Status Quo – Les Spectres du début

spectres
Il n’est plus trop besoin de présenter Status Quo, groupe qui a cartonné très fort dans les années 70 et même au delà. Lors qu’ils connurent leurs premiers frissonnements de succès en 1968, le groupe avait déjà pas mal de route derrière lui et quelques disques.
En 1962, c’est sous le nom de Spectres qu’il se réunissent.
Francis Rossi : chant, guitare
Roy Lynes : chant, claviers
Alan Lancaster : chant, basse
John Coghlan : batterie
Ce sera la formation standard des débuts. Après les galères habituelles communes à une pléiade de groupes, les choses commencent à bouger en 1965, où devenus professionnels, ils signent un contrat avec Pye records. En avril 1966, premier single, « I Who Have Nothin' », un standard italien et américanisé, qu’ils reprennent d’une manière très personnelle, très beatmania. L’autre face est le fameux « Neighbour Neighbour » classique bluesy déjà revisité par le Spencer Davis Group et Graham Bond Organisation. Le disque ne décolle pas et le peu d’exemplaires vendus en font aujourd’hui une pièce très recherchée et d’une valeur considérable. En novembre ils remettent cela avec « Hurdy Gurdy Man / Laticia » d’inspiration plus baroque pour le premier, tout à fait dans la nouvelle ligne de la production anglaise nouvelle tendance du moment. Nouvel échec et nouvelle pièce de collection pour les intéressés. En février de l’année suivante, ils ont la bonne idée de recanaliser le hit psychédélique US des Blues Magoos « We Ain’t Got Nothin’ Yet » pour le marché anglais. Les version est intéressante, bien qu’elle ne possède pas tout le charme de sa collègue au son plus fouillé. L’autre face est « I Want It » plus conventionnel. Encore une fois la réusite n’est pas au rendez-vous. Un ultime disque verra la jour sous un autre nom, Traffic Jam, « Almost But Not Quite there », « Wait A Minute », sans aucun impact, peut-être le moins intéressant des quatre. Ensuite, le nom de Staus Quo sera celui adopté et la réussite au niveau international fait partie d’une autre histoire.
Même si Status Quo n’avait pas existé, un jour au l’autre ces disques seraient devenus de belles pièces de collection, sans doute un peu moins voyantes et recherchées, mais quand même citées comme pièces intéressantes au moins au niveau musical, si ce n’est pour l’originalité de certaines. Elles ont de toute manière un goût de sixties. Maintenant on les trouve facilement sur des compilations avec d’autres titres inédits. De quoi se faire plaisir sans se ruiner et même en écoute gratuite ici. Alors quoi de plus, sinon le plaisir de la découverte.

Ecouter gratuitement et télécharger The Spectres -Traffic Jam sur MusicMe.

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