Moody Blues – Bye Bye Bird

Ceux qui avaient un âge raisonnable en 1965, c’est à dire plus d’une dizaine d’années et qui écoutaient Salut les Copains se souviennent d’un disque au succès inattendu et typiquement français interprété par les Moody Blues, alors dans leur première époque, « Bye Bye Bird ». Le titre est une reprise du fameux Sonny Boy Williamson ll, un des rois incontestés de l’harmonica. La version des Moody Blues se veut une démonstration de virtuosité à l’harmonica, et c’est ma foi assez vrai. A l’origine le titre est destiné au remplissage du premier album et pas du tout prévu comme un hit potentiel. Les coulisses du showbiz étaient parfois sinueuses et imprévues, le disque dans une édition typiquement française devient un super hit. Nous allons nous attarder un moment sur cette merveille à travers un clip filmé par la télévision allemande. L’harmonica est tenu par Denny Laine, compositeur et guitariste du groupe, qu’il quittera peu après pour joindre sa destinée à celle de Paul Mc Cartney au sein de Wings. Il y a va à fond la caisse, se trompe et s’en excuse, mais cela reste un moment d’anthologie rien que de la technique. Bien sûr on retrouvera les Moody Blues, deux ans après dans « Night In White Satin », mais c’est une autre histoire. On peut parfois regretter cette première époque.

Les Moody Blues – Une question de balance

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Peu de groupes peuvent se targuer en cinq ans, de 1967 à 1972, d’avoir aligné des albums aussi créatifs les uns que les autres. Une conception musicale qui mélange la musique classique, la pop, les effets sonores grandiloquents. On aime ou on aime pas, là est sans doute toute la question. En choisir un plutôt que l’autre relève un peu de la gageure pour un fan inconditionnel. Il y a des perles dans chaque album. Le choix définitif pourrait être celui qui en contient le plus, par goût personnel. Celui que j’ai choisi est un calcul simple, pour moi, il est intégralement plaisant de la première à la dernière note.
En 1970, cinquième album du groupe nouvelle formule, celui où Justin Hayward et John Lodge ont remplacé Denny Laine et Clint Warwick. Le départ fut magistral avec ce mémorable « Night In White Satin » extrait du premier opus. Les albums se suivent et ne se ressemblent pas, innovateurs en diable. Le succès est toujours présent, les albums se vendent très bien mais les singles ont plus de peine à décoller. Cette nouveauté 1970, va renverser la vapeur. En Angleterre « Question » fait un tabac. En Europe, ce sera plutôt « Melancholy Man » qui sera un hit presque aussi gros que « Nights In White Satin ». Et le reste de l’album? Eh bien il se vend et s’écoute en quantités appréciables. Le décrire, non, mais vous inviter à l’écouter, certainement. Il faut prendre son temps, comme on déguste un grand cru, chercher toutes les saveurs et parfums qui sa cachent au fond du verre. Si vous avez un tant soi peu l’âme romantique et le goût des musiques fluides et limpides, avec parfois quelques vagues de surface, nul doute que vous trouverez votre bonheur.

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