En passant

Inventaire musical à la Prévert (178)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

Lord Sutch & Heavy Friends, LP USA 1970

Ce farfelu de Screamin’ Lord Sutch (1940 – 1999) qui s’inspira de son pendant américain Screamin’ Jay Hawkins consacra la première partie de sa carrière à faire revivre à travers ses chansons, le folklore qui revisite les thèmes classiques de l’épouvante, Dracula et autres Jack l’Eventreur à destination des teenagers anglais. La critique le considère volontiers comme un chanteur aux possibilités limités, mais dans le domaine on a vu pire sans aller chercher très loin. S’il n’obtient pas vraiment de succès, il suscite une certaine curiosité. Parallèlement il se mêle de politique et se présente même aux élections, son programme est aussi farfelu que le sont ses disques.
En 1970, changement de cap vers la pop. Il réussit un tour de force à se faire accompagner par des musiciens à la réputation plus que certaine, Jimmy Page, Jeff Beck, John Bonham, Nicky Hopkins, Noel Redding, ce qui n’est quand même pas trop mal. Si l’album est résolument pop, l’enthousiasme de la critique très mitigé, il est résolument descendu en flèche. Il sera même élu par un pool de la BBC en 1998, comme le pire album de tous les temps. Le public semble un peu se moquer des avis autorisés car l’album se vend plutôt bien. Ils sont sans doute plus attirés par le présence des musiciens, que par Lord Sutch lui-même, mais les mêmes chansons avec Robert Plant aux vocaux auraient sans doute fait un carton.
L’album ne contient que des titres originaux composés écrit par Sutch, certains en collaboration avec Page qui est aussi le producteur. La passions apaisées, admettons que cela n’est pas si mal que cela, loin de la descente en flèche de jadis.

Artiste : Lord Sutch & Heavy Friends
Titre : Same
Genre : pop, hard rock
Label : Cotillon
No Catalogue :  SD 9015

Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay : copie promo 74 euros
Note: des éditions de certains pays, Japon (139 euros, copie promo), Angleterre (134 euros), font de meilleurs scores dans les enchères. Le disque fut publié lors de sa sortie dans de nombreux pays dont la France
.

One For You

Collectors d’un peu partout

John Leyton, EP Angleterre

John Leyton – EP Top Rank JKP 3016, Angleterre, publié en 1962, meilleure enchère sur Ebay 124 euros.

John Leyton fut un chanteur très populaire avant l’avènement des Beatles. Il commença comme acteur pour le cinéma, mais à l’instigation de Robert Stigwood, il est poussé vers la chanson. Bien lui en prit car il obtient rapidement un tube avec une de ces chansons que l’on classa par la suite dans les « death songs », chansons qui parlent de la mort. D’autres exemples populaires sont « Leader Of The Pack » des Shangri-Las, ou « Terry » de Twinkle. Cette chanson « Johnny Remember Me » (Johnny Rappelle-Toi, Chats Sauvages période Mike Shannon), se classe no 1. C’est aussi l’occasion pour un autre personnage de mettre définitivement un pied dans la célébrité. Il s’agit de Joe Meek, producteur indépendant, compositeur, et surtout un preneur de son assez innovateur. Dans certains cas il signe ses compositions de son nom ou sous celui de Robert Duke, c’est le cas ici bien que le hit soit de la plume de Geoff Goddard, un membre de l’écurie à Meek qui composera d’autres succès.
Cet EP publié en 1962 compile les deux premiers hits de Leyton, l’autre étant « Wild Wind » un no 2 aussi paru en 1961. Il connaîtra d’autres succès, mais ils iront decrescendo. Cela ne l’empêchera pas d’apparaître au cinéma dans des films célèbres comme La Grande évasion. Son répertoire est assez souvent revisité et il est encore aujourd’hui populaire.

Wild Wind
Dans ce clip, les musiciens d’accompagnement sont probablement les futurs Tornados, si ce n’est pas eux cela y ressemble fortement. Heinz le bassiste des Tornados avait les cheveux blonds, mais on sait qu’avant de les lancer sous ce nom ce n’était pas le cas. Le chef d’orchestre est Charles Blackwell, même si ce nom ne dis pas grand chose aux Français, sachez qu’il a composé pour Françoise Hardy et travaillé avec Michel Polnareff et Brigitte Bardot.

You Took My Love For Granted

Johnny Remember Me

There Must Be

Document à propos de John Leyton

Lonely Johnny (1962)

Documents – Musique etc…

Trois x chansons qui cartonnèrent en Allemagne durant les sixties…

The Rainbows – Balla Balla

Graham Bonney – Super Girl
Ce chanteur sera par la suite un membre du duo les Marbles, et les groupes Rainbow, Michael Schenker Group, Alcatrazz, choses bien différentes de ce qu’il chante ici.

