Veillez à ce que leur tombe soit bien entretenue

S’il y a bien un domaine où le décès de quelqu’un, à part de proches,  peut provoquer quelque émotion chez moi, c’est bien la musique. A un moment ou un autre ils nous ont donné un moment de rêve, de bonheur. Il m’arrive d’écrire quelques mots pour des cas précis, mais je ne suis pas très friand de ce genre de nouvelles et pour cause. Il m’a paru quand même intéressant de rappeler le noms de quelques musiciens disparus au cous de l’année. C’est une liste sélective de personnages qui à un moment de ma vie ou plusieurs, ont fait partie de ces petit riens de bonheur. J’en ai vu certains, rencontré d’autres, même furent des potes. En ouverture, un clip de Lou Reed, l’une des grandes disparitions de l’année avec un titre prophétique…

Trevor Gordon, 10 janvier (1948-2013), la moitié du duo des Marbles

Reg Presley, 4 février (1941-2013),  chanteur des Troggs

Rick Huxley, 11 février (1940-2013), bassiste du Dave Clark Five

George Shadow Morton, 14 février (1940-2013), légendaire producteur des Shangri-Las

Tony Sheridan, 16 février (1940-2013), l’homme qui  se faisait accompagner par les Beatles à leurs débuts

Kevin Ayers, 18 février (1944-2013), guitariste de Soft Machine

Jewel Akens, 1 mars (1944-2013), créateur de de « The Birds And The Bees ».

Alvin Lee, 6 mars (1944-2013), guitariste de Ten Years After

Kenny Ball, 7 mars (1930-2013). célèbre jazzman anglais

Peter Banks, 7 mars (1947-2013), membre de Yes

Eddie Bond, 20 mars (1933-2013), chanteur de rockabilly, refusa Presley dans son groupe

Annette Funicello, 8 avril (1942-2013). chanteuse et idole du surf

Jimmy Dawkins, 10 avril (1936-2013), guitariste et chanteur de blues

Richie Havens, 22 avril (1941-2013), chanteur légende de Woodstock

Georges Moustaki, 23 mai (1934-2013), chanteur français

Marshal Lyttle, 25 mai (1933-2013), contrebassiste des Comets de Bill Haley

Little Tony, 27 mai (1941-2013), rocker italien

Johnny Smith, 11 juin (1922-2013), compositeur et créateur de « Walk Don’t Run », le hit des Ventures

Roger LaVern, 15 juin (1938-2013), organiste original des Tornados

Bobby Blue Bland, 23 juin (1930-2013), star de la soul, grosse influence des années 60

André Verchuren, 11 juillet (1920-2013), ancien déporté devenu une star de l’accordéon

JJ Cale, 26 juillet (1938-2013), chanteur créateur de l’immortel « Cocaine »

Mick Farren, 27 juillet (1943-2013), chanteur des légendaires Deviants

Donna Hightower, 18 août (1926-2013), chanteuse de soul

David Garrick, 23 août (1944-2013), chanteur anglais connu pour son hit « Dear Mr Applebee »

Jackie Lomax, 15 septembre (1944-2013), chanteur première publication du label Apple

Marvin Rainwater, 17 septembre (1926-2013) chanteur de rockabilly

Gypie Mayo, 23 octobre (1951-2013) guitariste de Dr Feelgood et les Yardbirds

Lou Reed, 27 octobre (1942-2013) Membre du Velvet Underground et star solo

Peter Haycock, 30 octobre (1951-2013), guitariste de Climax Blues band

Bobby Parker, 1 novembre (1937-2013), guitariste et chanteur créateur de « Watch Your Step ».

My very premiers disques

Si j’ai écouté de la musique depuis tout petit, le plaisir de faire mon propre programme via un tourne disque ne viendra qu’en 1965, les finances familiales le permettant. L’achat d’un simple et bête appareil coûtait une petite fortune. Si aujourd’hui un lecteur CD tout simple coûte deux ou trois dizaines d’euros, en 65 un appareil moyen coûtait environ une centaine d’euros. Grosso-modo, cela représentait 1/5 d’un salaire décent. Bref, je l’ai eu et j’ai enfin pu me lancer dans le début de ma collection de vinyle. En faisant appel à mes souvenirs, je peux reconstituer quels furent mes premiers disques achetés ou entrés en ma possession via un cadeau d’anniversaire par exemple. Ca vous intéresse? Eh bien les voici…
Note: tous ces disques sont encore en ma possession à un exception près.  J’ai reproduit la pochette avec laquelle ils étaient emballés quand je les ai achetés, sauf le premier qui n’en avait pas. Je suis sûr de l’ordre d’achat/possession pour les quatre premiers. Après j’ai des doutes sur l’ordre exact, mais ils figurent bien dans la série de tête

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C’est le premier que j’ai eu en ma possession, un peu avant d’avoir mon tourne-disque. Refilé par un copain qui l’avait acheté en 4 titres, il avait les moyens, il me refila le simple.

