Decca. Comme le précédent, il n’y pas eu un succès retentissant, bien que je me souvienne l’avoir entendu sur les radios françaises.

Documents

En live pour la tv française « Go Now » et « Bye Bye Bird ».

Pour la tv française « Fly Me High » en live avec le Président Rosko.

Tv française. Un titre moins connu composé par Mike Pinder, face B de « Fly Me High », intitulé « Really  Haven’t  Got  The Time » avec Denny Laine et un bassiste qui passa très brièvement entre Warwick et Lodge, Rodney Clark.

 

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En passant

Bas nylons et un oeil derrière l’objectif

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Cela fera sourire les gens de mon âge et plus anciens, nous qui ne faisions de la photographie en couleurs que pour les grandes occasions, tout en regardant la télé en noir et blanc. Que de progrès réalisés depuis, on parle en millions de pixels et plus besoin d’aller chez le photographe, on fait tout soi-même. Même nos téléphones sont devenus redoutables. Mon téléphone actuel, un Samsung Note 10+ est assez époustouflant de qualité et réalise aussi de vidéos bluffantes.
Je n’ai jamais été un photographe mordu, mais voilà 50 ans que je fais de la photographie. Mon principal travail en tant qu’amateur pas trop mauvais a été de la photographie de mariage pour quelques copains, je n’ai par contre jamais photographié les divorces. C’est un peu comme la prestidigitation, quand vous savez faire quelques tours on a vite fait de vous cataloguer comme spécialiste. Par rapport à un professionnel, mes tarifs défiaient toute concurrence. Dans ma jeunesse, je n’avais qu’un Kodak Instamatic, une rigolade, qui m’a quand même permis des faire de photos de Gene Vincent et des Pretty Things en concert. Celles de Gene Vincent ne devaient quand même être pas si mal, l’une d’entre elles a fini dans un bouquin comme témoignage. Mon premier vrai appareil fut un Praktica, que j’ai vite abandonné car il avait un mauvais entraînement de la pellicule. L’appareil suivant, qui m’a servi pendant des années et que j’ai encore aujourd’hui, fut un Canon F1 avec en complément un zoom et divers accessoires qui m’avaient coûté un saladier. Vers 2000, j’ai commencé avec le digital et j’ai possédé une suite d’appareils qui avaient une certaine qualité mais une autonomie assez faible. Ensuite, dans les petits formats peu encombrants, j’ai acheté un Panasonic Lumix que je dois avoir depuis bientôt une dizaines d’années et qui me sert encore, car de bonne qualité, très autonome en batterie et très peu encombrant. Parmi les plus gros appareils, j’en possède deux, un Nikon avec un zoom optique de 40X  et un Sony qui possède un zoom de 50X optique et 100X en numérique. L’avantage de ces appareils font qu’ils ont un viseur d’appoint orientable, ce qui permet de faire des photos sans trop en avoir l’air. Je n’entre pas trop dans les détails descriptifs, car c’est comme les voitures, c’est aux détails et à la cylindrée que cela se joue, chacun cherche selon ses envies et ses besoins Mais voyons quelques exemples avec mes appareils.

PANASONIC LUMIX

Idéal lors des concerts, ici Mr Larry Parypa, le guitariste des Sonics

 

 

Un gros plan sur les bas d’une dame.

NIKON

Une photo réalisée avec le Nikon zoom 40X au maximum. Cette horloge du clocher d’une église est prise à environ 200 mètres à vol d’oiseau. Ce n’est pas parfait en qualité, mais on voit très bien que le verre est sale et si d’aventure une mouche s’était posée, on la verrait. De cette distance, sans aide, l’heure est à peine visible, on ne devinerait pas qu’il est exactement 14h38.

Toujours avec le Nikon, cette photo prise à Paris à une distance d’environ 6 mètres au zoom, montre la qualité de l’objectif. Sur la seconde photo, on voit sur l’agrandissement l’ombre de la couture du bas, le soleil éclairant depuis la gauche.

SONY

Un coin de ciel pris sans zoom en condition d’éclairage normal.

Sommet d’un arbre d’une hauteur d’environ 25 mètres sur l’autre rive de la rivière où je me trouvais.

Un gros plan sur mon poignet et ma montre du jour, j’en ai plusieurs.

