Alex et son nylon

Il s’appelle Alex, il est un visiteur régulier, pour ne pas dire assidu, de mon blog. Il a pris contact avec moi pour apporter son témoignage. On peut tirer un parallèle avec un événement quelconque décrit par des témoins présents lors de son déroulement. On constate que chacun a perçu l’événement d’une manière particulière, parfois très différente d’une personne à l’autre. Cela fait plusieurs années maintenant que je donne ici une idée précise de ce que peut représenter le bas nylon, mais bien évidemment il s’agit avant tout de ce que je ressens personnellement. Bien sûr, j’ai toujours imaginé, pour ne pas dire je me suis douté, que chaque visiteur venait ici dans un but différent, avec une motivation particulière. Dans mon cas, il s’agit de fétichisme à la base, que je conjugue bien volontiers avec une idée de l’élégance et une admiration pour la femme qui porte des bas. Cette femme a pour moi une aura de mystère, mystère que je voudrais bien découvrir sans pour autant en faire une nécessité absolue. Je m’arrange très bien selon les cas d’être juste un contemplatif, quitte à devenir actif selon la règle du jeu qui peut s’imposer à un moment donné. La femme reste toujours quelque chose d’accessible, ce n’est pas une citadelle imprenable ou à laquelle je m’interdis tout accès.

Le cas d’Alex est différent. Il me l’a dit, le bas représente pour lui le summum de l’interdit. Le femme est une déesse qu’il ne peut que contempler, sans espoir de la toucher. Les images, car bien sûr dans son cas il est contemplatif, font volontiers partie de la vieille école de la photographie venue de temps reculés, un monde qu’il découvre car il ne l’a pas connu de son vivant. La photo noir et blanc, il avoue une préférence pour les bas noirs, matérialise le mieux ces interdits. Il se met volontiers en scène comme l’enfant qui a surpris par indiscrétion un spectacle auquel ils n’ont en principe pas accès. Le châtiment corporel peut aussi être présent, encore une fois rappelons qu’il était souvent de mise en des temps pas si reculés. La conception de l’interdit, l’image de la sexualité a extrêmement varié au fil des siècles. Elle n’a pas évolué en prônant toujours plus de liberté, car on peut remarquer des époques anciennes où le libertinage était de mise. On peut même considérer le 20ème siècle, jusqu’à la révolution des années 60, comme étant une ère entachée d’une certaine pudibonderie. Notons en passant les tableaux anciens où de nobles dames, et non des moindres, sont représentées dans le plus simple appareil ou très peu couvertes. Les photos de nus ont circulé bien longtemps sous le manteau avant de figurer en vente libre sur les étalages des kiosques.

Notre ami Alex a choisi d’évoluer dans une époque qui est temporellement ailleurs, mais faisant partie de son présent. Il remonte les brumes du temps à la recherche de ces paires de bas, de ces furtives visons de jarretelles qui s’érigent en interdit. Tout ceci fait partie d’un jeu, du jeu que nous jouons tous avec les règles que nous voulons bien ne pas respecter.

Car nous jouons tous un jeu

Alex a choisi les illustrations selon ses goûts, elles reflètent le miroir dans lequel il se regarde.

Merci à lui pour son témoignage

Vous pouvez également aller sur son blog adulte où il parle de ses visions dans la langue de Shakespeare, langue qui ne présente aucun interdit pour lui.

Embarrassing & Fun

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Léo coeur de nylon (37)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit.  Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Les jours suivants virent une bousculade de la routine habituelle. Léo affichait son calme habituel, rien ne laissait transpercer le bouillonnement qui tenaillait son esprit. Pour quelques temps, il avait décidé que Marie-Thérèse assurerait le service à sa place. Il lui fallait le champ libre, il était devenu un peu comme un général dans son état-major, échafaudant des plans de bataille, face à un ennemi dont il ne connaissait pas encore le nombre et la tactique. Chaque jour était jour de briefing. Marly et Isabelle étaient de la partie. Même Seiler était venu s’ajouter à l’équipe comme membre à part entière.

Comme promis, il avait raconté aux flics son histoire de train et sa probable rencontre avec Singer. Tous les faits concordaient, sa ressemblance avec le type qui dirigeait l’orchestre sur la photo prise au cours de la fête chez le père d’Isabelle, le fait qu’il était musicien. Il avait bien insisté dans son témoignage, pour lui c’était la même personne. Il fallait chercher du côté de l’Espagne, c’est là qu’il situait le personnage.

