Dimanche en quelques manches confinées

01Pour ce dimanche, allons faire un tour dans la France ou l’expression francophone, parmi le folk ou ce qui en est dérivé. Il y a des milliers de chansons traditionnelles qui nous viennent depuis un passé qui remonte parfois loin dans le temps. A celle d’expression francophone, vient s’ajouter la chanson bretonne d’obédience celtique. A l’autre bout de la France, l’ancienne Occitanie a aussi sa langue propre et ses chants traditionnels. Ne soyons pas dupes, la musique n’a pas vraiment de frontières, on peut entendre dans le folklore français des emprunts musicaux à d’autres cultures. Les Bretons, peuple de marins, a parfois introduit des accents arabes dans sa musique. Le folk ne s’est pas arrêté à la tradition, il a continue sous d’autres formes plus modernes, Georges Brassens en est un des aspects, mais il n’est pas le seul. Le Canada a aussi créé sa tradition francophone avec des chansons qui lui sont propres dont certaines sont venues jusqu’à nous. Elle ne cesse d’évoluer avec une mélange d’ancien et de nouveau, on n’hésite plus à mélanger le chant des troubadours avec les accords de musiques beaucoup plus récentes. Quoiqu’il en soit, c’est notre patrimoine, imaginons nos ancêtres chanter ce que nous écoutons aujourd’hui.

Les Alabres – Bela Calha (Belle Caille). Un groupe de Toulon qui mélange savoureusement le métal et le chant traditionnel occitan.

Gillles Gosselin – Monsieur Le Curé. Chanson ironique sur les curés.

Les Cailloux – En Montant La Rivière. Un groupe canadien eu un traditionnel acadien.

Denez Prigent – An Hini A Garan.  L’ensorceleur breton.

Anne Vanderlove – Du Côté De St-Jean Du Gard. La merveilleuse Anne Vanderlove.

Lily Dardenne – Le Verger Du Rois Louis. Chanson de Georges Brassens sur un poème noir de Théodore de Banville.

Marie Laforêt – V’la Bon Vent. C’est bien dans ce style qu’elle fut la meilleure.

An Triskell – Kroaz Hent. La belle harpe celtique.

Glenmor – Il Ne Faut Plus Tuer. Un monument de Bretagne.

Sonerien Du – Bonsoir Maître De Maison. Une demande en mariage comme jadis.

Machin – Moi Je Suis Un Folkeux. Entre vieille tradition mélodique et modernité.

La Talvera – La Femna Del Fabre. Chanson occitane, une très belle langue.

Les Pirates – Les Trois Marins De Groix. Chant de marins.

Eric Lapointe & Yves Lambert. LIvrogne Et Le Pénitent. Du vieux folk détourné.

*****

8 réflexions sur “Dimanche en quelques manches confinées

  1. Hello M. Boss,
    Ce retour dans notre patrimoine fait du bien ….on retrouve ainsi des valeurs qui font la France dans sa diversité !…Merci infiniment
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      Une chose que je n’oublie pas, c’est mes racines. Nous avons une belle langue, et chanté cela sonne encore mieux. Rien ne nous empêche d’aller voir ailleurs pour les us et coutumes, mais je trouve que les langues latines sont une belle carte de visite. Un ami m’a raconté une anecdote. Alors qu’il voyageait en Ecosse, cherchant un endroit pour loger, il est tombé sur une dame qui parlait très bien le français. Par curiosité, il lui a demandé comment elle l’avait appris. La dame lui a répondu qu’un de ses ancêtres avait eu la vie sauvée par un Français. Alors en hommage tous les descendants avaient appris la langue. Je trouve que c’est beau, et personnellement j’ai aussi rencontré des Ecossais splendides, ils m’avaient même envoyé une petite robe pour la naissance de ma fille.
      Bonne semaine

  2. Bonjour Messieurs,

    Quelle merveilleuse carte de visite que la musique !
    Langage universel, qui se fait fi des barrières des langues.
    La culture celtique m’interpelle aussi car mon arrière grand-père (côté paternel) était originaire de Rennes. Mais je ne connais que très peu de de mots en breton.
    La ville de Saint-Nazaire, d’où je suis natif, est située linguistiquement dans la zone-tampon, où se rencontre l’influence du Gallo (le Français) et le Breton. Le festival celtique annuel rassemble tous les « Bretonnants » du monde entier. Belle manifestation culturelle.
    Je suis bien d’accord : les langues latines , telle la langue de Molière et celle de
    Dante sont « sœurs » , oserais-je dire. Leur « musique » est douce et mélodieuse à l’oreille et riche en nuances, à l’inverse des langues germaniques, plus gutturales
    et tranchantes. Sur la chaine 459 de la TNT, on peut suivre les infos en italien.
    Bien que je n’est pas étudié cette langue, j’essaie de comprendre sommairement
    quelques bribes.
    Contrairement à ce que l’on peut penser, le Français est toujours désigné comme langue internationale dans les communications écrites et orales entre les pays. Mais la subtilité grammaticale et lexicale de notre belle langue est trop compliquée pour bon nombre d’intervenants qui optent pour l’usage de l’anglais comme « roue de secours ». Ce qui s’explique peut-être en partie par les poids des Etats-Unis et de la communauté anglophone. Hélas…
    Amicalement. Peter.

