Les stars entrent dans le troisième âge

Ils furent à un moment ou à un autres des stars, le temps d’un tube ou de plusieurs puis ils disparurent. Pourtant, s’ils n’ont pas encore fait le grand voyage, certains sont encore là dans l’ombre. J’en ai retrouvé quelques uns avec leur visage d’aujourd’hui. Alors un petit voyage du fond du temps jusqu’au présent.

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Responsable d’un tube mondial en 1968 « Fire », il enregistra par la suite quelques excellents albums qui eurent moins de succès. Même s’il a perdu des cheveux dans la bataille, il ne semble pas avoir perdu sa vitalité. A 70 ans, il est toujours aussi fou, mais il se contrôle!

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J’ai le plaisir de l’avoir rencontré et de passer une fabuleuse soirée avec lui. C’est un des rares chanteurs à m’avoir invité spécialement pour un de ses concerts. Il en a des choses à raconter, il a rencontré toutes les stars, Beatles, Chuck Berry, Little Richard, Jimi Hendrix. C’est même à ma connaissance le seul chanteur a avoir arrêté le trafic sur une route nationale pour faire traverser une cane avec ses canetons. D’après ses calculs, il est entré 7000 fois sur la scène du fameux Star-Club de Hambourg, il en était la vedette résidente. Doté d’une voix très semblable à celle de Presley, il lui arrive encore de se produire pour le plaisir, à 70 ans bien tassés, il est encore superbe sur scène et sa voix est encore bien là. Salut Lee, à la prochaine!

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Ils furent l’un des groupes les plus sous-estimés des sixties. Malgré cela, ils réussirent quand même a avoir un disque classé no 1 aux USA, « She’s Not There ». Il réussirent aussi a produire l’un des plus beaux albums des sixties fleurant bon le psychédélique, « Odessey And Oracle ». Alors séparés, ils réussirent à renouveler presque l’exploit de leur premier succès avec « Time Of The Season ».  Dans les années 2000, ils repartent en tournée avec ce qui reste, le chanteur et l’organiste, le compositeur des succès. Les voici dans leur titre le plus immortel, l’un de mes disques préférés, encore et toujours…

Sam Samudio, cela vous dit quelque chose?

Un groupe qui s’habillait (pas toujours) à la mode arabe?

Un des tubes les plus faciles à se rappeler des sixties?

C’est bien sûr de Sam The Sham et les Pharaohs et l’incontournable « Wooly Bully » . Le leader, de son vrai nom Sam Samudio est toujours en activité et on vient encore le voir. Il a plutôt bien vieilli et sa voix est toujours la même. Il chante ses tubes plus ou moins grands avec, il semble, toujours le même plaisir.

Alors lui c’est un monument! A 80 balais, il donne un concert comme si c’était pour ses 50 ans. Il a toujours son blues en point de mire et son admiration pour Otis Rush dont il interprète pour la 9748 fois « All Your Love ». Bravo Mr Mayall, les papis sont terribles!!!

Les Rois Du Jerk en…2012!

Le jerk, tous les gens de mon âge se souviennent de cette danse qui fit fureur dans les années 60. Elle doit ses origines à la musique noire style Tamla Motown. C’est surtout un tube du même nom en 1964 par the Larks, qui mit en lumière cette appellation. Si la renommée de ce titre ne parvint que peu en France, la danse qui lui est associée fait des ravages dans les boîtes à la mode. La danse en elle-même est très simple, on se laisse pousser par la musique en remuant un peu tout, le jambes, les bras, les hanches, pas de figures imposées. Vous l’aurez remarqué, c’est à peu près tout ce que le monde fait sur une piste de danse. Voilà pour un bref résumé historique…

Dans une optique pleine de nostalgie, voici les Rois Du Jerk, ce n’est pas un appellation, mais le nom de combat de quelques gaillards qui remettent cette danse à l’honneur. Bien évidemment les chansons qu’ils enregistrent ne sont rien d’autre que entièrement dédiés au jerk. C’est fait dans un respect musical certain sans être toutefois dénué d’humour. Cela me fait penser à ces quelques disques qui fleurissaient à l’époque dans les rayons des grandes surfaces, enregistrés par des musiciens de studio et mettant à l’honneur un style précis. Ils offraient des chansons  dans l’ère du temps, très souvent entièrement originales, ce qui évitait les droits d’auteur. Certaines de ces productions devinrent pas la suite de belles pièces de collection, le fil du temps les élevant au rang de petits chefs-d’oeuvre. Je ne sais point ce qu’il en sera de Rois Du Jerk dans vingt ans, mais pour le présent je ne peux m’empêcher d’écouter et de me souvenir des 5 Gentlemen, Lionceaux et autres Problèmes.

Bon vent jerk à vous les jerkeux!

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