Pink Fairies – Never Never land

Un grand merci à tous mes visiteurs, que cette année leur apporte des visions de nylon et des notes de musique qui les rendront encore plus belles!

A la fin des sixties, le pop était déjà implantée depuis dux ou trois ans. Diverses réussites soulignaient une musique encore en expansion. On peut penser à Jimi Hendrix, les Doors, Pink Floyd et d’autres. Certains gros consommateurs de musique commençaient à avoir l’impression d’avoir un peu fait le tour. Pour ajouter à cette impression, quelques grand noms en devenir se lançaient dans une musique beaucoup plus commerciale. Même si j’aime bien Deep Purple In Rock, je ne peux pas m’empêcher d’y voir une certaine facilité, toute relative d’ailleurs, au niveau de la recherche et de la créativité. C’était le bon moment pour aller voir ailleurs ce qui s’y faisait. L’époque était transitoire, les Allemands posaient les premiers jalons musique une peu cosmique et un peu expérimentale.
Ce sera l’avènement un peu plus tard des déjà omniprésents des Tangerine Dream, Ash Ra Tempel et Amon Düll ll. L’Angleterre n’était pas en reste, un des premiers groupes a proposer un musique peu conventionnelle furent les Deviants, qui à défaut d’être très connu, n’en fut pas moins unanimement apprécié d’une petite minorité. En 1969, après un troisième album, le fameux qui arbore une nonne suçant une glace, avec l’air d’aimer ça, le groupe se sépare. Mick Farren ira seul à la rencontre de sa légende, car il en est une. Les membres restants unissent leurs efforts, s’adjoignent un batteur du nom de Twink, pas encore une légende officielle, mais déjà une parmi la musique underground. C’est ainsi que naissent les Pink Fairies. Polydor semble assez bien croire en eux pour leur demander un premier album qui paraît en 1971.
C’est le truc qu’il fallait à pas mal de monde pour aller de l’avant musicalement en tant qu’auditeur. On peut aussi bien planer, s’exciter, rire ou pleurer au fil des titres. La musique est tantôt, cool, folk, rock, progressive, teintée de hard rock avec un peu d’avance et même quelques plans punks bien avant l’heure. Un carrefour et un concentré de choses à venir, de déjà là, mais aucunement de déjà vu. Sans que le disque devienne un monstre succès, il se défendit pas mal dans les milieux branchés qui l’encensent encore aujourd’hui, avec sans doute quelques amateurs de plus. Une belle pièce d’histoire en un temps ou tout était à recréer. Pas tellement destiné aux débutants, il s’adresse plutôt à ceux qui peuvent en apprécier toute la saveur à la lumière de leur bagage personnel. Mais rien, absolument rien n’empêche le profane de l’aborder à sa manière. Citer le nom des Pink Fairies dans certains milieux et un moayen très sûr de capter l’attention de l’audience.
L’édition originale sortit dans une luxueuse pochette sous PVC qui offre un joli spectacle aux amateurs de vinyles qui aiment les pièces qui sortent de l’ordinaire.

Indisponible pour l’instant

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Beach Boys Party

Cet album des Beach Boys est un genre de plaisanterie. A l’époque de son enregistrement, ils en avaient déjà publié neuf. L’appétit des maisons de disques étant pratiquement insatiable, un dixième était réclamé pour agrémenter l’été 1965. Brain Wilson, l’âme du groupe travaillait sur un projet qui aboutira au fameux « Pet Sounds », mais pour l’instant il était seulement en gestation. Que faire? Un album live existait déjà, un « Greatest Hits » possible, mais pas souhaitable. Finalement c’est un live en studio qui est retenu. Comme pratiquement tous les groupes, les Beach Boys, en dehors de leur répertoire personnel, jouent des chansons qu’ils aiment bien crées par d’autres artistes. Ce sera le fil conducteur de l’album, une douzaine de chansons venues d’ailleurs seront retenus sur le nombre initialement enregistré qui est supérieur. L’enregistrement lui-même a été fait dans les règles de l’art, mais un mixage sera concocté avec les bruits des conversations et de fond au final. Cela nous éclaire un peu sur ce qui intéressait le groupe à part leurs compositions. On y retrouve trois fois les Beatles et une fois Bob Dylan, pour les stars. Le reste est un panachage des quelques tubes qui furent assez populaires aux USA, les années précédentes. Par exemple, le mémorable « Mountain Of Love » de Harold Dorman, que notre superstar nationale adapta sous le titre « Les Monts Près Du Ciel ». Le « Alley Oop » des Hollywood Argyles rejoint « Papa Oom Mow Mow » des Rivingtons, ce dernier déjà détourné par les Trashmen pour « Surfin Bird ». Ils font quand même une intrusion dans leur répertoire avec un medley « I Get Around – Little Deuce Coupe ». Mais ce qui avait un peu commencé comme une plaisanterie va se transformer en or avec la dernière chanson de la face 2. En 1961, les Regents créent un hit assez vite oublié, avec une certaine Barbara Ann, qui a l’honneur d’une chanson. Cette chanson figure dans l’album, qui a sa sortie décontenance un peu les programmateurs radio. Il est vrai que certains titres ne sont pas très radiophoniques, alors ils diffusent plus volontiers « Barbara Ann » sur les ondes jugé plus digne d’écoute par une ménagère qui passe l’aspirateur ou le routier qui regarde le paysage. Il devient très populaire, ce qui oblige Capitol à le sortir en simple. Non seulement il devient le plus gros succès international du groupe à ce jour, mais il achève de donner un statut international aux Beach Boys et comme monument sixties dans leur pays. La France avec Martin Circus et « Marylène » sera la reprise qui marchera ici plus tard, aussi à l’heure du fromage pourrait-on dire.
Cet album est une curiosité qui ouvrira le chemin, pour une certaine mesure, à la chanson parodique version moderne. C’est assez courageux pour l’époque. A écouter avec humour.
La sélection qui vous est proposée en écoute va bien au-delà de l’album original. Elle comprend les titres originaux, les douze premiers, ensuite des chutes inédites et des « stack-o-tracks », c’est ce qu’on appelle du karaoké dans sa forme ancienne. Vous trouvez l’orchestration exacte des titres originaux, sans le vocal. Alors s’il vous prend l’envie de concurrencer Brian Wilson ou Mike Love, il y a tout ce qu’il faut. Vous accompagné par les Beach Boys, c’est possible.
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