The Rascals – Rascalize

the rascalsDans un monde musical actuel décidément bien terne, où la création stage, il est plaisant de voir de temps en temps que certains musiciens adoptent une autre démarche. C’est le cas de ce groupe anglais, très inspiré du garage punk des sixties, qui nous sort un opus, ma foi très plaisant à écouter. Douze titres qui tournent autour de plus ou moins 3 minutes et des poussières, pourquoi les allonger à 10 minutes comme pour faire actuel? C’est bien plus électrique que électronique. Chaque morceau à son charme et sa sonorité, et c’est bourré d’effets « spéciaux » instrumentaux et vocaux que l’on découvre au fil de l’écoute. Cela me rappelle un peu l’ambiance des Dukes of Stratosfear, il y a déjà pas mal de temps. On y retrouve un peu de hard rock, des plans qui n’étaient pas absents de certains disques de new wawe, le punk peut aussi faire un semblant de figuration. Le tout est supervisé sous un oeil assez sixties dans sa cote d’amour psychédélique.
Oserais-je que ce disque m’a emballé du début à la fin, assez pour en faire « mon » disque de l’été?
Alors et vous?

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Jerry Lee Lewis – Live At Star-Club

jerrey lee lewis star club

Des albums de rock and roll en public, il en existe des dizaines tous plus ou moins remarquables ou parfaitement détestables. Le 5 avril 1964 sera le soir béni où l’on enregistrera l’un des plus chauds jamais parus. Jerry Lee Lewis, plus qu’un compositeur ou un créateur est un grand interprète, chanteur, et un fabuleux pianiste. Dans le rock de tradition pure, il est à classer dans les « méchants », ceux qui firent chauffer à blanc les micros et mirent un zeste de violence sur la scène. Cet album est un peu un hasard. En 1963, abandonnant les légendaires disques Sun de ses débuts, il signe avec Mercury. Il n’est pas au mieux de sa popularité, écorchée par le scandale de son mariage avec sa cousine mineure. Par contre pour la forme, il pète le feu. L’orientation de nouvelle maison de disques est assez country music, lui aussi est un passionné et se laisse porter dans cette voie. Sur scène, le rock and roll est toujours très demandé et il ne renâcle pas à satisfaire ses fans. Au début 1964, il tourne en Europe, accompagné pas une formation anglaise qui va devenir assez connue, les Nashville Teens, amputée ici de son chanteur et de son pianiste. Un passage est prévu au fameux Star-Club de Hambourg qui est en train de devenir célèbre pour avoir hébergé les Beatles, maintenant célèbres.
Ca tombe bien, la salle est aussi une maison de disques et comble de bonheur sous-marque de Philips, qui lui-même distribue sous licence Mercury en Allemagne. Banco, il est décidé d’immortaliser le show du 16 avril sur bande magnétique. Un album est publié un peu plus tard qui fera un certain bruit, au moins autant que le disque lui-même. Ce n’est sans doute pas un chef d’oeuvre d’enregistrement, mais il restitue assez bien toute la magie et la puissance de Jerry Lee Lewis sur scène. Parfaitement à l’aise derrière son piano et dans une grande forme vocale, il est époustouflant. Ce disque restera une référence dans sa carrière, malgré le fait qu’il faudra attendre 30 ans avant qu’il ne soit publié aux Etats-Unis, faisant un peu double emploi avec une publication locale « Alabama Show », moins trépidante. Chaud, chaud, chaud!
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