En passant

Inventaire musical à la Prévert (209)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Serge Gainsbourg – France LP

Un des purs génies de la chanson française, un peu en avance sur tout le monde et très prolifique. Pendant les dix premières années de sa carrière, il sera un peu un interprète maudit, même si bien d’autres chanteurs connaissent le succès avec ses chansons et en font des classiques, lui se contente un peu des échos, quand il en reste. Je crois pourtant que sa maison de disques n’a pas négligé ses efforts pour le promouvoir, les enregistrements sont nombreux et mis en avant, mais la mayonnaise ne prend pas toujours. Ils bénéficieront d’un intérêt tardif qui attirera une belle clientèle avide de pièces originales, rarement disponibles en grandes quantités.
Cet album est son premier 33 tours 30cm, les précédents n’étant que des 25cm, une pratique assez courante à l’époque. Bien entendu il s’agit de matériel original, Gainsbourg ne chante pas les succès de Presley en français, il n’en a nul besoin. C’est aussi le dernier album où l’on sent encore passablement l’influence du jazz. Les textes, et ceci est valable quasiment pour la totalité de sa discographie, sont d’une qualité supérieure. Si l’on compare avec certaines paroles des succès de l’ère yéyé qui parlent d’aller danser, lui cite la marijuana dans un de ses textes. Soixante ans plus tard, c’est encore très écoutable, et son ombre plane toujours.

Artiste : Serge Gainsbourg
Titre : Confidentiel
Genre : Chanson française
Label : Philips
No Catalogue :  B 77.980 L mono
Pays : France 1964
Meilleure enchère sur Ebay, 599 euros copie originale
Note : Le tirage original a le logo vert et n’existe qu’en mono

Elaeudanla Téitéia

Collectors d’un peu partout

Vince Taylor, Angleterre 78 tours

Vince Taylor – Parlophone – R. 4505, Angleterre, publié en 1958, meilleure enchère sur Ebay 275 euros.

Premier disque de Vince Taylor, peu de gens savent qu’il existe une édition en 78 tours, probablement encore plus rare que le 45 tours. Deux reprises tonitruantes du catalogue Sun, Charlie Rich et Roy Orbison. Le reste c’est de l’histoire.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Animals – It’s My Life

The Evil – Always Runnin’ Around

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Goat – Goatlord

En passant

Inventaire musical à la Prévert (208)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Mick Farren – UK LP

Mick Farren (1943- 2013) est un de ces personnages incontournables de la scène musicale anglaise. C’est une sorte de semeur de collectors car la plupart de ce qu’il a enregistré à gauche ou a droite avec Pierre ou Paul sont devenus des pièces de collection qui peuvent se chiffrer en centaines d’euros, C’est le cas des trois fameux albums avec les Deviants en 67, 68, 69, et son Album solo sur le label Transatlantic en 1970. Il est bien entendu associé avec la culture alternative. Quand il ne chante pas, il est écrivain, journaliste, auteur. Ses collaborations musicales sont nombreuses, il collabore par la plume avec Motörhead, Hawkwind, Pink Fairies et réapparaît dans des reformations des Deviants.
Cet album est son second en solo et né avec l’avènement du punk, musique que l’on peut considérer comme lui redevant une parcelle de son avènement. Il aborde cette musique avec un certain doigté, tout en nuances, mais elle est omniprésente. A part une reprise de Frank Zappa, le reste est original. On peut noter la présence de Wilko Johnson dont le jeu de guitare n’échappera pas aux connaisseurs, Larry Walis, l’ex Pink Fairies, et Chrissie Hynde, future Pretenders et copine de Ray Davies des Kinks aux backing vocals, avec sa comparse Sonja Kristina, une ancienne de Curved Air.
Enfin si avec tout cela il n’y avait pas de quoi sortir un bel album…

Artiste : Mick Farren
Titre : Vampires Stole My Lunch Money
Genre : progressif, punk
Label : Logo
No Catalogue :  LOGO 1010
Pays : UK 1978
Meilleure enchère sur Ebay, 78 euros
Note : Publié au Portugal, Nouvelle- Zélande, Espagne

People Call You Crazy

Collectors d’un peu partout

Elvis Presley single Allemagne

Elvis Presley – RCA Victor – 47-6639, Allemagne, publié en 1956, meilleure enchère sur Ebay 272 euros.

Avec Elvis Presley il y a à boire et à manger au niveau des collectors. Ce qui est sûr c’est que plus on se rapproche des débuts, plus on a la chance de trouver de belles pièces. Voici un exemple avec ce single publié en Allemagne en 1956, c’est à dire pratiquement à ses débuts. A part sa publication en 78 tours, le single existe en deux variantes. Le plus recherché est celui emballé dans une fragile pochette à trou présentant deux photos de Presley. L’autre est identique pour le disque mais dans une pochette simple sans photos (les Anglophones disent company sleeve). Les deux éditions sont plutôt rares, mais l’édition simple réalise un score d’a peu près le tiers de celle avec la photo.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Electric Prunes – I Had Too Much To Dream Last Night

The Dearly Beloved – Merry Go Round

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Dead Can Dance – Xavier