Ouvert le dimanche

Une rubrique humeur, musique, souvenirs et nylon, le dimanche je crois que l’on doit pouvoir un peu se passer le temps agréablement. Les bronzettes sur la plage c’est fini, alors…

Humeur

J’utilise des ordinateurs depuis bientôt 30 ans, je fais presque figure de vétéran. Dans ma jeunesse, on parlait déjà d’ordinateurs mais on ne les voyait jamais, c’était presque un truc de science fiction. Pour faire ce que l’on fait aujourd’hui avec une bécane domestique pas plus grosse qu’une petite valise, il aurait fallu un truc aussi gros que le Louvre, il y a 50 ans. C’est beau le progrès! Il y a toujours eu une guerre entre quelques uns mes copains et moi, je n’ai jamais été foutu de succomber au pseudo charme de Apple. Je déteste me faire arnaquer au niveau des prix et autres prisons informatiques, car Apple en est une, un système très replié sur lui-même et qui prétend nous faire passer à la caisse pour le moindre petit truc. Apple le meilleur? Eh bien non, je me suis payé la dernière tablette Android de Samsung TAB 5 avec technique Amoled. C’est à pleurer tellement c’est beau, les photos de fruits sont tellement belles qu’on dirait des faux. Les écrans de l’IPad ont un petit air de sépia.

Et les navigateurs? Il y en a un que je n’ai jamais employé c’est Explorer, le plus usité fut Firefoy depuis les débuts. Un peu abandonné maintenant, trop usine à gaz.  Mais chut, confidence, maintenant j’utilise Maxthon, de loin le plus rapide. Il a certains côtés un peu chiants, mais on s’y fait. C’est à découvrir.

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Il font presque la une de la presse

Ce filet raconte la nouvelle qui ne s’invente pas. Un monsieur surpris en train d’exposer ses charmes  en porte-jarretelles. Drôle d’idée, je me demande ce que les champignons ont pensé en l’apercevant. Dommage que je ne me promenais pas dans le coin, je lui aurais demandé une interview. Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’on a retrouvé un chapelet dans ses affaires, drôle d’idée. Arrêté, il a été place en garde à vue, pour un exhibitionniste c’est sans doute une consécration!

 

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Nostalgie

J’adore les puces, on y fait parfois de belles trouvailles. Souvent en achetant un objet, on peut philosopher sur le pourquoi de la séparation entre son propriétaire et l’objet lui-même, son histoire, car il en a toujours une. Lassitude, oubliettes, même la mort peut entrer en ligne de compte. Voici justement un truc que j’ai trouvé récemment. Un disque de Marjorie Noël, chanteuse de la période yéyé, star éphémère dans le paysage audiovisuel français, elle fut une bien plus grande vedette au Japon où on la chante encore. Ici on se souvient surtout d’elle pour avoir représenté Monaco à l’Eurovision en 1965, l’année où France Gall l’emporta avec sa poupée griffée Gainsbourg ou encore la voix féminine dans « Jolie Frimousse » de Frank Alamo. Comme bien de ses consoeurs, victime des côtés véreux du showbiz, elle abandonna complètement et se maria en 1968. Elle décéda en 2000 d’un accident cérébral. Ce disque trouvé, en plus de ça en superbe état, appelle une petite réflexion sur la subtilité de la vie de vedette. Il comporte une grande dédicace pour un certain Robert qui semble lui avoir fait un beau cadeau, dédicace en retour sur investissement en quelque sorte. Une bien belle écriture qu’elle avait cette Marjorie, une écriture généreuse. Elle se termine par la mention « à bientôt », se sont-ils revus? Hasard ou pas, son mari s’appelait justement Robert. Le début d’une histoire d’amour? Un disque atterri par hasard là ou je l’ai trouvé, à des centaines de kilomètres où ils ont vécu? Vous voyez, les puces, on y achète plus qu’un simple objet.

