En passant

Inventaire musical à la Prévert (186)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Applejacks – LP Angleterre 1964

Réunis autour d’une bassiste dont on a longtemps affirmé qu’elle était la soeur des frères Davies des Kinks, ce qui n’est pas le cas, les Applejacks viennent des environs de Birmingham. Signés par Decca le succès vient rapidement avec leur second single « Tell Me When » (Claude François – Dis-Moi Quand?), composé par les prolifiques Les Reed et Geoff Stephens. La suite aurait pu être encore plus heureuse, car Paul McCartney leur propose une chanson qui fit partie du répertoire que les Beatles jouèrent pour leur audition chez Decca « Like Dreamers Do ». Cette composition originale du fameux tandem Lennon / McCartney est encore inédite aux oreilles du public. La proposition est évidemment acceptée et fait l’objet du single suivant. Contrairement à toutes les attentes, il n’a qu’un impact très modéré et se hisse seulement à la 20ème place des charts anglais. Le groupe disparaîtra assez rapidement de la circulation malgré les tentatives suivantes. Il se reformeront en 2010, juste pour le fun.
Decca profita du succès pour publier un album qui eut des ventes assez modestes. Quelques originaux du groupe et des reprises venues du rock and roll et du rhythm ‘n’ blues. Cela reste un plaisant album à écouter, même si ce n’est pas l’ultime production de 1964. Il fut longtemps un collector de tête, à l’époque où il n’existait pas d’autre solution pour l’écouter. Assez bizarrement, la France n’a jamais publié le moindre disque d’eux.

Artiste : The Applejacks
Titre : same
Genre : British beat, rock
Label : Decca
No Catalogue : LK.4635
Pays : Angleterre 1964
Meilleure enchère sur Ebay 414 euros.
Note: Cet album a aussi été publié au Canada sur label London, un peu moins recherché.

Baby Jane

Documents Applejacks

Collectors d’un peu partout

The Bad Seeds 45 tours USA

The Bad Seeds – J-Beck J-1002, USA, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 829 euros.

Groupe originaire du Texas qui publia 3 singles sur le label J-Beck, rien à voir avec le guitariste bien connu. On est tout à fait dans la lignée de ces groupes qui firent l’histoire un peu cachée du garage sixties US et le plus souvent publiés par de petits labels. Un original écrit par le chanteur et guitariste rythmique Mike Taylor « Taste Of The Same ». La face B est une reprise du célèbre « I’m A King Bee » de Slim Harpo aussi repris par les Rolling Stones. Le groupe fut quand même assez populaire dans son état natal, mais ne démarra jamais sur le plan national. Comme nombre de ses raretés, ce sont les compilations des années 80 qui mirent ce matériel en évidence et en posséder une copie est un vrai délice. En 2024, il ne reste plus que le guitariste soliste qui soit encore vivant. Il fit par la suite partie de Bubble Puppy, un acte psychédélique assez réputé chez les collectionneurs du label International Artists, le label qui publia 13th Floor Elevators.

Taste Of The Same

I’m A King Bee

Document à propos des Bad Seeds

Sick And Tired, titre intéressant sur un autre single du groupe.

Gotta Make My Heart Turn Away, 1967, sous le pseudo de Michael, une plaisante chanson tout à fait dans l’esprit de l’époque.

Documents – Musique etc…

Trois x chansons qui ont le même titre mais toutes différentes

Arthur Brown – Fire

Jimi Hendrix – Fire

Bruce Springsteen – Fire

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Grapefruit – Dear Delilah

The Nashville Teens – Widdicome Fair

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Mystic Braves – Trippin’ like I Do

En passant

Inventaire musical à la Prévert (185)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Swinging Blue Jeans – Live Cascade Club LP Allemagne 1965

Les Swinging Blue Jeans furent assez brièvement très populaires en Angleterre. Cette popularité déborda assez bien et un peu plus longuement en Allemagne. On profita de publier cet album typiquement allemand pour profiter de cette manne. Il ne fait pas de doute que le titre de l’album correspond bien à un de leurs passages au Cascade Club à Cologne. Par contre il s’avéra très vite que des enregistrements en studio figurent dessus, additionnés de l’ambiance live. Trois des quatre titres qu’ils enregistrèrent en allemand sont inclus dans la livraison, mais cela reste du studio. Pour le reste, on ne possède pas de certitudes, par exemple la reprise de « Chu-A-Lug » de Roger Miller apparaît très identique à la version studio. Pour les autres titres, on ne possède pas de points de comparaison, exception faite pour « Long Tall Sally » qui est bien différente de celle en studio, mais le reste n’apparait pas dans la discographie publiée à l’époque. Même la compilation « The EMI Years 1963 – 1969 » qui se veut complète ne les présente pas. Gageons que ces titres sont bien un enregistrement réel effectué dans le club.
Le groupe reste malgré tout plutôt bon dans les reprises, un bon guitariste soliste et un bon chanteur. Leur reprise de « Johnny Be Good » me fait toujours rigoler car on dirait que Jimi Hendrix s’en est inspiré pour sa reprise en live à Berkeley. Cet album est un complément discographique pour les fans. A ce jour, il n’a fait l’objet que d’une réédition CD en 1994. Bien que trois des membres originaux soient encore vivants, il ne reste plus aucun membre original dans la formation qui tourne encore en Angleterre.

Artiste : The Swinging Blue Jeans
Titre : Live At Cascade Club
Genre : Liverpool beat, rock
Label : Electrola
No Catalogue : SME 83927
Pays : Allemagne 1965
Meilleure enchère sur Ebay 281 euros.
Note: Cet album a aussi été publié identiquement au Danemark à la même époque sur label His Master’s Voice. L’édition allemande est un peu plus courante mais aussi un peu plus recherchée
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Johnny Be Good

Documents Swinging Blue Jeans

Collectors d’un peu partout

The Kinks 45 tours USA

The Kinks – Reprise 0847, USA, publié en 1969, meilleure enchère sur Ebay 2118 euros.

Je le sais pour l’avoir vécu, ce n’est pas les dealers qui font les prix des collectors, mais bien les collectionneurs. Chacun peut vendre ce qu’il veut au prix où il veut, mais dans un deal il faut être deux. Dans les années 1980, quand le marché des collectors commença à s’organiser sous formes de foires, on voyait des banalités courantes proposées à prix d’or. On se référait souvent aux cotations qui paraissaient dans les journaux, affichant parfois des cotation très fantaisistes, le plus souvent faites par des collectionneurs dans le but de donner une valeur certaine à leur propre collection. Aujourd’hui, c’est un peu plus facile, on peut se référer aux sites de ventes en ligne et comparer le prix de cotation à celui atteint dans une enchère.
Cet 45 tours des Kinks en pressage américain est à n’en pas douter une rareté dont les collectionneurs on décidé de sa valeur réelle. Il n’apparaît pratiquement jamais dans les ventes et dans ce cas précis en 2021, il a atteint la jolie somme de 2118 euros avec 33 enchères, ce qui augure de son intérêt. Reste à savoir si vous mettriez ce prix pour un 45 tours plutôt banal dans sa présentation, même en étant fan des Kinks

The Village Green Preservation Society

Do You Remember Walter

Document à propos des Kinks

Victoria, clip 1969

Documents – Musique etc…

Trois x hits of 1967…

Keith West – Excerpt From « A Teenage Opera » 

Stevie Wonder – I Was Made to Love Her

Strawberry Alarm Clock – Incense & Peppermints

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Kinks – Waterloo Sunset

The Easybeats – Friday On My Mind

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Valérie Lagrange – Masters Of War