Léo coeur de nylon (49)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire, arrivée lors d’une tournée. Une histoire, où pour une fois, il a des doutes. Il remplace sa conquête par une autre et la suite de sa tournée en est complètement chamboulée. On lui parle d’une surprise pour le soir après le spectacle.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Léo savoura ses paroles avec un exquis sourire.

– Il y avait cinq filles d’une exceptionnelle beauté et habillées très classe. Je n’avais pas de peine à croire que c’était des modèles. La copine de Paule semblait avoir bien choisi ses collaboratrices. Encore une fois je me demandais en quoi consistait la surprise, mais j’avais ma petite idée, juste une petite idée. Quoi qu’il en soit, c’était à moi de travailler, j’étais venu ici pour donner un récital, ce qui se passerait ensuite, n’était pas dans mon contrat. Le concert se déroula très bien, une bonne salle, très réceptive. Bien sûr, je ne pouvais m’empêcher de jeter de temps en temps une œillade du côté des fameuses places. Ces demoiselles étaient tout sourire, elles ne semblaient pas être là par obligation, mais avaient l’air d’apprécier mon chant. Ce ne serait que plus facile pour la suite de la soirée. A la fin du spectacle, j’ai quand même fait ma petite séance d’autographes, sans trop allonger. A la fin Paule m’a présentée son amie, elle s’appelait Elisabeth comme la reine d’Angleterre et j’ai eu l’impression que c’en était effectivement une, mais dans un tout autre domaine. Les fameuses filles n’étaient pas là, mais on me rassura, on les retrouverait plus tard.

Léo trouva qu’il était temps de se rincer le gosier, il proposa le champagne. Décidément il allait en roue libre, car depuis le temps le vin n’avait pas manqué dans les verres. Tout le monde approuva, Isabelle à demi-mots, car elle se sentait bien lancée. Elle se jura de boire seulement une goutte sur deux. Une fois tout le monde d’accord Léo repartit dans son histoire.

– On se déplaça en voiture vers un quartier périphérique de Tours, c’est là qu’Elisabeth avait ce qui lui servait de bureaux. Une sorte de grand appartement aménagé de manière à répondre aux exigences de la profession. Elisabeth présenta son mari, qui nous attendait. Elle nous expliqua qu’il lui servait aussi de photographe quand l’occasion s’en présentait. Je n’eus pas de peine à rompre la glace avec lui, on était en quelque sorte des collègues. Il était d’un niveau supérieur au mien, un vrai professionnel, pas un amateur éclairé comme moi. On a papoté un bon moment sur le sujet, il m’a même filé quelques conseils. En fait, comme un con, je ne vous l’ai pas encore dit, mais j’avais oublié mon appareil dans la chambre à l’hôtel, l’émotion sans doute.

– Tu fais encore de la photo maintenant ? demanda Seiler.

– J’ai presque complètement abandonné, j’ai toujours mon matériel, mais les modèles qui veulent poser pour moi se font beaucoup plus rares. Il m’arrive encore de faire quelques photos quand on fait un voyage, pas de filles seulement de paysages, mais encore là, je ne voyage pas beaucoup.

Léo stoppa un moment, car le champagne venait d’arriver. Il fit sauter le bouchon, remplit les verres et on trinqua.

– On s’installa autour d’une table, moi, Paule et nos hôtes. Un service de traiteur débarqua pour remplir nos assiettes. Elisabeth et son mari ne se sont pas foutus de nous, c’était des plats dans le style grand restaurant. Je me souviens particulièrement d’une mousse de canard avec une confiture de figues, j’en ai encore le goût dans la bouche, du grand art. Cela ne m’étonna pas de leur part, car ils semblaient être à l’aise financièrement, les affaires devaient bien marcher.

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– Tu sais ce qu’ils sont devenus ? questionna Marly.

– A ma connaissance, ils sont toujours en activité, c’est même à l’heure actuelle une des plus grandes agences de mannequins sur Paris, mais ils font dans la minijupe maintenant.

-Tu ne les a jamais revus ?

– Après cette fameuse soirée, non, tu sais je ne tiens pas à les revoir. A la fin du repas, Elisabeth m’annonça la couleur. Paule avait parlé de mes goûts en matière de lingerie. Justement, elle était en train de mettre au point un défilé de lingerie, qu’elle devait organiser dans un grand hôtel à Paris. En mon honneur, elle allait faire une sorte de répétition de ce défilé. Tous ses modèles n’étaient pas là, certains habitaient sur Paris et ne seraient présents que le jour dit. Cependant, elle avait organisé quelque chose avec ce qu’elle avait sous la main. Il fallait patienter un peu entre certaines exhibitions, de quoi donner aux modèles le temps de se changer.

