
Deux musiques pour commencer du côté de l’Indochine
Little Dolls
L’aventurier

CHANSONS
MONUMENTS
Chansons qui ont un brin d’éternité
Greensleeves
Aussi titrée « Lady Greensleeves » (la dame aux manches bleues), cette chanson du 16ème siècle est selon la légende attribuée à Anne Boleyn comme source d’inspiration. Elle fut la deuxième femme du redoutable Henry VIII, elle finit sur l’échafaud. A travers les siècles, son succès ne se dément pas, il en existe aujourd’hui plus de 2100 versions enregistrés. Il en existe des versions françaises sous le titre « Le Manteau Gris », « Où Est L’enfant? » et aussi « Loin » par Richard Anthony » en 1962.
Sans doute moins évident, Jacques Brel s’inspira de la mélodie pour « Amsterdam ». Si cette chanson collectionne quelques genres de records, signalons que lors de l’interprétation de Brel à l’Olympia en 1964, ce fut la seule chanson de l’histoire da la salle qui fut bissée, alors que personne ne l’avait entendue auparavant, elle n’était pas sortie en disque. C’est cette version en live qui fut publié en disque par la suite, pas une version studio.
Si cela ne suffisait pas, la mélodie reprise fut présentée à l’Eurovision en 1967 par Vicky Leandros pour le Luxembourg sous sous le titre « L’Amour Est Bleu ». C’est un peu une tricherie, car le concours était seulement ouvert aux chansons originales. Si elle ne remporta pas le concours, elle se rattrapa autrement. Une version instrumentale enregistrée par le chef d’orchestre Paul Mauriat devint un no 1 aux Etats-Unis en 1968.
La version de Karliene (2019)
L’adaptation de Jacques Brel, 1964
L’adaptation de Paul Mauriat, 1968
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Un choix parmi d’autres…
Bliss – Fear Of Fears (1969)
Creedence Clearwater Revival – Walk On The Water (1968)
The Brothers Four – I Remember When I Loved Her (1965)
Count Five – They’re Gonna Get You (1966)
World Of Oz – The Hum-Gum Tree (1969)
C’est bien chat !

Phil Upchurch (1941 – 2025)
Figure emblématique de la scène musicale de Chicago depuis le début des années 50. Guitariste, chef d’orchestre, compositeur, il apparaît comme musicien dans la discographie de multiples artistes qui touchent à bien des styles, soul, r&b, jazz, blues. Il avait aussi une grande discographie personnelle.
Philip Upchurch Combo – You Can’t Sit Down (1961)
Phil Upchurch – Falling Water (live 2010)

Steve Cropper (1941 – 2025)
On se rappelle principalement de lui pour avoir été le guitariste de Booker T & M.G.’s. Il était aussi compositeur, on lui doit notamment « Midnight Hour » pour Wilson Pickett, et « (Sittin’ on) The Dock of the Bay » pour Otis Redding. Il joua aussi comme musicien avec de multiples artistes célèbres, liste trop longue à énumérer. Il était encore actif récemment.
Green Onions en live
Hip Hug Her






