En passant

Inventaire musical à la Prévert (172)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Liverbirds, LP Allemagne 1966

Les Liverbirds débarquant en Hollande en 1965. De gauche à droite Valerie Gell; Sylvia Saunders; Mary McGlory; Pamela Birch. Crédit :Ron Kroon (ANEFO), CC0, via Wikimedia Commons

Second album de ce groupe dont la particularité était de ne pas être un groupe seulement vocal mais aussi instrumental. Durant les sixties, ce genre de formation était extrêmement rare, elles sont même les premières, sinon sur le plan anglais, et peut-être mondial. Ce qui est sur c’est qu’elles furent les premières à publier deux albums. Ces demoiselles sont toutes nées en Angleterre à Liverpool et comme beaucoup de leurs contemporains allèrent tenter leur chance en Allemagne. Cela leur réussit plutôt bien car elles devinrent très populaires dans tout ce qui tournait autour du célèbre Star-Club et percèrent même dans un pays très éloigné, le Japon.
Elles auraient pu n’être que des interprètes de variétés, mais leur répertoire vient surtout du rock and roll et du rhythm and blues, c’est très visible dans leur premier album. Celui-ci est un peu plus branché sur ce qui se faisait en 1965. On y trouve des reprises venant des Yardbirds, de Chuck Berry, mais surtout un dérivé de ce qui figurait ou aurait pu figurer au répertoire de groupes comme les Rolling Stones, les Who, les Kinks, c’est d’ailleurs le cas pour plusieurs titres figurent ici.
Heureusement que ce genre d’album existe, sinon il manquerait quelque chose aux sixties.

Artiste : The Liverbirds
Titre : More Of
Genre : british beat, rock
Label : Star-Club
No Catalogue : 158 021 STY, stéréo
Pays : Allemagne, 1966
Meilleure enchère sur Ebay : 201 euros.

Note: l’album ne fut publié qu’en Allemagne

Why Do You Hang Around Me

Peanut Butter

It’s So Exciting

He Hardly Ever Calls Me Honey Anymore

Four Your Love

Oh No Not My Baby

Around And Around

Down Home Girl

He’s Something Else

Heatwave

He’s About A Mover

Long Tall Shorty

Les Liverbirds documents

Why Do You Hang Around Me, vrai live 1965

Peanut Butter, Diddley Daddy, 2019 concert dans l’actuelle Cavern à Liverpool, avec les deux survivantes Mary McGlory à la basse et Sylvia Saunders à la batterie

Les deux survivantes racontent quelques souvenirs, c’est en anglais.

Peut-être qu’aujourd’hui les Liverbirds cela donnerait ceci. Ici les Suissesses de Velvet Two Stripes interprètent « Fire ». Un groupe presque entièrement féminin.

Collectors d’un peu partout

Johnny & The Hurricanes, EP USA

Johnny & The Hurricanes – Warwick EX 700, USA, publié en 1960, meilleure enchère sur Ebay 181 euros.

La discographie de Johnny & The Hurricanes n’est pas exempte de quelques raretés, sans qu’elles atteignent des sommets dans les enchères. La plupart des éditions, du moins celles qui concernent les titres les plus connus, vont de relativement à très courantes. Ils ne furent pas tellement prophètes dans leur pays, l’Angleterre leur réserva un accueil bien plus chaleureux en leur offrant de meilleurs et plus nombreux classements dans le hit parade, et également en Europe de manière générale. Aux USA, leur succès se résume surtout à un titre bien classé et sans doute le plus connu de leur discographie « Red River Rock ».
Pour les raretés, il faut un peu rechercher les éditions qui peuvent présenter un attrait particulier. C’est un peu le cas pour cet EP américain publié en 1960, qui présente une photo en couleur du groupe, chose assez rare pour eux dans ce format, mais aussi un couplage de titres tout à fait particulier. Il met en évidence « Red River Rock », mais le reste présente des extraits du premier album qui ne figuraient pas sur des 45 tours. Peut-être une petite astuce commerciale pour les rendre plus accessibles aux fauchés. En plus, il faut bien admettre que ce pressage est plutôt rare, alors il peut intéresser quelques fans.