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Mon capitaine

L’armée j’en ai fait par obligation, jamais par conviction. Je n’ai pas changé mon opinion d’un iota sur la chose, maintenant je sais de quoi je parle. Et pourtant l’autre jour, en lisant un avis mortuaire, j’ai appris avec regret le décès d’un homme que j’ai bien connu pour avoir passé environ 80 jours de vie militaire  en sa compagnie. Il était capitaine, moi un peu plus qu’un simple soldat, un première classe, distinction que je lui dois en partie. J’ai été bombardé dans un état major avec la charge, le devoir on dit à l’armée, de servir d’ordonnance et d’homme de peine à l’officier de renseignement, le capitaine en question. Formé en tant que spécialiste transmissions à mes débuts, je devais me débrouiller pour que les lignes téléphoniques notamment, fonctionnent à satisfaction. Ces lignes, elles n’existaient pas, je devais les construire afin que toutes les unités soient reliées entre elles. Pour cela, j’avais des sections de téléphone public à disposition, mon travail consistait surtout à faire la jonction entre le civil et les terminaux militaires, une centrale téléphonique et divers appareils disséminés dans la nature. Tout cela c’était la responsabilité de l’OR, abréviation militaire qui désignait l’officier de renseignement. Il me lâchait dans la nature avec une poignée de soldats en m’accordant sa bénédiction pour faire comme je l’entendais. A ma première rencontre avec lui, je l’avais soupesé comme un homme plutôt exigeant, dur mais juste, tout en étant courtois et très poli. Il se méfiait sans doute de moi. Heureusement pour moi, ses doutes se sont assez vite dissipés, car « mes » lignes de téléphone furent les seules à fonctionner du premier coup au niveau du régiment, ce qui je crois savoir lui a valu quelques bons points de la part de son supérieur. Je pouvais le mener en bateau, il n’y connaissait rien en transmissions, son seul repaire c’était: ça fonctionne ou pas.

Après nos premiers pas, la glace s’est vitre brisée, nous avons eu des contacts d’homme à homme. Il m’a enseigné les ficelles du renseignement et l’art de tenir un bureau de renseignement militaire. Il avait le don d’enseigner, toujours le petit détail qui rend la chose attractive. Il a vite compris que cela m’intéressait et que je trouvais ce travail plus gratifiant que d’aller faire le guignol derrière un fusil. Il est vrai que le renseignement c’est plutôt marrant, on s’amuse avec des cartes topographiques, on reproduit les situations stratégiques, on collecte toutes sortes de données, y compris la météo et la situation internationale, les conflits, les guerres, les tensions sociales. Un de mes travaux le matin consistait à lire la presse, en général au bistrot devant un café, pour en tirer tout ce qui aurait pu avoir des conséquences, influencer le cours des événements si nous avions été réellement en guerre. Parfois, il me laissait seul et allait dans le terrain semer des informations qu’il inventait de toutes pièces pour voir si elles remontaient jusqu’à moi. De retour, je le vois encore rigoler quand il découvrait que tel ou tel truc avait fait son chemin et avait fini sur les fiches que nous collections.

Les heures étaient souvent longues, alors on discutait de choses et d’autres. C’est ainsi que j’ai appris à le connaître bien mieux. Il avait étudié les sciences naturelles, se passionnait pour la musique classique en fin connaisseur, adorait la montagne. Il était marié et avait des enfants. Quand nous étions seuls, il abandonnait toute les formes militaires qui peuvent s’interposer entre un officier et un soldat. Pas question de salut militaire, on se serrait la main tout simplement, chaleureusement. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai reçu une petite promotion dans ma carrière militaire, je suis sûr qu’il était là-derrière. Elle me procurait quelques avantages substantiels, un peu de liberté, un peu de confort. Liberté qu’il m’accordait assez souvent en me laissant le champ libre quelques heures pour aller me rincer la dalle ou roupiller un coup. Je devais juste lui dire où il pourrait me trouver en cas de besoin, mais il n’est jamais venu me chercher.

