Deux musiques pour débuter en passant par les Portes
MonaLisa Twins – People Are Strange
Lauren Ruth Ward – Riders On The Storm
CHANSONS MONUMENTS
Chansons qui ont un brin d’éternité
Black Betty
C’est un exemple typique d’une chanson de folk traditionnel dont on ne connait pas vraiment les origines, probablement un chant de prisonniers, dont on retrouve des traces dans différents endroits. Elle sera mise dans une forme plus ou moins définitive par Leadbelly, un simple vocal avec des claquement de mains. Manfred Mann en fera une version plus modernisée intitulée « Big Betty » en 1968. Mais elle entrera définitivement dans la mémoire collective via la version trépidante de Ram Jam en 1977. Quand je dis définitive c’est une certitude, le clip d’époque a été vu par plus de 374 millions d’internautes en 7 ans.
Première version enregistrée Leadbelly, 1939
La version définitive de Ram Jam, 1977
Dans le fatras de la production phonographique, il y a des millions de chansons dont seule une petite partie émerge des profondeurs. C’est un peu la même chose que l’iceberg dont vous voyez le sommet hors de l’eau. Même chez les artistes très connus, il y a les succès et la part qui reste plus ou moins dans l’ombre. D’autres artistes n’ont jamais accédé à la notoriété, mais parfois on trouve dans leur démarche, de très intéressantes petites pépites. Ils se peut aussi qu’elles furent des succès dans une autre partie du monde, mais restent plutôt inconnues chez nous. Elles ne demandent qu’à briller de tous leurs feux. C’est un peu le principe de cette rubrique, exhumer ces chansons qui méritent une peu plus que de rester au fond de la cave. Sans distinction de style, artistes connus ou inconnus, ils n’ont pas échappé, un jour ou l’autre, à ma curiosité. Assez pour que je m’en rappelle encore aujourd’hui.
The Robots – Soldier Beat (Belgique 1966)
John Paul Jones (futur Led Zeppelin) – Baja (UK 1964)
The Blue Beats – She’s Comin’ Home (Australie 1965)
Dick Rivers – J’ai Peur Du Jour (France 1965)
Long Chris & Les Daltons – Je Reviendrai (France 1962)
Chat ira comme chat…
La musique c’est aussi ça…
La belle chanson française…
Georges Chelon – Evelyne
Fréhel – Tel Qu’il Est
Damia – Tourbillons D’automne
Gilbert Bécaud – Age Tendre Et Tête De Bois
Bourvil – La Ballade Irlandaise
Partis rejoindre les étoiles
Billy Edd Wheeler (1922 – 2024)
Chanteur et compositeur de country populaire depuis les sixties. Sa chanson la plus connue chez nous est le fameux « Jackson » popularisé par Johnny Cash et surtout Nancy Sinatra avec Lee Hatlewood.
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
The Yardbirds – UK CD
Au début des nineties, la reformation des Yardbirds était plus ou moins en route, il restait un pas à franchir. En 1990, j’ai eu le privilège de rencontrer Jim McCarty, le batteur, et de m’en faire un ami, ce qui est toujours le cas plus de trente ans après. Au cours de plusieurs soirées passés ensemble, il m’avait plus ou moins laissé entendre que la reformation était dans sa ligne de mire. Bien entendu, il était hors de question qu’un des trois légendaires guitaristes du groupe, Eric Clapton, Jeff Beck, Jimmy Page, en fasse partie. Ils étaient des stars avec tout ce que cela comporte et leurs préoccupations musicales d’alors étaient bien loin des Yardbirds. Malgré tout, Jeff Beck et Jimmy Page avaient fait une brève réapparition à titre amical dans ce que l’on peut considérer comme la première reformation des Yardbirds entre 1984 et 1986 sous le nom de Box Of Frogs. Il s’agissait cependant uniquement d’une formation de studio sans l’ombre d’un concert. En 1991, il fallait peaufiner la future mouture du groupe. McCarty devenu le boss, il garda les musiciens de son trio, lui-même à la batterie et parfois aux vocaux, le très compétent et jeune Américain John Idan à la guitare solo et aux vocaux quand ce n’est pas l’autre qui chante. La basse, occasionnellement le chant, sera tenue par un vieux routier. Il s’agit de Rod Demick au parcours impressionnant, les Wheels, Armstrong & Demick, les Strawbs, Meal Ticket, Bees Make Honey, même il remplaça occasionnellement le bassiste de Dire Straits. Pour compléter le tout, retour d’un ancien, le guitariste rythmique original Chris Dreja. La contenu qui figure sur ce CD est un de ces premiers réglages, enregistré en live. Ce n’est pas juste une réinterprétation du répertoire original, de vieux titres et succès sont présents, mais on trouve également de plaisants titres originaux composés par McCarty. Il y a déjà de quoi faire faire. La formation ultérieure évoluera, on verra apparaître Gypie Mayo l’ancien Dr Feelgood à la solo, ainsi qu’un percussionniste Billy Boy Miskimmin et aussi l’harmoniciste Alan Glen. La formation actuelle comprend toujours McCarty et John Idan.
Artiste : The Yardbirds Titre : Reunion Concert Genre : pop, blues Label : Promised Land No Catalogue : CD 202020 Pays : UK 1992 Meilleure enchère sur Ebay, n’est jamais apparu Note : Publié seulement en Angleterre à l’origine
Une perle de l’album
Heavy Weather
Un bel original
Back Where I Started (reprise de Box Of Frogs)
I’m Not Talkin’
Train Kept A Rollin’
Crying Out Of Love (original)
Heart Full Of Soul
Three Lane Highway (original)
I Aint Done Wrong
Sitting On Top Of The World (nouveau dans le répertoire)
I Aint Got You
Rack My Mind
I Aint Superstitious (nouveau dans le répertoire)
Bad Boy (nouveau dans le répertoire)
Dust My Broom
You’re A Better Man Than I
For Your Love
Les Yardbirds en 2024
Collectors d’un peu partout
The Blues Magoos single Italie
The Blues Magoos – Mercury 127 274 MCF, Italie, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 304 euros.
Les Blues Magoos ont toujours excellé à leurs débuts pour présenter une musique psychédélique assez facile à aborder. D’autres formations ont enregistré des trucs dans le même style mais nettement moins accessibles. Après deux ou trois pétards cela passe mieux, mais ici un simple café peut faire l’affaire. Les fans mordus adorent les publications étrangères nettement plus rares que les éditions américaines, surtout parce qu’elles eurent moins d’impact que dans les pays où elles parurent. Un bel exemple avec ce single italien qui contient deux très belles faces de balancées en sons psychédéliques.
The first live band that I really loved were the Blues Magoos – Suzi Quatro
Pipe Dream
There’s A Chance We Can Make It
Tobacco Road, une version endiablée et en vrai live
We Ain’t Got Nothin’ Yet, leur fameux tube, live en 2015. Ils sont toujours actifs.
Des chanteurs ou chanteuses qui ne font pas vraiment partie de mes préférés, je ne peux pas dire que je les déteste, mais je ne les écoute pas souvent. Mais voilà certaines de leurs chansons ont un charme auquel je ne peux résister et que je considère comme du travail bien fait. Et puis parfois écouter autre chose, cela repose…
The Four Preps – Demons and Witches
The Islanders – Enchanted Sea
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
The Shadows – Gonzales
Eric Burdon And The Animals – That Ain’t Where It’s At
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Hogs – Loose Lip Sync Ship
T.C. Atlantic – Faces
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Robert Charlebois – Ya Sa Pichou
Pentangle – Bruton Town
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.