Les flics avaient eu l’air intéressé, ils avaient promis de concentrer les recherches de ce côté-là. Mais il fallait mettre en branle la police espagnole, ce qui pouvait demander quelques démarches qui pouvaient demander du temps. La collaboration était possible, mais fastidieuse, vu qu’à priori c’était surtout l’intérêt de la France. L’Espagne n’avait probablement rien à lui reprocher, simple supposition, les faits prouvaient qu’il pouvait se déplacer librement.

Seiler ne leur avait pourtant pas tout dit. Il avait pris l’initiative de se renseigner à la mairie qui avait accueilli l’étape du Tour, pour savoir comment l’orchestre Gersin avait été choisi pour animer le bal. D’après l’employée, qui avait participé à l’organisation de la manifestation, c’était l’équipe organisatrice du Tour qui l’avait elle-même choisi. La mairie n’était intervenue en aucun cas dans ce choix. Elle s’était seulement occupée d’organiser le lieu du concert et l’intendance. Elle put quand même donner le nom d’une personne qui avait suivi la chose de près, un certain Guérin. Elle lui avait donné son téléphone, mais il n’avait pas encore réussi à le joindre. Malgré tout, c’était aussi une piste possible pour en savoir plus.

Marly, de son côté, n’était pas resté dans son coin. Il avait relancé son ami Perez, le militant communiste. Il était certain du résultat, fort de tous les contacts que ces gens pouvaient avoir, introduits qu’ils étaient dans bien de milieux. Il prédisait même que les renseignements arriveraient bien avant ceux de la police.

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On guettait les nouvelles, qui pour l’instant semblaient ne pas se presser d’arriver. Mais cela semblait parfois secondaire, il y avait toujours Léo qui régalait son auditoire. Un observateur extérieur les aurait traités de passionnés de la gaudriole. Cigarette après cigarette, Léo y allait avec ses histoires de bas nylons. Il semblait en avoir tellement dans sa collection que pour finir, l’auditoire se demandait s’il ne les inventait pas. Mais le rusé Léo avait des preuves indiscutables, son album photo. En quelque sorte, il présentait le modèle impliqué dans l’histoire, souvent en introduction du récit. Marly et Seiler se régalaient, à l’instar de Léo ils avaient le même gout prononcé pour le nylon, sous-entendu qu’il devait obligatoirement parader sur la jambe d’une dame. Pour eux, un bas sans jambe, c’était un peu comme si on aurait démonté la Tour Eiffel pour la réduire en bouts de ferraille.

Isabelle n’était pas en reste, mais elle s’intéressait plus à la psychologie des conquêtes de Léo. Elle pensait intérieurement que dans tel ou tel cas, elle aurait fait autrement, allant même jusqu’à traiter certaines de garces. Elle s’amusait aussi de penser que Léo était parfois un jouet dans les mains de telle ou telle. Elle savait bien qu’il s’en foutait complètement, un bas, une jarretelle, suffisaient à son bonheur. En fine mouche, elle avait quand même senti un trait de sa personne. De ses conquêtes faciles, celles d’un soir, il n’en avait gardé que des histoires à raconter. Mais celles qui avaient compté un peu plus, ou même beaucoup, il pouvait en garder des cicatrices profondes. La secrétaire du ministre, la belle Léa, il l’avait un peu dans le nez. Elle était partie vers d’autres horizons sans trop lui demander son avis, la cicatrice était bien là. Et que dire de Lucienne, pour qui il remuait ciel et terre en ce moment ?

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L’intuition féminine, Isabelle en avait à revendre, cela lui donnait une raison de plus pour épouser la cause de Léo. C’était aussi un peu son combat, un désir de vengeance l’avait envahie. Pour une moitié à Léo, qu’elle trouvait honorable dans sa démarche. Pour Lucienne qu’elle sentait en victime de gens peu scrupuleux, une mort pour pas grand-chose. Il lui fallait les histoires de Léo pour la détourner de ses pensées. Justement, il en avait une qu’il avait annoncée pétillante comme la secrétaire qui en fut la protagoniste. Il ne manquait plus que les roulements de tambour en introduction…

