En passant

Inventaire musical à la Prévert (158)

Ayanf dû une petite untervention chirurgicale sans gravité mais handicapante, il se peut que le blog subisse une interruption. Il m’est en effet assez difficile de me tenir derrière un clavier. A bientôt

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Seeds – A Web Of Sound

Les Seeds sont une assez belle illustration sonore de deux mouvements musicaux qui inspiraient pas mal de monde vers le début de la seconde moitié des sixties, celui du garage punk et le psychédélique. Certains de leurs titres appartiennent plus à une catégorie qu’à l’autre avec parfois un mélange des deux, le psychédélique se faisant plus dominant au fil du temps. S’ils n’eurent jamais une aura pareille à celle des Doors ou Jefferson Airplane, il sont connus et apprécies. Même en France, Vogue a tenté de les imposer en publiant trois EP’s, de jolis collectors aujourd’hui, sans toutefois leur procurer une audience locale. C’est le genre de publications qui furent complètement passées sous silence par la presse
Ici nous explorons le deuxième album, la suite de celui celui qui contient leur titre le plus célèbre « Pushin’ To Hard ». Il suit l’évolution de la musique du groupe et aussi la mystique qui enveloppe le groupe car ils sont passablement branchés sur l’ésotérisme dans le quotidien. Pour ceux qui les connaissent, les Seeds c’est avant tout la bassiste et chanteur Sky Saxon, mais les autres membres sont aussi très actifs. L’album qui ne contient que des originaux, est un panachage de compositions entre le clavier Daryl Hooper, Sky Saxon, et le producteur Marcus Tybalt. Il y a plus de 50 ans que je connais cet album et comme le succère le titre de l’album, je suis resté prisonnier de cette toile d’araignée remplie de sons.

Artiste : The Seeds
Titre : A Web Of Sound
Genre : garage, psychédélique
Label : GBP Crescendo
No Catalogue : GNP 2033 (mono); GNPS 2033 (stéréo)
Pays : USA, 1966
Meilleure enchère sur Ebay : 255 euros copie originale mono
Note : L’album fut publié aussi en Angleterre et atteint des cotes plus élevées 300 350 euros.

Rollin’ Machine

Mr Farmer

Pictures And Designs

Tripmaker

I Tell Myself

A Faded Picture

Just Let Go

Up In Her Room

Clips Seeds et titres inédits

Pushin Too Hard, leur fameux titre en playback, 1967

Mr Farmer, 1967

Reportage sur une résurrection des Seeds en 2017 sans le chanteur Sky Saxon décédé

Buzzin’ Around, une chute de l’album publiée plus tard

The Wind Blow Your Hair, première prise d’un titre qui sera publié plus tard

Collectors Made In France

Caterina Caselli EP

Caterina Caselli – Festival FX 1567, publié 1966, meilleure enchère sur Ebay 100 euros.

Caterina Caselli fit partie de ces nombreux artistes italiens qui tentèrent l’aventure du disque chanté en français. A l’origine elle joue de la basse dans diverses formations. C’est surtout en 1966 que le Festival de San Remo la met en évidence où elle termine à la seconde place avec la chanson « Nessuno Mi Può Giudicare » chantée aussi par Gene Pitney. Cette chanson figure aussi sur ce disque dans sa version française « La Vérité Je La Vois Dans Tes Yeux » que Dalida reprit aussi. Elle connaîtra en France un succès beaucoup plus grand quelques années plus tard via la reprise de Richard sous le titre « Amoureux De Ma femme ».
Nous sommes dans un style de variété pure, mais la dame connaîtra une carrière assez faste entre chansons originales et adaptations. Elle se fera aussi connaître comme productrice, c’est elle qui découvrira le célèbre chanteur à belle voix, Andrea Boccelli, star internationale.
Ce disque est surtout une curiosité pour les fans de la chanteuse.

Un Homme En Or

La Timidité

Personne

La Vérité Je La Vois Dans Tes Yeux

Une reprise de « Paint It Black » des Rolling Stones

Documents – Musique etc…

Aller écouter un concert avec 10000 personnes m’intéresse assez peu. Ce que je préfère de loin, c’est un pub obscur ou un coin de rue avec des artistes qui chantent ou jouent de la musique même si ce sont de parfaits inconnus. Par exemple, le premier que je vous propose, Peter Gavin, un mec que j’ai rencontré il y a plus de 30 ans alors qu’il jouait dans la rue. Je sais que c’est lui parce que je le lui avais acheté un disque et discuté avec lui. C’est l’avantage des artistes peu connus car ils sont abordables et l’on peut échanger avec eux. D’ailleurs peu importe le genre de musique, je suis absolument ouvert à tout et même avec un peu de chance, découvrir une musique ou une chanson inconnue est un bonheur.