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– Aussi vrai que je m’appelle Seiler, je te connais depuis peu, mais tu as toujours flairé les bons coups. Un défilé de lingerie pour toi tout seul, y’a qu’à toi que ça peut arriver un truc comme ça !

-Ah si tu avais été à ma place, tu en aurais pris plein les mirettes. J’en ai vu des porte-jarretelles, des gaines, des guêpières, des bas de toutes les teintes, avec des coutures, sans coutures. L’un des sommets fut une tenue pour femme soi-disant en deuil. Tout en noir avec une guêpière, des bas à coutures et des talons splendides. C’est sûr qu’elle n’allait pas rester veuve longtemps. Ces demoiselles marquaient un temps d’arrêt juste devant ma personne assise dans un fauteuil, juste à hauteur des yeux, leur popotin à quelques centimètres. J’avais le baromètre en butée sur cyclone !

– Dommage que tu n’avais pas ton appareil de photo, se rappela Marly.

– Eh bien, le mari d’Elisabeth s’affirma comme l’homme de la situation. Il me fit un résumé photographique du défilé, qu’il m’envoya, en me priant de garder cela à titre personnel. Il ne pouvait m’autoriser à les publier, comment l’aurais-je fait, seuls ses clients disposaient des droits. Je compris parfaitement ses raisons et je lui jurai de ne jamais lui mettre les bâtons dans les roues. D’ailleurs ces photos je les ai toujours, je vais aller les chercher.
A suivre

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1827 jours plus tard

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Madame, vous qui passez près de moi,
Vous m’offrez la courbe si belle de vos jambes.
Non, je ne vous demanderai rien de plus,
Mais laissez-moi un instant encore.
Ne vous éloignez pas si vite de ces yeux,
Qui cherchent l’ivresse des sens.
Mon regard aime à se perdre,
Sur les reflets de vos atours.
Deviner les coquins secrets qui se cachent,
Sous l’apparence sage de votre robe.
Telle est ma quête silencieuse,
Ma folie, ma soif, ma croisade.
Madame, je frissonne de bonheur et remercie vos mains,
Qui ont accroché ces bas en haut de mes rêveries.

Quelques réflexions sur cinq ans de nylon

Eh oui, il y a cinq ans jour pour jour que je débutais dans le « métier ». Le haut de cet article montre ce que furent ma première photo et mes premiers mots. Je pourrais dire que de chemin parcouru depuis. Je le dis avec modestie c’est certain. Mais si je suis modeste c’est que je suis sûr que je ne serais rien si je n’avais pas mes visiteurs, donc vous. Je suis parti dans un brouillard total, avec pour seules passions, le nylon quand il rime avec élégance, une érudition en musique que personne ne peut m’enlever, un certain goût pour l’écriture. Cela, c’était la boussole qui indiquait mon nord. La bouteille, une fois lancée, n’était plus sous ma gouverne. Elle errait sur une mer de nylon et de notes de musiques, en espérant qu’elle fasse escale dans les ports comme l’Amsterdam de Brel, là où les  dames font crisser leurs bas, hantant les rêves des marins, gonflant les voiles en nylons pour les emmener vers des lieux secrets.

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La Toile est un instrument de communication merveilleux, il permet à tous les anonymes de s’exprimer. Tout un chacun peut y consigner ce qu’il veut, quand il veut. Le blog est un moyen populaire pour y arriver, encore faut-il avoir quelque chose à dire, et peut-être aussi une certaine expérience pour assurer ses arrières. Je le dis souvent, les choses évoluent plutôt favorablement quand on a réussi à mettre un pied dans l’endroit que l’on veut conquérir. J’ai commencé avec la musique, un peu journaliste musical, pas professionnel, plus tout à fait amateur. En trente ans, cela m’a permis de rencontrer pas mal de monde, même des stars ou des légendes, j’en cite parfois dans mes articles avec de petites anecdotes. Je rigole maintenant quand je rédige un article sur traitement de texte, je me revois écrire mes articles sur ma vieille Hermes électrique, pestant contre les fautes de frappe. On ne pouvait pas revenir en arrière, à peine effacer, il fallait un brouillon pour les articles d’une certaine longueur. Cela, c’est ce que je peux mettre sur le compte de mon expérience, avoir une idée précise de ce que l’on va rédiger comme texte, écrire d’abord mentalement, en plus cela fait travailler la mémoire.

