En passant

Inventaire musical à la Prévert (177)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Stooges, LP USA 1970

Il y a des albums qui vous collent à la peau, celui-ci en est un, du moins pour moi. J’avais été émerveillé par le premier album et il n’y avait pas de raisons que cela ne dure pas. Vers la fin des sixties, j’étais déjà presque un habitué de la pop. Mais comme je suis avant tout un explorateur musical, je cherchais quelque chose de différent, la pop je trouvais que cela commençait à ronronner gentiment, même la variété s’inspirait de la pop pour la rendre encore plus abordable. Le premier album qui m’ouvrit les oreilles fut le premier MC5, c’était différent et surtout très brut. Après vinrent les Stooges, une démarche pas très différente si ce n’est que MC5 était très politisé, les Stooges pas vraiment. Ils sont considérés comme des ancêtres du punk, bien qu’ils ne furent pas les premiers à plus ou moins consciemment poser les bases de ce mouvement. Le fameux Iggy Pop, chanteur des Stooges pour ceux qui ne le savent pas, disait dans un interview à propos de Jim Morrison des Doors : « Morrison exhibe son sexe sur scène juste pour montrer qu’il en a un. » Pas très aimable de sa part, mais il faut reconnaître qu’ils avaient tous les deux une certaine tendance à suggérer ou montrer leurs attributs. Iggy Pop le fait encore, il n’hésite pas non plus à sauter dans le public avec son micro, c’est tout juste s’il ne signe pas des autographes en chantant.
Alors voici ce second album que mon disquaire trouvait trop violent à l’époque où je l’ai acheté, c’est à dire quand il est sorti. Il y a certaines musiques qui sont à l’évidence plutôt violentes, mais les Stooges c’est plus subtil, je peux presque écouter cet album en guise de berceuse. Cela fait plus de 50 ans que je l’écoute cet album et je suis toujours en vie. N’est-ce pas merveilleux?

Artiste : The Stooges
Titre : Funhouse
Genre : hard rock, experimental, pre-punk
Label : Elektra
No Catalogue :  EKS-74071

Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay : copie promo 2413 euros; copie originale 1er pressage US 556 euros.
Note: publié dans plusieurs pays, les copies originales de ces pays peuvent aussi atteindre de bons prix.

TV Eye

Collectors d’un peu partout

The Tornados, EP Angleterre

The Tornados – EP Decca DFE 8533, Angleterre, publié en 1963, meilleure enchère sur Ebay 106 euros.

Les Tornados furent un groupe plutôt innovateur dans la recherche sonore instrumentale. On les regarde assez volontiers comme pionniers du disco, ceci une quinzaine d’années avant son avènement. Il est vrai que tant sur le plan du son et du style, ce n’est pas tout à fait incompatible. Bien sûr leur titre de gloire le plus fameux reste le fameux « Telstar » qui fut un hit mondial et fit des Tornados la première formation anglaise à être no 1 aux USA. Tout cela repose un peu sur la magnificence de leur célèbre producteur Joe Meek.
Si les Tornados furent principalement un groupe instrumental, ils enregistrèrent quelques titres vocaux dont on retrouve la plus grande partie sur cet EP anglais de 1963. Il s’agit de quatre titres de rock and roll, mais dans un style un peu parodique, pas tout à fait étranger au traitement que le disco pourra faire de cette musique bien plus tard. Sans être une rareté exceptionnelle, le disque constitue une curiosité dans la discographie des Tornados. Il existe un pressage français identique en titres, mais avec une pochette différente. Il est à mon avis plus rare que l’édition anglaise, mais moins recherché.

Ready Teddy

My Babe

Blue Moon Of Kentucky

Long Tall Sally

Documents à propos des Tornados

Rip It Up, un autre classique du rock que l’on trouve sur l’album anglais de 1963, et sur le dernier EP publié en France.

Telstar, le titre incontournable et l’une des très grosses ventes des sixties. Un titre qui plaisait aux teenagers et aux parents.

Documents – Musique etc…

Trois x chansons anglophones parlant de clown…

The Everly Brothers – Cathy’s Clown

The Hollies – Clown

Gary Lewis & Playboys – Everybody Loves A Clown

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Jerry Lee Lewis – High School Confidential (Live At The Star-Club)

Dave Brubeck – Take Five

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Redfern, Hutchinson & Ross – Home on Judgement Day

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (8)

Deux musiques pour débuter cool

Chris Isaak – Wicked Game

Santana – Europa

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Green, Green Grass Of Home

Une des plus célèbres chansons de country music. Le créateur original se fit quand même un peu voler son succès par Tom Jones. Bien qu’il en existe plusieurs versions avant la sienne, c’est lui qui en profita le plus et surtout la fit connaître au monde entier.

Johnny Darrell, version originale, 1965

La reprise de Tom Jones, 1966

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Plutôt pop

The Pretty Things – The Sun

Shocking Blue – Roll Engine Roll

Scorpions – Long Tall Sally

Deep Purple – Hallelujah

Scott McKenzie – Look In Your Eyes

Tom Jones et Janis Joplin, un rencontre presque improbable…

Strictement Folk Americain V

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Doc Watson – The Cuckoo
Chanson d’origine anglaise, mais adoptée par les Américains dans un style plus local.

Trip McCool – Drill, Ye Tarriers, Drill
Chanson qui parle de la construction du chemin de fer en Amérique au 19ème siècle. Travail pénible effectué, entre autres, par des travailleurs venus d’Irlande

2nd South Carolina String Band – Goober Peas
Chanson à la mode durant la guerre de Sécession. Elle parle de l’habitude qu’avaient les travailleurs de manger des pois ou des cacahuètes après le travail. Un des faits intéressant du folk américain, c’est qu’il parle souvent de la vie de tous les jours. En Europe, on magnifie plus les chansons d’amour, les rois, les animaux sont aussi très présents. Cela existe aussi aux USA sauf les rois qui, à part celui des cons, ne règnent pas là-bas.

Leadbelly – Goodnight Irene
Les Noirs participent aussi à l’élaboration du folk américain. Cette chanson, probablement basée sur des paroles du 19ème siècle fut popularisée par Leadbelly. Elle est connue internationalement.

Tom Roush – The Glendy Burk
Chanson glorifiant un bateau à vapeur qui remontait le Mississipi vers vers 1850.

Partis rejoindre les étoiles

Henry Fambrough (1938- 2024)

Il était le dernier survivant de la formation originale des Spinners, groupe vocal de soul noir américain, dont les origines remontent aux fifties. Le groupe connut un grand succès durant les années 1970.

I’ll Be Around

Working My Way Back To You