En passant

Inventaire musical à la Prévert (188)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Creation – LP Allemagne 1967

Pour le groupe, le succès anglais fut très minimaliste. C’est pourtant dans la lignée des meilleurs de l’époque, du moins ceux que l’on classe dans le mouvement des mods. Un des avantages que l’on peut en tirer aujourd’hui pour ceux qui achetèrent leur disques à l’époque, c’est de posséder de jolis collectors, la moindre des publications originales se négocie entre quelques dizaines d’euros pour les moins attractifs à plus de 1000 euros pour le Graal. Le guitariste soliste du groupe Eddie Philips a sa part de légende, il fut le premier à frotter un archet sur les cordes de sa guitare. A noter aussi qu’un certain Ronnie Wood passa dans leurs rangs avant de rejoindre les Rolling Stones.
Heureusement pour eux, l’Allemagne les accueillit d’une manière plus chaleureuse. L’essentiel de leur succès se déroula là-bas et ils peuvent s’imaginer en petites stars locales. C’est une des raisons qui fit que l’Allemagne publia un album qui se vendit quand même à quelques centaines d’exemplaires, dont les copies survivantes suscitent l’attirance des collectionneurs. Il contient neuf titres originaux et deux reprises depuis les Capitols (Cool Jerk), Bob Dylan (Like A Rolling Stone), ainsi que le traditionnel « Hey Joe » mis en valeur par Jimi Hendris et quelques autres. Certains titres peuvent faire penser aux Who, d’ailleurs selon la légende Pete Townsend fut un des premiers membres du fan club, pour autant que cela ne soit pas juste une légende. Même si c’est le cas, cela n’enlève rien à cette galette qui déborde de charme. Pour ma part, plus de 50 ans après, je suis loin d’en être lassé.

Artiste : The Creation
Titre : We Are Paintermen
Genre : British mod, psychédélique, rhythm and blues
Label :  Hit-Ton
No Catalogue :  HTSLP 3400372C062-04422
Pays : Allemagne 1967
Meilleure enchère sur Ebay 516 euros.
Note: Egalement publié au Danemark avec pochette un peu différente. Il existe des rééditions assez semblables à l’original, dont certaines illégales.

Making Time

Live tv allemande 1966 – 1967

Collectors d’un peu partout

The Third Bardo 45 tours USA

The Third Bardo – Roulette R-4742, USA, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 522 euros.

De tous les trucs inconnus que j’ai découvert à travers les compilations dédiées au psychédélique et au garage punk, je dois en posséder au moins 200, je mets celle-ci dans le top 20. Un parfait exemple de psychédélique avec tous les ingrédients nécessaires, viande, sauce, épices. Le groupe n’a eu qu’une carrière éphémère et un succès stoppé par une mise au ban pour des paroles qui pourraient faire penser à certaines substances pas trop recommandées.
La somme où il s’est vendu peut paraître relativement modeste par rapport à d’autres disques du même genre. Il faut relativiser car il a été publié sur un grand label avec un producteur assez connu Teddy Randazzo, par ailleurs aussi compositeur et chanteur connu. Il était donc un peu plus facile d’en dénicher une copie surtout dans les années 1980 ou 90. Elle se font quand même de plus en plus rare. Un monument quand même.

Documents

Une brève reformation en 1999 et en live avec le titre phare.

Sacha Distel – Un Air De Banjo

Daniel Guichard – Envoyez la musique

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Beatles – She’s A Woman

Art – I Think I’m Going Weird

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Chameleons – Caution

En passant

Dimanche en quelques manches de printemps (5)

Deux musiques pour débuter plutôt western

Frankie Laine – Mule Train

Dean Martin – Five Card Stud

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Ghost Riders In The Sky

Pour rester un peu dans le style western, voici une chanson peut se classer dans le même style. La version originale et vocale de 1948 suscita de nombreuses reprises, elle fut reprise par les Compagnons De La Chanson en version française à leurs débuts. Elle resurgit en 1960 via une version instrumentale avec bruitages par le groupe américains les Ramrods, groupe qui avait la particularité d’avoir une fille à la batterie. Ce fut un succès des deux côtés de l’Atlantique. Il incita de nombreuses formations à en faire une version instrumentale à la Shadows. Depuis le chanson figure dans de nombreux répertoires, il en existe près de 500 versions, tant en vocal qu’en instrumental. Une reprise vocale par Johnny Cash fut no 2 aux USA en 1979.