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Après quelques années à observer ce qui se passait sur la Toile, j’ai décidé d’y apporter ma modeste contribution. En 2005, je me suis lancé un défi. Avec l’aval des musiciens, j’ai discuté d’une version francophone pour le site d’un groupe légendaire. Il a fallu me battre avec le logiciel Dreamweaver auquel je ne connaissais rien. J’ai passé plusieurs mois pour le maîtriser, y consacrant une heure ou l’autre de temps en temps. Finalement, le site a vu le jour et il existe toujours. Créer un blog plus tard m’a paru d’une simplicité enfantine. J’ai choisi WordPress, car c’est celui qui laisse le plus de marge dans la création. On peut l’employer au premier degré, ou le travailler en souplesse, car il possède son propre langage. C’est ainsi que j’en suis venu à mettre en forme l’endroit où vous êtes présentement. Le créer fut chose facile, le mener jusqu’à aujourd’hui un peu plus ardu. Des tas de gens franchissent la première étape, beaucoup moins la seconde. Il y a cela plusieurs raisons. La plus importante reste qu’il faut trouver de quoi l’alimenter. Là, j’ai un certain avantage, mon vécu. Touts les anecdotes sur le nylon que je mets en scène, sont choses vécues ou observées, je n’avais qu’à remonter dans mes souvenirs et les mettre en forme. Le côté reportage, fait appel à la recherche, l’expérience journalistique est un atout, elle aide a la construction d’un texte qui va au fond des choses. Le lecteur veut tout savoir sur le sujet qui l’intéresse. La musique, c’est pour moi encore plus facile, il y a bien peu d’artistes de l’époque années 60 ou 70 dont je suis incapable de faire de mémoire un résumé de carrière correct.

Un fois un blog lancé, il ne faut pas espérer qu’il décolle tout de suite, il faut lui laisser le temps de décoller, de faire son chemin. A moins d’y mettre des gros moyens publicitaires, on est tributaire des visiteurs qui veulent bien y venir. Les cinq premiers mois, le nombre de visiteurs à été égal a celui que je peux avoir maintenant en une semaine, c’est dire si les choses ont évolué. A l’époque où je l’ai inauguré, il y avait déjà pas mal de concurrence. Il me fallait donc trouver une formule qui ne fasse pas appel aux mêmes critères que les autres. Tout le monde, du moins les hommes, se mettent volontiers en extase devant une photo de femme qui porte des bas nylons. Si j’en suis un autre, pour moi le côté suggestion, faire appel à l’imaginaire, est tout aussi important. C’est sans doute ce qui fait la différence de mon blog avec la plupart des autres. C’est aussi du direct visuel, mais le côté reportage est aussi présent, on peut développer ses connaissances si on le désire. Et je crois aussi être un des rares qui mette une pointe d’humour sur ou entre deux paires de bas nylon.

Et puis, il y a le reste, tous ceux qui sont venus, ceux que je ne connaissais pas. De celui qui me cite comme blog de référence dans le bas nylon à ceux qui oeuvrent pour la même cause et qui sont devenus des amis. Des hommes, mais aussi des femmes, celles et ceux que j’ai rencontrés dans la réalité. Tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont collaboré à la réalité de ce blog. Comme je le disais au début, sans eux je ne serais rien.

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Le genre de choses que vous ne verrez jamais ici

 Merci à tous et vive les cinq prochaines années…

Au gré du nylon d’été

Vous êtes supers!

Alors que la saison peut faire penser que les visites vont diminuer, je constate que ce n’est pas trop le cas. La fameuse récompense (pour rappel: awards en haut colonne de droite) que j’ai instaurée voici deux mois marche bien. Elle couronne visuellement un certain nombre de visites connu de moi seul, a été atteint lundi et le sera très probablement aussi mardi. Il a d’ailleurs été frisé plusieurs fois la semaine passée.  Mais je me tiens strictement au nombre fixé. Vous pouvez maintenant aller chercher votre récompense à l’endroit dédié.

Bonus

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Quelques stars de la grande époque encore en activité, des chansons dont on se souvient… en principe

Gardez le sourire

Comment se nomme cet endroit?

