Une chanson qu’à peu près tout le monde arrive à identifier. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas Glenn Miller qui la créa. C’est l’arrangement d’une chanson qui fut enregistrée en 1930 par l’orchestre de Barbecue Joe and His Hot Dogs. Bien entendu, elle sera toujours liée à Glenn Miller et sera même son plus grand succès, même si sa version n’est pas le première publiée. Elle existe aussi en version vocale.
Version originale, Barbecue Joe and His Hot Dogs (1930)
La version de Glenn Miller (1939)
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Antoine – Nadine (France 1966)
The Sorrows – Baby (UK 1965)
Les Cailloux – J’entends Le Coucou (Canada 1965)
Jackie Lawrence – Un Homme Est Venu (France 1963)
The Rivets – Now Decide (Allemagne 1965)
A mettre dans toutes les oreilles…
La musique c’est aussi ça…
Les Fingers, groupe instrumental français sixties…
Les Guitares De Décembre
Les Cavaliers De Feu
Fingers Of The Rhythm
Top Secret
Pionnier
Partis rejoindre les étoiles
David Thomas (1953 – 2025)
Chanteur de Pere Ubu, groupe américain aux influences très diverses allant du punk à l’avant garde. C’est avant tout une référence pour les mélomanes branchés. Le chanteur est le seul membre qui a traversé toutes les époques de la formation jusqu’à aujourd’hui.
The Modern Dance
Night Music
Clodagh Rogers (1947 – 2025)
Chanteuse d’origine irlandaise, elle fut populaire au Royaume-Uni au tournant des seventies. Elle gagna une visibilité internationale en finissant 4ème à l’Eurovision en 1971 avec « Jack In The Box » pour le compte de l’Angleterre. La poursuite de sa carrière se déroule dans une relative obscurité.
Près de la Bourse du commerce, nom loin du Forum des Halles dans le 1er arrondissement, vous pouvez apercevoir une colonne presque collée à la Bourse. Elle a sa petite histoire qui remonte à 1574. Elle fut construite sur l’ordre de Catherine de Médicis, elle est haute de 31 mètres sur 3 mètres de large. On ignore sa destination première mais on suppose que c’est l’intérêt de la reine pour l’astrologie qui en est le résultat. Pour rappel historique, elle est la femme de Henri II dont la plus célèbre maitresse est Diane de Poitiers, presque aussi célèbre que la reine elle-même. La tour constituait pour l’époque un observatoire situé au centre du Paris d’alors. Entre une possible tour de garde et un endroit qui permettait d’observer le ciel, on sait que son sommet reçut régulièrement la visite de Côme Ruggieri qui servait de conseiller à la reine, mais aussi et surtout d’astrologue. Sa maîtresse était persuadée que tout était inscrit dans le ciel, aussi elle se rangeait à ce que l’astrologue interprétait en scrutant le ciel. On peut imaginer qu’il lui refila pas mal de bobards, mais une de ses prédiction s’avéra d’une précision presque diabolique. Il lui affirma qu’elle mourrait près de Saint-Germain, sans autre précisions. Alors la panique s’installa chez le reine, elle évita soigneusement tout les lieux qui pouvaient, de près ou de loin, avoir un rapprochement avec ce nom, à Paris et dans les environs ils étaient assez nombreux. A 69 ans, en 1589 année de sa mort, elle tombe malade et va se réfugier au château de Blois, plutôt que celui de Saint-Germain-en-Laye, elle n’a pas oublié la prédiction. Agonisante, on fait venir un prêtre et elle lui demande son nom. – Julien de Saint-Germain, ma reine.
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Sans trop nous éloigner des Halles et son forum, allons à a rue Montorgueil qui commence non loin de la porte Rambuteau et filons au no 67. Devant la porte vous verrez un plaque posée sur le sol. Elle rappelle un fait qui s’est déroulé au début 1750 et qui rappelle aussi une justice à deux vitesses, encore plus spécialement sous la royauté. La cour des rois de France, ici sous Louis XV, n’était pas réputée pour sa pudibonderie, l’adultère y était un lieu commun. L’homosexualité en faisait aussi partie, on peut juste se souvenir de Henri III et de Monsieur, le frère de Louis XIV. Le fameux jour de 1750 à l’endroit où se trouve la plaque, le 4 février, deux hommes sont surpris en flagrant délit de sodomie. On peut facilement imaginer que l’endroit est alors discret et mal éclairé, même pas du tout éclairé. Arrêtes et jugés, il sont condamnés à mort et exécutés le 6 juillet en place de Grève. Vu que les coupables sont de basse extraction, l’un ne sait même pas écrire, ils sont bien en mal pour se défendre efficacement et surtout souligner que ce genre de choses se pratique en toute tranquillité dans d’autres endroits. Ils servirent aussi d’épouvantail pour les autres, la justice prétexte que la pratique aurait tendance à s’étendre. Historiquement il semble que ce soit le dernier cas connu de condamnation à mort pour ce genre de délit en France, la Révolution abolira définitivement la peine. Bien sûr, 275 ans plus tard les choses ont bien changé, c’est d’ailleurs les mouvements LGBT qui ont érigé les deux victimes en martyrs et Anne Hidalgo qui inaugura la plaque en 2014. Cela ne plait pas à tout le monde et certains ont déjà trouvé le moyen de la barbouiller pour la rendre illisible, l’histoire ne retiendra sans pas leurs noms.
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A l’angle de la rue Balzac et Berryer dans le 8ème arrondissement se trouve l’hôtel Salomon de Rothschild, qui a effectivement appartenu à une branche de la célèbre famille. Légué à l’Etat par la baronne Adèle en 1922, elle connut diverses affectations pour être actuellement une fondation pour les artistes. Doté d’une plaisante architecture et d’un jardin ouvert au public, l’endroit est aussi connu pour avoir été témoin de deux faits entrés dans l’histoire. Le 18 août 1850, Honoré de Balzac mourut dans une maison attenante à l’hôtel, le jardin actuel, et qui fut rasée par la baronne en 1890. Elle l’avait acheté à la comtesse Hanska, le grand amour et la femme de Balzac qui résida dans la maison jusqu’à sa mort en 1882. Une plaque apposée sur le mur extérieur rue Balzac et qui sert aussi d’enceinte au jardin, rappelle ses derniers instants. Le 7 mai 1932, le président de la République Paul Doumer, âgé de 75 ans, inaugure un salon d’écrivains dans le fameux hôtel. Le prenant pour cible, un émigré russe tire deux balles de pistolet qui lui seront fatales, il meurt le lendemain. Les motivations du meurtrier ne sont pas très claires, entre idées politique et coup de folie, son procès rapidement expédié ne permettra pas de faire toute la lumière. Il est condamné à mort et exécuté au mois de septembre de la même année. Paul Doumer est le premier président de la République issu d’un milieu plus que modeste, son premier job fut coursier. Devenu enseignant, journaliste, il a un très long parcours politique commencé très à gauche avant d’opter pour des position plus à droite. Il est l’un des présidents ayant eu un mandat très court et aussi le dernier président décédé de mort violente. Un plaque, cette fois-ci posée rue Berryer, rappelle l’attentat.