Calendrier juin 2013 avec Miss Nylon

Et pour juin, une visite chez Miss Nylon…

21  052413-2

Pour imprimer: cliquer sur l’image et la copier. La coller dans un logiciel de traitement d’images quelconque. Si vous n’en avez pas, le Paint fourni avec Windons 7 convient très bien: aller sous tous les programmes/accessoires/paint. Ajuster à la dimension de la page en paysage, le reste dépend de la qualité de votre imprimante. La résolution de l’image est suffisante pour faire une bonne impression, au propre comme au figuré.

Nylon paparazzi (20)

22  052413-10

J’ai toujours été étonné quand je parcours les vieilles archives, la place faite à la lingerie dans les journaux qui ne lui sont pas spécialement dédiés. J’ai pris un peu au hasard un journal tendance conservateur, je sais qu’à l’époque de l’après-guerre, tous les journaux le sont plus ou moins. Il y a peu de révolutionnaires parmi les journalistes, excepté quelques publications très politisées, plus spécialement du côté gauche de la politique. Il n’y pas vraiment matière à susciter les émeutes parmi les citoyens. La place de travail est facile d’accès, c’est le plein emploi. Le seul vrai thème porteur est la condition et la rétribution de la dite place de travail. C’est surtout là que se centralise la lutte ouvrière, quand elle existe. Ironiquement, on peut observer que 60 ans plus tard, on se bat surtout pour conserver cette « mauvaise » place de travail. Mais revenons à ces fameuses années que l’on a surnommé les trente glorieuses et qui je crois, vont entrer dans l’histoire en gardant le même nom, comme on parle aujourd’hui de la renaissance, de la belle époque. La presse quotidienne est standard, passe partout, on parle de tout et de rien et pourquoi pas de temps en temps de lingerie. Elle commente l’évolution de confort quotidien, de la libération des moeurs et plus spécialement de la technologie, qui franchit chaque année un nouveau seuil. La télévision devient un must. Le disque microsillon permet d’écouter ses idoles à crédit et en stéréo. La transistor envahit la cour des écoles, tout en cassant les oreilles du voisin de plage. Le magnétophone encombrant et lourd accouche d’un fils, qui lui, utilise des cassettes qui seront pendant trente ans le principal support pour faire son programme personnel dans la voiture. Pour les puriste du nylon, le révolution n’est pas joyeuse, le collant supplante allégrement le bas nylon, exit les porte-jarretelles, les corsets, les gaines. Un chose va changer, si avant on parle de lingerie assez banalement, l’après collant va lui donner une nouvelle impulsion et introduire la nostalgie. On ne regarde plus un bas tenu par une jarretelle de la même manière. Avant on le montre sans plus, après on l’expose. Il sert assez facilement à l’illustration dans les magazines, on peut même parler de support de vente. La presse quotidienne peut même en faire un titre, qui attirera un plus grand nombre de lecteurs…

Voici, dans l’ordre inverse de la chronologie, quelques extraits de ce journal. Toutes les images peuvent êtres agrandies en leur cliquant dessus pour une meilleure lisibilité, c’est même indispensable pour certaines.

La page télévision, sur Arte une émission spéciale consacrée à la lingerie. On peut supposer que les messieurs ont pour une fois regardé le même programme que madame.

22  052413-1

Cinquante ans plus tôt, on n’ose imaginer que l’histoire fut relatée avec le même souci du  détail. Un cadavre masculin vêtu de bas et porte-jarretelles, c’est très porteur, surtout quand il s’agit d’un député.

 

22  052413-2

Je vous le disais, on peut mettre certains mots dans un titre pour le rendre plus aguicheur, porte-jarretelles ne manquera pas d’attirer le lecteur potentiel.

22  052413-4

Texte d’un publicité. D’après l’année, on remarque que le revival du porte-jarretelles est bien présent. Ce n’est pas l’euphorie, mais on y pense.

 

22  052413-5

Eh oui, 1965, c’est encore une année où le bas a droit de cité, on en parle tout naturellement au cours de cette article dédié à la jeunesse, comme on parlerait maintenant d’attacher sa ceinture quand on monte en bagnole.

22  052413-3

22  052413-8

Une année plus tôt, il est encore questions de jeunes et de lingerie, même un assez long article.

