En passant

Inventaire musical à la Prévert (198)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Who – Live At Leeds

C’est un album assez insaisissable, encore plus pour les collectionneurs. Les Who règnent comme un groupe de tête depuis cinq ans. Ils n’ont pas encore publié un album en live. Ce n’est pas une obligation, mais beaucoup le font. C’est décidé, lors d’un concert à Leeds un album du genre sera enregistré. Le concert durant près de trois heures, à l’évidence ce n’est pas l’intégrale du concert qui sera publié. Alors on choisit les morceaux qui sonnent le mieux, tout les enregistrements ne sont pas d’une qualité irréprochable, en donnant une légère préférence aux titres qui ne figurent pas déjà dans la discographie habituelle, bien que la plupart de leurs succès furent joués. Au final, c’est un album qui comprend seulement 6 titres, avec parmi eux une version de « My Generation » qui dure presque une face de l’album, plus de 14 minutes.
Si le contenu est une chose, la pochette en est une autre. Pour l’édition anglaise, c’est un simple morceau de carton brut replié vers l’intérieur et agrafé sur les bords. On trouve d’un coté le disque, de l’autre une flopée d’inserts, des reproductions de documents dont une réponse négative de EMI pour les signer, différents contrats, des ébauches de paroles de chansons, une affiche, etc…
Ave le temps cela devient une gageure de trouver une copie avec la totalité des inserts. Pour couronner le tout, le lettrage assez simpliste de l’album, un peu comme s’il avait été tamponné, imprimé au recto en haut à droite, existe en plusieurs couleurs, bleu, rouge, noir, cette dernière version étant apparemment la moins courante. Les éditions selon les pays divergent passablement selon les années au niveau de la pochette et du contenu pour les inserts. Même certaines publications, autres que les anglaises, atteignent des prix supérieurs au niveau des enchères, mais c’est quand même les pressages anglais les plus recherchés. Du travail d’archéologue…

Artiste : The Who
Titre : Live At Leeds
Genre : pop
Label : Track
No Catalogue : 2406 001
Pays : UK, 1970
Meilleure enchère sur Ebay 707 euros lettrage noir.
Note : publié dans plusieurs pays sous diverses formes.

Young Man Blues

Sélection de titres du concert ne figurant pas sur l’album original

Collectors d’un peu partout

Noël Deschamps 45 tours EP France

Noël Deschamps – RCA 86.162, France, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 45 euros.

Pour moi il fut l’un des plus intéressants parmi le chanteurs français option sixties. Une vraie voix, une répertoire finement sélectionné dont certaines reprises peuvent concurrencer les originaux. Le tout est magnifié par les arrangements de Gérard Hugé, un ancien Pingouin devenu chef d’orchestre et époux de la chanteuse Pussy Cat.
Cet EP fait partie de sa période faste, celle où il était un visiteur régulier du hit parade de Salut les Copains. Même que « On Se Moque De Toi, Laisse Dire » peut être considéré comme son plus gros succès en terme de classement dans la dite revue. Trois reprises plutôt obscures figurent sur le disque: « Ah, Si J’Avais Pensé » du combo américain les Brigands; « On Se Moque De Toi, Laisse Dire » créé par le chanteur de r’n’b américain Jimmy Breedlove; « Curieux Docteur  » un titre issu d’une session avec John Mayall et Eric Clapton pour le label Immediate. En prime « C’est Pas La Peine » un original qui peut concurrencer les production anglaises de l’époque. J’avais eu l’occasion de discuter assez longuement avec lui. Il ne cachait pas sa passion pour James Brown et avait encore le feu. Il chante encore et enregistre occasionnellement, sa voix est intacte.
Sa discographie sixties fait des scores relativement modestes dans les enchères, mais à l’exception de son unique 33 tours français de 1967, sa discographie sixties est assez courante.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Mamas & The Papas – Dancing Bear

The Searchers – I’m Your Loving Man

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Stan Ridgway – Walkin’ Home Alone

En passant

Inventaire musical à la Prévert (197)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Jeff Beck – Truth

Après le départ des Yardbirds, Jeff Beck ne reste pas inactif et réalise son premier album. Au moment du départ le producteur est Mickie Most, c’est donc lui qui prend le relais pour Beck. Il faut plutôt voir cet album comme une plaque tournante des amis de Beck, certains sont de passage, d’autres résidents. L’apport principal reste Rod Stewart qui assure les vocaux. Il est encore assez marginal, mais il a déjà une belle réputation auprès de ceux qui le connaissent. Le reste des musiciens comprend en tant que résident ou passager Nicky Hopkins, John Paul Jones (oui celui de Led Zeppelin), Keith Moon (oui celui des Who), Nick Waller. Bien entendu Beck s’occupe des guitares, on le verrait mal jouer de la batterie celle-ci étant manipulée par Nick Waller.
Il y a passablement de reprises ou des arrangements d’après des morceaux traditionnels ou classiques. Ce qui peut ressembler à des originaux sont crédités J. Rod, un pseudo pour Beck et Stewart. Dans la discographie de Beck, l’album figure parmi les incontournables, il l’est même dans le peloton de tête de ses albums que l’on peut classer ainsi. Je me souviens que son ancien collègue des Yardbirds Jim McCarty, me parlait de sa reprise de « Shapes Of Things » avec des étoiles dans les yeux.

Artiste : Jeff Beck
Titre : Truth
Genre : pop, blues
Label : Columbia
No Catalogue : SX 6293 mono; SCX 6293 stéréo
Pays : UK, 1968
Meilleure enchère sur Ebay 689 euros original version mono.
Note : publié dans plusieurs pays

Shapes Of Things

Collectors d’un peu partout

Screamin’ Jay Hawkins 45 tours EP France

Screamin’ Jay Hawkins – Fontana 467.233 ME, France, publié en 1961, meilleure enchère sur Ebay 302 euros.

Cet EP reprend les quatre titres du Fontana avait publiés en 1957, mais sur deux EP’s différents, complétés avec d’autres interprètes. Je ne sais pas si le jeu de cette sorte de réédition en valait la chandelle, car le fantasque interprète était plutôt un inconnu en France et même dans pas mal d’endroits. Le succès viendra à partir de 1965 quand Alan Price et un peu Nina Simone mirent son fameux « I Put A Spell On You » en lumière. Une édition pas facile à trouver, je ne l’ai jamais vu, sûrement que Hawkins m’a jeté un sort.

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Pretty Things – Can’t Stand The Pain

Them – All For Myself

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Clique – Dormouse