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La belle Lily Porcelaine fait une apparition dans Boudoir-Zine 8

L’excellent photographe JFH parle de son art dans

Nylon-Zine 58

Que demande le peuple amateur de Nylon?

 

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Bas nylon et un certain vampire

Le Suisse ne se distingue pas particulièrement dans les affaires criminelles. Elles sont assez peu nombreuses, chose assez logique dans un pays qui a une petite surface et assez peu d’habitants. Des meurtres et des affaires sordides il en existe aussi, faits plus particulièrement concentrés dans les grandes villes. Et quand on dit grande ville c’est à ramener à l’échelle du pays, la plus grande étant Zürich avec un peu plus de 400 000 habitants.

L’exécution de Freymond en 1868

Il y a quand même quelques affaires de crimes célèbres à l’échelon plutôt local, mais rien à voir avec les tueurs en série style Landru ou Joseph Vacher. Il y en a au moins trois qui sont surtout restées en mémoire grâce à des livres à succès qui les racontent. Elles ne se déroulent pas en ville, mais dans un décor campagnard, dans le canton de Vaud en des lieux assez proches. La première de ces histoires, la plus ancienne, est celle de Héli Freymond, qui assassina sa femme et tenta de tuer un de ses meilleurs amis. A la base c’est une stupide histoire de cupidité et d’argent. Ce fut le dernier condamné à mort dans ce canton, exécuté en 1868.  Une autre se déroula dans la petite ville de Payerne sur fond de nazisme en 1942. Quelques admirateurs d’Hitler sont persuadés que l’Allemagne va envahir la Suisse. Ils imaginent tout un scénario qui les voit accéder aux plus hautes fonctions le jour où ils arriveront et comme preuve de leur bonne foi, assassinent un honnête et estimé marchand de bétail juif. Mais moins doués en matière de crime que leurs collègues de la gestapo, ils sont rapidement découverts et condamnés à des peines de prison plus ou moins lourdes, la peine de mort n’existant plus en Suisse sur le plan civil.

La troisième est celle que je vais essayer de vous résumer. Elle a été remise dans l’actualité, comme celle de Payerne, par deux livres écrits par Jacques Chessex (1934-2009) : « Le crime nazi de Payerne » et « Le vampire de Ropraz ». Il est le seul écrivain suisse qui se vit attribuer le Prix Goncourt pour son roman « L’ogre » en 1973. Le choix de Chessex pour ses deux livres n’est pas tout à fait fortuit. Il était enfant et habitait Payerne quand eut lieu le crime nazi. Il en gardait quelques souvenirs. Pour le second, il habitait à quelques mètres du cimetière du village où est enterrée une des victimes de l’autre histoire, celle du vampire. Disons-le tout de suite, Chessex ne raconte pas ces histoires comme le ferait un journaliste, mais il le fait comme un romancier doué, empreint d’un certain mysticisme. Toutefois son livre ne respecte pas la chronologie des faits, et me semble-t-il, il prend un certain plaisir à en modifier ou exagérer certains autres.  En me basant sur son livre et le déroulement de l’histoire telle qu’il la raconte, j’ai refait l’enquête selon la presse de l’époque, et les choses apparaissent sous un angle un peu différent. Toutefois les faits qui concernent Rosa Gilliéron ont l’air très proches de ce qui s’est réellement passé. Mais rappelons que Chessex a écrit un roman basé une histoire vraie et non pas une chronique historique.

Que s’est-il passé réellement?

Ropraz, cela ne vous dira pas grand chose, c’est le nom d’un petit village qui comptait et compte toujours quelques maisons, situé dans le Jorat, une partie vallonnée du canton de Vaud au nord-est de Lausanne. En 1903, au moment où commence l’histoire, c’est un endroit encore un peu oublié des dieux. La vie y est misérable, on vivote, les hivers y sont parfois terribles et longs. Comme c’est souvent la coutume à cette époque dans les campagnes, on est volontiers superstitieux, le voisin pour peu qu’il fasse un truc un peu bizarre est catalogué comme sorcier, les vieilles légendes ne sont pas tout à fait mortes. L’étranger de passage est forcément là pour faire un sale coup, il a d’ailleurs une drôle de tête. C’est juste si on ne le chasse pas à coups de fourche. Ambiance garantie.

