En passant

Inventaire musical à la Prévert (115)

Rares Explorations

On ne peut pas dire que le prix attient pas un disque de collection soit le reflet exact de sa qualité musicale. Mais il est un fait certain que quelques disques que l’on peut qualifier de plutôt rares peuvent atteindre de jolies sommes. Il faut distinguer la pièce rare d’une star, de celle d’un artiste qui l’est beaucoup moins. Dans cette catégorie, combiné avec la rareté, on peut en déduire une certaine reconnaissance envers l’artiste. Il paraît assez évident qu’un acheteur ne va pas dépenser une somme conséquente pour un disque qu’il déteste.
Explorons un peu ces disques, dont les noms n’évoquent pas forcément des cris d’enthousiasme chez tout le monde, mais qui sont des références pour des mélomanes branchés. Ceux qui ne connaissent peuvent toujours écouter et découvrir. Sous d’autres auspices, ils auraient pu devenir des grosses ventes. J’ai souvent constaté que les préférences musicales de pas mal de gens s’arrêtaient à ce que les médias pouvaient diffuser. C’est é quelque part une prison dont il faut s’évader.

Artiste : Skryvania
Titre : Same
Genre : pop progressive française
Label : Dm Autoproduction
No Catalogue : DMR001
Année : 1978
Pays : France, disque pressé en Belgique
Meilleure enchère sur Ebay : 1810 euros
Note : Sur d’autres sites de vente, il s’est vendu des copies à plus de 2300 euros

En pleine période punk, une équipe de jeunes musiciens français, presque encore des gamins, sont fascinés par la musique progressive et aussi par Yes ou Genesis. Ils joignent leurs efforts composent et se présentent plusieurs fois au Golf-Drouot où ils sont pour le moins bien reçus. L’idée d’un disque germe, mais pour cela ils doivent passer à la caisse. Ils publient un album autoproduit, apparemment publié à 200 exemplaires. Comme c’est presque toujours le cas pour ce genre d’initiative, il n’y pas ou peu de promotion, il faut presque faire du porte à porte. Même si toutes les copies furent vendues, avec le temps elles s’évaporent dans la nature. La France n’a pas particulièrement brille dans ce genre d’exercice musical, mais les rares tentatives dans le genre sont assez bien vues chez les collectionneurs, et plus c’est rare, plus cela monte dans les enchères ou les ventes, surtout si cela a un attrait particulier.
C’est bien le cas ici et le charme est certain, bien qu’il faille être réceptif à ce genre de musique. On tombe dans une pop un peu symphonique faite avec les moyens du bord. Il manque sans doute quelques artifices que l’on trouve seulement dans les studios dont la location coûte cher, mais ne boudons pas notre plaisir, c’est une belle aventure

Tristan Et Iseult

Rain

Le Château D’Orphée

Intro

Epopée

Final

Les titres suivants ne font pas partie de l’album original, il s’agit de chutes de studio placés sur la réédition CD. Trois titres sont des reprises de Yes et Genesis.

Renaissance

Ritual (Yes)

Close To The Edge (Yes)

Hairless Heart (Genesis)

Le Château D’Orphée (intrumental)

Documents

Des archives musicales, peu importe le pays, de la télévision durant les sixties

The Animals – Work Song, Ed Sullivan Show 1965

Nina Simone – Mississippi Goddam, Antibes 1965

Les Zombies, un acte majeur du british beat toujours en activité, intéresse encore les collectionneurs. Ils ont de quoi faire avec le France, car pas moins de cinq EP’s furent publiés ici. Ils atteignent des cotes très variables, mais il est certain que ces publications n’ont pas vraiment d’équivalent ailleurs sauf pour un cas. Celui-ci, le deuxième, est quand même assez rare et typiquement une publication qui n’existe qu’ici. Il y a quand même eu 15 enchères pour cette vente.

The Zombies -Decca 457.075, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 252 euros.

