En passant

Inventaire musical à la Prévert (179)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Love – Forever Changes, LP USA 1967

Contemporains des Doors, l’autre grand groupe qui émergea du label Elektra, Love connut un succès un peu moindre, mais une réputation presque aussi grande. La figure principale en est bien entendu Arthur Lee (1946 – 2006), mais l’alchimie entre les musiciens est parfaite. Après deux albums résolument psychédéliques, celui-ci est plus intime, plus clame, mais aussi plus sombre. A la sortie le succès fut assez modéré, mais il fait partie de ces albums qui ne peuvent que renter dans l’histoire de la musique. Selon les classements, il est considéré parmi les 100 ou 200 meilleurs albums de tous les temps. C’est encore une fois de la musique qui s’écoute plus qu’elle ne se raconte.
Du fait de son modeste succès à sa sortie, il est plus rare que ses prédécesseurs. A 4 contre 1 c’est le pressage mono qui est le plus coté. Back To Mono disait Phil Spector…

Artiste : Love
Titre : Forever Changes
Genre : pop, psychédélique
Label : Elektra
No Catalogue :  EKS-74013 stéréo; EKL-4013 mono
Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay copies US originales: pressage mono 2064 euros; stéréo 590 euros.
Note: Le disque fut publié lors de sa sortie dans de nombreux pays dont la France.

One For You

Documents Love

Collectors d’un peu partout

Gerry And The Pacemakers, EP Angleterre

Gerry And The Pacemakers – EP Columbia SEG 8388, Angleterre, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 93 euros.

Cet EP illustre une astuce employée par les maisons de disques pour vendre de la marchandise. Gerry And The Pacemakers furent pendant deux ans très populaires en Angleterre et aussi ailleurs. On parla même brièvement de rivaux des Beatles. Ils détiennent encore aujourd’hui un record, celui d’avoir eu trois no 1 en Angleterre avec leurs trois premiers disques. Il est vrai que le quatrième, ironiquement titré « I’m The One » ne fut que no 2. Cette publication offre du matériel inédit et n’est pas une compilation de 45 tours comme c’est souvent le cas dans un pays qui carbure aux singles. Pendant longtemps ce sera le seul moyen d’accéder à ces quatre titres pour le fan anglais. La recette est assez simple, en tournée en Californie, on enregistra ces titres lors d’un concert. Trois des titres sont des reprises rock and roll et le quatrième « Away From You » est une version en live de la face B de leurs premier succès. Il est à considérer comme une rareté, mais vu la popularité du groupe il est quand même assez courant. Le dernier Pacemaker encore en vie est décédé récemment, c’est encore un souvenir de plus à mettre dans sa collection pour les fans.

Dizzy Miss Lizzy

My Babe

Away From You

What’d I Say

Document à propos de Gerry And The Pacemakers

A Shot Of Rhythm & Blues – How Do You Do It?, live 1963

Documents – Musique etc…

Trois x Led Zeppelin reprises…

The Darkness – Immigrant Song

C.C.S. – Whole Lotta Love

Sina-Drums – Kashmir

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Zodiac Cosmic Sounds – Virgo

The Deviants – Billy The Monster

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Inspiral Carpets – Biggest Mountain

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (10)

Deux musiques pour débuter surf and cool

The Everly Brothers – So Sad

The Five Americans – Now That It’s Over

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

The Sounds Of Silence

Sans doute une chanson un peu plus immortelle que bien d’autres. C’est bien sûr le duo Simon And Garfunkel qui en est responsable. Ce que pas mal de gens ignorent, c’est qu’à l’origine c’est une chanson dans un style purement folk qui fut publiée sur le premier album du duo. Ce n’est pas un tremblement de terre. Mais une année plus tard le producteur Tom Wilson, sans demander l’avis des artistes, fait un remixage en lui ajoutant de la guitare électrique et de la batterie. C’est cette seconde version qui devient un hit mondial, et généralement celle que l’on entend encore aujourd’hui. Il en existe des centaines de reprises, électriques ou non.

Simon And Garfunkel, version originale, 1964

Version électrique, 1965

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Début des seventies

Les Humphries Singers – We’ll Fly you To The Promised Land

Mungo Jerry – Sad Eyed Joe

Hawkwind – Seven By Seven

Jupiter Sunset – Monte-Carlo

Rumplestiltskin – Can’t You Feel It

Pierre Perret – Les Soeurs Jumelles

Strictement Folk Americain VI

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Leadbelly – Black Betty
Chansons dont les origines sont incertaines, mais assurément très anciennes. Il est en général admis que cette expression fait référence à quelque chose qui n’est pas gai ou une situation malheureuse. On disait d’un ivrogne quand il buvait à la bouteille qu’il embrassait Black Betty. Elle fut popularisée par le Noir Leadbelly et connut un succès définitif via la version hard rock du groupe Ram Jam en 1977.

Darby & Tarlton – Birmingham Jail
Aux USA, il y a quelques prisons qui sont célèbres comme Alcatraz. Ici, il s’agit de celle de Birmingham une ville qui se trouve en Alabama. On devine que les paroles ne sont pas un hymne à la joie.

Bessie Smith – Careless Love Blues
Le folk américain n’est pas exclusivement le fait des Blancs. Certaines chansons peuvent avoir été mises en forme par les Noirs, mais s’intègrent dans le répertoire blanc sans problèmes. On ignore parfois si leurs origines sont blanches ou noires, tout au plus l’interprétation peu faire la différence, plutôt jazz pour les uns et country pour les autres. On peut imaginer que la musique a joué son rôle dans l’abolition du racisme via les échanges multiraciaux. Ici, il s’agit d’une chanson qui remonte au 19ème siècle. On fait souvent référence à la version de Bessie Smith enregistrée en 1925, pour l’avoir mise en lumière.

Buell Kazee – The Butcher’s Boy
Chanson d’origine anglaise, parlant d’un amour malheureux entre un garçon boucher qui abandonne son amie qui se suicidera. C’est une de ces nombreuses chanson de folk qui peut avoir pour origine une histoire vraie.

Diana Taraz – Katy Cruel
Chanson très connue dont les origines américaines remontent à la guerre civile. En France elle fait partie du répertoire de Marie Laforêt et Joe Dassin.

Partis rejoindre les étoiles

Ronnie Gilbert (1946 – 2024)

Bassiste, compositeur et membre des psychédéliques Blues Magoos

We Ain’t Got Nothin’ Yet

Pipe Dream

David Libert (1943 – 2024)

Membre fondateur des Happenings, groupe essentiellement vocal. Ils connurent une série de hits entre 1965 et 1970, essentiellement avec des reprises bien orientées vocalement. Le groupe existe encore.

See You In September

I Got Rhythm

Ian Amey (Tich) (1944 – 2024)

Guitariste soliste du groupe anglais Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich. Ils connurent une longue séries de hits entre 1965 et 1970, dont plusieurs no 1 dans différents pays européens, au Canada, en Nouvelle Zélande. Un reliquat du groupe tourne encore aujourd’hui.

Bend It

The Legend Of Xanadu