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Le premier achat, c’est celui-ci, incontestablement. Je n’ai jamais décollé de ma passion pour ce groupe qui est sans doute celui que j’ai le plus écouté et le plus collectionné. Bientôt 50 ans, ça commence à faire des milliers de passages.

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Le second est radicalement différent. Comme beaucoup d’adolescents de l’époque, j’adorais les Shadows. Dans le plus pur style de ce genre de musique, un groupe qui m’emballa un temps avec un instro qui s’appelait « Natacha ». Pas facile à trouver sur YouTube, sauf ici tiré d’un pressage japonais qui gratte bien, mais en stéréo.

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Le troisième, Dick Rivers, cette histoire de train qui passe au dessus de la vallée.

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Le premier 33 tours que j’ai possédé, pas acheté mais offert, fut celui de Hugues Aufray à l’Olympia. Je dois dire qu’il m’a bien aidé à remonter aux sources du folk. C’est le genre de truc que j’ai une certaine peine à réécouter maintenant, mais celle-là je l’aime encore bien.

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Réunissant toutes mes petites économies, j’ai franchi le pas de mon premier achat de 33 tours. Je dois dire que je l’ai autant choisi pour la pochette que pour le contenu. En 1965, un groupe cassait la baraque avec une chanson de Dylan « Mr Tambourine Man », je veux bien sûr parler des Byrds. Ce hit changea un peu la face du monde, du moins celui musical. Dylan n’avait pas encore tout à fait installé l’électricité chez lui, il semble bien les Byrds décidèrent de lui faire franchir définitivement le pas, après avoir entendu ce que les Byrds avait fait de son homme au tambourin en le mettant sous haute tension. Je le considère encore comme un album essentiel dans ma discographie. Cette pochette avec la photo prise par un oeil de poisson et les lunettes rectangulaires de Jim Mc Guinn, m’avaient complètement flashé. Après toutes ces années, la chanson que j’écoute encore avec délice, c’est « It’s No Use », titre que je trouve génial d’invention et de sonorité pour l’époque.

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C’est sans doute plus facile de se rappeler le 33 tours que les 45 tours, car ils étaient moins nombreux. Le 3ème album fut le toujours fameux « Live At Marquee Club » enregistrée par les Yardbirds. J’avais tellement adoré « For Your Love » que je me suis lancé dans l’achat de ce disque. Par rapport au côté commercial du hit, on tombait ici dans quelque chose de différent, je ne m’en suis pas tout de suite rendu compte, mais je mettais un pied dans la musique noire et le blues. Après un temps d’hésitation, j’ai adoré. On peut souligner l’importance que peuvent avoir les premiers disques, avec un peu de curiosité on remonte les sources pour d’autres découvertes. Hugues Aufray pour le folk, Eddy Mitchell, Dick Rivers pour le rock, les Yardbirds pour le blues, vous comprenez pourquoi j’ai l’air de connaître la musique, si je puis dire. Tout est parti de là. Sur cet album, en ouverture, leur fameuse version d’un titre de Chuck Berry…

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Le suivant, je m’en souviens, je le guettais car il passait tous les jours à Salut les Copains. ce fut mon premier achat pour un chanteur que j’ai fidèlement suivi jusqu’à aujourd’hui.Il possédait une voix et il a adapté des trucs anglais qui supportent la comparaison avec les originaux. Mon plus grand plaisir fut de discuter avec lui bien des années plus tard, alors « Tout Ira Très Bien »!!!

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J’ai toujours apprécié la France Gall des années 60, celle d’après dans un moindre mesure. Elle alignait des chansons originales quand tout le monde faisait des adaptations ou presque. Son père et Gainsbourg furent parmi les « fournisseurs ». Le premier acheté fut celui-ci, cette charmante et très courte chanson…

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Quand j’avais un peu d’argent et que les Yardbirds avaient sorti un disque, ben… je l’achetais! C’est ainsi que « Heart Full Of Soul » est arrivé chez moi. C’est encore aujourd’hui un de mes disques préférés, c’est tellement beau. Ah ils savaient faire des beaux trucs en 1965. Sur Youtube, on le trouve plusieurs fois, mis en ligne par un tas de monde. Malheureusement, certains amateurs mettent cela en ligne d’après des disques remixés au son horrible. Alors j’en ai pris un qui sonne exactement comme le vinyle d’époque.

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En 1965, entre les Yardbirds et les Kinks on pouvait hésiter. Si chez moi les Yardbirds l’ont emporté, je vénère aussi les autres. Quelle classe!

Après ces premiers achats qui se situent entre l’été et l’automne 65, il m’est pratiquement de me rappeler une suite logique. Les choses s’emballèrent un peu question quantité. Un coup de chance financier qui arriva à mon père, fit que je pus en profiter dans une certaine mesure et m’acheter pas mal de disques. De plus, je ne rechignais pas à acheter des disques soldés à un franc ou deux. Tout ce dont je me souviens c’est que je mis dans ma collection juste après, à part ceux dont je parle dans l’article, des artistes comme les Animals, les Pretty Things, les Searchers, les Zombies, Buddy Holly, Eddie Cochran, Jerry Lee Lewis, ce n’est que le départ d’une longue série…