En passant

Inventaire musical à la Prévert (202)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Elsie Bianchi Trio – 10 » Swiss LP

Voilà une chanteuse et pianiste que vous ne connaissez sûrement pas. Il est vrai qu’elle est assez peu connue, en dehors de certains milieux du jazz suisse, pays dont elle est citoyenne. Née en 1930 à Zürich, elle se fait remarquer pour sa virtuosité au piano. Avec son mari qui est le contrebassiste et clarinettiste, elle se produit en trio et se fait un nom non pas en Suisse mais aux USA, où elle se produit dans les clubs de jazz américains durant les fifties. Après sa carrière balance entre les USA avec de nombreux retours en Suisse où elle est populaire dans la partie germanophone. Il lui a surtout manqué la signature avec un label en vue, mais l’a-t-elle désiré, c’est une autre question où je n’ai pas la réponse. Elle est décédée en 2014.
Heureusement, il reste cet album, publié en 1962 sur un label privé. C’est un jazz assez au milieu de la route, un peu plus compliqué que « Petite Fleur » de Sidney Bechet, mais moins que le free jazz. Vous y retrouverez quelques standards bien connus avec deux superbes originaux. Je suppose que si certains amateurs de jazz dépensent plus de 1400 euros pour une copie, c’est qu’ils trouvent cela plutôt plaisant.

Artiste : Elsie Bianchi Trio
Titre : same
Genre : jazz
Label : Atlantis Basel
No Catalogue : AL 2849
Pays : Suisse 1962
Meilleure enchère sur Ebay 1455 euros
Note : C’est un LP 25 centimètres en mono, c’est un pressage privé.

No Moon At All

Titre ne figurant pas sur l’album

Collectors d’un peu partout

Little Phil & the Night Shadows, single USA

Little Phil & the Night Shadows – Dot 45-16912, USA, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 598 euros.

Ce groupe existait déjà en 1966 depuis une dizaine d’années, enregistrant deux 45 tours sous le nom de Night Shadows pour le compte de petit labels. Mais ce n’est que sous Little Phil & The Night Shadows qu’ils gagnèrent une notoriété qui viendra tardivement à travers les compilations dédiées au psychédélique et au garage punk. Même ce single publié pourtant sur un grand label ne les poussa pas vers les sommets. De ce fait, il est un peu moins difficile à dénicher que ces obscurités publiées sur des labels qui l’étaient encore plus, mais malgré cela les copies ne se vendant pas au rabais. Une belle pièce pleine de la saveur de l’époque. A noter que « The Way It Used To Be » n’est pas sans rappeler un certain « All Day And All Of The Night » des Kinks. Hasard ou volontaire, l’histoire n’en parle pas.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Rainbows – Balla Balla

Shane – Don’t Turn Me Off

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Mystic Braves – Earthshake

En passant

Inventaire musical à la Prévert (201)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Pink Floyd – A Saucerful Of Secrets

Second album de Pink Floyd, le dernier avec Syd Barrett, bien qu’il n’apparaisse que partiellement et un seul titre est de sa composition. Bien sûr, c’est encore une musique assez expérimentale et le groupe est encore loin du succès qu’il aura plus tard. C’est une relation de cause à effet, si les teenagers peuvent avoir été charmés par les singles « Arnold Layne » et surtout « See Emily Play », ils ne se pressent pas pour acheter les albums, d’autant plus que les singles n’y figurent pas. Cela explique la relative rareté pour les pressages originaux, bien que plus tard certains fans remontèrent aux sources, ce qui rendra les rééditions plus courantes. Mais cela n’enlève rien au charme de ces premiers albums. Par ailleurs, certains ne jurent que par cette période, c’est un peu mon cas.

Artiste : Pink Floyd
Titre : A Saucerful Of Secrets
Genre : pop, psychédélique
Label : Columbia
No Catalogue : SCX 6258 stéréo; SC 6258 mono
Pays : UK 1968
Meilleure enchère sur 1266 euros pressage original mono
Note : publié internationalement, réédité des tas de fois, ce sont les premiers pressages qui sont les plus cotés.

Set The Controls For The Heart Of The Sun

Clips divers

Collectors d’un peu partout

Johnny Kendall & The Heralds, single Hollande

Johnny Kendall & The Heralds – RCA 47- 9654, Hollande, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 402 euros.

Cette formation hollandaise connut un certains succès dans son pays, succès qui déborda un peu sur l’Allemagne et l’Italie, ils enregistrèrent d’ailleurs un single en italien. C’est surtout un groupe de reprises, mais on peut leur concéder une certaine originalité dans ce genre d’exercice, de plus Kendall est un bon vocaliste. Leur discographie oscille entre rare et moins rare, prix en rapport.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Deux qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Frijid Pink – House Of The Rising Sun

The Jujus – You Treat Me Bad

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Paul Roland – Count Magnus