En passant

Bas nylons et garage austral

Suite de notre voyage dans les garages australiens. Cette-fois-ci, il s’agit plus de psychédélique que de garage. On retrouve encore une fois les Easybeats et aussi les fameux Master’s Apprentices, à mon avis l’un des grands groupes autraliens, leur premier album de 1967 est une perle.

MA SELECTION DE CET ALBUM

The House Of Nimrod – Slightly Delic

Australia 1967

James Taylor Move – And I Heard The Fire Sing (1967)

The Wright Of Waye – Sun God (1968)

Inside Looking Out – Long Live Sivananda (1969)

The Easybeats – Peculiar Hole in the Sky (1969)

The Wild Cherries – Krome Plated Yabby (1967)

Jeff St John & The Id – Eastern Dream (1966)

The Vegetable Garden – Hypnotic Suggestion (1969)

The Bucket – I Can’t Help Thinking Of You 1969)

Hi Revving Tongues – Tropic of Capricorn (1968)

The Masters’s Apprentices – Living in a Child’s Dream (1966)

Procession – Listen (1968)

Larry’s Rebels – Halloween (1968)

Dans d’autres articles je vous présente des productions françaises qui eurent le privilège d’être publiés au format EP, c’est à dire quatre titres par disque, un phénomène typiquement français qui n’a pas vraiment un équivalent ailleurs pour les fifties et les sixties. Il en existe des milliers. Mais le 45 tours single existe aussi, souvent pressé en quantités moindre et surtout destiné à la promotion et pour les jukeboxes. Ceci perdura tout au long de la vogue du EP qui commença à décliner à partir de 1967. La publication en single devint la règle, sauf des exceptions de plus en pus rares. Pour certains artistes, ils sont devenus un objet de recherche par les collectionneurs, encore plus s’ils sont présentés dans une pochette avec une photo. les fans d’Hallyday connaissent bien la chose. Mais que ce soit avant, pendant, ou après 1967, quelques publications atteignent parfois de jolies sommes.

L’Oeil qui chante Bernadette, c’est le type même du disque qui peut affoler quelques collectionneurs prêts à casser leur tirelire pour un disque dont presque personne ne connaît l’existence. Sorti en 1970, destiné sans doute aux discothèques, il ne fut pas prisé par ces dernières avant tout par manque de passages radio. S’il était devenu un tube, il aurait sans doute fait fureur sur les ponts de danse, surtout qu’il ne manque pas d’un certain humour et porte plutôt à la bonne humeur. Ce sont probablement des musiciens de studio qui sont derrière, bien que l’on retrouve le nom d’Aldo Frank parmi les compositeurs. Il enregistra de nombreux disques et composa pour de multiples artistes, il pourrait anonymement être derrière les vocaux, la voix est assez semblable. Bref, ce genre de tentative arrive souvent à la surface par leur apparition dans des compilations ou des extraits qui en sont samplés par des rappeurs et autres DJ’s. Je connais quelques personnes, pas forcément très âgées, qui ne jurent que par ce genre de style, il faut qu’ils y trouvent du « groove » au creux des sillons. Comme c’était déjà le cas à l’époque, le disque contient la même chanson, une face chantée et l’autre instrumentale. Je n’ai trouvé que la première.

L’Oeil – Fontana 6010 025 publié en 1970, meilleure enchère sur Ebay 431 euros

Bernadette

Un exemple de travail refait sur la version originale

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Stan Jones – Ghost Rigers In The Sky (1948)

Compagnons de la Chanson – Les Cavaliers Du Ciel (1949)

The Ramrods – Ghost Rigers In The Sky (1961)

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (3)

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

The Righteous Brothers

You’ve Lost That Loving Feeling (1964)

Reprise de Nancy Sinatra & Lee Hazlewood (1968)

Rétroviseur

Il y a pile 60 ans ces chansons se pavanaient aux premières places du hit parade anglais ou américain. Certaines sont encore très connues, d’autres moins, et même un peu oubliées

Joey Dee & Starlighters – Peppermint Twist

The Tokens – The Lion Sleeps Tonight

The Lettermen – When I Fall In Love

Elvis Presley – Can’t Help Falling In Love

Neil Sedaka – Happy Birthday Sweet Sixteen

De l’autre côté

Au temps des 45 tours, les disques avaient deux faces, alors on retournait le disque et parfois, il y avait une bonne surprise. Des chansons aussi bien roulées, voire supérieures à la face principale. Dans certains cas, elle reflètent le vrai visage de l’artiste. En voici une sélection.