Pete Gavin – Shake Your Money Maker

The Glad Rags – Root Stone

Le vol est retardé, alors on fait de la musique

The Ramparts, un choeur et de la bière dans un pub en Irlande

Chanteuses de rues en Russie à St. Pertersburg

Un chant qui enchante

La musique avec un peu de curiosité peut nous faire plonger dans l’histoire. La chanson « Tres Morillas » nous y invite et donne une belle leçon de tolérance. Le titre de la chanson n’a rien à voir avec le champignon que l’on connaît sous le nom de morille. Il désigne en espagnol les Mauresques, c’est à dire les femmes arabes de l’Afrique du Nord et ensuite celles de religion musulmane. L’histoire nous rappelle que les Maures tentèrent d’envahir l’Europe au début du 8ème siècle mais furent repoussés par Charles Martel à Poitiers e 732. Ce dernier se contenta de les bouter hors de France, mais ne descendit pas jusqu’au détroit de Gibraltar. Il en résulte que l’Espagne fut territorialement partagée, avec des étendues plus ou moins variables, entre les Arabes et les Espagnols et ceci pendant près de 7 siècles. Cette cohabitation se déroula plutôt pacifiquement et ouvrit une ère d’échange culturels dont on trouve encore les traces aujourd’hui, notamment au niveau de l’architecture.
Cette chanson qui date du 15ème siècle célèbre à sa manière ce mélange de culture. Les paroles furent mises sous une forme plus moderne par le poète Federico Garcia Lorca. Elles racontent l’histoire d’un chevalier chrétien qui tombe amoureux de trois Mauresques dans la ville de Jaén. Il est vrai qu’il n’a pas les yeux dans les poches de son armure, car les femmes arabes sont plutôt très jolies et sont d’un tempérament assez chaud. Voici un extrait de paroles.

Comme on peut s’en rendre compte, tomber amoureux efface toutes tous les préjugés, c’est juste quelqu’un qui aime quelqu’un, peu importe sa race ou sa religion. Je souhaite à tous les racistes de tomber un jour amoureux de ce qu’ils haïssent sans trop savoir pourquoi.
Cette chanson a bien entendu été exploité de bien des manières, je vous en propose trois tendances.

Le groupe Datura, c’est la version folk médiéval

Pilar, Almalé & Evoéh, on sent une influence musique arabe

Teresa Berganza, artiste lyrique, influence espagnole avec un brin de flamenco

Visites au musée du Boss

Au cours de ma vie je ne sais pas combien j’ai couté de disques, probablement des millions. Dans ce kaléidoscope, certains ne firent que passer, d’autres se manifestèrent de manière plus accrocheuse. Et puis il y a ceux que je peux mettre dans mon musée. En voici des exemples, et comme en musique je n’ai jamais été sectaire, on peut y trouver des trucs qui peuvent sembler bizarres. Mais voilà, je les ai tous adorés et même les adore encore…

Quatre qui figurent sans aucun doute parmi mes records d’écoute…

The Hollies – Honey And Wine

The Tornados – Ridin’ The Wind

Dans une future pièce du musée encore en construction, ces chansons y figureront probablement. Je ne les ai pas encore suffisamment écoutées, elles sont de découverte plus ou moins récente, mais je suis sûr que je les écouterai encore dans dix ans.

Azam Ali – Flowers On The Storm

En passant

Inventaire musical à la Prévert (147)

Voici venir l’été et les vacances. Pour souffler un peu, le blog tournera au ralenti et selon humeur pendant quelques semaines. En principe, vous retrouverez les rubriques habituelles aux jours concernés, sauf que les articles seront probablement un peu moins fournis, mais c’est optionnel et encore une fois selon humeur. Bonnes vacances à ceux qui en prennent et restez fidèles aux bas nylons et à la musique.