A suivre

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Léo coeur de nylon (36)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit.  Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Léo reprend le récit d’une fameuse soirée.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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– Je n’ai pas souvent eu l’occasion de participer à ce que l’on appelle des partouses, à vrai dire cette notion m’est complètement étrangère. Je ne l’ai jamais recherché, ni en pensées, ni en pratique. Je suis sans doute un pilier de la veille école, j’ai du mal à partager la femme qui occupe ma libido du moment. Dans notre fameuse boutique, je sentais un peu venir les choses, l’autre qui attachait les jarretelles de madame comme d’autres mettent des boules au sapin pour Noël, sa dame qui regardait, l’œil critique, son mari exécuter sa mission. L’autre Anglaise qui n’en perdait pas une bribe. Au cours de la journée, j’avais jeté mon dévolu sur Huguette et je pensais bien finir la soirée avec elle, elle me l’avait clairement laissé entendre.

Léo illumina sa face d’un sourire que l’on pouvait qualifier de coquin.

– Mais, voilà, avec les femmes rien n’est certain. Pendant que Harcourt tripotait les jarretelles de la miss, son amie vint soudain, je dirais, en renfort. La cavalerie en jupons arrivait en avance et se jetait dans la bataille. En fait, si elle se mit à côté d’Harcourt, sa main ne se promena pas sur les bas de sa copine, mais s’intéressa de plus près à ce qu’il y avait dans son pantalon. J’imagine que ce dernier devait être en forme et qu’elle n’avait pas besoin d’un missile à tête chercheuse pour le trouver. Je ne sais pas s’il jouait au con, mais cela ne sembla pas le perturber plus que ça, il continuait son travail à l’établi.

Marly sourit à l’expression de Léo. Il imaginait un bijoutier en train de tailler un diamant qui se trouverait sur le bouton de jarretelle de la dame.

– Un instant, j’ai eu peur de la réaction de sa femme. Elle allait peut-être ruer dans les brancards. Mais non, elle resta impassible sur le moment. Je me doutais bien que la famille Harcourt avait une certaine habitude de ce genre d’expérience, cela me confortait dans mes idées. Le jeu prenait des allures qui convenaient au deux. Moi, dans tout ça, je faisais tapisserie, bien que le spectacle me passionne énormément. J’ai regardé Huguette avec un soupir dans les yeux, c’est du moins comme cela qu’ils devaient s’exprimer. Elle comprit tout de suite ce que je voulais dire, elle vint vers moi et me roula une pelle, manière de me faire comprendre qu’elle me réservait quelques délices. Elle attrapa mes mains et les plaqua sur ses jambes, là où se trouvaient les jarretelles sous sa robe. Manifestement, elle comprenait tout l’intérêt que je portais à ces petites choses.

Seiler fit un signe de tête en regardant le paquet de cigarettes de Léo. Ce dernier comprit qu’il voulait en allumer une et lui fit signe de se servir. Léo continua :

– Je dirais que les règles du jeu prenaient forme, mais il restait encore deux personnes qui n’avaient pas trouvé de rôle, la femme à Harcourt et l’autre Anglaise qui était toujours en bas et porte-jarretelles. J’avais tort de me faire du souci, la miss Harcourt leva sa jupe et commença à se caresser le sexe tout en souriant à l’Anglaise. Elle prit cela comme une invitation et, si je puis dire, vint lui donner un coup de main. Coup de main qui ne resta pas sans réponse. Ainsi ces dames glorifièrent Lesbos à leur manière. Nous avons laissé tout ce petit monde et avons filé avec Huguette dans l’arrière-boutique, un coin visiblement plus tranquille.

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Léo marqua un temps d’arrêt. Isabelle en profita pour se manifester.

– Je n’ai jamais été attirée par les femmes, mais je dois admettre que les voir en action pourrait me plaire. Si j’avais été là, je crois que je me serais assise dans un coin, d’une part pour juger et apprécier la vue des dessous de ces dames, dans un but purement consultatif, en connaisseuse quoi. D’autre part, je ne me serais pas désintéressée du spectacle de ces deux dames ensemble.

– Je suis aussi un peu comme toi, approuva Marly. Il y a un côté sexy à voir deux lesbiennes en action. Mais je crois que je me transpose dans l’une d’elles, je reste une moitié à laquelle s’intéresse une femme, donc je change juste de corps, mais pas d’esprit.