Casey Jones & The Governors – Don’t Ha Ha

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Doors – Strange Days

The Blues Magoos – Tobacco Road

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Nick Waterhouse – Song for Winners

En passant

Inventaire musical à la Prévert (177)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Stooges, LP USA 1970

Il y a des albums qui vous collent à la peau, celui-ci en est un, du moins pour moi. J’avais été émerveillé par le premier album et il n’y avait pas de raisons que cela ne dure pas. Vers la fin des sixties, j’étais déjà presque un habitué de la pop. Mais comme je suis avant tout un explorateur musical, je cherchais quelque chose de différent, la pop je trouvais que cela commençait à ronronner gentiment, même la variété s’inspirait de la pop pour la rendre encore plus abordable. Le premier album qui m’ouvrit les oreilles fut le premier MC5, c’était différent et surtout très brut. Après vinrent les Stooges, une démarche pas très différente si ce n’est que MC5 était très politisé, les Stooges pas vraiment. Ils sont considérés comme des ancêtres du punk, bien qu’ils ne furent pas les premiers à plus ou moins consciemment poser les bases de ce mouvement. Le fameux Iggy Pop, chanteur des Stooges pour ceux qui ne le savent pas, disait dans un interview à propos de Jim Morrison des Doors : « Morrison exhibe son sexe sur scène juste pour montrer qu’il en a un. » Pas très aimable de sa part, mais il faut reconnaître qu’ils avaient tous les deux une certaine tendance à suggérer ou montrer leurs attributs. Iggy Pop le fait encore, il n’hésite pas non plus à sauter dans le public avec son micro, c’est tout juste s’il ne signe pas des autographes en chantant.
Alors voici ce second album que mon disquaire trouvait trop violent à l’époque où je l’ai acheté, c’est à dire quand il est sorti. Il y a certaines musiques qui sont à l’évidence plutôt violentes, mais les Stooges c’est plus subtil, je peux presque écouter cet album en guise de berceuse. Cela fait plus de 50 ans que je l’écoute cet album et je suis toujours en vie. N’est-ce pas merveilleux?

Artiste : The Stooges
Titre : Funhouse
Genre : hard rock, experimental, pre-punk
Label : Elektra
No Catalogue :  EKS-74071

Pays : USA, 1970
Meilleure enchère sur Ebay : copie promo 2413 euros; copie originale 1er pressage US 556 euros.
Note: publié dans plusieurs pays, les copies originales de ces pays peuvent aussi atteindre de bons prix.

TV Eye

Collectors d’un peu partout

The Tornados, EP Angleterre

The Tornados – EP Decca DFE 8533, Angleterre, publié en 1963, meilleure enchère sur Ebay 106 euros.

Les Tornados furent un groupe plutôt innovateur dans la recherche sonore instrumentale. On les regarde assez volontiers comme pionniers du disco, ceci une quinzaine d’années avant son avènement. Il est vrai que tant sur le plan du son et du style, ce n’est pas tout à fait incompatible. Bien sûr leur titre de gloire le plus fameux reste le fameux « Telstar » qui fut un hit mondial et fit des Tornados la première formation anglaise à être no 1 aux USA. Tout cela repose un peu sur la magnificence de leur célèbre producteur Joe Meek.
Si les Tornados furent principalement un groupe instrumental, ils enregistrèrent quelques titres vocaux dont on retrouve la plus grande partie sur cet EP anglais de 1963. Il s’agit de quatre titres de rock and roll, mais dans un style un peu parodique, pas tout à fait étranger au traitement que le disco pourra faire de cette musique bien plus tard. Sans être une rareté exceptionnelle, le disque constitue une curiosité dans la discographie des Tornados. Il existe un pressage français identique en titres, mais avec une pochette différente. Il est à mon avis plus rare que l’édition anglaise, mais moins recherché.

Ready Teddy

My Babe

Blue Moon Of Kentucky

Long Tall Sally

Documents à propos des Tornados

Rip It Up, un autre classique du rock que l’on trouve sur l’album anglais de 1963, et sur le dernier EP publié en France.

Telstar, le titre incontournable et l’une des très grosses ventes des sixties. Un titre qui plaisait aux teenagers et aux parents.

Documents – Musique etc…

Trois x chansons anglophones parlant de clown…

The Everly Brothers – Cathy’s Clown

The Hollies – Clown

Gary Lewis & Playboys – Everybody Loves A Clown

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai écouté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Jerry Lee Lewis – High School Confidential (Live At The Star-Club)

Dave Brubeck – Take Five

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Redfern, Hutchinson & Ross – Home on Judgement Day