Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Long John Baldry – Long John’s Blues LP UK 1966
Long John Baldry (1941 – 2005) commença sa carrière comme chanteur de blues dans la lignée des Alexis Korner, Cyril Davies, John Mayall, cette fameuse équipe qui implanta un blues un peu modernisé à travers les oreilles anglaises. Il trouva son nom d’artiste en s’inspirant de sa taille, il mesure 2 mètres. Son groupe les Hoochie Coochie Men est lui inspiré par la chanson du même nom, dans lequel on peut remarquer une fugitive apparition de Rod Stewart, sans apparaître vraiment dans les enregistrements.
Cet album est en quelque sorte un coup de chance et un témoignage, car beaucoup de grandes compagnies hésitent à sortir ce genre d’enregistrements, ils considèrent que cette musique a un impact commercial limité, bien que les clubs et les pubs en raffolent. Il n’y a qu’à prendre en considération les noms que j’ai cités plus haut et regarder leur discographie de l’époque, c’est vraiment la portion congrue. L’album de Baldry est assez puriste, il n’y a pas encore les envolées que l’on trouvera deux ou trois ans plus tard chez d’autres artistes venant de la même école. L’album ne contient pratiquement que des reprises, titres qui parleront à la plupart des spécialistes du genre. Mais cela s’écoute avec le plus grand plaisir et on se laisse vitre entrainer. Malheureusement le chanteur se tourna très rapidement vers la variété pop, il sera même no 1 en Angleterre, fera une carrière assez fructueuse, mais reviendra un peu àau blues vers la fin de sa vie.
Artiste : Long John Baldry
Titre : Long John’s Blues
Genre : blues
Label : United Artists
No Catalogue : ULP 1081 mono
Pays : USA, 1964
Meilleure enchère sur Ebay 280 euros, copie UK originale.
Note: Le disque fut aussi publié en France et aux USA, plusieurs fois réédité.
Une perle de l’album
Hoochie Coochie Man
Un classique et un nom pour le groupe.

I’ve Got My Mojo Working
Gee Baby Ain’t I Good To You

Roll ‘Em Pete
You’re Breaking My Heart

Everyday (I Have The Blues)
Dimples

Five Long Years
My Babe

Times Are Getting Tougher Than Tough
Going Down Slow

Rock The Joint
Documents Long John Baldry

I’ve Got My Mojo Workin, live en 1965
Let The Heartaches Begin, son no 1 de 1967, bien loin du blues
Collectors d’un peu partout
Long Chris & Les Daltons EP France
Long Chris & Les Daltons – EP Pacific 91.495 B, France, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 81 euros.
Un disque qui nous replonge dans les années twist en France. C’est la première tentative de ce groupe qui essaye de s’élever à la hauteur des plus célèbres comme le Chaussettes Noires, les Chats Sauvages, les Pirates. Long Chris est un pote à Johnny Hallyday d’avant les années glorieuses. Le succès de l’un donne l’idée à l’autre d’essayer d’en faire autant et de monter un groupe avec les Daltons comme accompagnateurs. Ils signent avec un label de moyenne importance, Pacific. Même s’ils n’obtient qu’un succès modéré, le disque a la saveur de ces années-là. Si on peut lui reprocher un manque d’originalité au niveau des titres, il se magnifie quand même par le seul original du disque « Dalton City », un instrumental à la Shadows composé par le guitariste soliste Jean-Pierre Bordi, avec qui j’ai pu faire plus ample connaissance par la suite. J’ai rencontré pas mal de gens sympas dans le showbiz, mais lui mérite une médaille de gentillesse. Les trois autres titres proviennent du répertoire de Fats Domino, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis. Pour les deux disques suivants, ils furent signés par Philips, ce qui ne leur apporta pas plus de gloire. Le seul qui tira vraiment son épingle fut Long Chris longtemps complice de Johnny, et sa fille Adeline en fit même son beau-fils. Il fut aussi comme compositeur le responsable d’un album plutôt légendaire « Chansons Bizarres Pour Gens Etranges ».
Cet EP garde toute la saveur d’une époque où l’on savait bien s’amuser et se distraire en remettant mille fois sur son Teppaz, Long Chris et les Daltons bien sûr.
Dalton City
Hello Josephine
Monsieur « Pas De Chance »
Beau Blond Bébé
Document à propos des Daltons
Jean-Pierre Bordi en guitariste accompagnateur improvisé de Françoise Hardy
Documents – Musique etc…
Trois x Rolling Stones reprises en français…
Marie Laforêt – Marie Douceur Marie Colère (Paint It Black)
Jean Mareska – Lady Jane
Eddy Mitchell – Rien Qu’un Seul Mot (Satisfaction)
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
Donovan – Three King Fishers
Irish Coffee – The Show
Diabolus – Three Pieces Suite
The Mec Op Singers – Miserere
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Bow Wow Wow – Lonesome Tonight
Gene Vincent – I’m Going Home
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
The Turbines – Rules of the Road








