Deux musiques pour commencer un peu de beat hollandais
The Motions – It’s Gone
Q65 – The Life I Live
CHANSONS MONUMENTS
Chansons qui ont un brin d’éternité
Good Morning Little Schoolgirl
C’est un des grands classiques du blues. Enregistré en 1937 par Sonny Boy Williamson I (à ne pas confondre avec Sonny Boy Williamson II), elle connut une réécriture en 1931 via l’enregistrement de Don And Bob, avec des accords et des paroles un peu différentes. Depuis elle fait l’objet d’un tas de reprises, chacun s’inspirant de l’une ou l’autre version.
Première version enregistrée, Sonny Boy Williamson I (1937)
La version alternée de Don And Bob (1961)
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
Eric Burdon & The Animals – The Immigrant Lad (UK 1968)
Moody Blues – Eternity Road (UK 1969)
Velvett Fogg – Lady Caroline (UK 1969)
Ten Years After – Feel It For Me (UK 1967)
Twink – Suicide (UK 1970)
Daddy is the best !
La musique c’est aussi ça…
Dans ma mémoire, des chansons anglophones qui parlent de soleil…
The Walker Brothers – The Sun Ain’t Gonna Shine Anymore
Dave Dee, Dozy Beaky Mick and Tich – The Sun Goes Down
The Beatles – Here Comes The Sun
Bobby Hebb – Sunny
Bob Marley – Sun Is Shining
Partis rejoindre les étoiles
Rick Buckler (1955 – 2025)
Batteur de Jam, groupe mod revival des seventies
Going Underground
Town Called Malice
Fred Beekmans (1944 – 2025)
Chanteur et guitariste pour le groupe belge Pebbles
24 Hours At The Border
Down At Kiki
Jean Sarrus (1945 – 2025)
Bassiste et compositeur, il fit partie des Tarés, des Problèmes, mais c’est surtout avec les Charlots qu’il sera une vedette tant dans la chanson quand dans le cinéma.
On peut toujours se promener dans Paris, voir des tas de choses et trouver cela intéressant. Mais où que vous soyez dans la ville, il y a à peu près partout quelque chose qui vous échappe ou que vous ne savez pas. Il y a une sorte d’invisible, mais qui est en fait très visible dans certains cas. Il faut juste regarder ou savoir.
A trois pas de la Seine. en venant de l’île Saint-Louis vous empruntez le Pont Marie en direction nord. Vous franchissez le carrefour et sur votre droite tout de suite après vous prenez la rue de l’Hôtel de ville. Vous apercevez une maison ancienne en pierre jaune, c’est l’Hôtel de Sens. Vous suivez la rue afin de vous mettre devant la porte d’entrée. Cette maison a déjà sa petite histoire. Sa construction fut achevée en 1519, on dit que Nostradamus y séjourna et aussi la reine Margot. En 1606, alors qu’elle rentrait avec son amant, un charpentier paraît-il, un comte jaloux du nom de Vermont tua son rival d’un coup de pistolet. Folle de rage, la reine fit exécuter le comte séance tenante devant l’hôtel. Elle offrit même au bourreau ses jarretières afin qu’il soit étranglé et non décapité comme la loi l’exigeait. Le bourreau respecta quand même la loi, et il finit avec la tête en moins. Mais aujourd’hui, il y une chose qui est visible, plus que la fantôme de la reine Margot, et qui appartient un peu à l’histoire. En face de la porte, regardez un peu en-dessus de deuxième étage vers la gauche, vous verrez un rond noir. C’est un bête boulet de canon qui se planta dans le mur le 28 juillet 1830, au cours des Trois Glorieuses, la seconde révolution après celle de 1789, qui vit l’abdication de Charles X. Au fait, personne n’a jamais songé à l’enlever, on y ajouta même sa « date de naissance ».
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En partant de la place Place Vendôme, prenez la rue de la Paix et arrêtez-vous au no 7. Ici vous ne verrez rien, sinon une porte, mais pourtant il y a un lien avec quelque chose que vous avez vu un tas de fois. C’est là qu’arriva en 1859 un de ces conservateurs anglais, Frederick Worth, enfin pas tant conservateur que ça. On s’imagine très bien ce que pouvait représenter la mode à cette date, surtout féminine. Des dames habillées et couvertes d’habits, des forteresses vestimentaires. La crinoline est reine, il faut manoeuvrer pour se croiser dans les passages étroits, les jupes ramassent la poussière des trottoirs, les chapeaux peuvent servir de perchoir pour les oiseaux. On va chez les couturiers, on choisit les tissus, et tous ces braves gens se mettent à l’ouvrage. On vient voir le résultat plus tard, un rien d’angoisse à l’esprit. Ce tissu me grossit-il ? J’ai pas trop l’air gourde ? Vous en penses quoi Monsieur mon mari? Que d’angoisses bien bourgeoises. Cet Anglais va faire une révolution, toute simple, mais il fallait y penser et oser. Il invente le mannequin vivant. Fini les palabres pour choisir ceci ou cela. Les habits bougent et passent devant vous sur des jolies dames aux gestes élégants. Il utilise aussi sa femme comme modèle. On peut imaginer que les maris présents se foutent un peu des tenues et imaginent autre chose. Les dames, elles, s’arrêtent sur tel ou tel modèle. Le succès sera grand et il est aussi l’inventeur de la mode selon la saison. Vu le succès le concept sera repris par d’autres couturiers.
Les lieux vers la fin du 19ème siècle
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A un jet de pierre de la Bibliothèque nationale de France, dans le 2ème arrondissement, vous pourriez par hasard emprunter une de ces petites rues qui papillonnent dans le coin et vous trouver devant cette austère façade. Elle est surtout anonyme. Mais si vous avez pris la peine de lire le nom de la rue et que vous connaissez un peu l’histoire de Paris sans remonter à l’époque des Romains, peut-être que cela a titillé vos souvenirs. Nous sommes à la rue Chababais au numéro 12, le Chabanais, bon sang mais c’est bien sûr. Ce fut une des maisons closes les plus célèbres et les plus luxueuses de Paris de 1878 à 1946. N’y allait pas qui veut, il fallait avoir le portefeuille bien garni. En échange, la maison offrait toutes les plaisirs possibles selon les désirs de la clientèle, une trentaine de filles pour tous les goûts, des chambres luxueuses sur plusieurs étages aux décors à thème. Il y avait même un wagon de train reconstitué dans lequel le client pouvait se faire surprendre par le contrôleur en plein ébats. C’est dire où va se loger la libido de certains fortunés. Evidemment, il y eut quelques célébrités qui passèrent dire un petit bonjour. Le futur roi d’Angleterre, Edouard VII, fut parait-il un des piliers de l’établissement. Mais on aperçut aussi Maupassant, Anatole France, Toulouse-Lautrec, Salvador Dali, Marlène Dietrich au bras d’Eric Maria Remarque, la liste remplirait un bottin de téléphone.
Mais Paris est un véritable océan. Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur. Honoré de Balzac