C’est drôle, moi qui étais si peu militariste et il connaissait mes opinions, j’en suis venu a apprécier la compagnie d’un officier qui avait la gueule d’un acteur de cinéma, un parler très élégant, autant que lui dans son uniforme. Je crois que je lui ai inculqué un principe auquel il n’avait jamais pensé, qu’il peut y avoir des gens présentables qui ne font pas carrière militaire.  Il devait s’en douter, il était bien assez cultivé pour cela, mais il attendait une confirmation. Et je dirais la même chose pour moi, tous les militaires ne sont pas des cons avec un casque à boulons sur la tête.

Mais oui mon cher capitaine, je suis heureux d’avoir parcouru un peu de chemin avec vous, vous êtes un des rares souvenirs heureux de ma vie militaire. Votre rire, votre sourire, votre bonne humeur, sont toujours présents. Le seul regret que je peux formuler, c’est que nous ne nous sommes jamais revus. Et puis c’est bizarre, vous voir dans les avis mortuaires d’un journal que je ne lis jamais, pourquoi l’avoir consulté ce jour-là? Mystère!

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De nouvelles vieilles nouvelles au goût de nylon

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Dans un page de journal datant de 1957, on trouve ces deux sujets ayant le nylon en fond de toile

Quelques mots sur la dernière invention d’un couturier célèbre

Lancé par C. Dior pour le soir, l’ensemble « gorge – porte – jarretelles » en dentelle de nylon tissé d’or, lavable, inoxydable, doublé de taffetas de nylon. Le système de fixation du soutien-gorge par bretelles élastiques ultra longues boutonnées sur le porte-jarretelles, remonte très haut la poitrine tout en laissant le dos complètement dégagé. Ç? Pour le soir des ceintures en fil d’or que l’on peut faire soi-même au crochet, en demi-brides bordées par des mailles serrées et doublées de gros grain. V Un nouveau lainage tissé de poils… de vison. Q La tendance double jupe : La mode à double jupe est une des nouveautés marquantes de la saison. Adaptée aussi bien à l’ensemble sport, qu’à la ville, on rencontre cette même tendance chez Dior, dans une robe du soir, à la cheville volants de dentelle blanche, associée à une jupe amovible en satin noir.

S’il y a quelques unes d’entre vous qui portent des gaines, voici le conseils d’époque sur le lavage et l’entretien.

  La gaine a vaincu le corset. Elle fait partie du trousseau de toute femme. Pour qu’elle reste longtemps en bon état, il est nécessaire de l’entretenir soigneusement. Portée presque toujours directement sur la peau, elle a besoin d’être fréquemment lavée, opération assez délicate d’où dépendent sa souplesse et son bon aspect. Voici comment il faut procéder. I.e lavage. — D’abord passez la gaine dans de l’eau tiède savonneuse (savon en paillettes). Ensuite, plongez-la sans crainte dans de l’eau bouillante additionnée de quelques cristaux de soude et d’une noix de savon noir. Laissez tremper quelques instants, puis sortez la gaine. Laissez-la refroidir et brossez-la avec une brosse dure. L’essorage. — Après cette première opération, rincez la gaine à l’eau froide (jusqu’à ce que l’eau soit parfaitement claire, il faut plusieurs rinçages). Ne la tordez pas. Pour l’essorer, roulez-la dans un linge (serviette éponge de préférence) et pressez pour que le tissu aborbe et pompe le plus possible d’eau. Le séchage. — Le lavage et l’essorage ayant été soigneusement faits, songez au séchage. Le mieux est, si vous disposez d’un séchoir à branches, d’enfiler la gaine sur deux ou trois de ses branches. L’air circulant bien, intérieurement et extérieurement, le séchage se fera de cette façon rapidement.

I.e repassage. — Si la gaine est toute en tissu de caoutchouc, il ne faut pas la repasser. Elle reprendra d’elle-même sa forme. Au cas contraire, il faut repasser après avoir légèrement humecté les parties faites de tissu non caoutchouté. Une gaine ainsi traitée gardera l’aspect d’une gaine neuve très longtemps.

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