Avec un zoom pratiquement au maxi, cette maison se trouve à 7km de l’endroit où j’ai pris la photo. Il faut tenir compte des perturbations de l’atmosphère qui peut influencer la netteté de l’image.

TELEPHONE SAMSUNG GALAXY NOTE 10+

Deux photos qui montrent la qualité des images du téléphone.

MONTRE CONNECTEE SAMSUNG SM-R800 46 mm

Quand on veut jouer au geek autant aller jusqu’au bout. Le complètement idéal d’un téléphone est maintenant une montre connectée avec le téléphone. J’ai franchi le pas avant Noël en profitant d’une offre spéciale. La première chose que j’ai regardé, c’est l’autonomie de la montre. Samsung l’annonce pour 4 jours en l’employant sans excès, c’est exact, elle tient le coup. La recharge se fait pas induction. Je suis resté dans la même marque à cause du téléphone pour assurer une compatibilité maximale. Les possibilités de cette montre sont énormes et en plus elle indique l’heure ça peut servir. Le mode d’emploi fait 150 pages, c’est dire qu’il ne s’agit pas seulement d’un gadget pour amuser les enfants. La photo ci-dessus est celle de ma montre, avec le cadran que j’ai choisi, il y en a des dizaines possibles et différents. Vous pouvez voir les indications suivantes: la température extérieure d’après la géolocalisation (le croissant de Lune indique que c’est la nuit); la jour et la date; le nombre de pas que j’ai effectués dans la journée, ici 7376, l’état de la batterie. Tout le reste est caché et peut s’afficher soit en faisant tourner le cadran et en actionnant les deux touches à droite. Tout message ou avertissement vous est communique par vibration, impossible de louper. Toutes les possibilités peuvent être activés ou non, c’est à vous de choisir ce qui vous intéresse. Toutes les photos d’illustration ont été réalisées avec le téléphone.

Voici un exemple des informations que l’on peut trouver: le nombre de calories brûlées pendant les activités, le nombre d’étages montés (à pied), peut aussi indiquer un mouvement sur une déclinaison de terrain à raison de 1 = 3 mètres  donc ici 24 mètres. La montre contient ailleurs un altimètre et un baromètre. Vous trouvez en bas les pulsations cardiaques mesurées au dernier pistage , toutes les 10 minutes. Pour ce dernier point, cela me confirme dans ce que je sais déjà, j’ai des pulsations cardiaques plutôt lentes, parait-il apanage des sportifs, ce que je ne suis pas. Même ici 65, je dirais que c’est plutôt haut, je suis plutôt en-dessous de 60 (coup d’oeil à l’instant 57). Quand je dors, les mesures continuent, il m’arrive de descendre en-dessous de 40, plus basse mesurée 35.

Un des points intéressants de cette montre, que l’on peut aussi trouver sur un téléphone, mais son but est aussi de vous faire laisser votre téléphone dans la poche, c’est de vous inciter aux activités physiques. Comme je n’ai plus l’âge de faire de la boxe ou de courir le marathon, la marche est aussi un moyen de bouger et pas le plus mauvais. On peut choisir un nombre de pas minimum sur une journée. J’ai fixé 6000 pas, ce qui représente une distance d’environ 4 kilomètres. Chaque pas est compté au cours de la journée. J’ai constaté qu’une activité normale à l’intérieur représente environ un millier de pas dans une journée. Donc 6000 pas implique plus de mouvement, en gros marcher une petite heure d’un pas moyen. Si vous marchez sans interruption pendant 10 min, elle considère que vous êtes en entraînement, vous le signale et continue de compter le temps où vous êtes en action. SI vous arrêtez de marcher, au bout d’une minute, elle considère que vous avez cessé l’entraînement et vous l’indique. Tout cela est enregistré et mis en statistique, vous trouverez un résumé qui indiquera les calories brûlées, le temps total d’entraînement, le déplacements effectués pendant ce temps en distance. Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, quand vous avez atteint la limite fixée elle vous félicite. Depuis que je possède cette montre, j’ai toujours atteint cette limite minimum de 6000 (14 semaines), 7376 le jour où j’ai écrit l’article. Depuis mes débuts, j’ai marché environ 400 kilomètres, à peu près la distance Paris – Chambéry en ligne droite. Et pas moyen de flemmarder, si vous êtes immobile pendant 1 heures, elle vous signifie que c’est le moment de vous bouger le cul et vous invite à faire quelques mouvements qu’elle compte, comme allonger les bras.
Aperçu de quelques unes des possibilités du téléphone. La plupart des commandes influent également sur le téléphone. Par exemple, si vous choisissez de ne pas être dérangé, cela s’adresse aussi bien à la montre qu’au téléphone. Il est évident que les gadgets habituels comme réveil, réglage de l’intensité sonore sont présents. Connexion wi-fi, bluetooth
Avertissement d’un événement quelconque par son ou vibreur ou les deux, programmation de ces événements, rappels.
Affichage sur cadran selon vos choix, intensité de la luminosité, polices, durée. Pour économiser la batterie, le cadran ne s’affiche que quand vous le regardez ou activation tactile.
Le mode ne pas déranger, enregistre ce qui se passe sans vous en avertir, à consulter après.
Le mode cinéma consiste à supprimer tous les avertissements et manifestation de la montre. Elle est comme « morte ».
Le mode nuit enregistre votre sommeil, léger, profond, paradoxal en temps. Coupe tout connexion téléphonique sauf les numéros désignés pouvant vous appeler en cas d’urgence.


