En passant

Inventaire musical à la Prévert (176)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Duffy Power, LP UK 1970

Duffy Power (1941 – 2014) commença sa carrière en 1959. Il enregistrera une série de singles qui ne rencontrent pas vraiment le succès, des reprises américaines essentiellement. Il sera parmi les premiers à reprendre un titre des Beatles « I Saw Her Standing There » dans une version plutôt étonnante. Même que les musiciens qui participent à l’enregistrement ne sont pas encore très connus, il le seront beaucoup plus par la suite, nous verrons cela un peu plus loin. A partir se 1963, il se tourne de plus en plus vers sa vraie passion, le r&b et le blues en fréquentant les clubs. Il n’est pas manchot et joue de la guitare, il est aussi très capable de souffler dans un harmonica. Quand il ne chante pas, il est aussi musicien de studio. Entre 1965 et 1967, il lui est donné la possibilité d’enregistrer quelques pistes où il retrouve deux des fameux musiciens qui participèrent à la reprise du titre des Beatles. Ce duo comprend John McLaughlin (guitare), Jack Bruce (basse); les absents sont Graham Bond et Ginger Baker. Selon les sessions, on trouve Danny Thompson (basse), Terry Cox (batterie), deux futurs membres de Pentangle. Ce sont là les plus connus, Power y participe aussi comme guitariste et harmoniciste. On envisagea la sortie d’un album, mais au niveau de la production on estime qu’il n’y avait pas d’appel commercial. Partiellement ce fut la France qui en bénéficia, sous le nom de Duffy’s Nucleus Decca France sortit un EP avec trois titres figurant sur cet album, le quatrième étant une reprise de « Hound Dog » bien connu chez Elvis Presley. Finalement, le label Transatlantic décida tardivement de publier un album en 1971, je pense un peu poussé par les deux membres de Pentangle enregistrant justement pour ce label.
J’adore cet album qui contient quelques reprises mais surtout des originaux de Power, c’est un joli mélange de blues teinté de jazz. C’est assez brut et certains titres sont plutôt remuants. En conclusion, Duffy Power était plutôt une très bonne pointure dans son genre.

Artiste : Duffy Power
Titre : Innovations
Genre : blues, jazz
Label : Transatlantic Records 
No Catalogue :  TRA 2293

Pays : France, 1971
Meilleure enchère sur Ebay : 123 euros.
Note: publié la même année en France et au Japon
.

Help Me

Rosie

Leaving Blues

It’s Funny

God Bless The Child

God Bless The Child

Coming Round No More

Give Me One

Mary Open the Door

Louisiana Blues

Little Boy Blue

Exactly Like You

One Night

There You Go

Collectors d’un peu partout

The Remains, EP Espagne

The Remains – EP Epic EP 9068, Espagne, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 1210 euros.

Les Remains, groupe de Boston dans la lignée garage et psychédélique restent relativement peu connus en dehors des USA durant les sixties. Il y a d’ailleurs peu de publications en dehors du pays, excepté cet EP datant de 1967 et publié en Espagne. Il surclasse toutes leurs pièces de collection qui peuvent se rattacher à l’époque sixties et aux pièces originales. Même leur rare album US de 1966 fait moins bien.
Le groupe n’a jamais vraiment percé au niveau national, malgré le fait qu’ils firent l’ouverture pour la dernière tournée US des Beatles en 1966. Le mise en lumière viendra avec l’inclusion de leur titre le plus connu « Don’t Look Back » dans la célèbre compilation « Nuggets » parue en 1972. Le groupe se reforma en 1998 et tourne encore occasionnellement aujourd’hui.

You Got a Hard Time Coming

Say You’re Sorry

Don’t Look Back

Diddy Wah Diddy

Documents à propos des Remains

Let Me Through, l’Ed Sulliivan Show, 1965

I’m A Man, le célèbre classique de Bo Diddley, dans la plus sauvage version que je connaisse. Il fait partie d’une série d’inédits qui parurent durant les années 80.

Documents – Musique etc…

Trois x chansons avec quelque chose qui se mange…

Brigitte Fontaine – Le Nougat

Bourvil – Salade De Fruits

Henri Salvador – Va Te Faire Cuire Un Oeuf

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Slim Harpo – I’ve Got Love If You Want It

Gene Vincent – Bird Doggin’

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Midnattsol – Desolation

En passant

Dimanche en quelques manches d’hiver (7)

Deux musiques pour débuter avec les yéyés

José Salcy – Je Suis Né Pour Pleurer

Françoise Hardy – Le Temps De L’amour

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Susie-Q

Sans doute l’une des plus belle chansons de l’histoire du rock and roll. Dale Hawkins (1936 – 2010) est un cousin du plus célèbre Ronnie Hawkins. Il fut aussi un des rares blancs à enregistrer pour l’écurie Chess, largement dominée par les artistes noirs. Sa fameuse chanson est presque plus célèbre que lui. En écoutant ce titre dans la version des Rolling Stones ou Creedence Clearwater Revivalpar exemple, bien peu sont capables d’en citer le créateur. C’est pourtant à lui qu’en revient tout le mérite.

Dale Hawkins, version originale, 1957

La reprise de Creedence Clearwater Revival, 1968

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Des standards du blues dans des reprises un peu oubliées

CCS – Boom Boom

Dr. Feelgood – Checking Up On My Baby

Steppenwof – Hoochie Coochie Man

Duffy Power – Help Me

The Spencer Davis Group – Dimples

Jeff Beck Tribute 2023, une sacrée brochette de célébrités

Strictement Folk Americain III

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Ric Hill – Follow the Drinking Gourd
Chanson sur l’approche de l’abolition de l’esclavage.

Mahalia Jackson – Steal Away
Certains gospels font partie intégrante du folk américain.

The Highwaymen – Michael, Row The Boat Ashore
Un gospel à l’origine amplement repris par les artistes blancs, c’est un des chansons du folk américain connue internationalement.

Hoyt Axton – Ashville Junction Swananoah Tunnel
Cette chanson parle d’une histoire réelle, celle de prisonniers noirs qui furent forcés de percer un tunnel ferroviaire de 560 mètres près de Ashville en Caroline du Nord vers 1877. Il y en eut 3000 dont on estime que 300 moururent au travail pour diverses raisons, principalement l’épuisement et la maladie.

Frankie Rodgers – The Devils Dream
Instrumental dans le style bluegrass dont l’origine remonte au 19ème siècle.

Partis rejoindre les étoiles

Paul Brett (1947- 2024)

Comme guitariste, il fit partie ou collabora avec de nombreux artistes, The Strawbs, The Overlanders, Crazy World of Arthur Brown, Elmer Gantry’s Velvet Opera. Avec son groupe Paul Brett Sage, il connut un certain succès via la chanson « 3d Mona Lisa ».

3d Mona Lisa

The Sun Died

Wayne Kramer (1948 – 2024)

Guitariste avec Fred « Sonic » Smith des légendaires MC5, un groupe extrêmement politisé et tout autant remuant. Un beau souvenir pour moi qui ai eu l’occasion de les interviewer en 2004. Le seul survivant reste le batteur Dennis Thompson.

 Ramblin Rose / Kick Out The Jams / Looking At You, live 1970 

Wayne Kramer donne des leçons de guitare « MC5 »

Barrett Strong (1941 – 2024)

Chanteur et compositeur, il est à l’origine du premier tube de la Tamla Motown « Money », une chanson qui a fait plusieurs fois le tour du monde. Plusieurs de ses compositions furent des tubes pour d’autres interprètes.

Money

I Heard It Through The Grapevine, comme compositeur avec Norman Whitfield pour Marvin Gaye