Version originale,  Bob Geddins’ Cavaliers, 1948

La reprise de Ramrods, 1960

On les entend jamais

Pour la quasi totalité des artistes, les discographies sont parsemées de titres que l’on n’entend jamais, seules les écoutes privées peuvent quelque peu renverser la tendance. Il y a pourtant des choses plaisantes, intéressantes, voire même géniales. Partons à la découverte des ces spécialités dans un joyeux mélange de style…

Des artistes plus ou moins connus et des titres de leur répertoire plus ou moins oubliés, toutes époques.

Obscurités anglaises sixties…

Warm Sounds – Birds And Bees (1967)

The Gibsons – City Life (1967)

Unit Four Plus Two – Rainy Day (1966)

Joyce’s Angels – Flowers For My Friends (1967)

Jackie Trent – It’s All In The Way You Look At Life (1965)

Oscar Clandot

Strictement Folk Americain X

Le folk américain est un joyeux mélange de tous les styles de musiques folkloriques importés par ceux qui firent la conquête du pays. Il est principalement d’obédience anglo-saxonne, mais nul doute que les baladins qui firent son histoire n’étaient pas insensibles à des musiques venues d’ailleurs et les incorporèrent à leur manière dans les chansons. Certains airs peuvent remonter à l’époque médiévale, tandis que d’autres furent composés par des folkeux anonymes. Il arriva que des airs traditionnels connaissent un revival via des arrangements modernes. Des chansons comme « J’entends Siffler Le Train » ou « Le Pénitencier » viennent des cette tradition folk américaine. J’ai choisi des interprétations qui avoisinent un style proche de la tradition.

Mississippi John Hurt – Short’nin’ Bread
Une chanson de folk qui appartient autant au répertoire des Blancs que des Noirs. Les origines de cette chanson sont obscures, mais peut-être elle vit le jour dans les plantations de coton où les Noirs étaient pour le moins exploités.

Pernell Roberts – Lily Of The West
Un air folk immensément connu aux USA, probablement dérivé d’une chanson celtique et remise dans le contexte de la conquête de l’ouest. Il en existe de nombreuses versions un peu remaniées à toutes les sauces. Il est préférable d’avoir une belle voix pour l’interpréter, comme ici dans un style western.

Willie Brown – Make Me A Pallet On The Floor
Chanson probablement originaire de New Orleans à la fin du 19ème siècle. Ironiquement elle signifie que l’on a pas toujours un lit pour dormir, mais que parfois une palette posée parterre peut vous épargner la dureté du sol. Ici, c’est plutôt une version tournée en blues.

Jim Eanes – Log Cabin In The Lane
Chanson en bluegrass, mais qui existe en un tas de versions avec des paroles diverses. En bref, dans toutes les versions, elle signifie que selon les personnes et les situations, un rien peut faire un semblant de bonheur, comme dans cette version une petite cabane quand la maison où vous habitiez est en ruine, en attendant un éventuel meilleur.

Beverly Smith & Carl JonesCharming Beauty Bright
Chanson du 19ème siècle racontant une histoire d’amour malheureux. Elle appartient plutôt à la tradition blanche du folk américain.

Partis rejoindre les étoiles

Mike Pinder (1941 – 2024)

Membre fondateur et clavier des Moody Blues jusqu’en 1978. C’était le dernier survivant de la formation originale.

Go Now (1964)

My Song (1971)

Brian Gregg (1939 – 2024)

Bassiste, il fut un membre des Pirates de Johnny Kidd, c’est lui qui joue de la basse dans « Shakin’ All Over ». En 1963, il succède à Heinz au sein des Tornados. Il fit aussi partie des Knack, un seul disque en 1965.

The Tornados – Chattanooga Choo Choo (1963)

The Pack – Things Bring Me Down (1965)

Chan Romero (1941 – 2024)

Il fut le créateur du célèbre « Hippy Hippy Shake », un hit plus tard pour les Swinging Blue Jeans, le titre fut également repris par les Beatles à leurs débuts.

Hippy Hippy Shake (1959)

My little Ruby Down (1959)

Larry Page (1936 – 2024)

Producteur légendaire, il débuta comme chanteur de rock and roll en 1957. Mais c’est comme producteur et manager qu’il devient célèbre. Il s’occupa notamment des Kinks et des Troggs, et bien d’autres plus ou moins obscurs. Il fut le fondateur et propriétaire des labels Page One et Penny Parthing, qui publia sous sa houlette des disques à succès. Ce fut l’un des producteurs anglais les plus incontournables.

Start Movin’ (1957)

Big Blon’ Baby (1959)