En passant

Inventaire musical à la Prévert (144)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Stooges

Il y a quelques albums dans ma collection qui comptent double, avant tout pour des questions de style ou parce qu’ils sont innovateurs. Ceux qui me lisent régulièrement le savent, je n’ai pas trop séjourné dans les courants qui faisaient les délices de mes copains d’école abonnés au hit parade. Assez rapidement converti au blues, a la pop, et aussi et surtout au psychédélique, je cherchais toujours le truc qui détonnait par rapport à ce que j’aimais. Deux albums marquent ces découvertes, l’un fut le premier album de MC5 et l’autre celui des Stooges. Par rapport à ce que j’écoutais alors, ils marquent vraiment un changement, on revient vers une musique plus basique et surtout plus brutale. Prémices du punk cinq ou six avant ses premières lueurs, c’est ainsi qu’ils sont entrés dans l’histoire. J’ai un souvenir très précis de la découverte de ce premier Stooges. La vendeuse me le signale comme nouveauté, j’ai écouté et cela m’a tout de suite emballé. Pour la petite histoire, je suis allé les voir sur scène en 2007. J’étais si l’on peut dire parmi les vétérans, entouré par hasard de jeunes minettes qui hurlaient le nom d’Iggy Pop, devenu une star entretemps. Pour elles, il aurait pu jouer de la clarinette c’était pareil, il était là et peu importe s’il jouait au Stooge. Je rigolais intérieurement, car ce fameux album que j’avais acheté presque 40 ans auparavant, fut bien entendu réapprovisionné par la vendeuse. EH bien il resta au moins six mois dans le bac, c’est dire si la populace s’intéressait aux Stooges et à son rebondissant chanteur.
L’album ne contient que des originaux et pour la plupart des classiques d’une musique qui fut redécouverte et portée au pinacle par le mouvement punk, après un séjour assez prolongé parmi une bande d’initiés. Pour une part, le redécouverte des Stooges coïncide aussi à la récupération par David Bowie de l’Iggy Pop transformé en Iguane au succès considérable ce qui lui fit gravir les escaliers du vedettariat. Mais on peut imaginer sans trop se tromper, que Mr Pop est avant tout un Stooge et le restera. D’ailleurs peut-il se trémousser autant sur scène en interprétant la période Bowie, lui qui aime tant cela?
Ecoutons cet album qui a sa petite part d’éternité sans plus de paroles. On aime ou on aime pas, moi j’adore!

Artiste : The Stooges
Titre : Same
Genre : Rock, Heavy Metal
Label : Elektra
No Catalogue : EKS 74051
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 238 euros
Note : Publié dans de nobreux pays, le pressage italien attire particulièrement les cpllectionneurs, car la pochette est différente et contient les paroles.

Soulignons quand même que la chaîne Youtube dédiée aux Stooges, a serré de près le son original, on est proche du son des albums vinyles. Du travail de pro!

1969

I Wanna Be Yoir Dog

We Will Fall

No Fun

Ann

Not Right

Little Doll

Comme c’est souvent le cas dans les studios, l’enregistrement d’un album se fait sur plusieurs prises. On garde ce qu’on estime les meilleures pour publier l’album. Cependant les bandes refusées restent dans les tiroirs et quelquefois sont éditées plus tard. Pour les Stooges, il existe de nombreux cas qui furent publiés plus tard dans un box. En voici une sélection qui concerne le premier album.

1969 (Alternate vocal)

I Wanna Be Your Dog (Extended Psych Version)

Ann (Full Version)

We Will Fall (Alternate Version)

En live, toutes époques

Dirt

No Fun

Down On The Street, 1970

Reprises Stooges

No Fun, les Sex Pistols, live 1978

1969, Sisters Of Mercy

Ann, Tropical Fuck Storm, live 2022

Loose, Raw Power Kexp, live 2015

Collectors Made In France

Lorne Greene EP

Dans le domaine du petit collector, voici un truc assez sympathique, un disque western. Lorne Greene (1915 – 1987), un Canadien, fut pendant des années un des héros de la série « Bonanza », plus de 400 épisodes. Il avait plusieurs cordes à son arc, il fut une acteur, mais aussi un homme de radio, et un chanteur. Il profita de sa réputation pour enregistrer quelques titres de sa voix grave et puissante. En 1964, il enregistre son plus célèbre disque « Ringo » qui sera no 1 aux USA et au Canada, Ayant quelques notions de français, on lui fit enregistrer une version française de son succès. Sans être un tube, elle bénéficia de quelques passages radio. Un EP fut publié avec deux titres chantés en anglais. C’est une curiosité dans le monde des collectors et aussi un disque assez plaisant.

Lorne Greene – RCA 86.428, publié en 1965, meilleure enchère sur Ebay 39 euros

Ringo

Du Sable

Bonanza (en anglais)

Alamo (en anglais)

Documents Western

Des musiques de western toutes signées Ennio Morricone

The Good, The Bad And The Ugly

Once Upon A Time In The West

Titoli – A Fistful Of Dollars

For A Few Dollars More

A Fistful of Dollars

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

The Misundertstood, un mélange entre musiciens US et UK, pour un parfait psychédlique,

Children Of The Sun

I Can Take You To The Sun

Golden Glass

Who’s Been Talking

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

The Miners Of Muzo – The Apogee Of Love, live Paris 2023

The Chameleons – Caution

RHR – Home On Judgement Day

En passant

nventaire musical à la Prévert (143)

Disques sous la loupe

Des curiosités musicales diverses, des ambiances particulières, une démarche artistique originale. Des disques qui sont des collectors de plus ou moins grande valeur, mais qui en ont une artistiquement parlant. Les découvrir c’est partir à l’aventure.

