Un titre qui sera toujours associé à Duke Ellington, bien que la première version enregistrée soit celle de Barney Bigard. Cela ne change en fin de compte pas grand chose car l’orchestre d’Ellington fait partie de l’enregistrement, mais ici Bigard est le chef d’orchestre. Originalement, il y a des paroles pour la chanson et ce n’est qu’en 1939 que l’on entendra la première version chantée. Il en existe plus de mille reprises, arrangées un peu dans tous les styles, les versions rock ne sont pas rares. Pour beaucoup d’occidentaux, c’est un peu la découverte de la musique arabisante.
Première version enregistrée, Barney Bigard, 1936
Première version vocale, Valaida Snow, 1939
On les entend jamais
Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…
Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.
Ici et là plus ou moins connus…
Stone Axe – Slave Of Fear (USA 1971)
Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Tich – He’s A Raver (UK 1967)
The Starfires – Cry For Freedom (USA 1965)
Disciple – Caucasoid Junkie (UK 1969)
Les Gadgets – Le Ciel Est Si Beau Ce Soir (France 1964)
Dansons le chat chat chat !
La musique c’est aussi ça…
La belle chanson française…
Charles Trenet – Le Jardin Extraordinaire
Cora Vaucaire – Les Feuilles Mortes
Boris Vian – Le Déserteur
Barbara – Göttingen
Mouloudji – Mon Pot’ Le Gitan
Partis rejoindre les étoiles
Mick Underwood (1945 – 2024)
Batteur anglais à la très longue carrière, il apparait dans dans des centaines de sessions studio, mais il fit aussi partie de The Outlaws, Episode Six, The Herd, Quatermass, Ian Gillian.
Episode Six – Lazy Sunday
Quatrermass – One Blind Mice
Ian Gillian – Vengeance
Pascal Danel (1944 – 2024)
Chanteur et compositeur, il commence d’être connu à partir de 1965. Il obtient quelques tubes durant la seconde moitié des sixties. Il continuera une carrière prolifique dans divers métiers liés à la musique tout en restant chanteur, ces dernières années dans les circuits nostalgiques.
Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant.Les découvrir c’est partir à l’aventure.
Pink Floyd – A Saucerful Of Secrets
Second album de Pink Floyd, le dernier avec Syd Barrett, bien qu’il n’apparaisse que partiellement et un seul titre est de sa composition. Bien sûr, c’est encore une musique assez expérimentale et le groupe est encore loin du succès qu’il aura plus tard. C’est une relation de cause à effet, si les teenagers peuvent avoir été charmés par les singles « Arnold Layne » et surtout « See Emily Play », ils ne se pressent pas pour acheter les albums, d’autant plus que les singles n’y figurent pas. Cela explique la relative rareté pour les pressages originaux, bien que plus tard certains fans remontèrent aux sources, ce qui rendra les rééditions plus courantes. Mais cela n’enlève rien au charme de ces premiers albums. Par ailleurs, certains ne jurent que par cette période, c’est un peu mon cas.
Artiste : Pink Floyd Titre : A Saucerful Of Secrets Genre : pop, psychédélique Label : Columbia No Catalogue : SCX 6258 stéréo; SC 6258 mono Pays : UK 1968 Meilleure enchère sur 1266 euros pressage original mono Note : publié internationalement, réédité des tas de fois, ce sont les premiers pressages qui sont les plus cotés.
Une perle de l’album
Set The Controls For The Heart Of The Sun
Le psyché à l’anglaise
Let There Be More Light
Remember A Day
Corporal Clegg
A Saucerful Of Secrets
See-Saw
Jugband Blues
Clips divers
Set The Controls For The Heart Of The Sun, live Bouton Rouge tv France, 1968
See Emily Play, tv UK, 1967
Remember A Day, tv France 1968
Collectors d’un peu partout
Johnny Kendall & The Heralds, single Hollande
Johnny Kendall & The Heralds – RCA 47- 9654, Hollande, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 402 euros.
Cette formation hollandaise connut un certains succès dans son pays, succès qui déborda un peu sur l’Allemagne et l’Italie, ils enregistrèrent d’ailleurs un single en italien. C’est surtout un groupe de reprises, mais on peut leur concéder une certaine originalité dans ce genre d’exercice, de plus Kendall est un bon vocaliste. Leur discographie oscille entre rare et moins rare, prix en rapport.
Girl
Do You Remember
St James Infirmary, live 2023
Des chanteurs ou chanteuses qui ne font pas vraiment partie de mes préférés, je ne peux pas dire que je les déteste, mais je ne les écoute pas souvent. Mais voilà certaines de leurs chansons ont un charme auquel je ne peux résister et que je considère comme du travail bien fait…
Peter Henn – Ballad Of Death Valley
Prime Time – Ocean Of Crime
Visites au musée du Boss
Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…
Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…
Frijid Pink – House Of The Rising Sun
An Triskell – Kroaz Hent
Deux qui font partie de mes records d’écoute, mais qui sont d’une découverte plus tardive, bien qu’ils soient anciens. Il y a une bonne raison à cela, ils étaient le plus souvent inatteignables pour moi lors de leur publication, publiés sur d’obscurs labels, dans des pays géographiquement lointains de chez moi. La découverte viendra plus tard à travers les nombreuses compilations qui fleurirent au cours des années 80-90, au hasard d’un voyage ou d’une foire aux disques, sur les conseils d’un autre collectionneur. Quoiqu’il en soit, ils sont devenus des chansons phares pour moi, même si au compteur ils viennent ensuite.
The Jujus – You Treat Me Bad
The Squires – Going All The Way
Ces disques ne font pas partie de ceux que j’ai le plus écoutés. Néanmoins ils ont à un moment ou à un autre tournés sur la platine, et ceci plus d’une fois. Ils sont d’agréables souvenirs qui peuvent de temps en temps remonter à la surface.
Visage – Fade To Grey
Wall Of Voodoo – Full Of Tension
Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.