Voici une exemple de mesure de sommeil. En haut il me dit que pour le jour donné, il a enregistré deux périodes de sommeils au cours de la journée. En général, je me fais un petit roupillon après le repas de midi ou avant celui du soir. La première mesure est visible sur le cadran, j’ai pioncé 6h50 min en tout, mais 5h43 min pour la première période ce qui correspond à ma moyenne, environ 6h par nuit. Je me suis endormi à 3h50 min et réveillé à 9h33 min. Il est vrai que ce jour là, je me suis couché très tard. Il taxe mon sommeil d’une efficacité de 95% à travers un sommeil réel de 5h25 min.

Une petite vidéo filmée avec le téléphone.

Possibilité de capturer une image de l’écran de la montre, elle sera envoyée dans l’endroit désigné sur votre téléphone.
Possibilité d’envoyer un SOS sur un numéro choisi en cas d’urgence. La montre enverra votre localisation au contact, il suffit d’appuyer un certain nombre de fois sur une des touches, pas besoin de parler.
Avec ma montre je peux rechercher mon téléphone dans un rayon de 100 mètres et vice-versa.
Possibilité de la bloquer à distance le téléphone et vice-versa, il faut bien entendu avoir une connexion.
Météo en temps réel, température extérieure, tendances sur une semaine, selon localisation.
Pour les manchots, il est possible d’activer les commandes vocalement.
On peut connecter ses mails et les lire sur la montre.
Comme la montre est étanche, il faut la bloquer quand vous prenez un bain. Pas nécessaire sous une averse, seulement en cas d’immersion.
Si vous écoutez de la musique, Youtube par exemple, il est possible de commander depuis la montre, avance, pause, retour, volume, suivant.
On peut servir la montre comme déclencheur à distance pour prendre une photo avec le téléphone, pas besoin de ces manches pour selfies.
On peut composer du texte sur l’écran (pas très pratique), répondre au téléphone en parlant avec la montre, on peut également refuser un appel ou appeler sans sortir son téléphone.
On peut aussi se connecter sur des panels d’infos en direct. Et j’en passe…

Le physique

C’est là un des points très intéressants de la montre. Vous pouvez mesurer toutes vos activités physiques. Nous avons vu la marche, mais le vélo, la natation, les ascensions d’étage sont en vedette. Il existe aussi des dizaines d’autres possibilités de faire ces mesures, pratiquement pour tous les mouvements que l’on peu faire avec le corps, des pompes, des flexions, lever de poids etc… Tout est mesurable, pas besoin de compter.
Lié à la santé, on peut aussi mesurer sa consommation d’eau, la caféine, gestion du poids, commander des exercices respiratoire, mesurer le stress. Là, je dois dire que je n’ai jamais réussi à faire décoller l’aiguille de la zone verte.
Voilà, c’était quelques aperçus. J’ai longtemps été sceptique avec ce genre de montre, mais je dois dire que j’ai un peu changé d’avis, surtout sur le plan santé, c’est un très bon entraîneur. Et puis, moi qui ne regarde pas mon téléphone toutes les deux minutes, ne pas avoir à le sortir est plus qu’agréable. Pratiquement tout est atteignable via la montre. Cela évite les éventuels accidents en cas de geste malheureux, bris de glace et autres. Le prix de cette montre est le quart de celui du téléphone, alors il mérite que l’on prenne soin de lui. Et puis moins il est visible, moins il suscite des convoitises, c’est une bonne valeur dans certains marchés parallèles où les clients sont peu regardants sur la provenance.