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Supremes – A Bit Of Liverpool

Un des aspects de la domination du monde musical par les Anglais durant la première moitié des sixties, fut de battre les Américains avec leurs propres armes. Bien des chansons empruntées à des artistes américains plus ou moins célèbres, devinrent des succès ou des titres connus à travers les interprétations enregistrées par les artistes anglais. Non seulement, ils piquent des titres aux Ricains, mais ils envahissent le hit parade américain. Les Searchers sont presque des maîtres en la matière, trois de leurs no 1 anglais sont des reprises d’artistes américains, sans compter les succès à peine moins bien classés. Non seulement les Américains servent d’inspiration, mais le territoire est envahi par les formations anglaises. Des groupes comme Dave Clark Five ou Herman’s Hermits ont plus de succès aux States que chez eux.
Cet album des Supremes est un peu une réponse teintée d’admiration à cette invasion. on pourrait presque dire les Supremes chantent les Beatles. Ils sont présents cinq fois à titre de compositeurs, en plus par un titre qu’ils ont refusé « How Do You Do It » et une reprise américaine, depuis les Miracles, qui fait partie de leur discographie « You’ve Really Got A Hold On Me ». Autre titre bien américain « Do You Love Me » des Contours, un no 1 anglais pour Brian Poole et les Tremeloes. Le reste se partage entre Gerry et les Pacemakers (le titre refusé par les Beatles), les Animals, Dave Clark Five deux fois. En somme, on imite les Anglais à la sauce Motown avec la voix de Diana Ross.

Artiste : The Supremes
Titre : A Bit Of Liverpool
Genre : Beat, soul
Label : Motown
No Catalogue : MT 623
Pays : France, 1964

Meilleure enchère sur Ebay : 163 euros,
Note : Le disque a été publié dans plusieurs pays. Dans certains d’entre eux, il est titré « With Love (From Us To You ». En France seul le titre « You Can’t Do That* fut inclus sur un EP des Supremes en 1965.

How Do You Do It

A Hard Days Night

House Of The Rising Sun

A Hard Days Night

Because

You’ve Really Got A Hold On Me

You Can’t Do That

Do You Love Me

Can’t Buy Me Love

I Want To Hold Your Hand

Bits And Pieces

Supremes Beatles en clip

Eight Days A Week, un titre ne figurant pas sur l’album

I Feel FIne, un titre ne figurant pas sur l’album

You Can’t Do That, Shindig 1965

Collectors Made In France

The Crew Cuts EP

Les Crew Cuts furent un groupe canadien qui connut un bon succès dans les années 50, leur plus célèbre titre « Sh Boom » fut numéro un au Canada et aux USA en 1954. Il ne sont pas les créateurs de ce titre dont la paternité revient à un groupe noir, le Chords. Comme c’était assez souvent le cas à l’époque, les Blancs allaient chercher dans le répertoire noir de titres qui devenaient parfois des succès et qui immortalisaient leurs versions dans la mémoire collective. Elvis Presley et Bill Haley n’échappent pas à cette manière de marquer des points. Le style des Crew Cuts appartient au doo wop et un r&b blanchi. La réputation du titre « Sh Boom » fut telle que l’on décida de le publier en France, c’est même un des premier du genre a être édité ici. Je me demande aussi si la chanson n’est pas inspirée du « Boum » de Charles Trenet qui était aussi très populaire aux USA, on ne peut pas dénier une légère ressemblance entre les deux chansons. Bien que d’une valeur assez modeste, c’est un disque plutôt rare.

The Crew Cuts – Mercury  MEP 14149, publié en 1954, meilleure enchère sur Ebay 24 euros

Sh-Boom

I Spoke Too Soon

Stomp And Whistle

Crazy ‘Bout Ya Baby

Documents : Plus Noir que Blanc

Cinq chansons connues qui furent créées par des Noirs mais bien plus connues par les interprétations des Blancs.

Joe Turner – Shake, Rattle and Roll (1954)

Arthur Crudup – That’s All Right Mama (1946)

Big Mama Thornton – Hound Dog (1952)

The Top Notes – Twist And Shout (1961)

Arthur Gunter – Baby Let’s Play House (1954)

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Cops ‘n’ Robbers venus d’Angleterre

St. James Infirmary

You’ll Never Do It Baby

I’ve Found Out

There’s Gotta Be A Reason

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

Ana Popovic – Ana’s Shuffle

Chantel McGregor – Help Me 

Rachelle Van Zanten – Don’t Leave Me Here