 

 

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Bien avant le bas nylon

Les publicités dans les journaux, avant que la télévision ne devienne une chose courante dans chaque foyer, étaient le moyen pour une marque quelconque, de s’installer dans la mémoire du consommateur et d’une certaine manière sur la liste de ses achats, ou sonner comme un rappel. La presse fut un des premiers moyens de réunifier dans une sorte d’esprit commun, un peuple ou une région et fut aussi un énorme objet de propagande. La radio, et plus tard la télévision, bousculèrent la donne, mais pendant longtemps la presse régna en maîtresse. Nationale ou locale, elle faisait partie des habitudes de la plupart des personnes qui savaient lire, un moyen de distraction quand il n’en existait que peu. Les premiers efforts pour éditer une presse régulière datent d’avant la révolution française. Le but en est plus commercial que politique. C’est la rubrique des petites annonces, on vend du bois, on loue une chambre, on offre sa personne comme domestique. Il n’y a pas de publicité pour vendre des produits ou des objets de marque, on est encore loin de la société de consommation, l’industrie n’existe pas. Quand la révolution industrielle du 19ème siècle marqua le pas, les journaux furent bien entendu la première cible des industriels, c’était un moyen incontournable pour se faire connaître. On y présentait pas tellement des produits de haute volée, mais plutôt des choses accessibles au commun des mortels, comme des conserves ou de la vaisselle, ou un endroit où acheter tout cela. La publicité était née, incontournable pour faire vivre un journal, elle occupait souvent la moitié des pages.

La publicité pour les sous-vêtements a été présente pratiquement dès les débuts, il s’agit bien là d’un produit à tendance industrielle. L’industrie vestimentaire était alors réservée à une petite élite, ceux qui avaient les moyens. Il y avait certes de nombreux artisans, tailleurs, couturiers et ières qui pouvaient façonner les tissus, mais on pouvait déjà se procurer des produits manufacturés par l’industrie sur une plus grande échelle. Notre bon vieux bas, en soie pendant des siècles, entre tout à fait dans cette catégorie. Le métier à tisser existe depuis longtemps, mais la production se fait à la pièce, il n’y a pas d’industrie à la chaine. C’est bien vite un accessoire visé par l’industrialisation, le potentiel de clientèle est énorme, toutes les dames d’une certaine aisance ou presque en portent, à plus forte raison quand le bas des jambes devient visible. A l’apparition du nylon, il est certain que sa fabrication ne peut se faire que d’une manière industrielle. On peut aussi réfléchir un instant et se dire que cela a été voulu, de manière à s’approprier un monopole sur la jambe de la femme, c’est déjà du marketing. Les énormes campagnes publicitaires, nous y voilà, qui entourèrent la naissance du nylon, vont tout à fait dans ce sens. Pour être à la mode, la jambe en nylon devient incontournable, il faut obligatoirement passer par la fabrication industrielle pour l’obtenir. Comparez avec le café en dosettes de maintenant, c’est presque la même chose. Il faut obligatoirement passer par la fabrication industrielle pour se la procurer et on vend le café à plusieurs fois son prix. Augmenter le prix du café dans de telles proportions aurait causé des émeutes il y a dix ans. Maintenant ça passe comme une lettre à la poste.

Quoiqu’il en soit le nylon est entré dans notre vie et aussi dans notre plaisir, un objet courant magnifié par notre libido. Il est tout à fait évident que pour un magasin ou un fabricant, c’est un objet comme un autre, qui mérite sa part de pub. Il s’agit de faire passer le message que la marque X est plus jolie ou meilleure que la marque Y. Il peut aussi servir de produit d’appel pour attirer une clientèle, en faisant miroiter la bonne affaire. J’ai parcouru deux journaux, tout au long d’une année, 1960. J’en ai extrait toutes les publicités qui présentent des bas. A l’évidence, c’est une année où il n’y a pas de doutes. Ce sont des bas et rien que ça qui habillent les jambes des dames. C’est un accessoire incontestablement courant et populaire. On peut imaginer toutes le pensées venues au lecteur qui parcourait le journal et qui tombait sur ces publicités.z19 z18 z16 z15 z14 z13 z12 z11 z10 z9 z8 z7 z6 z5 z4 z3 z2 z1

 Quelques photos de dames qui montrent les silhouette générale que pouvait avoir la femme occidentale au cours des années 50. Comme vous le constatez, elle est bien différente de celles que l’on peut voir aujourd’hui. Je les ai choisies pour la simple et bonne raison que je me souviens d’en avoir vu de semblables quand j’étais petit. Je peux dire que le soucis d’élégance était beaucoup plus marqué que maintenant, du moins c’est l’impression que j’ai gardée.

