En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (3)

Ayanf dû une petite untervention chirurgicale sans gravité mais handicapante, il se peut que le blog subisse une interruption. Il m’est en effet assez difficile de me tenir derrière un clavier. A bientôt.

Deux musiques pour s’éveiller plutôt rock

Fats Domino – Ain’t That A Shame

Eddie Cochran – Cut Across Shorty

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Ne Me Quitte Pas

Jacques Brel a de nombreuses chansons qui furent adaptées en anglais et qui devinrent même célèbres. « Ne Me Quitte Pas » est une de celles qui finit de le propulser au firmament. Pendant quelques années, elle n’intéressa pas le Américains, mais en 1966, Rod McKuen en fit l’adaptation et l’enregistra. De nombreuses reprises par de grands noms suivirent. La première de ces reprises qui eut un vrai succès est le fait d’un chanteur, Terry Jacks, qui connut un hit international avec une autre chanson de Brel « Le Moribond » (Seasons In The Sun). Sa reprise de 1974 est assez plaisante et diffère des autres versions comme la reprise de MItch Ryder aussi intéressante.

Version originale, Jacques Brel, 1959

Terry Jacks – If You Go Away

Curiosités

Karen Carpenter

Avec son frère Richard, elle fut la moitié des Carpenters, célèbre duo qui cartonna dans les charts durant les seventies. Moins connu, elle était aussi une joueuse de batterie et ne se privait pas de le montrer lors des concerts avec le duo, le frère se tenant derrière les claviers. La voici en 1968, âgée de 18 ans, dans une reprise du célèbre « Dancing In The Street ». Elle mourut prématurément, probablement à la suite de complications d’une anorexie mentale. Paradoxalement, c’est son décès qui attira l’attention de la médecine sur cette maladie alors peu connue. Son frère est toujours en activité.

Les Carpenters, l’un de leurs plus célèbres tubes « Yesterday Once More »

Lajos Veres

Devenir un musicien est un choix qui peut se conjuguer de diverses manières. Une partie d’entre eux viennent d’un milieu familial et musical. Cela est assez visible chez les interprètes de musique classique, la plupart ont des géniteurs ou un entourage qui baigne dans la musique classique. Par la suite ils peuvent très bien bifurquer vers d’autres musiques, même les plus endiablées. Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui des concertistes qui jouent Beethoven mais avouent écouter Pink Floyd ou les Scorpions.
Nous allons prendre une exemple précis et parler d’un chanteuse que tout le monde connaît, au moins à travers une célèbre chanson, le fameux « Venus » enregistré en 1969 par le groupe hollandais Shocking Blue. La chanteuse Mariska Veres est la fille de Lajos Veres, un musicien tzigane né en Hongrie qui connut avec son orchestre une assez solide réputation dans le genre, particulièrement en Hollande sa patrie d’adoption. C’est dans ce style musical que la fille fit ses premières vocalises. Le bagage acquis, rien ne l’empêcha de se tourner vers des choses plus modernes, elle a 13 ans en 1960 et la musique pour teenagers supplante largement la musique à papa. Elle enregistre son premier disque en 1964, en tant que vocaliste des Mystères, notamment une version rock du célèbre « Summertime », le classqie est encore un peu là. Et puis on connait la suite, l’envol international avec Shocking Blue et son décès prématuré en 2006, elle qui ne fumait pas et ne buvait pas d’alcool.