Red River Rock

Storm Warning

Joy Ride

Bam-Boo

Red River Rock dans une version live pour la tv allemande dans les années 1980. A part Johnny Paris et son saxophone, il n’y a aucun membre de la formation originale, il n’y a d’ailleurs aujourd’hui aucun survivant de la formation d’origine.

Documents – Musique etc…

Trois x perles obscurités psyché garage

The Inside Out – Infinity

Talula Babies – Mine Forever

The Dark Knights – Send Her To Me

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Animals – Don’t Let Me Be Misunderstood

Johnny Kendall And The Heralds – The Hoochie Coochie Man

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Fields Of The Nephilim  – At The Gates Of Silent Memory

En passant

Inventaire musical à la Prévert (171)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Hollies, LP UK 1968

Cet album est une compilation sortie en 1968 et qui présente les tubes des Hollies de 1963 à 1968, ils furent tous classés dans les charts anglais. Ce qui peut échapper au profane est le fait qu’ils font partie des rares artistes issus du british beat qui peuvent se permettre un album avec 14 titres qui furent réellement des succès, un succès qui se prolongera d’ailleurs bien au-delà de 1968. On a souvent opposé des rivaux aux Beatles, les Hollies sont parmi ceux qui pouvaient occasionnellement leur damner le pion. Il leur manqua certes un rien de réussite pour y arriver, ce petit quelque chose qui fait que, mais c’est un phénomène insaisissable dont nul n’est capable d’en tirer les ficelles. Il n’avaient pas le duo de compositeurs magique qui fit la réputation des Beatles, mais ils composèrent quand même un partie de leurs succès et surent faire appel à d’autres plumes pour des hits bien calibrés. Un point où ils ont sans doute surpassé leurs rivaux, c’est qu’en 2023, ils sont encore bien vivants et remplissent encore des grandes salles. Soixante ans de présence, ce n’est pas rien…

Artiste : The Hollies
Titre : Hollies’ Greatest
Genre : british beat
Label : Parlophone
No Catalogue : PMC 7057, mono; PCS 7057, stéréo
Pays : UK, 1968
Meilleure enchère sur Ebay : 201 euros version mono.

Note: l’album fut édité dans plusieurs pays avec des variantes.

We’re Through

I Can’t Let Go

Bus Stop

Carrie Anne

Here I Go Again

King Midas In Reverse

Yes I Will

I’m Alive

Just One Look

On A Caroussel

Stay

Look Through Any Window

Stop Stop Stop

Jennifer Eccles

Les Hollies en live

Bus Stop, Allemagne 1967

Jennifer Eccles, clip montage

The Air That I Breathe, Glascoe sept 2023

Collectors d’un peu partout

Ferré Grignard, EP France

Ferré Grignard – Philips 434.330 BE, France, publié en 1966, meilleure enchère sur Ebay 66 euros, exemplaire dédicacé.

Ferré Grignard (1939 – 1982) chanteur belge et authentique beatnick passa conne une fusée dans le ciel musical. Nous sommes en pleine période contestataire et sa chanson « Ring Ring I’ve Got To Sing » qui s’inscrit dans le mouvement est un tube sans lendemain pour lui. Sur son premier disque figure aussi « My Crucified Jesus » qui engendra une polémique, car un certain Johnny Hallyday s’en empara sans lui en attribuer la paternité pour « Cheveux Long Et Idées Courtes ». Ferré Grignard perdit le procès qui s’ensuivit car le jugement considéra qu’il avait emprunté l’air à une chanson traditionnelle. Il n’en reste pas moins que c’est une copie carbone de la version de Grignard. Il continuera modestement sa carrière en enregistrant des albums pour Barclay et Motors. Personnage musicalement intéressant, il est passablement oublié aujourd’hui, plus de 40 ans après sa mort.

Ring Ring I’ve Got To Sing

We Want War

My Crucified Jesus

She’s Gone

Documents – Musique etc…

Trois x Black and Blues

Magic Sam – All Your Love

Eddie Boyd – Five Long Years

Howlin’ Wolf – Down In The Bottom

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

Rolling Stones – Paint It Black

Diabolus – Raven’s Call

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente et ne font pas partie de mes 20 premières années d’écoutes, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

The Teardrop Explodes – Poppies In The Fields