En passant

Inventaire musical à la Prévert (182)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Dick Dale – Calling Up Spirits LP UK / USA 1996

Dick Dale (1937-2019), guitariste américain, eut une énorme influence sur les guitaristes modernes. La légende des guitares et amplis Fender s’est construite un peu grâce à lui. Il est sans conteste l’inventeur de la surf music, mais il mit tout cela au point en expérimentant de nouvelles techniques notamment celle de la réverbération, ce son aquatique propre au surf. Etant gaucher, il avait la particularité de jouer sur des guitares adéquates, mais d’inverser l’ordre des cordes, la basses en bas. Le pic de sa popularité se situe au début des sixties avec « Misirlou » l’un des instrumentaux les plus connus pour la guitare, dont il fait la version de référence. Cette mélodie est un traditionnel connu en Grèce et dans les pays arabes, il a lui-même des origines libanaises par ses ancêtres.
Cet album est une sorte de résurrection pour lui, bien qu’il ne soit jamais tombé dans l’oubli, car c’est justement son fameux hit qui sert de générique au film Pulp Fiction. Si cela relança définitivement sa carrière jusqu’à sa mort, Dick Dale a bien changé entretemps. Il est devenu un peu mystique et cela se retrouve dans cet album, pas tellement au niveau de la musique très souvent endiablée qui parsème les plages de l’album, mais dans une sorte de communion d’esprit avec les habitants primitifs de l’Amérique, les Indiens. Il l’écrit noir sur blanc dans les commentaires de l’album. De plus il doit soigner un cancer à répétition, ce qui peut pousser à une certaine manière de voir les choses.
Cet album est aussi un délice à l’écoute, du matériel original signé Dick Dale, trois reprises dont une de Jimi Hendrix, les fans trouveront laquelle. Deux titres chantés, car il chante aussi et joue même de la trompette. Du surf, de la pop, des titres qui bougent, certains pourraient servir de générique à un série tv. Cet album à bientôt 30 ans, m… je n’ai pas vu le temps passer.

Artiste : Dick Dale
Titre : Calling Up Spirits

Genre : surf, pop
Label : Beggars Banquet
No Catalogue : BBQLP 184
Pays : UK / USA 1964
Meilleure enchère sur Ebay 28 euros.
Note: Bien que le sessions eurent lieu au USA, c’est un label anglais à qui revient l’initiative. L’album fut publié en vinyle seulement en Angleterre.

Nitrus

Documents Dick Dale

Collectors d’un peu partout

The Four Tops EP France

The Four Tops – EP Tamla Motown TMEF 511, France, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 175 euros.

En 1964, la label Tamla Motown change de distributeur pour la France, de Barclay à EMI. La distribution par Barclay est assez minimaliste avec souvent des pochettes peu attrayantes. Cela change du tout au tout avec EMI, on publie beaucoup plus d’artistes et les pochettes sont souvent plus que jolies avec des photos en couleurs pour la plupart. Le label étant principalement squatté par des artistes noirs, le fait de présenter l’artiste avec une photo en couleurs ajoute un certain charme.
Ce deuxième EP des Four Tops édité en France reste encore assez confidentiel, si le groupe est fort connu aux USA, il peine encore à s’imposer internationalement, bien que « I Can’t Help Myself » est leur premier no 1 dans leur pays. Ce sera chose faite l’année suivante avec une série de hits encore dans toutes les mémoires. En attendant, les collectionneurs collectent les pièces les plus rares dont celle-ci.

I Can’t Help Myself

Sad Souvenirs

Ask The Lonely

Where Did You Go

Document à propos des Four Tops

Le premier hit international

Documents – Musique etc…

Trois x Kinks reprises en français…

Petula Clark – Un Jeune Homme Bien (A Well Respected Man)

Dick Rivers – La Seule Qui Me Tient (You Really Got Me)

Les Lionceaux – Le Jour, La Nuit, Le Jour (All Day And All Of The Night)

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Pentangle – Light Flight

The Small Faces – Wham Bam Thank You Mam

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Chris Isaak – Can’t Do A Thing To Stop Me

En passant

Inventaire musical à la Prévert (181)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Long John Baldry – Long John’s Blues LP UK 1966