Summertime, les Mystères, 1964

Venus, Shocking Blue, 1969

Keith Relf

Tous ceux qui me connaissent savent que parmi mes idôlatries musicales, le groupe qui m’a le plus marqué réside en un simple nom, les Yardbirds. Je ne les ai jamais vus lors de la grande époque, mais je me suis bien rattrapé depuis, à partir des années 1990. Les premiers concerts qu’ils firent à l’étranger, alors assez peu connus, eurent lieu en Suisse dans la partie italophone du pays, dans les villes de Locarno et Ascona. Un fait est à noter, le chanteur du groupe Keith Relf étant malade et reste en Angleterre, il est remplacé par Mick O’Neil. Le reste du groupe est présent dont Eric Clapton à la guitare. C’est là que peut commencer une histoire personnelle, un rien teintée d’insolite. Nous savons que Keith Relf est mort en 1976, d’une électrocution, alors que les Yardbirds n’existaient plus. Nous venons de voir qu’il ne participait pas aux concerts de Locarno et d’Ascona, et pourtant c’est bien là, à Locarno, que je l’ai rencontré en 1976, voici comment.
Cette année-là, j’étais en séjour à Locarno. Un soir, alors que je me baladais sur les rives du lac Majeur, je me suis assis sur un banc dans un petit square. Un journal local avait été laissé ou oublié sur le banc. Je me mis à le feuilleter, l’italien est ma seconde langue, et dans les pages j’ai découvert un petit article qui mentionnait la mort de Keith Relf. C’est ainsi que j’ai appris son décès. Je ne sais pas ce qu’il faut déduire de cette histoire, mais il semble être venu spécialement dans un endroit où il n’est jamais venu pour me laisser un dernier message. C’est sans doute du hasard, mais mais qui sait ?

For Your Love, les Yardbirds 1965

Shapes In My Mind, disque solo, 1967

Buzzard – Armageddon, 1975, l’une de ses dernières apparitions phonographiques avec le groupe Armageddon. Il est aux vocaux avec d’anciens membres du groupe Steamhammer.

Avant Abba

Il est assez courant que les formations musicales évoluent au fil du temps. Un part, un autre vient, ainsi va la vie. Il est beaucoup plus rare que des artistes ayant déjà une passé musical plus ou moins fourni, se réunissent pour devenir un acte majeur au succès mondial et planer au sommet des charts pendant presque dix ans. Pour une fois, il ne s’agit pas d’artistes anglophones, mais suédois. Je veux bien entendu parler d’Abba, un acte majeur à partir de 1974. On ne peut pas leur dénier une certaine classe tant au niveau des vocaux que celui des compositions. Mais avant de se rencontrer pour le meilleur, les quatre membres n’étaient pas de débutants, ils avaient tous un passé discographique. Ce sont les membres masculins, Benny Anderson et Bjorn Ulvaeus, qui eurent le plus d’impact à travers deux groupes, les Hep Stars et les Hootenanny Singers. Les premiers furent une sorte de Beatles à la sauce suédoise. Extrêmement populaires, ils connurent de nombreux succès mais ne dépassèrent pas une réputation confinée aux pays nordiques. Les seconds furent plus un groupe axé folk, mais qui connut quand même le succès sans trop faire de l’ombre aux précédents. Contrairement aux précédents deux EP’s furent publiés en France. Quant aux dames, elles enregistrèrent comme chanteuses solistes.
Alors pour ceux qui ne connaissent pas, j’ai été repêcher des exemples avant cette fameuse rencontre qui les propulsera dans les étoiles.

Hootenanny Singers – Darlin’ (1965). Bjorn Ulvaeus, le compositeur de la chanson, est à droite dans le clip, facilement reconnaissable. Cette chanson arriva jusqu’en France, elle fut reprise par les Célibataires « Regarde Regarde ».

Hep Stars – Cadillac (1965). Benny Anderson est aux claviers. Ils reprirent aux Renegades leur fameux « Cadillac » pou en faire un succès personnel no 1 en Suède.

Agbetha Fältskog – Jag War Sa Kar (1967). Ce fut son premier single, chanté en suédois.

Anni-Frid Lyngstad – Du Ar SA Underbart Rar. (1967). Reprise en suédois du tube américain « Can’t Take My Eyes On You » des Four Seasons.

Strictement Folk

C’est de là que viennent toutes les musiques et c’est l’âme des peuples de la Terre. Quand on aime la musique d’une ethnie on n’a pas envie de lui déclarer la guerre, sauf peut-être les fous…

Sami – Dawn Light (Nord Europe)

New Lost City Ramblers – Danville Girl (USA)

Mamadou Diabate (Burkina Faso)

Nepal Folk Song

Air traditionnel de la Mandchourie

Séquence humour

Colette Renard – La Femme Du Roulier

Partis rejoindre les étoiles

Carla Bley (1936 – 2023)

Pianiste, chanteuse, compositrice de jazz de réputation internationale. Son style oscille entre plusieurs tendances du jazz. Elle a joué avec des tas de noms célèbres.

Boo To You Too

Life Goes On

En passant

Inventaire musical à la Prévert (160)

Ayanf dû une petite untervention chirurgicale sans gravité mais handicapante, il se peut que le blog subisse une interruption. Il m’est en effet assez difficile de me tenir derrière un clavier. A bientôt.