 

22  052413-6

L’article suivant peut avoir un petit côté que frôle le surréalisme, du moins André Breton ne l’aurait certainement pas renié. Quelles sont les préoccupations que vous pourriez avoir quand vous séjournez dans un chalet aux sports d’hiver.

22  052413-7Quelques années avant sans doute la plus célèbre des gaines fait la une du journal, du moins dans la partie publicité.

22  052413-922  052413-11

Nos disques mythiques (11)

21  052413-1

En 1963, les Searchers sont en concurrence sérieuse avec les Beatles. Ce ne sont pas des prétendants, mais de rivaux. Le moindre de leur disque est no 1, ou au pire no 2. Ils sont incontestablement en terme de succès le groupe de Liverpool le plus populaire avec les Beatles. Comme eux, ils ont pas mal séjourné au Star-Club de Hambourg. Ce qui leur manquera le plus, c’est un duo de compositeurs comme Lennon et McCartney. Qu’importe, ils sont d’excellents musiciens et savent dénicher le chanson qui fera le succès, parmi le gigantesque répertoire des musiciens américains connus ou inconnus. Justement leur premier disque « Sweets For My Sweet » (Ma Biche- Frank Alamo), est immédiatement un no 1 et connait un succès retentissant. Cela leur vaut un premier album « Meet The Searchers » qui ne contient que des reprises, mais qui connaît un succès considérable. Les reprises sont mises au goût de Liverpool et c’est potentiellement très aguicheur, magnifié par le chant de Tony Jackson, le bassiste. C’est tellement fort que plusieurs titres auraient pu faire un succès s’il avait été sortis en single. Pour rattraper un peu ce gâchis, leur maison de disque Pye, décide d’extraire quatre titres de cet album et les publier en 45 tours. C’est un moyen d’attirer les fans qui n’ont pas tous les moyen de s’offrir un album. Emballé dans une pochette illustrée avec la reprise du nom du groupe en perspective comme sur le premier album, le titre principal est attribué à « Ain’t Gonna Kiss Ya ». C’est un choix un peu arbitraire, mais c’est vrai que la chanson est plus que séduisante. C’est la reprise d’un truc américain assez obscur, chanté auparavant par Suzie Clark et dans une autre version par les Ribbons. Ironie du sort, la chanson a été composée par un chanteur qui va devenir l’année suivante une star en Angleterre, PJ Proby. Si cette chanson est aujourd’hui connue, c’est bien à la version des Searchers qu’on le doit. Un autre titre va aussi casser la baraque, « Farmer John » un semi rock and roll de 1959 lancé par le duo noir Don et Dewey. Via la version des Searchers beaucoup plus énergique, ce titre fera les beau jours de pas mal de groupes, y compris les Hep Stars une première mouture de Abba. Le choix du titre principal aurait pu revenir aussi à « Love Potion Number Nine, composition de Jerry Leiber et Mike Stoller (Jailhouse Rock pour Presley) par les Clovers en 1959. La version des Searchers est superbe, pour moi c’est toujours la meilleure que je connaisse. Elle fera un carton aux USA une bonne année plus tard et hissera à la 3ème place des charts américains. Pour terminer, « Alright », lancé par les Grandisons. Une fois de plus les Searchers savent insuffler du punch dans un titre qui va devenir un classique grâce à leur version classe. Pour le groupe, ce disque ne  fera qu’assoir sa réputation  et connaîtra un franc succès en termes de ventes. Le preuve se voit encore aujourd’hui, il est encore relativement facile à trouver. Vu sous l’angle de Liverpool et de la Beatlemania, ce disque est un chef d’oeuvre qui peut faire de l’ombre à la production Beatles de la même époque. Historiquement, les Searchers sont une des pages importantes du Liverpool Sound. Passés maîtres dans l’art de la reprise pour en faire des perles, tous les fans des sixties connaissent quelques chansons qui ont fait les beaux jours de leur adolescence, via un tube des Searchers. Le France n’échappe pas à ce phénomène, Frank Alamo, Michel Page, Claude François, Michèle Torr, Petula Clark, Richard Anthony ont un tube des Searchers à leur répertoire. Le groupe lui-même en a chanté quatre dans notre langue. Une pièce de collection que les fans du monde entier convoitent.