Long John Baldry (1941 – 2005) commença sa carrière comme chanteur de blues dans la lignée des Alexis Korner, Cyril Davies, John Mayall, cette fameuse équipe qui implanta un blues un peu modernisé à travers les oreilles anglaises. Il trouva son nom d’artiste en s’inspirant de sa taille, il mesure 2 mètres. Son groupe les Hoochie Coochie Men est lui inspiré par la chanson du même nom, dans lequel on peut remarquer une fugitive apparition de Rod Stewart, sans apparaître vraiment dans les enregistrements.
Cet album est en quelque sorte un coup de chance et un témoignage, car beaucoup de grandes compagnies hésitent à sortir ce genre d’enregistrements, ils considèrent que cette musique a un impact commercial limité, bien que les clubs et les pubs en raffolent. Il n’y a qu’à prendre en considération les noms que j’ai cités plus haut et regarder leur discographie de l’époque, c’est vraiment la portion congrue. L’album de Baldry est assez puriste, il n’y a pas encore les envolées que l’on trouvera deux ou trois ans plus tard chez d’autres artistes venant de la même école. L’album ne contient pratiquement que des reprises, titres qui parleront à la plupart des spécialistes du genre. Mais cela s’écoute avec le plus grand plaisir et on se laisse vitre entrainer. Malheureusement le chanteur se tourna très rapidement vers la variété pop, il sera même no 1 en Angleterre, fera une carrière assez fructueuse, mais reviendra un peu àau blues vers la fin de sa vie.

Artiste : Long John Baldry 
Titre : Long John’s Blues
Genre : blues
Label : United Artists
No Catalogue : ULP 1081 mono
Pays : USA, 1964
Meilleure enchère sur Ebay 280 euros, copie UK originale.
Note: Le disque fut aussi publié en France et aux USA, plusieurs fois réédité.

Hoochie Coochie Man

Documents Long John Baldry

Collectors d’un peu partout

Long Chris & Les Daltons EP France

Long Chris & Les Daltons – EP Pacific 91.495 B, France, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 81 euros.

Un disque qui nous replonge dans les années twist en France. C’est la première tentative de ce groupe qui essaye de s’élever à la hauteur des plus célèbres comme le Chaussettes Noires, les Chats Sauvages, les Pirates. Long Chris est un pote à Johnny Hallyday d’avant les années glorieuses. Le succès de l’un donne l’idée à l’autre d’essayer d’en faire autant et de monter un groupe avec les Daltons comme accompagnateurs. Ils signent avec un label de moyenne importance, Pacific. Même s’ils n’obtient qu’un succès modéré, le disque a la saveur de ces années-là. Si on peut lui reprocher un manque d’originalité au niveau des titres, il se magnifie quand même par le seul original du disque « Dalton City », un instrumental à la Shadows composé par le guitariste soliste Jean-Pierre Bordi, avec qui j’ai pu faire plus ample connaissance par la suite. J’ai rencontré pas mal de gens sympas dans le showbiz, mais lui mérite une médaille de gentillesse. Les trois autres titres proviennent du répertoire de Fats Domino, Gene Vincent, Jerry Lee Lewis. Pour les deux disques suivants, ils furent signés par Philips, ce qui ne leur apporta pas plus de gloire. Le seul qui tira vraiment son épingle fut Long Chris longtemps complice de Johnny, et sa fille Adeline en fit même son beau-fils. Il fut aussi comme compositeur le responsable d’un album plutôt légendaire « Chansons Bizarres Pour Gens Etranges ».
Cet EP garde toute la saveur d’une époque où l’on savait bien s’amuser et se distraire en remettant mille fois sur son Teppaz, Long Chris et les Daltons bien sûr.

Dalton City

Hello Josephine

Monsieur « Pas De Chance »

Beau Blond Bébé

Document à propos des Daltons

Jean-Pierre Bordi en guitariste accompagnateur improvisé de Françoise Hardy

Documents – Musique etc…

Trois x Rolling Stones reprises en français…

Marie Laforêt – Marie Douceur Marie Colère (Paint It Black)

Jean Mareska – Lady Jane

Eddy Mitchell – Rien Qu’un Seul Mot (Satisfaction)

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Donovan – Three King Fishers

Irish Coffee – The Show

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Turbines – Rules of the Road