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Saint Steven

Steve Cataldo, un échappé du groupe de Boston Front Page Review, publia cet unique album sur le label Probe en 1969 sous le nom de Saint Steven. Ma première relation avec cet artiste fut à travers le groupe Whalefeathers et leur premier album de 1973. Mon titre préféré était « Bastich » et pendant des années j’ai cru que c’était un original maison. Ce n’est que plus tard en farfouillant dans les discographies que que j’ai vu que la version originale était de lui. Musicalement l’album est bien balancé et va du psychédélique, en passant par le folk, on y trouve même des petites pointes de hard rock primitif. Toutes les compositions sont des originaux. C’est encore une fois un de ces artistes qui ont dû attendre bien des années pour obtenir un peu de reconnaissance et susciter deux ou trois étoiles dans les guides musicaux. Par la suite, il fit partie des Reflectors du groupe punk Nervous Eaters. Il est est toujours actif avec Cataldo comme lead guitar.

Artiste : Saint Steven
Titre : Same
Genre : folk, psychédélique
Label : Probe
No Catalogue : CPLP 4506 S
Pays : USA, 1969
Meilleure enchère sur Ebay : 286 euros. L’album fut publié à l’époque en Angleterre et au Pérou.

Bastich I

Over The Hills

Animal Hall

Gladacadova

Poor Small

Ay-Aye Poe Day

Grey Skies

Over The Hills II

Voyage To Cleveland

Sun In The Flame

Bright Light

Louisiana Home

Bastich II

Collectors Made In France

Dick Rivers 45 tours EP

Dick Rivers  – Pathé 2C 016-10.021, publié en 1969, meilleure enchère sur Ebay 66 euros.

La fin des sixties fut assez pénible pour nombre d’idoles nées au début de la décennie. L’époque où il suffisait de reprendre en français quelques tubes anglophones et d’en faire de nouveau succès fait partie du passé. Certains résistent un peu mieux, mais subissent quand même une rude concurrence par les artistes qui se sont établis en tant qu’auteurs-compositeurs, comme Michel Polnareff ou Jacques Dutronc. Pas trop de problèmes pour le Johnny national, il a l’intendance qui suit. Pour la paire de rockers Eddy Mitchell et Dick Rivers, la baisse de popularité est évidente, les disques se vendent moins bien et on ne les passe plus trop sur les radios. Alors on prospecte à gauche et à droite pour trouver des talents capables de composer du matériel nouveau. En 1969, Dick Rivers est au creux de la vague, l’année précédente n’a pas été faste. Il tente un essai assez original, celui d’enregistrer une sorte d’album concept intitulé « L’interrogation », dans lequel on trouve parmi les compositeurs le futur Alain Chamfort. C’est plutôt du bon travail, mais pour le fan lambda c’est plutôt déroutant. Le disque restera assez confidentiel, malgré sa publication en EP, format plus très vogue cette année-là. Ce sera le dernier album pour Pathé. L’année suivante, il signera avec RCA et rebondira avec ses albums en anglais dédiés au classiques du rock and roll en versions modernisées « Dick’N’Roll ». Cet EP, ainsi que l’album, sont des pièces assez rares dans sa discographie, plutôt le genre de truc recherché pour compléter une collection.

La Couleur De L’Amour

Le Vent

Le Pays Oublié

L’Interrogation

Documents – Musique etc…

Aller écouter un concert avec 10000 personnes m’intéresse assez peu. Ce que je préfère de loin, c’est un pub obscur ou un coin de rue avec des artistes qui chantent ou jouent de la musique même si ce sont de parfaits inconnus. C’est l’avantage des artistes peu connus car ils sont abordables et l’on peut échanger avec eux. D’ailleurs peu importe le genre de musique, je suis absolument ouvert à tout et même avec un peu de chance, découvrir une musique, une chanson, une interprétation inconnue est un bonheur.

Tcha-Badjo – jazz gipsy

A Coimbra au Portugal, artiste de rue entre folk et punk

Musicien de rue en Espagne

En Bretagne

Au Japon on prend son pied avec d’autres musiques

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Beatles – I’m Down

Cream – Strange Brew

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Mystic Braves – Can’t Have Love