    • Hello Peter,
      La Bretagne est un des rares coins de France qui cultive encore à fond ses racines, notamment à travers la musique. Quand j’ai fait mon voyage, j’ai adoré. Les bords de mer sont d’une beauté à couper le souffle quand on les regarde du haut des falaises. J’ai bien sûr un peu discuté musique quand l’occasion s’en présentait avec les gens du coin. Certains étaient étonnés de mes connaissances en matière de musique celtique, pour quelqu’un qui n’est pas du coin. Pour d’autres, c’est presque moi qui donnait des leçons, surtout les jeunes dont certains n’en ont rien à branler. C’est dommage.
      Par contre, je suis plus déçu par les gens du Midi, peu ont des idées sur la langue occitane et le folklore local. Il faut vraiment chercher pour trouver, tandis qu’en Bretagne, c’est très visible. Heureusement il y en a quand même qui entretiennent la flamme.
      Entre l’italien et le français, je dirais que mon coeur balance. La différence notable pour moi, c’est que l’italien « chante » et le français à une certaine élégance quand il est bien parlé. Une autre différence, c’est le volume sonore qui monte assez vite chez les italiens quand il s’engueulent, mais chez nous on peut dire des gros mots sans élever la voix. La manière de prononcer le mot merde est différente si on le dit à quelqu’un ou si c’est parce qu’on a cassé un verre. Comme vous dites, tout est dans la nuance. J’ai une compréhension de l’italien à 90% et je suis capable de tenir une conversation, par contre je suis incapable de l’écrire, contrairement à l’anglais que je parle sans doute moins bien, mais je suis plutôt bon à l’écriture. Evidemment mon italien est standard, je dirais celui du nord, de Milan, c’est plus difficile avec le napolitain qui est presque une autre langue au parlé. On retrouve aussi des constantes, l’italien du côté de la côté ligure à des intonations que l’on retrouve dans l’occitan. géographiquement c’est assez proche.
      c’est vrai, le français est encore employé dans beaucoup de choses, comme l’Union Postale Universelle où c’est la langue officielle. mais pour combien de temps Encore ?
      Bonne fin de semaine

  3. Bonjour Mr Boss,

    La Bretagne et l’Alsace sont deux régions particulières aux extrémités de notre beau pays et cela a certainement contribué à la persistance de leurs traditions culturelles. En grande majorité, les Bretons sont très chaleureux au contraire des
    « Sudistes » qui ont souvent un « accueil de façade ». Depuis plus de trente ans que je vis dans le sud, mes amis sont souvent des gens originaires d’autres régions de France ou de pays voisins. Mais bon… Côté musique, le groupe breton Manau a revisité certaines chansons à la mode « rap » comme le titre « la tribu de Dana ». Un succès !
    En Occitanie, ici, les écoles linguistiques appelées « Calandreta » essaient de relancer l’intérêt pour la langue régionale. La langue se voit aussi dans l’architecture locale comme les « halles » , sorte de marché central caractéristique avec couverture de tuile posée sur des piliers voutés en briques rouges.
    Concernant les langues, je ne suis pas très à l’aise.
    Ma sœur aînée en revanche se débrouille mieux. Avec un bac A3 , elle avait étudié l’italien en Fac. Et depuis peu elle voyage en Italie avec un groupe de séniors de son cours d’italien et lors de leur voyage à Naples (ville natale de notre grand-père maternel) elle avait l’impression de retrouver toute l’ambiance parlée (expressions, parfois triviales ) et visuelle (commerces, marchés) décrits par notre grand-père. Notre grand-père nous parlait souvent de l’indépendance italienne et
    de Garibaldi.
    Si l’on devait reconstituer l’histoire de notre famille, il faudrait regarder par delà les Alpes et de l ‘autre côté de « la ligne bleue des Vosges ». Mais ceci est une autre histoire…
    Amicalement. Peter.

  4. Hello Peter,
    Côté famille italienne, je sais très peu de choses, mon grand-père est mort en 1911, ma grand-mère en 1925. Ma mère était fille unique et ne m’a jamais parlé de grands-parents. Elle a été recueillie par la suite par un oncle qui travaillait au « Corriere della serra ». Elle m’en parlait avec une certaine reconnaissance.
    Pas facile de faire des recherches sur mes ancêtres, car l’état civil était très bordélique avant 1900. La seule chose que je sais de sûr, c’est qu’il y a encore des gens qui portent son nom de jeune fille.
    Bonne fin de semaine.

  5. Bonsoir Mr Boss,

    Le fait de savoir que des personnes portent de nos jours le nom de jeune fille de votre maman peut prouver qu’il y a eu par le passé des cousinages. Pour diverse raisons, les membres d’une même famille à l’origine émigrent qui aux States, qui en Australie, qui en Amérique latine et y font souche. Et longtemps après, se rappellent cette lointaine parenté. Enfin, c’est mon avis.
    Amicalement. Peter.

  6. Hello Peter,
    Oui en général c’est le cas, il est très probable que les noms se sont répandus à partir d’une m^me origine, surtout qu’il y a quelques siècles la population était moins nombreuse. Il serait intéressant de prendre le nombre de noms de famille dont l’origine est sûre et voir s’il y a concordance avec la population à un moment donné avec cette origine, en tant compte que la femme perd en principe son nom de jeune fille et aussi les épidémies qui faisaient pas mal de morts.
    Je l’ai déjà dit, côté de mon père nous avons des origines en Savoie, plus spécialement la haute, c’est d’ailleurs là que je trouve le plus de gens ayant le même nom de famille. Au temps des fameux annuaires téléphoniques, j’ai compté 67 personnes dans ce département. Il y en a aussi dans les départements voisins, Ain. Isère, Jura, ce qui tend à dire que l’origine se situe vers le même endroit. Côté de la mère à mon père cela remonte jusqu’en Iran aux temps bibliques.
    En Italie, c’est un peu plus bordélique, car les enfants qui finissaient à l’assistance publique se voyaient attribuer un nom « d’emprunt » souvent un peu bizarre et parfois même un peu irrévérencieux. Enfin, pour autant que le sache, le nom de famille de ma mère était tout à fait « normal ».
    Bonne fin de semaine.

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