En passant

Bas nylons et dessous en chapitres (7)

UN SIECLE DE DESSOUS – Chapitre 6

Vidéo en grand format


Une chronique de presse de 1926 révèle l’influence qu’a pu avoir Joséphine Baker sur la mode, du moins sur le teint de la peau. La blancheur, alors de rigueur, cède le pas au bronzage. Depuis les choses n’ont pas tellement changé.

La paquebot dans lequel partit mon père en 1929 pour les USA

En passant

Inventaire musical à la Prévert (95)

Pink Floyd – The Piper At The Gates Of Dawn

UK 1967 – Pink Floyd – The Piper At The Gates Of Dawn – Columbia – SCTX 340.568

Sans doute cet album, le premier de Pink Floyd, est très révélateur de la qualité des débuts de l’underground anglais. Le groupe a marqué l’histoire de la musique. Un peu comme les bons vins millésimés, les amateurs préfèrent une année ou un terroir particulier. Cette première période, celle avec leur premier mentor, Syd Barrett, a ses ardents défenseurs, nous pourrions dire les plus puristes. Pour eux, après son départ, rien ne sera plus comme avant, même ils cesseront presque d’exister à leur yeux. Je fais partie de ces quelques curieux, ils sont infiniment moins nombreux que ceux des périodes ultérieures, qui eurent la curiosité de se pencher sur cet album lors de sa sortie. Je n’eus qu’à m’en féliciter, le plaisir de l’écouter dure encore aujourd’hui, 55 ans après.
Cet album est un peu comme un prospectus pour une croisière, les photos et les promesses aguicheuses ne vous disent en rien de l’odeur qu’il y a à bord, ni la couleur de la casquette du capitaine, ni la sensation de la brise qui vient du large. Il faut embarquer et faire le voyage, car c’en est un. Bonheur, il n’y a pas besoin de réservation… –

Astronomy Domine

Lucifer Sam

Matilda Mother

Flaming

Pow R. Toc. H.

Take Up Thy Stethoscope And Walk

Interstellar Overdrive

The Gnome

Chapter 24

Scarecrow

Bike

Documents

Trois titres en live en 1968 à Bouton Rouge, Astronomy Domine, Flaming, Set The Control For The Heart Of The Sun

Collectors made in France

On peut considérer à juste titre que Esquerita est un clone de Little Richard, sans en avoir tout à fait la renommée. Assez bizarrement, alors que les publications rock and roll étaient plutôt parsemées en France, Capitol sortit simultanément trois EP’s en 1959, en fait des extraits d’un album américain paru la même année. Personnage flamboyant, il enregistra d’autres titres sous d’autres noms et aussi dans d’autres styles. Il eut même Jimi Hendrix comme guitariste lors d’une session. Aujourd’hui, on se souvient surtout du chanteur de rock et c’est cette période qui est recherché par les collectionneurs, sans toutefois consentir à payer des sommes folles. En 1986, il est probablement un des premiers chanteurs qui est mort du sida en 1986.

Esquerita – Capitol Records – EAP 1-1186, publié en 1959, meilleure enchère sur Ebay 178 euros.

Hey Miss Lucy

Why Did It Take You so Long

She Left Me Crying

Crazy Crazy Feeling

Envies de découvrir autre chose ?

La musique n’a pas de frontières. S’il y a bien un point où je suis très éclectique, c’est assurément la musique. Entre un disque de hard rock et un opéra, pour moi c’est de la musique. C’est la différence qu’il y a entre un plat de haricots et un entrecôte bordelaise, les deux pris dans leur contexte propre peuvent s’avérer délicieux. Je fouille, j’écoute, je trouve, et puis quelquefois je tombe sous le charme. C’est pour moi une quête permanente.
Je vous invite à partager ces découvertes au hasard. Des artistes qui ne font pas forcément la une des médias, mais qui ne sont pas dépourvus d’un certain magnétisme ou plus simplement nous présentent une belle vision musicale.

