En passant

Inventaire musical à la Prévert (100)

Jamul

USA 1970 – Jamul / Same – Lizard – A20101

C’est le genre d’album que l’on pouvait trouver dans les bacs de soldeurs durent les années 70 ou 80. Encore fallait-il avoir la curiosité de l’écouter sans avoir peur de ces quatre gaillards figurant sur la pochette avec leurs allures de méchants sortis d’un western spaghetti. En 1970, le hard rock était encore une musique un peu en gestation. Des groupes comme Blue Cheer et quelques rares autres avaient ouvert la voie. Jamul, né en Californie, est un de ces groupe qui figure dans la lignée sans qu’ils aient eu une influence pour la suite. Tout au plus on peut souligner leur existence et le fait qu’ils en font bien partie. Le célèbre classique de John D. Loudermilk « Tobacco Road », mis en lumière par les Nashville Teens en 1964, fut tourné en psychédélique par les Blues Magoos en 1966, et Jamul en fit la première version au goût de hard rock. Elle ne manque pas d’une certaine saveur. Si l’album est essentiellement composé de titres maison dont certains bien remuants, il contient aussi deux autres reprises plutôt originales. L’une est le « Jumpin’ Jack Flash » des Rolling Stones, l’autre le célèbre « Long Tall Sally » de Little Richard. Elle arriva aux oreilles du créateur qui déclara qu’il adorait cette reprise. Il sollicita même le groupe pour l’accompagner dans ce qui fut une de ses premières vidéos. Jamul ne connut qu’un succès d’estime, mais il fait partie de ces ensembles que l’on redécouvrit plus tard, qui plait à certains et moins à d’autres. Mais il reste à leur actif d’avoir mis deux ou trois pavés sur la route du hard rock.

Tobacco Road

Long Tall Sally

Sunrise Over Jamul

Movin’ To The Country

Hold The Line

Jumpin’ Jack Flash

All You Have Is Left Me

Nickel Thimble

I Can’t Complain

Ramblin’ Man

Valley Thunder

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Jamul – Tobacco Road + Good Golly Miss Molly avec Little Richard

La France ne fut pas spécialement avare de publications concernant les Pretty Things. Pour la période Fonana, l’essentiel y est sous forme de 4 EP’s et un album au contenu et à la pochette typiquement français. Ils connurent pour cela une assez bonne réputation. Mais les fans savent aussi que rarement un groupe en cours de carrière n’a autant changé de cap. Abandonnant la sauvagerie musicale teintée de R’N’B que peut refléter leurs débuts, ils basculèrent dans une musique beaucoup plus intime et franchement psychédélique selon la mode anglaise. Cette nouvelle période fut dans un premier temps franchement boudée, bien que plus tard on cria au génie. L’album « S.F. Sorrow » de 1968, est un des premiers opéras rock et le premier de cette nouvelle orientation du groupe. Il marque aussi un changement de maison de disques, Fontana pour Columbia. Malgré tout, EMI France continua les publications en France sur une assez bonne base, éditant plusieurs singles pour le marché national, en lorgnant un peu sur un genre de promotion pour les albums. Evidemment au niveau des ventes et de la popularité, c’est pour l’époque, un net recul des ventes et de la popularité. Mais quand on commença à considérer cette seconde époque comme un must, il y eut un bond vers les pièces originales publiées en son temps. La France ne fait pas exception et elles sont même plutôt recherchées car elles offrent des pochettes illustrées ce qui n’est pas le cas partout. Elles atteignent des scores en général plus élevés que la période Fontana, du moins pour les pressages français. En voici deux des plus recherchés et des plus cotés. Et c’est du bon.

The Pretty Things – Columbia  2C 006-04067 M, publié en 1969, meilleure enchère sur Ebay 260 euros.
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The Pretty Things – Columbia  CF 176, publié en 1968, meilleure enchère sur Ebay 199 euros.

Baron Saturday

Loneliest Person

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Privato Sorrow

Balloon Burning

Documents

Private Sorrow, tv française 1968

Balloon Burning, live à l’île de Wight en 2018

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc… cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

Un de mes groupes favoris depuis toujours. Quatre titres parmi mes préférés, mais il y en a encore beaucoup d’autres. Le chanteur, Colin Blunstone, a une des voix les plus originales que j’ai entendues, un voix de zombie…

She’s Not There (version mono la meilleure !)

I Remember When I Loved Her

Just Out Of Reach

She’s Coming Home

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A propos de She’s Not There

A propos de She’s Coming Home

Brenda Holloway