Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Catherine Ribeiro + 2 Bis – France LP
Pour moi il est temps de rendre une hommage à cette grande dame décédée récemment. Je peux le faire sans honte, car je l’ai suivie durant toute sa carrière, en commençant par « La Voix Du Vent » en 1965. De la chanteuse yéyé à la chanteuse chanteuse, en passant par la chanteuse anarchiste, tout me convient. Si quelquefois on m’a posé la question sur mes préférences en matière de chanteuses françaises, je dois avoir cité son nom sans hésiter. J’ai sans doute un faible pour les seventies, musicalement c’est bien en avance sur ce que la France nous offrait dans la plupart des cas. Elle est avant tout une voix, et cela quoi qu’elle fasse, elle fait fait bien.
Cet album est la transition entre l’époque yéyé, somme toute assez facile, et celle où elle devient une écorchée vive, parfois aussi vocalement, une anarchiste, qui s’exprime souvent avec des musiques pas toujours accessibles pour ceux qui ne veulent pas aller plus loin dans l’aventure musicale. Sa collaboration avec Patrice Moullet pour la musique, je devrais dire la création, et ses textes entre poésie et anarchie, seront le départ de l’aventure en fin de compte très longue puisqu’elle ne cessera jamais réellement.
Sorti en 1969 sous le nom de Catherine Ribeiro + 2 Bis, qui deviendra Alpes pour l’album suivant, il nous plonge pour une première immersion dans le monde d’une très grande chanteuse. Je n’en suis jamais vraiment sorti et je ne m’en plains pas. Même Miterrand était fan, alors…
Artiste : Catherine Ribeiro + 2 Bis
Titre : sans titre
Genre : pop progressive
Label : Festival
No Catalogue : FLDX 487 stéréo
Pays : France 1969
Meilleure enchère sur Ebay 160 euros
Note : Publié aussi au Canada
Une perle de l’album
Le Crime De L’Enfant Dieu
L’incontournable

Lumière Écarlate

Les Fées Carabosse

Voyage 1

La Solitude

Un Sourire, Un Rire, Des Éclats

Le Point Qui Scintille
Clips

Ballada Das Aguas

Cathédrale Bruxelles, 1972

Petit reportage
Collectors d’un peu partout
Edith Piaf 78 tours France
La Môme Piaf (Edith Piaf) – Polydor 78 tours – 524.157, France, publié en 1935, meilleure enchère sur Ebay 579 euros.
Après Catherine Ribeiro, parlons d’Edith Piaf dont elle est un peu une sorte d’ancêtre. Historiquement c’est le premier disque d’Edith Piaf paru sous son premier pseudo La Môme Piaf. La chanson « Les Mômes De La Cloche », écrite par Vincent Scotto et André Decaye, n’est pas une création originale, c’est Nine Pinson qui en fit un premier enregistrement en 1918. Le disque ne fait que préfigurer ce qu’elle sera par la suite, durant une carrière relativement courte mais intense, en étant morte plutôt jeune. Même aujourd’hui, elle reste une des chanteuses françaises parmi les plus emblématiques à l’étranger, et sans doute la plus immortelle.
La discographie de Piaf en 78 tours, plus spécialement ceux datant d’avant la guerre, sont relativement rares. Mais avec un peu de chance, on peut parfois mettre la main sur l’un ou l’autre. C’est un peu en relation avec l’ampleur du succès, ce premier disque ayant été plus une rampe de lancement, comme elle le fut pour d’autres chanteurs, qu’un réel succès.

Les Mômes De La Cloche

L’Etranger

Un petit document de 1959
Un enregistrement inédit d’Edith Piaf avec les Compagnons De La Chanson, propriété d’un collectionneur et publié pour la première fois en 2017
Des chanteurs ou chanteuses qui ne font pas vraiment partie de mes préférés, je ne peux pas dire que je les déteste, mais je ne les écoute pas souvent. Mais voilà certaines de leurs chansons ont un charme auquel je ne peux résister et que je considère comme du travail bien fait. Et puis parfois écouter autre chose, cela repose…
Chorale – Riu Riu
Fools Garden – Lemon Tree
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
Troggs – When Will the Rain Come
Them – Baby Please Don’t Go
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Wilde Knights – Beaver Patrol
The Yo Yo’s – Crack In My Wall
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Slade – I Won’t Let It ‘Appen Agen
Queen – Stone Cold Crazy
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
The Rascals – The Glorified Collector