Myrkur

Je suis plutôt une de ces personnes qui pensent que le monde musical est un peu dans un triste état. C’est surtout vrai pour ce que l’on nous diffuse à travers certaines radios ou télévisions, éventuellement dans certains lieux dédiés. La réalité est toute autre, nous avons accès à des millions de chansons qui n’attendent que nous, mais encore faut-il se donner la peine d’aller les chercher. C’est ce que je fais presque continuellement. J’ai toujours eu une certaine admiration pour les belles voix, encore plus quand elle sont féminines, je trouve que c’est plus « céleste », je suppose que vous avez tous entendu parler du chant des sirènes ?
Myrkur est une chanteuse d’origine danoise, avec justement une belle voix, qui officie dans le black metal sans toutefois renier le folk plus traditionnel. Le black metal, bien sûr ce sont ces chansons à l’ambiance plutôt noire et tourmentée. Mais comparé à la soupe que l’on nous sert habituellement, c’est un soleil noir dont il faut capter les rayons, ils sont plus chauds qu’ils n’y paraissent. Un tas de mélomanes ont plané sur la tristesse que Chopin distillait dans sa mélodie. En voici des aperçus plus modernes. Je suis fan.

Tor i Helheim (en danois)

Skøgen Skulle Dø (en danois)

Ella

Rivers Blessed

The House Carpenter (traditionnel écossais)

En passant

Bas nylons et vinyles en fusion (18)


A l’instar d’autre pays, l’Italie avait une scène musicale très active durant les sixties. Le pays attirait de nombreuses vedettes étrangères. Le Festival de San Remo était l’un des points tournants de la variété italienne. Des stars américaines firent en parallèle une carrière typiquement italienne en chantant dans la langue du pays, Neil Sedaka ou Paul Anka ont une discographie ciblée sur l’Italie. Le pays fut aussi un débouché pour des artistes venus d’ailleurs. A l’avènement de la Beatlemania, des formations anglaises qui n’arrivaient pas à se faire un nom sur la terre natale trouvèrent un terrain lucratif en Italie. Le plus célèbres, les Rokes, eurent au niveau local, une popularité dignedes Beatles. Dans une moindre mesure, ce fut aussi le cas pour les Renegades qui firent rouler leur « Cadillac » sur les routes italiennes. D’autres groupes aux mêmes origines firent quelques apparitions chez les disquaires et sur scène, on peut citer les Primitives, les Sorrows, les Motowns. Mais l’Italie fourmille aussi à l’époque de petites formations plus ou moins locales qui enregistrèrent ici et là de nombreux disques. On les retrouve sur une série de compilations intitulées « 60’s Italian Beat Resurrection! ».
La démarche n’est pas toujours originale, on reprend des titres anglophones en collant des paroles italiennes dessus. Mais il n’y a pas que cela, il y a aussi des titres originaux qui valent bien un petit détour. Ils sont dans un registre très varié. Partons en exploration pour le premier volume. Vous y retrouverez quelques titres qui ne vous sont pas complètement inconnus, pour autant que que vous soyez un peu familier avec les sixties. Je ne vais pas les énumérer tous, mais on retrouve les Kinks, les Yardbirds, les Small Faces, les Move, Jimi Hendrix, Them. Une mention particulière Ombre Di Bronzo, qui ont repris le « For Your Love (Finirâ) » des Yardbirds dans une version parmi les plus originales que je connaisse. J’ai fait au mieux pour les clips, mais la qualité sonore n’est pas toujours au top. On se demande parfois si ceux qui les mettent en ligne ont des oreilles.

V.A. – 60’s Italian Beat Resurrection! vol 1 – Destination X Records – DSX 33002 – Italie 90’s