Tell Her No

What More Can I Do

She’s Coming Home

I Must Move

Documents

She’s Not There, les Zombies à Vancouver en 2022

Time Of The Season, même place, même date

LES DISQUES QUI N’EXISTENT PAS

Rêvons un peu. Les amateurs de vinyles sont par défaut des insatisfaits. Quand vous écoutez un album, je suis sûr qu’il vous paraît imparfait, il y a pratiquement toujours deux ou trois titres qui vous plaisent moins que les autres ou seulement deux qui vous plaisent. Le phénomène va se répéter si vous avez plusieurs albums d’une même artiste, vous adorez deux titres du premier, trois du second, un du troisième etc… cela peut aussi entrer en ligne de compte pour des 45 tours EP avec quatre titres. Quel est pour vous le disque parfait qu’il contienne quatre ou douze titres ? C’est ce que j’ai imaginé pour moi, je suis heureusement le personne qui connaît le mieux mes goûts. Alors voici des publications qui n’existent que dans mon imagination. Et comme j’aime le graphisme la pochette est également sortie d’un songe…

A l’aube du psychédélique…

Hide Yourself

Anything

Feel The Music

Shadows

Documents

Vejtables, I Still Love You, TV US 1965

Sit Down, I Think I Love You, avec la même dame à la batterie, Jan Errico, cette fois-ci avec les Mojo Men

En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (9)

Deux musiques pour se mettre en train

Ohio Express – Yummy Yummy Yummy

Canned Heat – On The Road Again

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

L’Amour Est Bleu (Love Is Blue)

Initialement présentée à l’Eurovision en 1967 par Vicky Leandros, elle ne se classa que 4ème. Reprise en version instrumentale par Paul Mauriat « Love Is Blue », elle fit le tour du monde et se classa no 1 aux USA. La chanteuse eut sa revanche cinq ans plus tard où elle remporta le concours avec « Après Toi »

Vicky Leandros, version originale 1967

La très belle reprise vocale, bravo les Noirs, de la chanson par les Dells, sous forme d’un medley avec « Can I Sing A Rainbow? » (1969)

Rétroviseur

En 1976 à le mi-novembre, ces chansons squattaient le hit parade américain ou anglais, et pour certaines envahir la France.

Rod Stewart – Tonight’s The Night

Bee Gees – Love So Right

Abba – Fernando

Blue Oyster Cult – (Don’t Fear) The Reaper

Boston – More Than A Feeling

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelques peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Mitch Ryder & The Detroit Wheels – One Grain Of Sand

Screamin’ Jay Hawkins – I Hear Voices

The Shadows – Bo Diddley

Jerry Lee Lewis – Hit The Road Jack, une des deux versions qui existent.

Monty – J’ai Traversé L’Enfer

Des trucs originaux

Le jeu du dimanche. Ecoutez les versions originales et retrouvez l’interprète qui en a fait la version française. Une ou deux sont assez gratinées. Pour vous aider, je dirais que ce sont toutes des chanteuses très connues et des titres enregistrés durant les sixties.

1) Teddy Randazzo – Late Date Baby

2) Bobby Skel – Say It Now

3) Jackie Edwards – Hush

4) Brenda Lee – Rusty Bells

5) Jackie & The Raindrops – Down Our Street

Solutions – 1) Sylvie Vartan / Jamais // 2) Françoise Hardy / Dis Lui Non // 3) Sheila / Il Fait Chaud // 4) Mireille Mathieu / Qu’elle Est Belle // 5) Michèle Torr / Dans Ma Rue

Repêchages en vrac

Des trucs au hasard datant des années 80 qui font tout à fait faire partie de mes écoutes…

The Dream Syndicate ~ See That My Grave Is Kept Clean

The Dukes of Stratosphear – 25 O’Clock

The Dogs – Jail

Spacemen 3 – Take Me To The Other Side

Ashra – Wudu

Séquence humour

Pierre Perret – Le Tord Boyaux

Partis rejoindre les étoiles

Dan McCafferty (1946-2022)

Chanteur du groupe de hard rock Nazareth

Love Hurts

Miche Bühler (1945 – 2022)

Chanteur engagé, compositeur, écrivain, populaire en Suisse