En passant

Dimanche en quelques manches d’été (11)

Deux musiques pour débuter comme si vous étiez au moyen-âge avec une dame formidable

Ana Alcaide – Salterello

Ana Alcaide – Douce Dame Jolie

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Alors qu’il était adolescent Paul Anka connut un succès époustouflant avec cette chanson de sa composition, un record de vente durant les fifties. Elle l’installa définitivement dans le showbiz. Ce succès n’est pas sans lendemain, il en connut d’autres. Il faut savoir qu’il en existe deux versions d’époque. La première publiée par ABC Paramount aux USA, en général Columbia pour l’Europe. La seconde fut réenregistrée lorsqu’il signa avec RCA en 1960. C’est cette seconde version que l’on trouve principalement chez les disquaires. Pour la première version et être sûr, il faut se procurer des publications antérieures à 1960. A plus de 83 ans, il est toujours actif et pète le feu.

Version originale Paul Anka, 1957

La version de Johnny Hallyday en anglais, 1962

En 2024, Diana a 67 ans

Dave & The Diamonds – You Do Love (UK 1965)

Davy Jones / David Bowie (And The Lower Third) – Baby Loves That Way (UK 1965)

Johnny Hallyday – Ne Joue Pas Ce Jeu Là (France 1965)

Betty Curtis – Lungo la Senna (Italie 1969)

I Rowers –  Non C’e’ Piu’ Niente Per Me (1968)

Chat passe ou ça casse…

La musique c’est aussi ça…

La belle chanson française…

Juliette Gréco – Un Petit Poisson, Un Petit Oiseau

Léo Ferré – Les Assis

Georges Brassens – Le Verger Du Roi Louis

Edith Piaf – L’ Accordeoniste

Jean-Roger Caussimon – Monsieur William

Partis rejoindre les étoiles

Billy Swan (1942 – 2024)

Chanteur, compositeur, producteur, il a un premier goût du succès lorsque Clyde McPhatter obtient un hit en 1962 avec « Lover Please », une chanson de sa composition. Il collabore avec des grands noms comme musicien ou producteur, notamment Kris Kristofferson et Tony Joe White. Sur le plan chanteur, il n’a qu’une seule mais éclatante réussite avec « I Can Help » qui fera le tour du monde en 1974.

I Can Help, playback filmé en 1980

Son interprétation du tube de Clyde McPhatter

En passant

Inventaire musical à la Prévert (204)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Scott Walker – UK LP

Scott Walker (1943 – 2019) est un personnage à part dans l’histoire de la musique, très caméléon. Il commença sa carrière de chanteur aux USA à la fin des fifties comme chanteur pour teenagers sous le nom de Scott Engel, son vrai nom. Après il devient le bassiste des Routers célèbres pour leur chanson en forme d’hymne « Let’s Go ». S’étant réuni avec Gary leed et John Maus, ils se transforment en Walker Brothers et émigrent en Angleterre vers 1965. Le trio connaîtra un succès considérable pendant deux ans sur le plan international. C’est à partir de là que l’on peut vraiment apprécier la beauté de sa voix. C’est un crooner à n’en pas douter, carrière qu’il commencera à partir de 1967 en solo, même si le groupe se reforme pour pour deux ans entre 1975 et 1977.
Si l’appellation de crooner lui convient tout à fait, il n’en est pas pour autant un comme les autres. Ses premiers albums peuvent le ranger dans la tradition, mais on devine déjà ce que sera la suite, une musique élaborée et expérimentale, plutôt sombre et angoissée, un ange triste comme je l’ai lu à quelque part. C’est à la fois beau et original, un mélange de Picasso et Dali vu sous l’angle musical.
Cet album est son premier, il y a des reprises, mais aussi trois compositions originales dont le remarquable « Montague Terrace (In Blue) » qui préfigure la suite. Walker a toujours été un fan de Jacques Brel, c’est ainsi qu’au cours de sa carrière il a repris neuf de ses chansons dont trois figurent ici, vous reconnaîtrez sans doute. C’est Mort Shuman qui a écrit les paroles anglaises et le texte original est assez bien respecté, il parlait d’ailleurs plutôt bien le français. Le reste est à découvrir, perso je ne m’en lasse pas.

Artiste : Scott Walker
Titre : Scott
Genre : crooner nouvelle vague
Label : Philips
No Catalogue : SBL 7816 stéréo;  BL.7816 mono
Pays : USA 1967
Meilleure enchère sur Ebay 63 euros version stéréo
Note : Publié dans plusieurs pays mais pas en France.

Mathilde

Clips

Collectors d’un peu partout

Brenda Lee Jones, single USA

Brenda Lee Jones – Rust records – R 5112, USA, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 165 euros.

Brenda Lee Jones (1938 – 2001) n’est pas tout à fait une inconnue pour le public français. Elle fut au début des sixties la moitié du duo Dean & Jean qui connut une certaine notoriété aux USA et au Canada. En France, on les connait surtout via l’adaptation par Monty de « Hey Jan Hey Dean » qui fut un succès sous le titre « Ce N’est Pas Vrai ». Le duo se sépara en 1966 et Brenda sortit la même année ce 45 tours pour le moins intéressant. Je dois dire que j’ai cherché pendant longtemps qui était l’interprète de « You’re The Love Of My Life », car je connaissais ce titre par l’adaptation française de Noël Deschamps « A Prendre Ou A Laisser ». Le mystère étant résolu, je peux ajouter que la suite de la carrière de Brenda est assez discret. Elle semble avoir enregistré plus tard quelques obscurs albums de musique religieuse. Ce single a aussi fait l’objet d’un très confidentiel 45 tours en France sur Vogue en 1966.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Rick Durham And The Dynamics – I Got My Eyes On You

The Dovers – She’s Gone

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Quiet Island – Light House