En passant

Dimanche en quelques manches d’automne (8)

Deux musiques pour commencer blues Chicago

Sonny Boy Williamson – Help Me

Little Walter – My Babe

CHANSONS
MONUMENTS

Chansons qui ont un brin d’éternité

Au niveau des paroles cette chanson capte très bien l’esprit des sixties, le conflit entre les générations. Au niveau musical, c’est sans doute un des premiers gros succès d’un fond musical plutôt déglingué sans réel fond mélodique qui deviendra presque la règle chez certains artistes. Bien que personnellement elle reste pour moi un must de cette époque, j’ai toujours été étonné de son succès. Elle ne fut bien entendu jamais un classique des bals du samedi soir.

Version originale, The Who (1965)

Live à Monterey en 1967, avec une équipe très en forme

Un choix parmi d’autres…

Kaleidoscope – Please Excuse My Face (1968)

Shockabilly – Pileup All Architecture (1984)

The Fugs – Doin` All Right (1967)

The Aerovons – With Her (1969)

Bots – De Lange Weg (1976)

Ca pèze lourd !

La musique c’est aussi ça…

Trois chansons anglaises où il est question de foires (fair).

The Byrds – Renaissance Fair

Simon and Garfunkel – Scarborough Fair

Fairport Convention – She Moves Through The Fair

Jimmy Cliff (1944 – 2025)

Chanteur jamaïcain et compositeur, il enregistra plus de 30 albums qui contiennent de nombreux succès. Il se fit principalement connaître à travers le le reggae. Il apparaît aussi dans la discographie d’autres vedettes.

I Can See Clearly Now (1959)

The Harder They Come

Albert « Bébert » Kassabi (1962 – 2025)

Chanteur des Forbans, formation populaire dans les années 80 en canalisant un rock and roll plus paillettes que cuir noir. Leur plus gros succès « Chante » est l’adaptation d’un titre d’Ernie Maresca, « Shout Shout », dont les Chaussettes Noires avaient déjà adapté avec des paroles différentes vingt ans plus tôt.

Chante (1982)

Lève Ton Ful De Là

Ornella Vanoni (1934 – 2025)

Chanteuse et aussi actrice, elle fut l’une des artistes de variétés italiennes à la plus longue carrière. Elle vendit des millions de disques et enregistra en plusieurs langues dont le français. On lui doit aussi une version italienne du déserteur de Boris Vian.

Casa Bianca (1968)

Il Disertore (1971)

Il Faut Croire En Demain

En passant

Musique Emporium (2)

Seconde partie de notre voyage dans les sixties allemandes. Parlons un peu d’un groupe légendaire qui a écrit un beau chapitre à part dans l’histoire de la musique.


The Liverbirds – Quatre jeunes anglaises de Liverpool sont fascinées par l’ambiance musicale de la ville, notamment les Beatles qu’elles rencontrent par la suite. Elles ne savent pas jouer une note mais décident de s’acheter des instruments, guitares, basse, batterie. Elle s’entraînent et finissent par se débrouiller plutôt bien. Après quelques changements de personnel, nous trouvons Valerie Gell, guitare solo (décédée en 2017); Pamela Birch, guitare rythmique (décédée en 2009), Mary McGlory, guitare basse;  Sylvia Saunders, dynamique et souriante, batterie. C’est cette formation qui partira sur la route du succès. Elles essayent de s’imposer, elles sont même présentées à Brian Epstein le manager des Beatles, mais rien de concluant n’en sort. Pourtant, un groupe de rock entièrement féminin à l’époque, c’est presque une révolution. Sans trop de résultats positifs sur place, elles finissent par arriver à Hambourg au Star-Club. Elles deviennent très populaires et enregistrent deux albums et quelques singles pour le label Star-Club. Elles ont aussi l’occasion de voyager à travers l’Europe et même au Japon. Musicalement elles n’ont rien de minettes qui chantent des trucs à la mode. Elles puisent dans le répertoire de Bo Diddley, Chuck Berry, Muddy Waters et même des Yardbirds. Je n’irai pas jusqu’à dire que leur reprises sont les meilleures que j’ai entendues, mais cela dégage un certain charme, féminin dirons-nous. Pamela Birch, la guitariste rythmique, composa quelques titres dont un fut même repris par Johnny Kidd « It’s Gotta To Be You » et surtout l’excellent « Why Do You Hang Around Me ». Lee Curtis, que je vous ai présenté dans le premier chapitre, m’a raconté une anecdote à propos d’elles, je l’avais branché sur le sujet. Quand elles arrivèrent à Hambourg au Star-Club, cela ne passa pas inaperçu parmi les musiciens qui hantaient le coin. La technique du groupe demandait sans doute quelques petits réglages. Alors tous les musiciens expérimentés s’empressaient pour leur prodiguer des conseils. sans doute ce n’était pas complètement désintéressé. La discographie est essentiellement centrée sur l’Allemagne, mais il y eut des publications aux USA, en Espagne, en Hollande, au Japon, mais rien dans leur Angleterre natale. Toutes les publications originales, spécialement les albums, sont de beaux collectors. Le groupe se séparera en 1968, mais il y eut quelques reformations par la suite. A l’exception de la batteuse, les autres restèrent en Allemagne. Mary McGlory épousa Frank Dostal, un ancien Rattles et Wonderland. Il composa aussi des hits pour le duo disco Baccara. En 2019, Liverpool se décida enfin à rendre un hommage au groupe sous forme d’une comédie musicale « Girls Don’t Play Guitars », à l’origine une affirmation que John Lennon aurait prononcée quand elles rencontrèrent les Beatles. Les deux survivantes sont bien entendu impliquées dans la réalisation du show. Etrangement, tout le monde semble découvrir leur existence.