 

En passant

Bas nylons et Mr Spencer

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On l’oublie un peu, mais le Spencer Davis Group fit partie de cette poignée de groupes qui imposa la musique noire et le r’n’b en Angleterre. En plus de cela, ils eurent aussi pas mal de succès, c’est sans doute ce qui relégua leur démarche un peu au second plan. Leur premier album est truffé de reprises, et l’on ne peut que constater qu’elles sont loin de friser le ridicule. Le groupe contient un petit génie, il n’a que 15 ans quand il intègre le SDG, Steve Winwood. Il est multi-instrumentiste et dans le groupe il joue aussi bien de la guitare solo que des claviers. Sa voix est aussi un de ses atouts, elle sonne assez noire et il est le principal vocaliste du groupe, l’autre étant, aussi très compétant dans cet exercice, Spencer Davis. Ce dernier, vocaux et guitariste rythmique, est déjà un vieux routier. Il a en fait presque dix ans de plus que Steve Winwood, né en 1939. Il est passionné depuis toujours de musique, mais s’il est aussi capable de jouer de plusieurs instruments, il est aussi polyglotte. Il parle l’anglais, l’allemand et le français. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit qu’il regrettait de ne pas pouvoir le parler plus souvent et qu’il l’oubliait un peu. En fait, son premier métier fut prof de langues, il était d’ailleurs surnommé « professeur » dans les clubs qu’il fréquentait. Nous trouvons encore Muff Winwood, le frère de Steve, basse et vocaux; Steve York, batterie. Ils sont signés par Island et seront parmi les premiers gros artistes du label qui deviendra rapidement une major.

Spencer Davis et votre serviteur

Allons faire un petit voyage dans la discographie du groupe, surtout ces titres qui remplissent les faces B et parfois un peu perdus dans les albums. Tous parus entre 1964 et 1967, à peu près dans l’ordre chronologique et ne concernent, sauf une exception, que la période avec Steve Winwood.

Le premier single, une version du titre de John Lee Hooker, aussi exploitée par les Animals, mais celle-ci est plus « nerveuse ».

Second single, reprise des Soul Sisters

Un titre emprunté aux Righteous Brothers, dans une excellente version.

Reprise d’un des premiers classiques de Ike & Tina Turner. C’est la chanteuse Millie (My Boy Lollipop) qui chante en second plan.

Un original composé par Spencer Davis, également au chant, très bluesy.

Belle reprise du classique popularisé par Ray Charles.

Reprise d’un très fort titre de la chanteuse de soul Betty Lavette.

Un original de Steve Winwod et Spencer Davis, pour moi un de leurs plus grands titres, le vocal et l’ambiance sont merveilleux.

Un classique de country créé par Joe Babcock et repris par un tas d’autres, même Johnny Hallyday en France.

Un titre en allemand, reprise d’une chanson populaire.

Du même compositeur que les premiers hits du groupe, le Jamaïcain Jackie Edwards, aussi exploité par les VIP’S

Un instrumental de Winwood et un peu de politique avec un certain Lumumba, les anciens connaissent.

Le classique de Presley / Orbison.

Un autre instrumental de Winwood.

L’incontournable classique d’Elmore James.

Le seul célèbre titre de Percy Sledge, qui va comme un gant à la voix de Winwood.

A l’époque, ils avaient passé sur Europe 1 à « Salut Les Copains », j’étais derrière mon transistor. On avait questionné le groupe en leur demandant quel était leur enregistrement préféré, Ils avaient répondu « High Time Baby », composition collective du groupe. Alors la voici…

La face B du premier single sans Winwood, un original de Spencer Davis, immortalisé par Allman Brothers Band.

Un document, le groupe en live pour la tv finlandaise, 1967. Les tubes « Gimme Some Lovin », « I’m A Man », « Georgia On My Mind », Dust My Blues » + interview

Le Spencer Davis Group actuel.