Au début de février 1903, on est en plein dans un de ces hivers qui fait des siennes, neige abondante, routes plus ou moins carrossables recouvertes de neige, froid de canard. Le 17 février, Rosa Gilliéron âgée de 20 ans, dont le charme ne laisse pas indifférent, meurt d’une méningite. C’est la fille d’un notable de Ropraz qui possède quelques biens. Il est aussi ancien député et juge de paix, une spécialité locale qui consiste surtout à s’occuper de quelques affaires officielles en exerçant un rôle d’administrateur ou éventuellement  judiciaire.

Le 19, l’enterrement a lieu, il rassemble une foule considérable dans l’église de Ropraz, venue par des chemins peu praticables. On se doit d’y paraître, le père de la défunte est un personnage en vue. L’inhumation a lieu juste à côté dans le petit cimetière attenant à l’église. l’histoire pourrait s’arrêter là.

Le 21, un samedi au point du jour, un habitant du village passe à côté du cimetière avec son char à boeufs et remarque quelque chose d’anormal. Il ne peut s’empêcher d’aller jeter un oeil à l’intérieur. Dans le cimetière retentit un cri d’effroi, la tombe de Rosa a été profanée et on aperçoit le cercueil. C’en est trop pour lui, il ressort du cimetière et se précipite vers le café à proximité pour donner l’alerte.

Des heures après arrivent enfin à Ropraz une délégation de représentants de l’ordre et de la police, ainsi qu’un docteur. Ce dernier donne l’ordre d’ouvrir le cercueil dont le couvercle a déjà été visiblement soulevé et remis. Ce qu’ils découvrent est une horreur absolue. Je ne vais pas entrer dans les détails sordides, sachez juste que le corps a été violé, massacré, découpé, on a même mangé de la chair. Je pense que cela vous suffit comme description.

Malgré des moyens d’information encore assez primitifs, la nouvelle sera répandue dans presque le monde entier, on mentionne cette sinistre histoire dans les journaux américains. Sur place c’est la consternation, on veut un ou des coupables. Une enquête assez rapidement menée et sans doute un peu bâclée conduit à l’arrestation de deux membres de la famille Caillet, habitants d’un village voisin. C’est une famille peu recommandable, dont un fils et les parents sont en prison pour assassinat. On les soupçonne, car le père de Rosa fut président de la justice qui devait statuer sur le crime commis par les parents, Les indices sont minces, une lampe retrouvée dans la tombe et dont les frères Caillet avaient acheté un modèle semblable quelques temps avant. Les journaux les désignent déjà comme les coupables, mais des témoignages, notamment de leurs femmes respectives, font apparaître qu’ils ne pouvaient être à Ropaz la fameuse nuit. On doit les relâcher. D’autres noms sont avancés, la rumeur publique dans un endroit où tout le monde connaît tout le monde y va de ses petites suppositions.

Journal Gazette de  Lausanne

Le Petit Parisien

Journal français La Lanterne

A suivre

Des trucs années 80-90 entre enfer et paradis

Un Monsieur que j’ai beaucoup écouté et une voix que j’avais découverte dans Wall Of Woodoo

C’est le meilleur concert que j’ai vu, ce type est absolument envoûtant. Son et image pas terrible, mais à l’époque on s’en foutait !

Découvert dans les années 80, je suis encore un fidèle

Wilko Johnson, ex Dr Feelgood, un joueur de guitare au style identifiable, cette chanson est un de mes classiques

Des Français qui reprenne un truc anglais très connu

Un disque que je passais en radio à l’époque où fais les nocturnes d’une station locale

Du garage punk version 80’s

Du très spécial pour terminer, souvent classés comme des néonazis, bien qu’en découvrant les paroles le doute est permis, on peut y voir ce que l’on veut. Emmenés depuis les années 80 par Douglas Pearce, un personnage qui aime bien jouer sur les clichés avec un certain sens de l’ironie teinté d’humour. La  musique est plutôt sombre, noire, mais à l’écoute de certains titres, un peu à l’instar de certains titres des Doors, on découvre des chansons qui vont d’une sorte de néofolk au chant grégorien.