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Une larme de blues, Johnny Winter

Pour les gens de ma génération, beaucoup de nos héros tenaient une guitare, c’est tellement mieux qu’un fusil. Je me souviens que l’on jouait à celui qui découvrirait le nouveau et ultime branleur de guitare. On prenait volontiers comme point de comparaison ceux qui étaient déjà des stars, Eric Clapton, Alvin Lee, pour ne citer que ces deux. A la fin des années 60, un personnage au physique particulier vint se glisser dans nos admirations, un albinos du nom de Johnny Winter. Pour tout arranger, il était natif d’un état coutumier dans l’apport de musiciens grands crus, le Texas. Il se hissa rapidement parmi les meilleurs et le resta…

Son blues souvent hargneux, sa voix railleuse, sont  les méandres les plus perceptibles de son style. On écoute Winter comme l’on va à la messe, il est une religion dans le blues, lui est un cardinal, sinon un pape. Sa croix est une guitare qui lance des flammes vers le ciel, là ou se cache le dieu du blues. A part une fidélité discographique qui m’a fait acheter la plupart de ses albums, j’ai quand même eu l’occasion de le voir une fois en concert, il y plus de 30 ans, j’en garde un souvenir reconnaissant.

Une chambre d’hôtel, c’est con une chambre d’hôtel, c’est pourtant là qu’il a définitivement abandonné sa guitare. Elle sera peut-être à vendre, son âme il l’a déjà vendue au démon du blues depuis longtemps. Il est peut-être déjà la-haut en train de donner son premier concert. Les héros ne meurent pas, il cessent de paraître.

Dans la constellation de la guitare j’y ai compté une étoile de plus, et bon sang qu’elle est brillante!

 

 

Lait thé c’est ou vert

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Le Boss ne prend pas de vacances c’est bien connu. Trop occupé à dénicher (et admirer) les quelques jambes qui osent se parer de nylon pendant nos étés torrides où il n’est pas si rare que l’on s’enrhume, c’est une période faste pour poser sa flemme et méditer, exercice encore moins fatiguant.

Pendant que vous flânerez sur les plages occupés à ne rien faire avec une conscience qui confine à l’abnégation, il faut bien que quelques uns bossent ou Boss. Mais oui, vous avez deviné, entre mes périodes de méditations dans lesquelles j’espère bien parvenir à léviter, mais mon médecin me conseille d’éviter de léviter, enfin on verra, je vais être fort occupé à un tas de choses sans oublier le reste auquel je pense.

Au risque de décevoir ceux qui ne m’aiment pas, je vais continuer d’alimenter d’un élan aussi subit qu’inattendu, mon cher blog et tout ce qui va avec et même encore plus. Le changement visible sera une légère tendance à l’improvisation selon disponibilités et humeurs, ce qui pourra donner un léger décalage dans la publication des articles. Il se pourrait que le vrac du vendredi paraisse le jeudi ou le samedi et pourquoi pas le dimanche. Ce sera des affaires à suivre.

Ce qui confine à une certaine certitude:

Léo continuera ses aventures

Il se pourrait que nous fêtassions les cinq ans du blog

On peut envisager la distribution de quelques awards personnels

Et qui sait, d’autres idées pourront jaillir de mon cerveau en constante ébullition. Comme le pape, je vais tenter de faire des bulles qui ne seront pas de savon, mais de nylon.

Ca vous ne le verrez pas, mais je vais mettre la touche finale à mon premier bouquin qui sortira cet automne en collaboration avec Miss Nylon, oui LA Miss Nylon, on y travaille soyez-en sûrs!

Et pour le reste, s’il en reste, ben venez, passez dire bonjour… C’EST OUVERT!!!

A bientôt et bel été

 

 

 

Léo coeur de nylon (48)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire, arrivée lors d’une tournée. Une histoire, où pour une fois, il a des doutes. Il remplace sa conquête par une autre et la suite de sa tournée en est complètement chamboulée. On lui parle d’une surprise pour le soir après le spectacle.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Léo plaça un nouveau moment de silence. Il voulait une fois de plus, laisser travailler l’imagination de son auditoire. Ce dernier pouvait imaginer la suite, il se doutait bien que la surprise promise ne serait pas une veillée de prières à l’église. Léo avait tous les atouts du parfait conteur. Jamais pressé de débiter les mots qui menaient au dénouement de l’intrigue, il savait s’arrêter au bon moment, juste de quoi faire mousser l’auditeur avide de connaître la suite. Il pouvait d’autant plus s’amuser à le faire patienter, qu’il n’avait pas de texte à apprendre par cœur. Son canevas c’était ce qu’il avait vécu, sa mémoire avait enregistré chaque détail, tel un film qu’il projetait sur l’écran de son cinéma intime. Il laissait volontairement de côté les images dont il ne voulait pas, celles qu’il estimait de peu d’intérêt, pas assez piquantes pour lui faire regretter le temps présent. Il repartit dans son histoire.