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En passant

Bas nylons et de la couleur

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Dès que la photographie apparut, mise au point par Niépce et qui réalisa la première photographie en 1826, les hommes se fixèrent immédiatement un autre but évident, la prise de vue en couleurs. De nombreux procédés et évolutions furent essayés et mis au point. L’Anglais Thomas Sutton en fut un des pionniers en réalisant en 1861 ce que l’on peut considérer comme la première photo en couleurs. Evidemment, les moyens et techniques diverses avaient leurs avantages et désavantages, mais ils avaient un point en commun, ce n’était pas accessible au simple citoyen. Il fallait avoir des connaissances et aussi un matériel assez coûteux qui ne se vendait pas au kiosque de la gare.
Le premier procédé en couleurs qui connut une réussite commerciale, donc accessible à un plus grand nombre et fabriqué industriellement, fut inventée par les frères Lumière, l’autochrome qui utilisait des plaques photographiques. On put se procurer le matériel à partir de 1907 et pendant plus de 30 ans il fut très utilisé. Il ne sera définitivement supplanté que par le Kodachrome, la bonne vieille pellicule que nous connaissons tous, à partir de 1935. Avant, il ne faut toutefois pas imaginer qu’il suffisait d’appuyer sur un bouton et d’amener le film à développer, c’était quand même un peu plus compliqué.
En voici le principe :
A l’opposé des autres techniques de l’époque, ce procédé qui emploie la méthode additive enregistre l’image sur une seule plaque photographique, sous forme d’une image noir et blanc composite représentant le rouge, le vert et le bleu. Émulsion et filtre sont intimement liés, de la prise de vue à la projection, du fait du caractère aléatoire du filtre.
Les grains de fécule colorés
La technique consiste à saupoudrer une plaque de verre avec des millions de particules microscopiques (10 à 20 micromètres) — des grains de fécule de pomme de terre — teints en rouge (orange), vert et bleu (violet), fixés par de la résine. Les interstices entre les grains sont comblés par de la poudre de carbone très fine (noir de fumée). Ce filtre est scellé par une laque qui le protège pendant les opérations de développement de la surface sensible qui a été déposée sur le tout.

  • L’exposition se fait, plaque de verre en avant.
  • Le développement est complexe puisqu’il faut inverser l’image : deux développements successifs avec une post-insolation.
  • La restitution s’effectue par rétro-éclairage, source de lumière du côté de la surface sensible.

Même avec une excellente émulsion, la présence du filtre réduit la sensibilité effective de 4 à 8 stops. Du coup, cette technique demande un long temps de pause, d’où la mise en scène des personnages et le flou fréquent de la végétation.

Voici une vingtaine de vieilles photos réalisées selon ce système. Rien de comparable avec ce qui se fait aujourd’hui, mais certaines sont plutôt bien réussies. Rendez-vous très prochainement dans un autre article, nous parlerons un peu de photo moderne et de technique.

 

Source Gallica, Wikipédia, BNP, DP,

En passant

Bas nylons et inspirations pour scarabées

 

