Nos disques mythiques (3)

Chronologiquement c’est le deuxième disque des Kinks paru en France et le premier qui leur est entièrement consacré pour les quatre titres. En 1964, les Kinks forment un groupe très prometteur et un des nombreux qui part à l’assaut de la forteresse Beatles avec des atouts certains pour la prendre. Ce ne sera finalement pas le cas, mais il leur restera quand même la satisfaction d’être un des actes majeurs de la scène anglaise pour les sixtes. Derrière cela, l’atout principal est Ray Davies (guitare rythmique, chant), un extraordinaire et habile compositeur qui sait trouver le truc qui fera le hit. A ses côtés son frère Dave (guitare solo, chant), Pete Quaife (basse), disparu récemment et Mick Avory (batterie), c’est la composition standard de l’heure d’or. Les deux frères tiennent la vedette reléguant un peu les autres en arrière plan. L’alchimie est toutefois parfaite musicalement, pas toujours sur le plan relationnel. Après un démarrage en trombe avec leur troisième 45 tours anglais « You Really Got Me », ils sortent « All Day And All Of The Night ». Par rapport au précédent, ce n’est pas complètement différent, mais la mélodie accroche complètement. Paroles simplistes, plus tard Davies se fera plus poète, cela n’empêchera pas le succès de se renouveler. En France sa publication est magnifiée par une très belle pochette, photo empruntée à l’album anglais contemporain, montrant les Kinks en habits 19ème siècle en contre-jour. A noter que la suite des pochettes de leurs disques, les membres  toujours élégants, sera une des plus belles publiés par une maison de disques pour un artiste. Le fan français est immédiatement attiré par ce disque qui sera ici une grosse vente et à ma connaissance le seul réédité vers 1967, logo différent, même pochette.  La face B du simple anglais figure ici « I Gotta Move » un de ces titres dont Davies à le secret. Un riff simple mais ravageur. Les deux titres restants sont extraits de l’album anglais, « I’m A Lover Not A Fighter », emprunté à Lazy Lester, plein de punch et « Long Tall Shorty » de Don Covay, qui n’est pas sans rappeler le fameux « High Heel Sneakers ».
Par la suite, bien de leurs succès peuvent prétendre à leur part de d’immortalité. Mais celui-ci pour beaucoup fut le détonateur qui les brancha, l’oreille attentive, sur les futures publications. Ajoutons qu’ils ne furent pas déçus, tout le jour et toute la nuit.

Le hit en live

Le même version studio

I Gotta Move en live

I’m A Lover Not A Fighter en live

Long Tall Shorty en live

Bonus rare clip tv française 1965 avec un titre qui ne figure pas dans la discographie

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