– Paule ne voulut pas m’en dire plus. Nous sommes partis pour Tours. Yolande se contentait de conduire sans trop tirer la gueule. Elle fit même un ou deux efforts de conversation, des banalités sans doute, mais je prenais cela comme du pain béni. Elle laissa entendra que sa conquête du soir précédent allait la rejoindre à Tours en fin d’après-midi. Il est vrai qu’une fois la voiture menée à bon port, elle était libre de faire ce qui lui plaisait. J’avais même imaginé qu’elle allait me planter là, mais vis-à-vis de la maison de disques, cela aurait pu lui valoir quelques emmerdes. Elle s’était proposée spontanément, il n’était pas prévu que je devais la payer en nature. De temps en temps, Paule me regardait avec un de ses petits sourires remplis de sous-entendus, comme seules les femmes savent le faire.

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– Tu vois Isabelle, tu n’es pas la seule, je dirais même que tu es une championne dans le genre, affirma Marly.

– Je sais, tu me l’as dit souvent. Tu sais très bien lire sur mon visage quand je te réserve une surprise. Il n’y a pas si longtemps, tu as deviné que j’avais acheté un nouveau porte-jarretelles. Je dirais même que tu l’as d’abord découvert avec les mains, avant de le voir avec tes yeux.

– Je voulais surtout voir si c’était pas des collants, des fois que tu aurais eu envie de me faire enrager. Avec les femmes, on sait jamais, ça c’est aussi quelque chose que j’ai appris.

Isabelle se tourna vers Marly en faisant le geste de lui flanquer une chiquenaude. Marly eut un sourire ravi en mettant son bras pour parer le coup. Il se doutait bien qu’elle n’en ferait rien, mais comme son affirmation comportait pour lui un brin de vérité, il appuyait par le geste le sens de ses paroles.

– Pendant le voyage, je ne pus m’empêcher de faire valser les jarretelles de Paule, ce qui ne semblait pas lui déplaire, sauf quand un de ses bas a filé par ma faute. Là, elle est m’a regardé un peu de travers, car elle n’en avait pas dans sa pharmacie de secours. Je promis de lui en acheter une douzaine dès que possible. Arrivés à Tours, nous sommes allés directement à la salle de concert. Nous avons fait une brève séance de chauffe pour voir si tout était en ordre avec la sonorisation, ce qui était le cas. Nous avions encore trois bonnes heures avant le début du spectacle. Nous avons profité pour aller repérer nos chambres d’hôtel. Moi, il fallait que je me procure des films.

Léo sourit d’un air entendu.

– Il y avait une petite boutique près de l’hôtel qui semblait vendre de tout. J’y suis entré et j’ai trouvé des pellicules et aussi des bas pour Paule. Je lui avais demandé sa taille pour être sûr de mon coup, bien que mon œil ne m’avait pas trompé sur l’estimation que j’avais faite de sa taille de bas. L’œil du maître en quelque sorte. J’ai pris toutes les paires disponibles dans sa taille. La vendeuse me regarda d’un drôle d’air. Elle devait penser que j’avais un harem ou que je les mangeais. Heureusement, elle semblait ne pas m’avoir reconnu, des fois qu’elle téléphone à un journal à sensation pour communiquer l’information.

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– Le chanteur de charme achète des bas pour ses nombreuses admiratrices, ironisa Marly.

– De retour à la chambre d’hôtel, ravie et me félicitant pour mon choix, elle en a vite enfilé une paire. Après avoir grignoté quelque chose, Paule m’avait conseillé de ne pas manger et garder mon appétit pour la surprise. Nous sommes retournés à la salle de concert, car l’heure approchait. Ce qui attisait ma curiosité, c’était cette fameuse surprise. J’avais réservé six places, donc il y aurait six personnes. J’ai donné les places à Paule, qu’elle s’arrange pour les remettre à son amie à l’entrée de la salle, afin qu’elle puisse la faire entrer avec sa suite. Je me suis renseigné pour savoir où étaient les places. En écartant le rideau de la scène avant le spectacle, j’ai repéré les places. Ah mes amis, quel vision de rêve !

A suivre

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