The Troggs – I Want You

Barry Ryan – Love I Almost Found You

Sam the Sham & the Pharaohs – Ain’t Gonna Move

The Yardbirds – Got To Hurry

The Searchers – Till I Meet You

Des trucs originaux

Des chansons que l’on connait éventuellement en version française, elles furent toutes diffusées sur les radios à une époque où à une autre, fréquemment ou plus rarement. Ce sont des reprises de chansons anglophones ou autres et plus ou moins obscures, dont certaines personnes ne connaissent même pas l’existence. Voici les versions originales qui vous rappelleront peut-être quelque chose. C’est une sorte de jeu, cherchez le titre de la version française. Dans certains cas c’est facile, dans d’autres plus difficile, mais c’est possible puisque je le fais mais à l’envers. Bravo si vous faites un 5/5. Je vous donne les solutions tout en bas de la page. Mais on peut aussi simplement les écouter.

1) Jerry Jackson – Tell Her Said Johnny Goodbye

2) Angel Cabral – Que nadie sepa mi sufrir (1936)

3) Les Fantômes – Fort Chabrol

4) Marianne Faithfull – The Sha La La Song

5) The Majority – Tears Won’t Help

Repêchages en vrac

Quelques sélection sans ordre, ni époque, ni style précis

The Miners Of Muzo – The Apogee Of Love

Dave Dee, Dozy Beaky Mick and Tich – The Sun Goes Down

Paul Brett Sage3D Monalisa

Chris Isaak – Can’t Do A Thing To Stop Me

The Four Dreamers – Attila

Deux musiques pour rêver


Bernard Benoit – An Dro Pour 3 Guitares

Tim Buckley – Song Slowly Song

Solutions – 1) Johnny Hallyday / Johnny Lui Dit Adieu // 2) Edith Piaf / La Foule // 3) Françoise Hardy, José Salcy / Le Temps De L’Amour // 4) Marie Laforêt / A Demain My Darling // 5) Catherine Ribeiro / La Voix Du Vent.

En passant

Bas nylons et un peu de pub

Demandez…

Vers 1840, comment un journal pouvait-il couvrir ses frais d’impression et faire vivre ses journalistes?
Par les ventes, mais aussi par la publicité. On a presque un peu de la peine à imaginer qu’elle existait déjà, et pourtant c’est le cas depuis pratiquement deux siècles, principalement sous formes de cartes de visite et d’affichage. Pour se situer dans le temps, en 1840 nous sommes sous Louis-Philippe, c’est l’année de naissance d’Emile Zola, et pour citer un personnage de fiction que tout le monde connaît, Jean Valjean est décédé mais ce n’est pas si vieux que cela.
En 1840, la publicité via les journaux en est presque à l’ère du berceau, mais elle commence à se répandre petit à petit et attire de plus en plus d’annonceurs, c’est une ère nouvelle qui commence pour elle. En fouillant les archives, j’ai retrouvé un journal hebdomadaire de cette époque, le Journal des ridicules. C’est en fait une sorte de journal satirique, mais comme il peut se concevoir il y a 180 ans. On n’y brocarde pas les hommes politiques ou les célébrités, mais plutôt l’air du temps. II y a des observateurs qui trouvent que la vie d’alors ne manque pas (déjà) d’un certain ridicule, d’où son titre. Je ne me suis intéressé qu’aux publicités. Elles s’étalent pratiquement sur une page entière en fin de journal. En les regardant, on a une idée de ce qui peut être offert moyennant quelques sous au citoyen lambda, en n’oubliant pas les gogos. Certaines de ces publicités ne manquent pas de drôlerie. On peut remarquer au passage sur l’une d’elles l’anglissime « fashionable », sûrement un snobisme de l’époque, une manière de souligner l’Entente cordiale, chère aux diplomates. VoIci ces pubs puisées dans plusieurs numéros. Vous pouvez aussi vous amuser à un petit jeu. Comme les publicités se réfèrent à des adresses parisiennes, vous pouvez aller voir sur Street View et voir les endroits tels qu’ils paraissent aujourd’hui. Un voyage de 180 ans dans le temps.