Disques sous la loupe
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Lord Sutch & Heavy Friends, LP USA 1970
Ce farfelu de Screamin’ Lord Sutch (1940 – 1999) qui s’inspira de son pendant américain Screamin’ Jay Hawkins consacra la première partie de sa carrière à faire revivre à travers ses chansons, le folklore qui revisite les thèmes classiques de l’épouvante, Dracula et autres Jack l’Eventreur à destination des teenagers anglais. La critique le considère volontiers comme un chanteur aux possibilités limités, mais dans le domaine on a vu pire sans aller chercher très loin. S’il n’obtient pas vraiment de succès, il suscite une certaine curiosité. Parallèlement il se mêle de politique et se présente même aux élections, son programme est aussi farfelu que le sont ses disques.
En 1970, changement de cap vers la pop. Il réussit un tour de force à se faire accompagner par des musiciens à la réputation plus que certaine, Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins, Noel Redding, ce qui n’est quand même pas trop mal. Si l’album est résolument pop, l’enthousiasme de la critique très mitigé, il est résolument descendu en flèche. Il sera même élu par un pool de la BBC en 1998, comme le pire album de tous les temps. Le public semble un peu se moquer des avis autorisés car l’album se vend plutôt bien. Ils sont sans doute plus attirés par le présence des musiciens, que par Lord Sutch lui-même, mais les mêmes chansons avec Robert Plant aux vocaux auraient sans doute fait un carton.
L’album ne contient que des titres originaux composés écrit par Sutch, certains en collaboration avec Page qui est aussi le producteur. La passions apaisées, admettons que cela n’est pas si mal que cela, loin de la descente en flèche de jadis.
Artiste : Lord Sutch & Heavy Friends
Titre : Same
Genre : pop, hard rock
Label : Cotillon
No Catalogue : SD 9015
Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay : copie promo 74 euros
Note: des éditions de certains pays, Japon (139 euros, copie promo), Angleterre (134 euros), font de meilleurs scores dans les enchères. Le disque fut publié lors de sa sortie dans de nombreux pays dont la France.
Une perle de l’album
One For You
Plutôt calme

Wailing Sound
Cause I Love You

Flashing Light
Gutty Guitar

Smoke and Fire
Thumping Beat

Union Jack Car
London

Brightest Light
Baby Come Back
Jack The Ripper, un clip de 1964 qui montre le personnage en live…
Collectors d’un peu partout
John Leyton, EP Angleterre
John Leyton – EP Top Rank JKP 3016, Angleterre, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 124 euros.
John Leyton fut un chanteur très populaire avant l’avènement des Beatles. Il commença comme acteur pour le cinéma, mais à l’instigation de Robert Stigwood, il est poussé vers la chanson. Bien lui en prit car il obtient rapidement un tube avec une de ces chansons que l’on classa par la suite dans les « death songs », chansons qui parlent de la mort. D’autres exemples populaires sont « Leader Of The Pack » des Shangri-Las, ou « Terry » de Twinkle. Cette chanson « Johnny Remember Me » (Johnny Rappelle-Toi, Chats Sauvages période Mike Shannon), se classe no 1. C’est aussi l’occasion pour un autre personnage de mettre définitivement un pied dans la célébrité. Il s’agit de Joe Meek, producteur indépendant, compositeur, et surtout un preneur de son assez innovateur. Dans certains cas il signe ses compositions de son nom ou sous celui de Robert Duke, c’est le cas ici bien que le hit soit de la plume de Geoff Goddard, un membre de l’écurie à Meek qui composera d’autres succès.
Cet EP publié en 1962 compile les deux premiers hits de Leyton, l’autre étant « Wild Wind » un no 2 aussi paru en 1961. Il connaîtra d’autres succès, mais ils iront decrescendo. Cela ne l’empêchera pas d’apparaître au cinéma dans des films célèbres comme La Grande évasion. Son répertoire est assez souvent revisité et il est encore aujourd’hui populaire.
Wild Wind
Dans ce clip, les musiciens d’accompagnement sont probablement les futurs Tornados, si ce n’est pas eux cela y ressemble fortement. Heinz le bassiste des Tornados avait les cheveux blonds, mais on sait qu’avant de les lancer sous ce nom ce n’était pas le cas. Le chef d’orchestre est Charles Blackwell, même si ce nom ne dis pas grand chose aux Français, sachez qu’il a composé pour Françoise Hardy et travaillé avec Michel Polnareff et Brigitte Bardot.
You Took My Love For Granted
Johnny Remember Me
There Must Be
Document à propos de John Leyton
Lonely Johnny (1962)
Documents – Musique etc…
Trois x chansons qui cartonnèrent en Allemagne durant les sixties…
The Rainbows – Balla Balla
Graham Bonney – Super Girl
Ce chanteur sera par la suite un membre du duo les Marbles, et les groupes Rainbow, Michael Schenker Group, Alcatrazz, choses bien différentes de ce qu’il chante ici.
Casey Jones & The Governors – Don’t Ha Ha
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
The Doors – Strange Days
The Blues Magoos – Tobacco Road
Them – Call My Name
The Yardbirds – Got To Hurry
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
France Gall – Le Temps De La Rentrée
Michèle Arnaud – Concarneau
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.
Nick Waterhouse – Song for Winners