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Nous allons revisiter la discographie des Beatles par le petit bout de la lorgnette. Comme la plupart des artistes, ils n’ont pas dès le début interprété un répertoire contenant exclusivement leurs propres compositions. La plupart d’entre vous savent qu’ils furent pendant longtemps, entre 1960 et 1962, une des attractions du Star-Club à Hambourg. Nous possédons quelques témoignages sonores de cette époque, particulièrement les bandes qui furent enregistrées en 1962 et qui sortirent en 1977 sous forme d’un double album, par ailleurs d’une qualité sonore assez moyenne. La presque totalité du contenu sont des reprises d’une multitude de chansons crées par d’autres artistes. Un autre témoignage existe, datant de 1961 pour le compte des disques Polydor, dans lequel ils servirent d’accompagnateurs pour le chanteur Tony Sheridan. Deux titres enregistrés pendant ces sessions sont exclusivement le fait des Beatles « Ain’t She Sweet », reprise d’un vieux standard du jazz, chanté par Lennon et « Cry For A Shadow », un original et instrumental composé par Harrison, le premier titre original des Beatles jamais enregistré par une maison de disques. Les enregistrements lors de leur audition chez Decca complètent l’aperçu, on y retrouve aussi une pléiade de reprises et trois originaux qui ne seront pas vraiment exploités par eux, mais donnés en cadeaux à d’autres artistes. Un point important se trouve dans  les enregistrements réalisés pour la BBC, dès qu’ils furent célèbres. Comme beaucoup d’enregistrements pour la télévision, surtout ceux diffusés en direct, l’artiste enregistrait une autre version de ses succès, ou alors des chansons ne figurant pas dans le répertoire. Ensuite, lors de retransmission, il l’interprétait sur le playback de ces enregistrements. Ainsi on avait l’impression que c’était du direct, la version étant différente de celle du disque. Cela évitait les éventuels ennuis qui pouvaient avoir lieu lors d’un direct ou de la réalisation de l’émission. Autre avantage non négligeable, les bandes restent pures sans les applaudissement ou les cris de fans qui viennent parfois fausser un vrai live. Les techniciens de la BBC connaissaient bien leur boulot et quand plus tard ces enregistrements sortirent officiellement, on ne put que constater leur qualité, même s’ils sont en mono. Etant donné que les Beatles apparurent de nombreuses fois à la télévision, il y avait de quoi remplir le catalogue en nouveautés qui ne l’étaient pas vraiment, excepté les titres qui n’ont jamais fait l’objet d’un enregistrement en studio. Il y en a quand même quelques uns. On vit aussi apparaître bien plus tard quelques bandes qui concernent les Quarrymen, une première mouture des Beatles à partir de 1956, dans laquelle on retrouve les ébauches de quelques chansons qui deviendront des originaux bien plus tard. Ces enregistrement sont très anecdotiques et furent enregistres sur de petits magnétophones de qualité discutable. A part les enregistrements Polydor, la plupart furent confinés longtemps dans les productions pirates, une trentaine d’années pour la plupart.
Nous allons nous intéresser à ces titres, ceux qui nous montrent que même quand ils étaient au sommet de leur gloire, il ne dédaignaient pas glisser quelques reprises à côté de leurs plus célèbres titres. C’est un aspect que les connaisseurs n’ignorent pas, mais ce n’est de loin pas le cas de tout le monde. Même dans certains cas, ils ne reconnaîtraient pas qu’il s’agit des Beatles. Je me limite à un choix d’une quinzaine de chansons.

Sans doute un des plus exceptionnels documents sur les Beatles. Ils sont capturés lors d’un concert à la « Cavern » en 1962. Ils interprètent « Some Other Guy » (en deux prises), « I Saw here Standing There » (un extrait), « One After 909 », « Kansas City ».

Live At The BBC

1963 – I Got a Woman, créé par Ray Charles qui était pratiquement incontournable dans le répertoire d’une multitude d’artistes.

1963 – Too Muck Monkey Business, créé par Chuck Berry. Un autre des ces artistes américains dont le répertoire était presque inépuisable pour fournir des reprises.

1963 – Young Blood, créé par les Coasters. Toujours issu du répertoire noir, ils avaient déjà puisé dans leur répertoire pour l’audition Decca.

1963 – A Shot Of Rhythm And Blues, créé par George Alexander. Une autre de ses chansons « Anna » figurera sur leur premier album.

1963 – Sure To Gall, créé par Carl Perkins. Ce n’est pas sa chanson la plus connue, mais les Beatles avaient l’air de beaucoup aimer ce monsieur. Plusieurs de ses chansons figurent dans leur répertoire.

1963 – Keep Your Hands Off My Baby, créé par Little Eva. Cette chanteuse était très en vogue avec son « The Locomotion ».

1963 – Soldier Of Love, créé aussi par George Alexander. Ce chanteur était très prisé par les Anglais, les Rolling Stones reprendront « You Better Move On »

1963 – That’s All Right Mama, créé par Arthur Crudup (et non pas Elvis Presley), mais c’est bien par la version de Presley dont ils s’inspirent.

1963 – Crying, Waiting, Hoping, créé par Buddy Holly. ils reprendront « Words Of Love » plus tard.

1963 – The Honeymoon Song, créé par Mikis Theodorakis, mais popularisé par l’Italien Marino Marini. Une de ces incursions que faisaient parfois les Beatles dans des chansons qui échappaient un peu à leur mentalité de rockers.

1963 – Lucille, créé par Little Richard. Aussi un de ces titres incontournables dans le répertoire des groupes anglais, du moins sur scène.

1963 – I Got To Find My Baby, créé par Chuck Berry. Un morceau où ils sont parfaitement à l’aise.

1963 – I Just Don’t Understand., créé par Ann-Margret. Ce n’est pas la chanson que l’on s’attendait le plus à trouver chez les Beatles.

1963 – Nothin’ Shakin’, créé par Eddie Fontaine.