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– Oui je vois ce que tu veux dire, argumenta Léo. Je serai un peu identique dans la démarche. Mais ce soir-là, je m’en foutais royalement, j’avais ce que je voulais, Huguette !

– Et comment cela a fini ? questionna Isabelle.

– J’ai fait mes petites affaires avec Huguette. Elle a commencé par me faire son striptease. J’ai découvert les seuls dessous que je n’avais pas vus de la soirée. Elle avait mis un ensemble magnifique, autre que celui qu’elle avait dans le train. Un ensemble d’un rose éclatant. Si le rose était assez courant dans la lingerie de l’époque, il était plus rarement employé pour les articles de luxe. Je souviens que ses bas crissaient quand elle frottait ses jambes, pour moi c’était mieux qu’un opéra. Ce fut un beau moment. Quand nous sommes sortis de notre petite niche, c’était presque le petit matin. Les autres somnolaient ou s’étaient carrément assoupis. Sans trop m’en occuper, je suis rentré à mon hôtel. Je n’ai jamais revu aucun des acteurs, sauf Huguette. Je l’ai revue plus tard dans la journée, elle a passé encore une nuit avec moi, à mon hôtel cette fois-ci. Je ne sais absolument pas ce qu’elle est devenue, peut-être a-t-elle encore son magasin, je n’en sais fichtre rien. La seule chose que je regrette, c’est que je n’avais pas mon appareil de photo, ah j’en aurais de belles photos. Un vrai reportage sur le vif !

– Merci Léo, fit Marly. Je propose que cette fois-ci nous allions nous coucher, il est tard.

– Tu as raison, on attend la suite de nos investigations. J’ai l’impression que ça va péter d’ici peu. Bonne nuit à tous !

A suivre

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M version nylon bar

Le vent d’avril souffle les dernières cendres de l’hiver. Il nous apporte les prémices de l’été et celle que vous connaissez maintenant sous le nom de « M ». Ce fidèle couple et visiteur du blog ne manque jamais de nous faire parvenir sa sympathique contribution pour notre plaisir toujours renouvelé. Cette fois-ci, « M » a choisi de nous offrir une coupe de nylon assise au bar de l’élégance, cette élégance en bas coutures et en pointe de talon.

Mille mercis à ce couple auquel nous disons en choeur tout le plaisir que nous avons de saluer chacune de ses visites.

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Léo coeur de lion (35)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit.  Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Léo reprend le récit d’une fameuse soirée.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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– Nous étions donc dans la boutique, la plus saoule avait commencé un striptease plutôt torride, elle était carrément à poil, avec la ferme intention de ne pas se rhabiller tout de suite, mais de nous faire une petite démonstration sur l’art d’enfiler un soutien-gorge un porte-jarretelles, des bas. Comme je l’ai souligné avant, elle avait choisi un ensemble bleu turquoise du plus bel effet. D’un regard, j’avais couvert les éventuelles suites financières envers Huguette, qui n’en doutait point. Malgré son état avancé, la petite semblait plutôt douée dans l’art de l’effeuillage. On aurait même pu se demander si ce n’était pas une professionnelle en vacances qui désirait maintenir la forme. Intimement, nous pouvions chacun penser que la démonstration tournerait court, mais elle semblait se dégriser au fur et à mesure qu’elle entreprenait son exhibition.

Seiler semblait déjà conquis par le récit de Léo. Il regardait fixement le conteur.

– Elle enfila le porte-jarretelles et le fixa sans hésiter, tourna sur elle-même deux ou trois fois, les élastiques pendouillant et tressaillant le long de son corps. Elle monta sur le comptoir en s’allongeant. Une jambe en l’air, elle commença à enfiler un bas. Une fois le bas presque enfilé, elle fit un signe à Harcourt. Elle semblait en pincer pour lui, qui je dois l’admettre, pouvait m’en remontrer au niveau charme. Elle lui fit comprendre par un geste qu’il fallait qu’il fixe le bas aux jarretelles. Il parut un peu surpris de cette demande, mais il s’exécuta, non sans avoir interrogé sa femme du regard. Cette dernière dut lui signifier d’un clin d’œil qu’elle n’y voyait pas de problèmes. Je ne sais pas vraiment ce qu’il pensa à ce moment-là, mais je crois qu’il avait une sérieuse envie de se la farcir, il interpréta sûrement cela comme une invitation.