The Nashville Teens

Les Nashville Teens, une formation qui détonne un peu dans le paysage musical anglais vers 1964-65. Tout d’abord ils ont une nette préférence pour le rhythm ‘n’ blues, un peu comme les Rolling Stones. Ils servent aussi d’accompagnateurs pour les stars du rock, notamment Jerry Lee Lewis sur son fameux album au Star-Club. Autre particularités, ils ont deux chanteurs et bizarrement leurs premiers succès sont empruntés à une star du country J.D. Loudermilk. La démarche et le son sont aussi assez personnels, c’est souvent pesant et brut, c’est l’étiquette pour laquelle ils sont encore vénérés aujourd’hui. Leur premier et principal succès « Tobacco Road » met définitivement le titre en lumière, les nombreuses reprises postérieures du titre, c’est un peu grâce à eux. Il sera suivi par « Google Eye » qui entre dans le top ten anglais, encore une fois on est assez loin de l’original. La suite est un peu moins heureuse, l’original « Find My Way Back Home » se classe moins bien, mais sera un bon hit en France pour Ronnie Bird « Fais Attention ». Revenus au répertoire de Loudermilk, il reprennent « The Little Bird », mais Decca a la mauvaise idée de mettre en concurrence leur version avec celle de Marianne Faithfull et elle aura bien plus de succès. Les enregistrements suivant ne connaissent pas vraiment de succès. Des ex-membres s’illustreront ailleurs, le batteur Barry Jenkins avec Eric Burdon et les Animals, mais surtout le pianiste John Hawken que l’on retrouvera dans Renaissance, les Strawbs, Illusion. A l’époque, un des chanteurs, Ray Philips, déclina l’offre de devenir le chanteur des Cream. Après la séparation du groupe en 1973, il reformera le groupe en 1980, avec lui comme seul membre d’origine. groupe qui existe et tourne encore, Ray Philips a quand même 84 ans.
Les albums durant l’époque glorieuse se résument à cette publication américaine, accessoirement aussi au Canada. On y retrouve les deux premiers hits et une série de reprises de titres plus ou moins connus, dont au moins deux figurent pour la première fois dans un répertoire d’artistes anglais en pleine Beatlemania. Le groupe a composé quelques titres originaux, mais ne figurent pas sur l’album. En avant sur la route du tabac…

Artiste : The Nashville Teens
Titre : Tobacco Road
Genre : British beat
Label : London
No Catalogue : LL 3407
Année : 1964
Pays : USA
Meilleure enchère sur Ebay : 238 euros
Note : Fut également publié au Canada la même année.

Tobacco Road

Need You

Bread and Butter Man

Hurtin’ Inside

Hootchie Kootchie Man

Google Eye

Too Much

Parchment Farm

I Like It Like That

How Deep Is The Ocean

La Bamba

Titres complémentaires d’époque ne figurant pas sur l’album

The Little Bird

T.N.T

Devil In Law

Interlude Nashville Teens

Watcha Gonne Do, clip film 1965

Poor Boy, clip film 1965

Find My Way Back Home, vrai live tv française, probablement après bonne virée au bar

Collectors Made In France

Dave Davies EP

L’histoire est bien connue, les Kinks c’est surtout les frères Ray et Dave, les deux autres ne sont presque que des employés. Ray Davies, guitariste rythmique est aussi le génial compositeur des tubes du groupe et principal vocaliste. Son frère Dave est a peine plus effacé, il gère la guitare solo et assume une partie des choeurs. En 1967, il a envie de quelques tentatives en solo. il est aussi capable de chanter, et enregistre une composition co-écrite avec son frère *Death Of A Clown » qui lui assure un bon succès, il est troisième au hit parade anglais. Malgré tout il reste à part entière membre des Kinks. Sur le fond, c’est en fait un disque des Kinks, car il est accompagné par ses compères. C’est les Kinks sous une autre appellation. Comme le disque est sorti en single, Vogue le publie en EP en y ajoutant deux titres des Kinks. Il sera également publié en EP au Portugal et en Israël. Au final, un disque presque indispensable pour une intégrale des Kinks.

Dave Davies – Pye PNV. 24196, publié en 1967, meilleure enchère sur Ebay 81 euros

Death Of A Clown

Love Me Till The Sun Shines

The Kinks . Funny Face

The Kinks – You’re Lookin’ Fine

Documents Dave Davies

Death Of A Clown, live tv allemande 1967

 Where Do You Come From?, un vrai album solo en 1980

Les deux frangins lors d’une de leurs retrouvailles en 1993

Visites au musée du Boss

Au cours de mes longues pérégrinations musicales, mon attention a été attirée par des milliers d’artistes. Certains m’ont laissé quelques souvenirs, d’autres pas. Pour les premiers, cela ne se limitait pas à une seule chanson, quelques unes pour les uns à des dizaines pour les autres. En me limitant à quatre chansons, en général mes préférées, je vais vous présenter ce qui pourrait constituer mon musée musical. Je donne la préférence à des artistes qui ne sont pas forcément très connus par les foules. Mon blog se veut aussi didacticiel et essaye de vous faire découvrir les immenses richesses de la musique.

Joan Baez, c’est quand même une sacrée belle voix, mais je la préfère en folk…

The Lily Of The West

Once I Had A Sweetheart

Jackaroe

Te Ador

Ils existent aussi…

Des artistes et des titres qui n’ont jamais figuré à la une des médias d’un temps ou d’un autre. Et pourtant ils peuvent être intéressants, certains le pensent et j’en fait peut-être partie.

The Dogs (Finlande) – Jail

Torment – Psyclops Carnival

Michel Didier – C’est Une Folle Idée (Bee Gees – Holiday)