Live – Peanut Butter. Cette chanson que l’on peut considérer comme une de leurs plus populaires est la reprise d’un titre créé en 1961 par un groupe de r’n’b noir américain les Marathons. Il fut également repris en France par Danyel Gérard.

Live – Why Do You Hang Around Me, un original de Pamela Birch.

1965 – Version studio. C’est le premier titre que j’ai entendu d’elles et qui m’a donné envie de m’y intéresser de plus près.

. Live – Diddley Daddy de Bo Diddley,

Around And Around, de Chuck Berry. Cette séquence fut tournée pour les besoins d’un film « Hurra, die Rattles kommen », dans lequel les Rattles essayent de tourner un film à la manière des Beatles. Les Liverbirds apparaissent dans ce film ainsi que Casey Jones & The Governors. C’est donc du cinéma.

Too Much Monkey Business de Chuck Berry.

1965 – Leave All Your Old Loves. Un original de Pamela Birch.

He Hardly Ever Call Me Honey. Une autre obscure perle composée par Doc Pomus.

Before You Accuse Me de Bo Diddley.

Mona de Bo Diddley.

For Your Love des Yardbirds. J’ai fait découvrir cette version à Jim McCarty, le batteur des Yardbirds, dont il ignorait jusqu’à l’existence.

Un petit concert avec les deux survivantes à Liverpool dans la « Cavern 2019 » interprétant « Peanut Butter » et « Diddley Daddy ». Un vrai moment de nostalgie pour moi qui suis un fan depuis toujours.

Une interview à propos du show.

Un reportage de 16 minutes avec les deux survivantes qui racontent un peu leur histoire.

Nous ne sommes jamais devenues aussi célèbres que les Beatles, mais nous étions des amies et nous sommes restées des amies – Sylvia Saunders

2025

Les deux survivantes bientôt octogénaires, avec la complicité de deux « jeunettes » décident en 2025 de remettre ça. Après avoir écrit un livre, elles reprennent le chemin des studios pour quelques nouveaux enregistrements. A l’évidence, les grand-mères ne sont pas bonnes pour la maison de retraite, en 4 semaines plus de 650000 vues !

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The Blizzards – Ce sont les Yardbirds qui m’ont fait indirectement découvrir ce groupe. Dans les années 1980, un fanzine allemand « Gorilla Beat » avait consacré quelques lignes sur le groupe. J’avais notamment noté qu’ils avaient enregistré en allemand une reprise de « Heart Full Of Soul » des Yardbirds devenu « Ohne Dich ». En bon fan, je collectionne un peu tout ce qui concerne leurs titres en langues étrangères, ce qui ne veut pas dire que j’ignore les reprises en anglais. Après quelques recherches, j’ai fini par mettre la main sur une copie du single allemand. De fil en aiguille, j’ai découvert que le groupe avait enregistré cinq 45 tours et un album, tantôt en anglais, tantôt en allemand. C’est un pur produit du beat allemand, ils sont originaires de la Saxe, mais quelques titres sont loin d’être ridicules et peuvent même concurrencer les productions anglaises du genre.

1966 – Ohne Dich – La reprise des Yardbirds.

1965 – I’m Your Guy –  Un original de 1965, vis à vis de la production anglaise c’est loin d’être ridicule. A mon avis leur titre le plus fouillé.

Extraits de l’album de 1965, titres originaux. Un joli collector dans sa publication originale et de très bon titres. Une pochette assez décadente pour l’époque.

I Will Always Love You

 Be Mine

Faithless Sleep

Dr Jekyll

Mr Goofy

Blizzards – Un instrumental qui aurait pu être enregistré par les Ventures sans être meilleur

A suivre