Un sourire éclaira le visage de Marly, il s’imaginait sans doute à la place de Harcourt.

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– Toujours dans ces cas, j’aime bien en plus de mon propre cinéma, regarder un peu comment les autres voient leur film. Huguette n’avait pas le moindre signe de mécontentement, elle avait l’air de trouver cela presque naturel, peut-être que ce n’était pas une première pour elle. Selon les opportunités, il se pourrait bien que quelquefois les heures de fermeture, c’était juste pour la clientèle de passage. La femme d’Harcourt devait penser plus technique. Elle s’aperçut que je la regardais. Alors, elle souleva sa robe saisit une de ses jarretelles et me fit une démonstration, sans prononcer un mot, mais avec une mimique expressive de ce qui lui semblait être la bonne manière. Je compris qu’elle considérait son mari comme un vulgaire débutant dans l’art d’attacher un bas.

Marly interrompit le récit :

– Je crois qu’Isabelle en aurait fait de même, elle considère que c’est un art avec ses règles.

– C’est vrai, répondit-elle. Il n’y a pas de plus grand désagrément que celui de perdre un bas dans la rue ou de l’éreinter en l’enfilant. Ce n’est pas bien compliqué, il faut juste respecter quelques trucs à la portée de toutes.

Ce fut Seiler qui se mêla à la conversation.

– Je croyais que le collant avait supplanté les bas, on ne voit plus que cela sur les publicités. Même mon amie ne jure que par cela.

– Monsieur Georges, sourit Isabelle en le regardant, c’est en partie vrai. Toutes n’ont pas succombé au charme illusoire du collant. Pour ma part, je ne porte que des bas, été comme hiver. Je connais tout son potentiel de séduction. N’avez-vous jamais été tenté de voir votre amie en porter ?

– Je dois avouer que oui. Je ne lui en ai jamais parlé, c’est juste un désir qui je peux mettre sur le compte des vœux pieux.

– Vous devriez lui en parler, je suis sûr que votre pouvoir de persuasion est grand.

– C’est promis, je lui en parlerai. Je lui dirai que ce soir, en venant ici, j’ai rencontré une dame qui portait encore de bas.

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Isabelle rigola.

– Pour que vous ne lui racontiez pas de mensonges, regardez…

Isabelle souleva un bout de sa jupe, juste assez pour que Seiler puisse voir le haut du bas et les jarretelles qui le tenaient.

Bien sûr, Léo tendit le cou pour mieux voir. Il ne se lassait pas de ce spectacle. Il avait vu cela des centaines de fois. A chaque nouvelle vision, il était comme un enfant qui découvre un jouet pour la première fois. Il était d’autant plus émerveillé, qu’Isabelle lui glissa un clin d’œil complice.

– Je vous remercie, c’est tout ce trouva Seiler comme réponse. Mais je vais m’attirer des ennuis, si je raconte qu’une dame m’a montré ses jarretelles.

– Tu l’amèneras ici, on lui expliquera, rigola Léo.

– Vous lui direz que si elle ne veut plus courir de risques, elle faut qu’elle en porte elle-même, argumenta Isabelle.

– C’est une excellente idée, conclut Seiler. Mais continue Léo…

A suivre

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Nylon Awards

 

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Nylon Awards Privés

M et son photographe

Chaque jour où un certain nombre de visites est atteint, il est récompensé.

Les 8 derniers awards sont seuls présentés

Award pour le mardi 11.04.2015

201 (12) 201 (13) 201 (14)

Award pour le mardi 09.03.2015

201 (11) 201 (8) 201 (10)

Award pour le mercredi 18.02.2015

201 (5) CSATHO Tünde 201 (7)

Award pour le vendredi 13.02.2015

201 (2) 201 (4) 201 (3)

Award pour le mercredi 04.02.2015

197 198 201 (1)

Award pour le mardi 03.02.2015

194 195 196

Award pour le lundi 02.02.2015

191 192 193

Award pour le jeudi 29.01.2015

188 189 190

Award pour le lundi 26.01.2015

185 186 187

Award pour le samedi 24.01.2015

182 183 184

Award pour le mercredi 21.01.2015

175 176 177

Award pour le mardi 20.01.2015

172 173 174