Roberto Pozzoli – Torna Sui Tuoi Passi

Gli Apostoli – E’ Meglio Che Mi Muova

Persiani – Sento Crescer L’erba 

I Persiani – Piccoli Giochi

I 4 Califfi • Ti Giuro E Così

Gli Spettri – Come Farei

Ombre Di Bronzo – Finirà 

Nigtbirds – Quelli

I Diabolici – Qualcuno Forse Piange 

Rangers – Non Scocciare 

I Fantom’s – Le Insegne Pubblicitarie

Koolmans – Quando Occhi Fissi

I Liars – Estremo Oriente

Facce di Bronzo – E’ Inutile

The Telstars – Tu Sei Lontana

Jaguars – Il Tempo Passera

Trippers – Oh Bany

Trippers – Corruzione

The Golden Men – Statale 16

The Five Sharks – Gloria

Documents

Voici justement une de ces formations anglaises qui trouva un certain succès en Italie, les Motowns. Parmi les membres du groupe, nous trouvons un certain Lally Stott (celui qui joue de la guitare à douze cordes), il va devenir brièvement une vedette. Il composa « Chrirpy Chirpy Cheep Cheep » qu’il enregistra, mais il fit un peu voler le succès (sauf en France) par la version de Middle Of The Road qui fut un tube international et un no 1 en Angleterre et dans d’autres pays. Il mourut dans un accident en 1977.

I Motowns – Una Come Lei

La France n’a pas le monopole du disque de collection. Il existe ailleurs et même dans des quantités qui peuvent laisser la France loin derrière. Il n’y a pas de formule magique pour qu’un disque devienne un collector. Un des critères pour qu’il le devienne, c’est la rareté multipliée par son attrait pour les collectionneurs. Parmi les artistes, il faut distinguer ceux qui arrivent à franchir la porte du collectionneur, certains ne le sont peu ou pas, d’autres s’installent volontiers dans les discothèques personnelles. Ces critères sont très subjectifs, mais il est certain qu’il y a des disques qui atteignent des fortunes et d’autres dont on a de la peine à se débarrasser pour des sommes très modiques. Des artistes inconnus peuvent avoir des publications qui s’arrachent à prix d’or, tandis que des célébrités sont boudées par les collectionneurs. Nous allons nous promener régulièrement parmi certains de ces collectors internationaux dont vous ne soupçonnez peut-être pas l’existence, mais qui sont souvent des pièces qui se négocient à bon prix. Pour les albums je me contenterai d’un ou deux exemples et pour le reste l’intégralité des titres si disponibles sur Youtube. Vous ferez certainement des découvertes.

Johnny Hallyday, Turquie


Sans doute une des plus bizarres pièces de la discographie du Johnny national. Philips fit de multiples efforts pour tenter de le promouvoir hors des pays francophones, sans jamais y parvenir vraiment. Une de ces tentatives donna pour résultat deux titres partiellement chantés en turc et publié dans le pays correspondant. Cette publication resta longtemps dans les oubliettes, le chanteur semble lui-même avoir complètement oublié qu’il avait un jour enregistré cela. Le disque semble exister en deux versions, l’une avec pochette illustrée et l’autre avec une plus banale pochette à trous. Mais il se peut que dans le deuxième cas, la pochette originale soit simplement perdue et remplacée par ce palliatif. Ce truc est tellement rare qu’il est difficile de savoir ce qu’il en est exactement, les vendeurs peuvent raconter des bobards et dire qu’il en existait deux versions. Les grands fans de Johnny que je connais, ne prennent pas trop parti pour l’une ou l’autre. Ce qui est certain, c’est qu’il existe avec une pochette illustrée, ça c’est le plus facile à vérifier.

Turquie 1966 – Johnny Hallyday – Philips – Bf373714. Meilleure enchère sur Ebay 2800 euros

Altın Yüzük  » Mon Anneau D’or  »

Yeşil Gözlerin  »Ne joues pas ce jeu – la  »

Toujours la même chanson

Il est rare qu’une chanson ne soit jamais reprise si elle a eu un peu de succès. Quand on est lassé d’une version, il peut s’avérer plaisant d’en écouter une autre. Il arrivé même que l’on soit étonné par une reprise à laquelle on se s’attendait pas ou encore découvrir le créateur de la version originale. dont on ignore complètement l’existence. C’est un jeu où je me défends très bien. Alors selon ce principe, je vous propose en premier la version originale, en second une reprise française ou autre, et en troisième une autre version, que vous ne connaissez pas forcément.

Bob Dylan – It’s All over Now, Baby Blue  (1965)

Version originale

Catherine Ribeiro – C’est Fini Entre Nous (1966)

Them – It’s All Over Now, Baby Blue (1966)