Adieu à un pote

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Je l’ai appris aujourd’hui, un guitariste que je connaissais bien, Gypie Mayo, nous a quittés ce jour. Nous avons passé de nombreuses soirées ensemble à discuter de tout et de rien dans la quiétude des backstages. Je te vois toujours me lançant ton « hello » derrière tes lunettes qui cachaient si peu ton regard pétillant, ou ta fourchette qui se battait avec un plat de pâtes récalcitrant. Tu mettais précieusement ta topette de bière à l’abri derrière ton ampli prêt à cracher les sons que tu ne manquerais pas de faire juter de ta guitare.

Né en 1951, comme beaucoup de jeunes de cette époque, c’est en écoutant « Apache » des Shadows qu’il s’intéresse à la musique. Il veut une guitare Fender comme Hank Marvin. Il l’aura! Après de multiples participations dans diverses formations, il se met en lumière en prenant la suite de Wilko Johnson au sein de Dr Feelgood pour une flopée d’albums. Pendant plus de 10 ans, à partir du milieu des années 90, il sera le soliste des Yardbirds dans leur nouvelle aventure et le soliste en titre de l’album « Birdland », principal témoin de la renaissance des Yardbirds.

Te souviens-tu des fous rires lors d’un certaine dédicace alors que je sortais une de tes plus bizarres apparitions discographiques avec un certain corbeau? Même tes amis ne savaient pas que tu avais joué là-dedans. Je crois que depuis ce moment là, je suis devenu pour toi plus qu’un simple passant. Il est improbable que là où tu es maintenant, ces choses ont de l’importance. Pour moi elles font partie de mes souvenirs, un parmi tant d’autres, mais pas le moins important.

Adieu mon pote, tu est dans mon éternelle amitié, avec cette flamme qui brûle pour éclairer quelques moments agréables de ma vie.

Les Boss en retour de vacances

– Alors Boss, ces vacances?

– Elles sont finies hélas!

– Qu’avez-vous fait?

– Eh bien, je me suis promené en Bretagne et en Normandie.

– Alors vous ramenez de merveilleux souvenirs?

– C’est sûr, la bouffe était de première, les paysages à croquer et le reste mmmhhhh…

Le Boss mange un petit quelque chose

– Vous aviez sûrement le regard au ras du sol?

– Vous voulez dire au ras des jambes?

– Oui, j’aurais du y penser.

– J’en ai même contemplé une paire de très très près, le moins que je puisse dire c’est qu’elles étaient divines.

– Ah couvertes de nylon?

– Bien évidemment vous croyez quoi, je bois du vin, pas du jus de raisin, pour l’ivresse des sens c’est plus efficace!

– Peut-on en savoir plus?

– En bien pour l’instant, il vous faudra attendre, mais prochainement il se pourrait bien que vous ayez quelques détails supplémentaires, mais chut!

Le Boss, pour une fois fréquente une pucelle

– Avez-vous fait des rencontres intéressantes?

– Ah ça oui, surtout vers la fin du voyage!

– Bien sûr, vous parlez de rencontres entre gens  branchés nylon?

– Oh vous savez, les conversations de foot ne m’intéressent pas trop.

– Et que pensez-vous de la France en nylon, en général?

– A part les rencontres mentionnées ci-dessus, c’est un peu le désert, heureusement elles élèvent le niveau. Dieu merci, je connais quelques unes de ces jolies amatrices de bas et de lingerie glamour, cela me console des larmes que je verse sur les pantalons.

– Mais dans tout cela aucune vision réconfortante au détour d’une rue?

– Une seule je crois. Une touriste japonaise victime d’un coup de vent coquin, mais j’avais l’oeil au bon endroit. Elle a sûrement préféré un porte-jarretelles de fabrication française  en lieu et place d’une Tour Eiffel en plastique. C’est tout à son honneur.

– Merci Boss pour ces instantanés de votre voyage.

– De rien, mais faites moi plaisir continuez vos observations alentours, le spectacle s’offre parfois là où on l’attend le moins. Non, non, je ne déconne pas…

Photo des jambes de la charmante japonaise prise au zoom. Trop tard pour profiter du coup de vent révélateur,!!!